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Full text of "Reaction vol. 6 No. 8"

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UNIVERSITE ' LAUREN71AN 




AVRIL 1979 



VOLUME 6, NUMERO 8 



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La revue REACTION est l'organe 
oifaclel de* étudiant* franco- 
phones de l'Université Lauren- 
tlenne de Sudbury, Ontario. 

t 

Les opinion* exprimées dan* 
REACTION sont celle* de. toute. 
l'équipe de. la revue lorsqu'il 
s'agit d'un article slané par 
un membre, de, V équipe,. 

Le* lettres anonymes--ne=^eront 
pas publiez*. Les pseudonyme* 
6ont acceptable* Ai. il* sont 
accompaanés d'un nom responsa- 
ble. ' / 

Adressez toute. correspondance 
et soumettez vos article* aux 
bureaux de l'A.E.f., G-7, rue. 
de* étudiants. ' v 

REACTION parait une, &oi* pan. 
mois QfUi.ce. aux Incommensurables 
subvention* de. V Association 
de* Etudiants francophone* . 

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La date limite^ pour la remise . 
de* articles devant paraître 
dans le pfwchaln numéro de 
REACTION est le 15 août 

1979. 



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FORUM: "Socrate et les pornographes" par F.X.Ribordy 
HISTOIRE: "Frère Jacques" par Michel D'Amours 

"Tais-toi" par Denis Lapalme 
DU SOCIOLOGUE... CHRONIQUE: "Examinons en choeur" par Jean Lafontant 
"Religion et magie" par Denis Lapalme 
"L'activité" par Joanne Lachapelle 
"Le Tiers-Monde f ace 4 a son avenir" par Lola Dubé 



LE BILLET 
SOCIETE: 



COLLOQUE: 
L'ENTRE-DEUX: 



par Sylvain Dubë 
Bertrand 



"Aucune victoire pour les étudiants" 

"Pris dans la même boîte" par Michel 

SPECTACLE: "Le Quatuor Ail egri" par Jeanne Pilon . 

A.E.F.: "Rapport de l'exécutif 1978-1979" par Marc Rémillard et Michel LeFrançois 

"Sal utat1ons-du- J- , -ex=prfisiden.tiî_pàr_J!flar.c_Rëm.njAï:d „ : '._. 

"La nouvelle équipe â l'A.E.F. Programme 1979-1980" par Maurice Lapointe et François Legault 



12. OPINIONS: 

13. EDUCATION: 



PAROLES: 
REACTIONS: 



"Respect?" par Suzanne Desmarais 

"Pauvres francophones!!" par Christane Lavoie 

"Aux étudiants du secondaire" par Denis Lapalme 
f "Fin des classes" par Christane Lavoie 
"GnOse/AgnOsë" par Donald Thibault et daniel rhéaume 

"Les masses' valent cent fois plus que leurs chefs" par Jean-Yves Cayen 




Salut tout le monde*. Eh oui, c'est malheureusement le dernier. REACTION de cette, session. Ce £ut dan* 
une atmosphère d'entente, de solidarité et de travail ardent que nous les membh.es de V équipe REACTION avons dépensé 
notre énergie manuelle et Intellectuelle a&ln de réunir les quelque* écrits. t - 

Ve. nombreuses têtes francophones dépassée* pojt leun* travaux académiques ont tout de même' participé^ 
au travail technique de ce numéro. J'aimerai* mentionner entre autn.es Sylvain Vubé, Lyne Robert, Vents Lapalme, 

iLgZrhéaume, Vlane BelZavance, sans publier notre, historien qui se souvient très- rarement de* dates tout eh-étant ■ ■ 
trèstï&nr-^cwnenté; 'Àlchel V Amours. Un merci à la gentille et très compétente secrétaire de ta revue, Viviane ShalZa; 
le r£cUui£eun>*>n che& qui sans son savoir ^lare^ne saurait que laire*-- Ve votre, tltreur préféré. Sonne* vacances'. 



Vonald "Voune" Thibault 



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OPINIONS DES LECTEURS 




Socrate et les pomographes 



Socrate a dp boire la ciguë 
parce qu'il avait montré des 
"cochoneries" à des jeunes gar- 
çons et cette semaine le "voilà" 
ressuscité. On réutilise son 
nom, la Socratic Society, pour 
présenter aux étudiants de la 
Laurentienne, la pornagraphie 
vue par les policiers de'la 
Communauté Urbaine de Toronto 
et VOPP. 

A l'aide de revues et de 
films cochons, ces deux poli- 
ciers ont tenté de démontrer à 
l'auditoire comment ils appli- 
quaient le code criminel, les 
règlements de la Communauté 
Urbaine de Toronto et les déci- 
sions judiciaires dans la répres- 
sion de cette grave criminalité. 

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Comment Socrate aurait- il 
réagi en entendant les policiers 
parler de moralité quand tout le . 
monde sait qu'ils n'en ont pas, 
ou si peu. Il suffit de. dénoncer 
les voitures pièges, les déguise- * 
ments en proxénètes pour approcher 
les prostituées, les- infiltrations 
dans lé monde étudiant et dans les 
syndicats ouvriers, les faux mani- 
festes F.L.Q. , les incendies cri- 
minels et j'en passe. . 

4 

Deux policiers de Toronto,. 
la ville la plus arriérée, sinon 
la' plus rétrograde en Amérique du 
Nord sont invités 3 la Laurentienne 
pour nous parler de la pornographie 
et du Code Pénal en prenant comme 
critère l'unique répression qu'ils 
sont chargés d'imposer. Cela me ■ 
fait quelque peu penser au procès 

' de Nur_embe.cs_d.ur_an.t_l equel les 

nazis rationalisaient leurs meur- 
tres en impliquant les ordres de 
leurs supérieurs. Le code criminel 



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à la main, les représentants de 
l'ordre prouvaient leur bonne' foi 
sans se soucier aucunement des 
définitions victoriennes qu'il 
contenait. A mon avis, ils ne: 
semblaient pas avoir pris con-, 
. naissance des rapports des Corn- - 
ni s s ions américaines, canadiennes, 
et danoises sur la pornographie 
et l'obscénité, ni avoir même 

donné le moindre coup. d'oeil 
aux statistiques du Bureau Fédé- 
ral de la Statistique. 

Bref, ce ne sont que les 

jugements moraux des agences offi^ 
cielles de répression sociale que 

Ton a imposé à -1 '.auditoire sans 
aucune considération de l'ëvolu- 
tion de la société^ 

4\ 

La pornographie a une fonc- 
tion sociale positive, elle permet 
a une société de voir la sexualité 

"dans sa totalité, sans arrière- 
pensée et sans honte, elle. permet 
enfin de voir l'acte sexuel comme 
quelque chose de normal, de naturel, 

t de nécessaire quelles que soient 
la forme ou la position. 

La Commission de Réforme du 
Droit du Canada à la suite 4e la 
Commission d'enquête américaine 
sur la pornographie et l'obscénité 
propose .une. décriminalisation de 
la pornographie sous quelque forme ' 
que ce soit (c'est-â-dire l'exclu- 
sion totale du. Code Criminel) et 
sa dépénalisation, c'est-â-di.re 
en gardant un certain contrôle 
administratif en ce qui concerne 
la publicité et la vente aux enfants 
et aux adolescents.- Il est tout 
a fait normal et même nécessaire 



que la' pornographie soit légalisée 
car elle donne la possibilité â 
des individus qui ont des besoins 



sexuels particuliers tels que le 
voyeurisme, d'y répondre; elle 
permet â des couples d'innover 

et' d'amél iorer leurs techniques 
dans leurs rapports sexuels; elle 
a un impact extraordinaire sur 
la diminution de la criminalité 
sexuelle, d'une part directement 
relié à la décriminalisation, mais 
d'autre part en permettant a des 
i ndi vi dus d ' extér i or i ser 1 eur 
aggresivité sexuelle d'une àuzre 
manière, et par la' tolérance de 
la population de diminuer la 
répression, l'étiquetage et la 
stigmatisation. 

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Ces faits sont prouvés par 
des études américaines, canadien- 
nes et européennes, la criminalité 
sexuelle a connu une baisse con- 
sidérable dans les pays aboli- 
tionistes ainsi que dans les pays 
où la tolérance de la population 
et des agences de contrôle social 
a augmenté. En fait, la crimina- 
lité n'est qu'une définition et " 
dans le cas qui nous intéresse, 
purement subjective, morale, sans 
fondements scientifiques, et de 
cette définition naissent" des 
réactions sociales qui ne sont 
que des véhicules idéologiques' 
d'une classe au pouvoir, ce 
n'est en fin de compte qu'une 
rationalisation de la répression. 

La pornographie n'a résisté 
â aucune expérimentation scienti- 
fique, ce n'est qu'un jugement de 
valeur qui ne rapporte qu'aux ■ 
curés, philosophes, juges et 
policiers. Enfin, par ce qu'elle 
leur permet de rationaliser leur 
profession., c'est pourquoi ils 
la défendent aussi fortement. 
On peut ainsi comprendre pour- 
quoi le gouvernement Trudeau 
n'est pas prêt à débattre de ce 
projet dans une période pré- . 
électorale car il a besoin de 
1 'appui conservateur pour, être 

au pouvoir et en cette 

où le balancier oscille 
droite, où la répression 

est a son point fort, il ne faut 

"pas - décevoir"' T'ëTecto rat. 



reporté 

période 
vers la 



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F. X. Ribordy 



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Avis au réalisateur et à 1 '.éditeur responsable (v ) A**A*nffii$%ï* 
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m©?;* invitant a narticioer. aux élections__riûur le^ divers 

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nostes "à reirrolir" au sein de t'A./ 1 ".?. :- 

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imnprâti- lèsent du verts eirVbarauer : ■' -■ 



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PenAëe. du jou/i. , .■ 

En &cAÂ.vawt, XZ z.xjj>£z - 
dnux &ciç.onA de dêmônt/i&t 
le. d&>ln£OiQJ>àvme.n£ Âjrt£X- 
l&cÀueZ; ioJJio, d&& <wi<lvju> 
iZagtuinteA ou tL&LLg&i do. ' 

Et la tu.e contlnut* . . 



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REFLEXION SUR L'OCCUPATION DU ONZIEME 
NOS ANCETRES IMMEDIATS ET NOUS LEURS FILS 



Le 
M.H.V. 



débouchés 
réussira 
de misères, 
gens con- 






soir du 2 mars 1979, 
Ne lies prononce une 
conférence à l'Université de 
Sudbury. Le sujet de la 
conférence: "Les politiques 
de développement du gouver- 
nement ontarien envers le 
Nouvel-Ontario." La cons- 
truction des chemins de fer 

Canadien-Pacifique, Terni sca-, 
mingue and Northern RafTway 
et du Transcontinental ouvre 
ces régions du nord â la colo- 
nisation. Nos aïeux arrivent 
dans le Nouvel -Ontario avec 
l'intention de coloniser.. 

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Voilà ce qui nous renseigne 
quant â nos origines: nous 
sommes fils de colons. Igno- 
rant les conditions de son 
nouveau chez soi (le type de 
culture propice, les 
possibles), le colon 
â force de peines et 
Cette race de bonnes 
vaincus, résistera aux duretés 
de Ta vie. On garde espoir de 
voir venir de meilleurs len- 
demains. Mais... qu'en fut-il • 
de la relève, au juste? Elle 
gît dans un bien lamentable 
état. Fils de colons que nous 
étions, nous nous sommes enli- 
sés pour devenir des. colonisés. 

"L'époque de la défriche", 
des luttes interminables contre 
l'extrême pauvreté et la préca- 
rité- de la vie sont, depuis 
belle lurette, vestiges d'un 
passé trop souvent oublié, - 
hélasî L'occupation du onzième 
par les étudiants francophones 
demeuré â mon sens, un incident 
très révélateur d'un état de 
crise beaucoup plus profond. 
Peut-être la chose la plus 
triste dans cette Université, 
c'est que tout s'enlise dans 
le -silence et dans l'indiffé- 
rence la plus totale; c'est 
ce qui use tout, c'est ce qui 
vient a bout de Ta cause fran- 
cophone. Rien ne nous fait rien 
Que 1 'on meure. Jamais aupara- 
vant avait-on osé pareil geste. 
Alors que plusieurs gens du 
.milieu ouvrier nous applaudis- 
saient, c'était l'indifférence 
.la plus complète chez les uni- 
versitaires (les enseignants . 
des cours en français, j'en- 
tends). La preuve: combien 
sont venus au onzième nous 
encourager? Très peui Merci 
au petit nombre qui a eu le 
coeur de le faire. Il ne faut 
pas se le-, cacher, la très grande 
majorité des professeurs qui 
enseignent des cours en fran- 
çais se sont toujours montrés 
réfracta ires a se porter défen- 
seurs du milieu culturel franco- 
ontarien. Nous sommes tout de 
même votre gagne-pain J Pourquoi 
devrait-on défendre cette cul- • 
ture...et puis d'abord quelle 
culture se disent-ils... heinî 

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L'enjeu, ce n'est certes pas 
la relocalisation de vulgaires 
locaux, mais la question qui 
se pose est celle de notre 
volonté de subsistance. L'accul- 
turation, ce n'est pas pour 
demain,' nous la vivons aujour- 
d'hui même. Préférons-nous 
quémander pour des miettes, 
ou rie désirons-nous pas plu- 
tôt établir un dialogue d'égal 
à égal. -Il me semble, hélas, 
que nous allons toujours opter 
pour la première solution. La 
question o*e l 'Entre-deux, c'est 
une affaire symbolique: sym- ' 
hole d'une ethnie en voie de 
/disparition. Mais qui l'a 
compris? Où étiez-vous à la 
Conquête? Graines et styles 
d'esclaves. 

il 

Au moment présent, des 
négociations se poursuivent 
entre M. Best et des représen- 
tants étudiants sur le sort de 
l 'Entre-deux. Il va sans dire 
que les choses s'étirent en 
lonqueur. Que peuvent des 
étudiants laissés â eux seuls 
et sans aucun pouvoir? Pour 
avoir du pouvoir il faut être 
en situation de force. Où se 
cache l'organisme officiel 
sensé plaider en faveur de la 
collectivité francophone? Qu'a- 
t-il à dire? Une chose est 
claire, c'est que tout ici - 
témoigne de "T absence d'un 
projet commun". Que M. Best 
obtienne ou non gain de cause, 
ce ne sera certes pas pour lui 
une "victoire" a crier sur tous 
les toits.- Toute cette affaire 
n'a rien d'édifiant, surtout 
pas dans une université dite 
bilingue. 

p 

Michel D'Amours 




Après avoir (comme un bon 
étudiant) étudié longuement, 

"épuisé, je ''m'efouairai" (eri bon 
canadien) dans un fauteuil. Et 
c'est là que le tout commença* 
Mes pensées décidèrent qu'elles 
allaient se promener, qu'elles 
allaient jouer au "globe-trotters" 
et qu'elles allaient explorer les 
recoins les moins '-visités de ma 
conscience trop peu employée. 
C'est probablement à- cause de 

_ma_.relation- amicale— avec— un— soi 
disant déviant incurablement fou 
que mes pensées décidèrent de 
prendre cette orientation. 

Douze mille personnes meu- 
rent chaque journée de faim: je 
serais probablement jugé aussi 
sévèrement que les Nazis avec 
leurs six millions de Juifs tués... 
Mon attitute d'indifférence, ma 
complaisance bourgeoise contri- 
buent probablement à ce massacre 
journalier .- 

Des s chahs exploiteurs, des- 
Idi Amin Dada, la G.R.C., le K.G.B., 
l'Etat policier — un monde où les 
malades les plus puissants essaient 
de tout diriger à leur^"best". 

La philosophie- disco à 1 ' eau 
de rose trempée dans les "soaps" 
mal lavés — UG! - dégoûtant! La 
publicité subliminale contribue 
à "l'hémorragie cérébrale coagu- 
lante, mortelle qui endort et 
chlorophorme les intelligences 
paresseuses". 

■ Le vil et confort dans le^ . 
quel nous nous glissons,-'- la vile 
récupération, l'aisance et l'inac- 
tion écoeurammént stériles, une 
masse médiocre et mesmérisée. 

Des gens endormis et; endor*- 
mant, .aux esprits sclérosés, aux 
âmes syphilitiques., d'exécrables 
petits fonctionnaires à l'esprit 
pouilleux. . - 

MERDE 

je parle comme Daniel 

c'est pas tout!-, je commence à 

penser comme lui à voir la 

réalité un peu plus d'une autre 
ffaçon à voir les contradic- 
tions , je me suis ré- 
veillé partiellement ; c'est 

pas possible — — -personne va vou- 
loir m' écouter , on va me 

prendre pour un fou schizophrène 

-docte à la. vaaz M 



. . COMMUNICATION DES MONTANTS "" ~~ 

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. DES SUBVENU 0îiS_ACC0 RDEES. A LA LAURENTIENNE 

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Lès chiffres communiqués par le ministère des Collèges et Universités 
indiquent une augmentation de 5 p. .cent dans lé montant des subventions 
accordées à l'Université Lauren tienne, par le gouvernement provincial pour 
1979-1980, ce qui correspond à l'augmentation de "4.95 p. cent des subventions 
aux universités de l'Ontario qui avait, déjà été annoncée. Le montant des 
subventions de fonctionnement s'établira à $10,124,000 soit 5.8 p. cent de plus 
que l'an dernier. La subvention. du Nord s'élèvera à $1,306,000, ce qui représente 
une hausse de ' 5.1 p. cent. La subvention au bilinguisme sera accrue de. 

14 p. cent, atteignant $1,134,000. La subvention supplémentaire dont " jouis sâïerït- 
certaines des nouvelles universités est progressivement supprimée; dans' le cas 
de la Laurent ienne, elle est tombée de $250,000 à $100,000. Ces chiffres ne' 

- ..... ■ / m 

comprennent pas les montants accordés aux universités ' fédérées. 



L'Université Laurentienne prévoit recevoir un montant total'' de $12,664,000. 
Elle avait reçu $12,057,000 pour 1978-1979. , ; . ',< \ 



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EXAMINONS EN CHOEUR 




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Vepuls quelque* année*, le* Idéologue* de £a pédagogie [je pense -pa». exemple à ceux 
dulhunlstéAe de l'Education du Québec) nous rabâchent le* oreilles de notion* doucereuses. 
L'étudiant e*t devenu le "s' éduquant" [l'horrible vocable'.) comme si l'éducation n'était. plus 
cette "action de violence symbolique" , ce Heu de reproduction de* rapport* de domination don 
la sociologie démonte /démontre le mécanisme. Le principe de l'araire n' est- Il po* de manque 
ce rapport sous le* dehors d'un personnatisme "quétalne"? "Cher petit s' éduquant, tu a* la 
responsabilité de ton propre devenlA. Notre rôle à. nous. Socrate à la petite semaine, c'est 
de te faciliter la tdche" . 



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un- j ^f^^ement par objectif, enseignement personnaltsé. Chacun selon son propre rythme. 
Ce don l &un". M als on matntlent l'examen (?) qui évalue non pas le trajet de chacun, mats l 
performance comparée des uns et des autAes . VlstrlbuUon en courbe normale, compétition dont 
certains jurent qu'elle est et naturelle et bénéfique. Sous sa &orme actuelle, l'évaluation 
scolaire ne ialt qu'assurer une égalité formelle devant des épreuve* Identiques. Ve ce kalt 
elle Ignore les -ei{ets d'Inégalité préalables, à. l'examen {eMets.de classe sociale) et repro- 
duit, jw. résultat, l'égalité Intlale. La question n'est donc pas tant de ia\)orl*er honnétemen 
l'accès de tous Z V examen [ce qui, je l'avoue, est déjà un pas dans la bonne direction) mats 
de tAansiormer une société qui "a besoin de" gagnants et de perdants et de pseudo -mesures pour 
les produire. ' . •■ 

i 

Le couperet tombera donc... Sonne chance,, malgré tout. 



(1) ne ^serait-ce que comme symbole. Bourdieu (et alii) écrit: '"Il faut se demander si la 
liberté qu£ est laissée aa'sys%ème"a' enseignement de faire prévaloir ses propres exigences 
ses propres hiérarchies (...) n'est pas la contrepartie des services occultés qu'il rend à 
certaines classes en dissimulant la sélection sociale sous les apparences de la sélection 
technique . . '♦ "' • La reproduction , p. 186. , 

Jean Lafontant 



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REACTION désire s'excuser auprès de l'auteur en ce qui concerne l'omission de son nom sous 
son article du numéro précédent. L'erreur fut involontaire. 






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UNE SUBVENTION DE $36,400 FAIT AVANCER" ' 
LA RECHERCHE EN TOXICOLOGIE A L'UNIVERSITE LAURENTIENNE 




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Le Professeur Eve'rt Nieboer du Département 
de chimie a récemment obtenu une importante 
subvention du Conseil de recherches en sciences 
naturelles et en génie du Canada. pour acheter 
le spectrophotomètre d'absorption atomique per- 
fectionné Cet appareil 

peut déceler les métaux et lés métaloïdes tels 
que- le nickel, le mercure, le plomb et l'arsenic 
en parties par milliard. Il améliorera grande- 
ment les moyens d'analyse des éléments tra- 
ceurs que le Professeur Nieboer et le Profes- 
seur Richardson (Département de .biologie) ont 
mis au point dans leur laboratoire, dans le but 
de résoudre des problèmes d'environnement. 
'Université Laurentienne possède maintenant 
'une des meilleures installations du Nord- 
Ontario pour l f analyse des éléments traxeurs. 

Le nouveau spectrophotomètre d'absorption 
atomique" a* été accordé dans le but précis de 
faciliter l'analyse du sang, de l'urine, des 
poussières industrielles, etc., dans le cadre 




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de programmes de recherches en hygiène profes- 
sionnelle et d'autres programmes de recherches 
en matière de santé. Ces programmes sont exé- 
cutés .en collaboration avec Falconbridge Nidcer 
Mines et, plus récemment, avec le Comité mipzte' 

d'hygiène professionnelle INCO-Métallurgistes 
unis d'Amérique. 

Les Professeurs Courtin, Go^dsack, Morris 
Richardson, Sadana et Winterhald'er des dépar-' 
tements de biologie et de chimie de l'Univer- 
sité Laurentienne ont également appuyé la 
demande relative à ce nouveau matériel de 
recherche d'une valeur incalculable, qui 
rehaussera leurs programmes de recherhees sur 
le placage métallique, les électrolytes et les 
nuissances d'environnement. Ces derniers com- 
prennent l'emploi de plantes (lichens et mous- 
ses) comme contrôleurs de la pollution atmos- 
phérique,, des études sur la restauration des 
sols arides et la t bx ici te lies mé taux s ur les "' 
poissons dans la région de~ Sudbury.» 

" Bureau des relations publiques 




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Lors de ma première année à l'université 
j f avais pris un cours de sciences religieuses 
où l'on prétendait êtSE capable de in T expliquer 
la différence entre la religion et la magie. 
On m'a dit que la religion était, une institu- 
tion communautaire avec des aspects positifs 
et que la magie était en dehrors de la communau- 
té et qu'elle possédait des aspects négatifs. 
On n'a cependant pas pu répondre à mon 'objec- 
tion voulant que l'Eglise de Satan (en 'Califor- 
nie) soit bel et bien une religion et non. un 
rite magique, ainsi que": les sectes religieuses 
telles les "Moonies" et Jimmy Jones. On me 
donna alors un critère sur afin d'identifier 
un rite magique; la force sacrale agit -auto- 
matiquement dans un rite magique si certaines 
conditions sont remplies. Donc si on suit la 
recette correctement- -BOUM— la magie a agi . 
Prenant cette défition je l'appliquai à un - 
système religieux {le catholicisme) et découvris 
qu'à sa base il y avait tout un système dé rites 
magiques. L'exemple le plus 'frappant est la 
messe catholique: pour que la force sacrale se 
manifeste (consécration -transsubstantiation) il 
faut deux conditions: 

1) qu'un homme avec le bout , 
des doigts béni 

2) prononce certaines paroles 
dans un ordre particulier ~ 
avec certains gestes. 

Si un laïc suivait la recette verbale (les pa- 
roles)' en les prononçant ,rien ne. se manifeste- 
rait, et si un prêtre prononcerait tout à l'- 
envers encore rien n'arriverait. Donc il y a 
un rite magique- De plus le prêtre a toute une 
gamme de "pouvoirs" magiques, qui vont de la con- 
sécration à la capacité de bénir et de remettre 
des péchés. Naturellement il peut à son gré em- 
ployer ou ne pas employer ses pouvoirs; la for- 
ce sacrale est donc soumise à sa volonté. Mais 
d'où tient-il ses pouvoirs; d'un plus grand dé- 
tenteur' de pouvoirs, l'évêque. D'ailleurs celui- 
ci a reçu ses pouvoirs de la lignée des autres 
évêques qui l'ont précédé, jusqu'aux apôtres. 
Donc la force sacrale a passé son temps à sau- 
ter d'un bonhomme à l'autre dépendant non pas de 
sa volonté, mais bien de la volonté de celui qui 
la contrôle. Voilà quelques exemples d'éléments 
magiques qui se sont glissés à l'intérieur de 1* 
Eglise Catholique'. D'ailleurs celle-ci enseigne 
plusieurs autres supposées vérités qui sont se- 
lon moi erronées. L'exemple le plus frappant 

est l'idée des sacrements. Ceux-ci sont sensés 
etre"des signes sacrés institués par Jésus-Christ 
pour nous donner la grâce. è ' J'aimerais bien que 
..iL.'.on ..m _'. explique— quand -et— comment— jé-s-u-s— a -institué 
le mariage. La seule chose que Jésus semble 
avoir fait à un mariage est d'avoir changer l'- 
eau en vin. Ceci voudrait dire que tous les fai- 
seurs -de vins font des sacrements? Jésus n'a ja- 
mais non plus baptisé., il s'est plutôt fait bap- 
tisé, ceci n'est pas une institutionalisation. ' 
L'Eglise se dit aussi -'-protégée de toute erreur 
bar elle est fondée par le Christ. Toutes mes 
lectures en théologie démontrent que Jésus n* 
est rien venu fondé du tout, et même si par 
quelques acrobaties théologiqueé , on. pourrait ■ . 
le supposer, ceci ne garantirait pas l^infail— . 
libilité. L'Eglise devrait bien lire les pro- 
phètes de l'Ancien Testament qui-» parlant à Is- 
raël, lui dire que même si celle-ci était choi- 
sie par Dieu ceci ne la protégait pas de. la 
destruction. 





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/OVu cours du siècle dernier, les pays 
industrialisés ont radicalement modifié leur 
envièonrasuReiit. Des moyens techniques de 
toutes soVtes ont remplacé progressivement le 
travail^jrfusculaire. Mais, si dans la plupart 
.des cas les "changements ont constitué une 
amélioration, dans .d 'autres ils ont créé des 
problèmes majeurs. 

L'un des problèmes est que l'individu, 
conçu pour un travail physique intense à 
l'âge de pierre, doit maintenant s'adapter 
a un monde dominé par les innovations techni- 
ques. L'homme moderne doit réaliser, qu'une 
activité physique régulière est nécessaire 
à un fonctionnement correct. "Comparativement 
aux générations précédentes, nous avons beau- 
coup de temps libre... Nous devons en cons- 
tater une partie à des loisirs actifs. 

Sinon, nous nous exposons à nombre de 
dangers: réduction de la capacité de cer- 
taines fonctions vitales de notre organisme,' 
obésité, malnutrition, risque accru de con- 
tracter certaines maladies, résistance réduites 
et fatigue générale. Mais l'homme s'en trouve • 
bien,- de nature c'est un animal . plutôt pares- 
seux, un joueur qui prend ..de grands .risques, 
dans l'espoir" qu'il fera exception à la règle " 
et que tout tournera finalement- à son avantage. 

C'est pourquoi la dénonciation des dan- 
gers du tabac, de l'alcool, des stupéfiants 
e S 4 r- e ■ 1,inactiv "ité physique est rarement 
efficace. Certaines personnes prennent mieux 
soin de leur voiture ou de leurs animaux fami- 
liers que d'eux-mêmes. Pourtant, une bonne 
condition physique est indispensable pour 
vaquer h ses activités quotidiennes et donner 
un sens à ses loisirs. 

Les gens se demandent souvent: ."Dois-ie 
subir un examen médical avant de commencer 
•m 'entraîner?"" On devrait répondre que tous 
ceux qui ne son* pas sûrs de leur bonne santé 
devrait consulter leur médecin. Mais en règle 
générale, une activité modérée est" moins dan- 
gereuse pour la santé que l'inactivité. On 
pourrait donc dire qu'un examen médical est 
plus .important pour ceux qui ont l'intention 
de rester inactifs que pour ceux qui ont l'in- 
tention de se mettre en forme!-. 

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1 

Joanne Lachapelle • 



J'ai écrit cet article non pas. pour dé- 
TÏm'ïï? le s Phenomèmq,religi e ux mais bien pour le 
remettre a sa place. -Je me considère comme une 
personne très religieuse et c'est justement * 
pour cela que je désire dévoiler toute prosti- 
tution de ce phénomène. Il est peut-être temps 
de faire comme le Maître? de sortir les ven- 
deurs, les, sépulcres^, blanchis du temple'. 



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« IIÏMNDf MCE I SON AVENIR 



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Le 8 février 1979 a eu lieu 
à l 'Université Laurentienne un 
colloque dont le thème était con 
sacré au "Tiers-Monde face a son 
avenir". Les présentations 
furent faites par des profes- 
seurs de cette université ainsi 
que par des invités spéciaux 
tels que le Dr H. Albert ainsi 
que Marc Fredette de TA.C.D.I. 

Les questions débattues par 
les différents panel! i s tes fu- 
rent les suivantes: tes problè- 
mes du développement au- Tiers- 
Monde, les aspects de l'aide 
étrangère, la modernisation, 
la technologie, l'éducation et 
la question des prix. 

Dans l'ensemble, leurs con- 
clusions furent d'ordre psycho- 
logique. Le Tiers-Monde doit 
contribuer à son propre dévelop- 
pement, de même qu'il doit éta- 
blir ses propres priorités. Ce 
développement ne peut pas et ne 
doit pas dépendre de 1 'aide 
étrangère et de la technologie 
des pays industrialisés. La 
seule note d'optimisme vient du 
Dr Hughes Albert, ancien vice- . 
recteur de l'Université Lauren- 



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tienne, qui a également oeuvré 
au Rwanda. L'éducation, d'après 
lui, peut constituer un début 
de solution visant a pallier 
le manque de technologie appro- 
priée nécessaire au développe- 
ment dû Tiers-Monde. Cependant 
.le système et la méthode d'édu- 
cation ne doivent nullement 
reproduire les sentîmes et les 
valeurs des pays développés, 
bien au contraire, ils doivent 
être le reflet de la réalité 
de chacun des pays du Tiers- 
Monde. 

Aucune solution économique 
ne fut suggérée pour résoudre 
les problèmes du sous-développe- 
ment dans le Tiers-Monde. Selon 
le Dr J. Angrand, le système 
économique mondial contient en 
lui-même les freins du dévelop- 
pement du Tiers-Monde. Il faut 
comprendre par ordre économique, 
le capitalisme et le communisme. 
Il n'y eut, dans les conférences, 
aucune mention des firmes multi- 
nationales qui exploitent le 
Tiers-Jfonde et qui contribuent 
au maintien du sous-développement. 
De même, l'action des élites - 
bourgeoises en place dans le 
Tiers-Monde fut â peine esquis- 



sée. Le crime, la pauvreté, 

les effets du sous-développe- 
ment sur les populations du 
Tiers-Monde n'ont pas été. ana- 
lysés de façon approfondie. " 
Il aurait fallu aussi expliquer 
de quelle façon ce sous-dévelop- 
pement nous, affecte psychologi- 
quement, moralement et" économi- 
quement. 

Ce colloque semble avoir 
souligné l'impuissance de Ta 
population et. des gouvernements, 
du Tiers-Monde. En fin de 
compte, il convient de se 
demander si nos contributions 
aux solutions des problèmes 
du sous-développement peuvent 
s ' avérer ef f i caces . .* 

En conclusion, on peut dire 

que ce colloque a contribué a 
une prise de conscience plus 
aiguë des problèmes du Tiers- 
Monde. Cette conférence fut 
une première expérience qui, 
â mes yeux, mérite d'être 
poursuivie. 

Lola Dubë 

le 19 mars 1979 







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Aucune victoire 

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pour les étudiants 



Le mercredi 7 mars 1979 paraissait un article 
assez impres*sionnant dans le jo ~nal "le Voyageur". 
On y faisait les déclarations suivantes, suite a la 
rencontre avec M* Best, après l'occupation du onzième 
par les étudiants francophones de cette université 
(je tiens à ajouter ici qu'il n'y avait pas seulement 
des f rancophones r qui participaient à cette action) . 

h » 

LE VOYAGEUR - "... 'C'est une victoire pour les 
étudiants... Nos revendications ont été rencontrées 
A la suite des négociations du 28 février dernier, les 
étudiants recevront des locaux au troisième étage de 
l'édifice des classes;, les salles C-305 pour l 'Entre- 
deux, C-306 pour les bureaux de l'Association et du 
journal Réaction , et C-308 pour le Service d'animation. 

C'est du moins'ce qu'on nous avait promis (le Dr. 
Best, président de l'université, le père Allaire, le 
père Girouard et André Lacroix, représentaient l'admi- 
nistration). Mais il semble que ce n'était là qu'une 
autre tactique de diversion- de la part de l'adminis- 
tration. En effet, M. Best, avait accepté de remettre 
par écrit les promesses qu'il a faites aux étudiants 

devant ces derniers et devant les média. Mais voilà 
qu'il fait remettre, à plus de trois ou quatre reprises 
déjà, cette lettre que nous attendons tous avec impa- 
tience. 

Il ne faut pas s.e leurrer I Des promesses ver- ■ ' 
baies ne valent absolument rien! Les négociations des 
années antérieures sont la pour le prouver. Tant 
qu'on ne mettra pas par écrit ces "promesses" qu'on 
nous a faites, elles ne vaudront absolument rien! Et 
rien ne sert alors de rêver à nos nouveaux locaux! - . 

1 Si jamais l'on refusait de nous remettre 'cette 
lettre que nous avons toujours exigée, et qu'on testai 
tait de revenir une fois de plus au statu quo, ça 
démontrerait l'hypocrisie réelle /et véritable dans 
toute cette affaire.' 

St qu'on* ne s'imagine surtout pas que nos reven- 
dications légitimes seront étouffées dans l'oeuf! 
On ne nous jouera pas indéfiniment dans le dos! 
Nous connaissons désormais la bonne foi de nos 
administrateurs ... 

Sylvain Dubé 



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II 



PRIS DANS LA MEME BOITE 



L'université Laureritienne est en train d'être, 
divisée à cause de son titre-supposément bilingue. 
L'atmosphère actuelle sur JLe campus évoque l'araignée 
prise dans une boîte avec un scorpion. Pourquoi? Il 
serait bon que les deux mentalités changent et voici 
l'occasion pour que ceci se produise. Les Anglophones 
devraient prendre l'initiative d'aider les Frencophones 
dans leur demende et par la .suite les Francophones 
devraient aider , les Anglophones à réaliser leur but: 
ça c'est le bilinguisme î * 

Actuellement les deux groupes ont la disposition 
de "Chacun son petit nombril" comme le dirait Andrée 
Paiement • Changeons tout ça. Au liey d'appeller le 
salon des étudients "I.A.E.F., "ce qui implique un salon 
uniquement pour les membres de l'A.E.F;, baptisons le 
donc, "Salon des étudiants", et également "Student 
Lounge" avec un milieu bilingue, 50/50. Ceci devrait 
être le cas pour tous les services aux étudiants. 

Nous formons une des plus petites universités et 
la ségrégation des deux groupes va seulement nous ren- 
dre plus ^faibles. . Ce n'est pas une question de perdre 
son identité mais plutôt de former une ambiance de 
fraternité et de s'unir en tant qu'étudiants. Si nous 

des deux mentalités ethniques opposées, 
francophone , les nouveaux étudiants " 
aptes à venir à cette université, vrai- 
Ceci est peut-être une vision Utopique 



nous libérons 
anglophone et 
seraient plus 
ment bilingue 



(petit u) , mais ëst-cè possiblie? 



Michel Bertrand 



N,B. 



Malheureusement , mon cher individu (pour ne pas 
dire ^"individualiste" de crainte de trop blesser ta 
modestie), tu subis le résultat de ta propre entente. 
En effet, après avoir remis à l'équipe de la revue 
REACTION un texte cousu de fautes* (que nous refusâ- 
mes de corriger de peur de modifier le fond* de l'ar- 
ticle), ce même texte lui fut remis afin qu'il 
puisse réparer ses fautes. Une condition fut posée 
par la rédaction; une fois la correction réalisée 
par l'auteur (ou ses aides) nous pourrions la pu- 
blier sans y apporter les corrections qui s J avère- 
raient nécessaires. L<* texte ci-haut apparaît donc sous 
sa forme originale. Malheureusement il n'exprime 
que trop clairement la tragédie non du' "bilinguisme", 
mais bien du "bi-semilinguisme". 

L'équipe 



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SPECTACLE 



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LE QUATUOR ALLEGRI 



L ' UnlveASÀXé Laurentlenne .présente LE QUATUOR ALLE? RI, le ve.ndAe.di 6 avril à 20h à l ' Auditorium Tn.oj.oji, 

Vepui* 1954, le Quatuor Allergrl est reconnu comme étant parmi les meilleuAs au monde,. VlusleuA* InstAu- 
Wwti&iïU de. marque ont collaboré à cette renommée: Eli. Goren, HugfiM agulre, James Barton, Veter Thorta*, 
Patrick Ireland et William Vleet. le. haut standard établi au. cours dej> quatorze années de, cet ensemble se 
poursuit avec le* membres par une. critique d'Oxford'- " — nous avons, te. groupe le.pïu* homoQe.no, â ce joua, 
sans vouloir cJiiXA.qu.eA le* anciens membre* de. cet ensemble. Les musiciens actuel* stmblent être destinés 

V un à T autre" . • ' 

Le. nom du quatuor ej>t emprunté à celui deG regorlo Allegrl [1 582- 1 652), le. premier compostXe.uA â. Zcrùie 

un quatuor à corde*. Reconnu comme. Étant le. meilleur quatuor britannique, l' Allegrl a participé aux plus 

grand* festival* deG rande-Bretagne en plus de. '&aire de* tournées au Canada, aux Etats-Uv\X*, en U.R.S.S., 

Hollande., Allemagne, Suisse, Indes , Australie, Nouvelle-Zélande, à Hong Kong et bientôt en A^rloue du Sud. 

le groupe a enregistré sua les étiquette* London, V hilips , M ercury , Argo et Westminster et la BBC de 
Londres a produit un documentaire sua la vie et le travail du quatuor. Une des activités les moins connues 
de cet ensemble consiste à être "résidants", poun. de couAtes péAlodes cL.chitque semestre, dans de* université* 
anglaise* où. le quatuor donne des atelleAS et des couas avancés. Cela est possible grâce à un octAol de la 
Fondation Sadclt^e. 

' La presse londonienne a récemment su résumer V essence de leuA succès: "La veAtu principale du. Quatuor 
Allegrl vlenX de ce que ses membres ont une jouissance, contagieuse de la musique qui se propage à ses audi- 
toires". . 

En 1975 l'UnlveAslté de Hull a décerné aux membre* du quatuor uneM aZtrlse honorifique entt uslque. Le* 
membres du Quatuor Kllegrl sont: Peter ■ Carter et David Roth, violons; Prunella Pacey, alto; Bruno Schrecker, 
vlolon.Q.çJtZe. 

Les billets sont en vente à la librairie de l ' Un-iv crotté Laurentlenne, chez Eaton 1 *, chez Wolfie's Book- 
store et à. la librairie du Cottège Cambrlan: étudiant* - $3.00 ■ ■ ■ 

le per*onnel de l'UnlveAslté Laurentlenne —$4.00 
le grand public - $5.00 ' 

Une division de Venls LangeZler Direction d'Artiste* Ltée. 

■ Jeanne Pilon" - assistante étudiante au Comité consultatif rectoral de* actlvXXés culXuAeUes. 




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David Roth 











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Bruno Schrecker 



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RAPPORT de L'EXECUTIF 1978-1979 



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ETE 1978 

L'exécutif est demeure sur le campus tout l'été,- 
afin de voir à la planification ainsi qu'à l'or gani- 
sation des activités politico-sociales de l'A.E.F. 
pour la session d'hiver.^ Le conseil s'est réuni à 
deux reprises afin de permettre aux membres de faire 
connaissance. En dépit du petit nombre de part ici- 
pants, nous avons mis sur pied un plan général d'ac- 
tion pour l'année. L'exécutif en a profité pour faire 
connaître ses objectifs pour l'année en cours, dont 
le projet pilote Sérénité 1978-1979, le Service 
d'animation et 1' Entre-deux. 

Le projet pilote s'est avéré un échec complet. 

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Après de nombreuses réunions avec les membres de la 
S. G. A., nous dûmes abondonner ce projet et nous avons 
cru bon orienter plutôt nos efforts vers la question 
de l'Entre-deux. • 

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Par contre, l'exécutif a réussi à convaincre 
l'Université Làurentienné d'embaucher un animateur 

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à temps plein pour le Service d'animation. Nous 
espérons que le Service d'animation aura un grand 
succès et que la communauté francophone de la Làu- 
rentienné participera activement à l'élaboration 
d'un programme sérieux pour l'épanouissement de la ' 

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culture française sur le campus» Depuis novembre 
1978, monsieur Daniel Asselin est coordinateur du 

Service. Bonne chance I 

En. plus d'assister aux cours d'immersion en fran- 

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cais,' cet été, nous avons accueilli un grand nombre 
d'étudiants de l'école secondaire Etienne Bxulë de • 

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Toronto, lors d'un bref séjour d'orientation à la 
Làurentienné'. Une fête fut organisée pour cette 
occasion et nous sommes fiers d^avoir fait bonne " *-. 
figure aux yeux de ces étudiants. 

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L'été s.' est terminé par une grande campagne pour 
l'inscription de septembre. Grâce à une publicité 

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qui s'est avérée efficace, l'A.E.F. a réussi à àug- 
menter l'adhésion à 571 étudiants. Les membres de 

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l'A.E.F. forment maintenant 25% de la population 
étudiante à l'université, soit une augmentation de 
2% par rapport à 1 fan dernier* 



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SEPTEMBRE-DECEMBRE 1978 » .. 

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L'A.E.F. concentra ses activités socio-culturelles 
au cours du premier semestre. De septembre à décembre, 
elle présenta— la Grande fête de la rentrée, le. specta- 
cle Maneige, là Grande danse populaire et le "party". 

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de Noël. Malgré un certain manque de main-a' oeuvre, 



l'exécutif de l'A.E.F. et les quelques volontaires 
présents ont pu accueillir les francophones et faire 
de nos activités, en général, un grand succès. 



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Peut-être la clé de nos succès dans le domaine 
socio-culturel et d'ailleurs fut l'importance attri- . 
buée 'â la "publicité.. Toutes les activités ou 
renobntres furent annoncées assez tôt par l'entremise 
d'affiches," de correspondances de journaux,^ de la 

1 

radio et de la télévision. 
JANVIER-MARS 1979 

Apres les fêtes. l'A.E.F. présenta le "Carnaval 
fe», ouverture officielle du Carnaval laurentien 
Cette activité réunissait: le plus grand nombre 
de francophones qu'à toute autre, activité, du Carnaval. 
Il y eut aussi la conférence publique le '2 mars. 

En février, le recteur refusa de centraliser les 
locaux pour les francophones. Cette action suscita 
un mécontentement général des étudiants francophones 
envers l'administration. Alors, les étudiants occupe- 
rent le onzième étage de l'édifice Parker pendant trois 
jours. Un comité négociateur ayant le mandat de 
résoudre cette question fut élu, et poursuit toujours 
les négociations* présentement. L'A.E.F. demeure sans 
réponse officielle du recteur bien qu'il semble que 
nos revendications soient satisfaites. 

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En somme, l'A.E.F. 1978/79 affirma son statut 
d'association francophone responsable et dynamique 
sur le campus tout en se faisant reconnaître à travers 

la province. Nous croyons qu'un réveil, dû aux proble- 

.*."■'. ' ■ ■ j. 

mes auxquels nous avons à faire face en tant qu'étu- 
diants francophones, de la collectivité franco-onta- 
rienne débute. .Et il est évident que l'A.E.F. con- 
tinuera d'oeuvrer pour un meilleur avenir. 



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Marc Rémillard 
Michel LeFrançois 



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DATE LIMITE POUR LA 

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REMISE DES ARTICLES 



LE 15 AOUT 



1979 



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Comment un président 
sortant doit-il s'y prendre 
pour faire la synthèse de son 
terme? Essayer de mettre sur 
papier l'analyse empirique de 
l'administration de l'A.E.F. 
est une tâche certes très dif- 
ficile. Cette tSche devrait 
être déléguée a un étudiant 
indépendant afin d'assurer 
l'impartialité, mais faute 
de temps et de main-d'oeuvre 
(caractéristique â l'A.E.F.) 
je vais m'y essayer. 

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En prenant le pouvoir 
en mars 1978, l'exécutif avait 
une plate-forme politique soli- 
de. Ces lignes de conduite" 
avaient été élaborées par un 
groupe d'étudiants au moment 
des élections et reflétaient 
adéquatement les besoins de la 
communauté francophone du 
campus; justice et équité. .En 
..théorie, l'A.E.F. fut politi- 
quement forte; par contre en 
pratique, nous avons échoué. 
A part la question des locaux, 
les autres questions (qui tou- 
chent de plus près les- étu- 
diants) telles que les cours 
offerts en* français n'ont pas 
été résolues. Il faut néces- 
sairement attribuer cet échec 
au manque.de participation . 

d'une part, et a l'aspect 
bureaucratique de- la Lauren- - 

tienne qui décourage 'tout 
effort â cet égard. 

La question des locaux 
a plusieurs implications non 
seulement politique. Le fait 
même que les étudiants .fran- ^ 
cophones ont décidé en février 
d'occuper' le onzième étage-. 
démontre la solidarité et 
l'unité qui existent au sein 
de la communauté francophone. 
Ce n'était certes pas l'in- 
tention de l'exécutif d'occu- - 
per l'étage, mais ce que Tes 
étudiants ont décidé reflétait. 
"le désir profond de réformer • 
le statu-quo. ■ L'exécutif cror 
yait >lutSt qu'.il devait pour- 
suivre ses . pourparlers mai s_ 
nous nous trouvions dans l'im-v 
passe. Ce que les étudiants 
ont manifesté a encouragé 
l'exécutif à poursuivre ses 
démarches et cela a fonction- 
né. Ceci* démontre que la par- 
ticipation de la masse estu- 
diantine contribue énormément 
a la. collectivité et que la 
rétroaction de ses actions ^ 
sert a.conscientiser Tes fai- 
bles d'esprit, soient ceux 
qui n'ont- pas. pû poursuivre 
le même cheminement intérieur, 
celui qui ; permet enfin de , 
comprendre comment et pour- 
quoi il faut prendre paroi e.y 
J'ose espérer que ces obser-" 
vations serviront a Ta npu- 
y el 1 e - ëqttf pe. . a 1 ' A . E . F . 

"_ . ' "- . . ■ ■ ■ ' -* 

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.."-, Comme mot fi nal., j 'ai- 
merais, tout simplement remer- 
cier Michel pour tout. Sa. 



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LA NOUVELLE EQUIPE A X' A.E.F. 



Programme 1979-80 




L* équipe 1 Lapointe/Legault pour l'A.E.F. 



Pour: 



le 



Continuation 
Représentation 
Politisation 
Res truc tura tion 



Continuation : 

I 
1 ■- 

1. Voir au processus de relocalis^tion.pour, septembre 1979. 

2. Continuer la relocalisation des classes françaises, le CX.F., 
•Service d'animation, i.e., le Projet Roy dans son ensemble. 

Restructuration . 

1. Il y aurait une série de stages au conseil administratif afin de 
définir les tâches spécifiques des différents postes de l'A.E.F. 

2. Il pourrait y avoir changement dans l'ensemble même du système pré- 
sentement utilisé à l'A.E.F. 

Pourquoi ? a) Assurance d'un meilleur fonctionnement au sein -<hï-l 'A.E.F. 

b) Faciliterait, l'implication des étudiants francophones à 

' l'A.E.F. 

c) Un centre d'information en sortirait. 

Politisation 

Grâce à notre politique de représentation et de consultation no us ^pourrons 
nous impliquer davantage dans des événements qui touchent de près les franco- 
ontariens en général. Ainsi nous pourrons conscientiser la population de 
la Lauren tienne française. Donc il s'agirait d'établir un mécanisme d'impli- 
cation' et de' prise de position sur des. événements et des projets qui touchent • 
l'ensemble des étudiants" francophones. 

+ 

Représentation ' - 

1. Etablir un mécanisme d'information et de consultation auprès des membres 

de l'A.E.F.. • ■"'"" / 

' Etablir un lien direct avec des organismes franco-ontariens spécifiques 
tels Direction Jeunesse, l'A.C.F.O. , Théâtre Action, etc. 
Campagne de recrutement au sein des écoles secondaires francophones de 
1* Ontario. Il s'agit d'encourager l'inscription des franco-ontariens à 
i) l'Université Laurentienne 

ii) l'A.E.F. 

Travailler de près avec le Service d'animation sur des .projets spécifiques 



' v 



♦y 



2. 



2. 



*A 



- 4. 



r 



Maurice Lapointe et François Leg'ault 




présence constante au sei n 
de l'A.E.F. et sa patience et 
son amitié ont fait de notre 
séjour a l'A.E.F. la plus 
belle expérience que j'ai 
connue. Sans oublier, tous 
ceux et celles qui ont 
partagé avec nous cette expé- 
rience, je veux aussi remercier 
tous les gens que j'ai- rencon- 
trés (des amis maintenant) et 



n 



qui nous ont constamment ■ 
encouragés. 

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Bonnes vacances, 

— ■ Francophonement votre, 

■■ 
i 

Marc J. Rémillard 
Président sortant et 
bien content." 



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RESPECT? 



PAUVRES FRANCOPHONES ! ! 



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r 

Comme vous l'avez problablement constaté, la 
démonstration au onzième a créé une opposition au-sei-n 
même de la communauté francophone de l'université. Je 
ne veux guère continuer le débat engendré en m 'attardant 
à déterminer si une manifestation du genre adopté^ est 
désirable ou non. Lorsqu'on choisit un plan d'action . ^ 
on doit en accepter les conséquences — bonnes et mauvaises; 
Je velux cependant "m' attarder" à affirmer que le-\plan 

:tion adopté. n'est aucunement valide et qu'aucun 

débat préalable sur les mérites d'une démonstration 
n' a eu lieu. 

Je prends, au sérieux les décisions de l'A.E.P. 
et jusqu'à très récemment je croyais que 1 ' A. E. F. fai- 
sait de même. La réunion du 14 février m'a prouvé le 
contraire. La décision de faire une démonstration a • . 
été prise de raçon irresponsable, émotionnelle, bref, 
inconstitutionnelle. 

i 

i 

* M 

Peu de _règles régissaient l'assemblée. Si :1e 
président d'assemblée n'avait été assis à la place, 
traditionnelle j'aurais eu peine à deviner qu'il 
était bien présent. . Les règles dont je parle sont 
des règles qui, selon moi, ont raison d'être: des 
règles qui existent afin d'assurer qu'une décision 
reflète réellement le désir des membres, que les^ 
participants aient la chance de s'exprimer et d^ écou- 
ter, qu'une information aussi complète que possible 
puisse être présentée - enfin, qu'une décision prise 
soit la meilleure possible, qu'une décision soit 
prise de façon responsable. Sans doute, lorsqu'un 
groupe ne peut* atteindre ces buts, il manque de 
respect pour soi. 

h 

Il n'y a aucune raison pour laquelle les réunions 
l de l'A.E.P.. ne.se poursuivraient pas ainsi. La cons- 
titution de 1 ' A. E. F., prévoit effectivement' l'utilisa- 
tion de code Morin: "Le Conseil^et tous ses comités . 
suivent les procédures d'Assemblée du code Victor 
Morin" (Statut no. 7. 01). Ou était le code mercredi 
après~midi? 

i ■ 

Je n'exige pas qu'une organisation telle que 
l'A.E.P. opère à mon goût. Je n'ai qu'une opinion 
."parmi tant d'autres". Ma demande est, en effet, 
plus simple. Lorsque je m'inscris à une organisation 
quelconque et que j'y verse une contribution je m*a- 
tends à ce qu'elle suive un certain processus décisionel 
ordinairement prescrit par sa constitution. 

■ 

i 

Ainsi, je. m'attends à ce' que l'A.E.P. respecte 

sa propre 'constitution. Je m'attends' à ce que l'A.E.F 
respecte le code Morin. 



jr 



.En^somme, je m'attends à ce -que 
nés, nous nous respections nous-mêmes 
vidus, eh tant que groupe. 



nous r f rancopho- 
en , tant qu • indi- 



L 



Qu' est-ce ' qu'un Franco-ontarien? A vrai 
dire tout francophone, ici en Ontario, doit 
s'être demandé cette question ou une semblable 
à iin . temps donné de sa vie. On se questionne 
.totrs sur notre identité. 

Un Franco-ontarien, c'est un assimilé, ou 
presque, à la majorité anglophone. C'est un 
individu' qui prend toujours pitié de lui-même, 
qui se croit dépourvu, limité. Pour essayer 
de régler ses problèmes, il s'isole et essaie 
de vivre dans son petit- monde irréel. Il vit 
d'un, peu de culture française qui lui - apporte 
un peu de joie, mais' il vit plue de peines en 
s' abaissant devant spn frère ou plutôt son 
adversaire anglophone qui est plus puissant que 
lui . "■' ' . 

Un Franco-ontarien c'est aussi un individu 
confus, qui ne sait pas ce qu'il 'veut. ^Dans 
.sa confusion, il s'éloigne de ses confrères 
(eux aussi faisant partie de la masse minori- 
taire), il leur pile sur la tête pour essayer 
de monter l'échelle avant eux. Bauvre Franco- 
ontarien, si tu savais- à quoi le monde s'attend 
de toi, peut-être n'agirais-tu pas' de façon si 
spontanée, de façon irréfléchie! 

+ 

-Si tous les Franco-ontariens se mettaient 
ensemble, s'. ils s'unissaient, de combien leur 
vie serait comblée de bonheur, de combien plus, 
ils pourraient vivre leur belle culture fran- 
çaise. Si tu cessais de te créer, des problèmes, 
si tu cessais de <t' ennuyer ;,avec des choses 
banales, tu serais encore plus riche que mille 
francophones assimilés. Laisse tes problèmes 
à la massé majoritaire et vis plus pleinement^ 
ta vie, tu auras plus de temps "â~ vivre en-vrai 
Canadien- français, -à créer un monde plus uni 

entre les Franco-ontariens . ^ 



Pauvre Franco 
des problèmes et 
est si courte. 



ontarien, cesse de te 
jouis donc.de ta vie; 

Christane Lavoie 



créer 

elle 



6VUX2. de; la page 4 



paranoïaque, névrose, psy- 
chotique, etc, etc, etc, — 
ça pas de bon sens i 



Bon , cà Ime- toi , 
.bière, non deux; as 
la télévision," oubli 
esprit, • tais-toi, tais-toi, 
tais- 



prerids une 
-toi devant 
endors ton 



toi 



tais- 



toi. 



Suzanne Desmarais 



!î 



i- 




Denis Lapalme 



s. 



EQUIPE NO. .1. . ■■ 

MAURICE LAPOINTE (PRESIDENT) 

FRANÇOIS LEGAULT (VICE-PRESIDENT) 99 VOTES 






1 



EQUIPE NO, 2 

CLAUDE SERRE (PRESIDENT) 



— f\ 



PAUL- HENARD (VICE-PRESIDENT) 



34 -VOTES 



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TOTAL DES VOTES 

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VOTES ANNULES 



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133 (23%) 

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2 VOTES 



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Aux étudiants du secondaire 



*: 

i 



Après avoir discuté avec 
Jean-Yves Cayen, nous avons 
conclu qu'il serait "peut-être 
important que plusieurs exem- 
plaires de REACTION soient 
distribués dans les écoles 
secondaires francophones. Natu- 
rellement, ce numéro de la 
revue devrait contenir au 
moins un article. qui s'adres- 
serait directement aux ëtu- r : 
dïants du. secondaire. Je me 
portai donc volontaire pour 
écrire cet article. 

Si vous êtes étudiants 
au secondaire et que vous 
vous intéressés aux universi-' 
tés, vous êtes probablement 
un(e) étudiant(e) en treizième 
année. Vous avez aussi proba- 
blement entendu plusieurs fois 
la même propagande venant de 
plusieurs universités, et spé- 
cialement celle concernant. la 
Laurentienne. Il y a certes 
des éléments de vérité dans 
ces assertions publicitaires. • 
Il reste vrai qu'une petite 
université favorise un meil- 
leur contact entre professeurs 
et étudiants et que cette der- 
nière offre plusieurs bons 
programmes". Mais un élément 
que l'Université oublie sout 
vent dans ses annonces publi- 
citaires, c'est l'état de la 
communauté francophone de 
l'Université. La détermina- 
tion de survie et le désir de 
créer une vraie communauté 
francophone universitaire, 
semble croître de jour en 
jour à la Laurentienne. Les 
événements des mois derniers 
l'ont très bien démontrée: 



IVA.E.F. 

le désir 
pour une 
laquelle 



l'occupation du onzième plan- 
cher de l'administration afin 
de forcer l'administration à 
considérer nos droits. En 
plus, la présentation des 
candidats sérieux et dévoués 
au poste de l'exécutif de* 

démontre clairement 

d'établir des bases 
fondation forte sur 
peut s'établir une 
communauté francophone solide..^ 
Les étudiants francophones de 
la Laurentienne désirent des 
locaux à eux, une centralisa- 
tion de plusieurs services 
francophones afin de mieux 
servir les étudiants et de 
les regrouper. Voilà pour- 
quoi nous nous débattons. 
Mais ce débat n'implique au- 
cunement une attitude anti- 
anglophone; au contraire, 
si nos confrères anglophones 
désiraient se centraliser eux 
aussi et désiraient fonder 
une communauté forte, nous 
serions les premiers a les 
apprécier. Voilà' pourquoi 
nous vous' invitons à la Lau- 
rentienne, non seulement pour 
nous porter main fortes mais 
pour participer à une com- 
munauté vibrante, en train 
de naître, soit une communauté 
qui vous apportera non seule- 
ment un soutien moral, linguis- 
tique et culturel mais cela 
vous donnera la chance de 
rencontrer d'autres étudiants 
qui partageront les mêmes 
espoirs et inquiétudes -que 
vous. La vie étudiante est 
bien plus que l'étude, et la 
communauté francophone est 
là pour vous le prouver. 



L'Université Laurentienne 
vous offre des bons cours en 
français tandis que nous vous . 
offrons de vivre en français 
d'être ce que vous êtes, de 
vivre en franco-ontarien. . 

Une responsabilité 

-, - Il faut bien se rendre 
compte que l'école à laquelle 
vous êtes, fut "bStie par les 
taxes des citoyens de la région, 
que votre éducation s'est faite 
au frais de la communauté, que 
l'Université Laurentienne repré- 
sente 1 'effort soutenu des 
gens de cette région d'offrir 
aux Nord-ontariens une bonne 
éducation post-secondaire, 
l'Université représente aussi 
1 'effort de tous des franco- 
phones intéressés de fonder 
une communauté francophone 
et" un système d'éducation en 
français. Il faut. bien se 
rendre compte que vous avez . 
fait votre éducation sur le 
dos des mineurs et des "travail- 
leurs francophones d.' ici, et 
que vous avez comme rësponsa- . 
bilité d'offrir vos services 
à cette communauté qui. vous a 
soutenus. De même, quand vous 
aurez, terminé votre éducation 
post-secondaire, vous devriez 
retourner d'ans votre milieu et.- 
partager vos connaissances. 

Comme étudiant francophone 
de la Laurentienne, je vous 
invite à vous joindre a nous. 

A 1 'année prochaine! 

Denis Lapalme 



ï 



F I N DES CLASSES 



' Si je prends en ce moment une plume en 
main, c'est que dans mon état dépressif, je 
dois trouver un moyen de m 'exprimer. Je ne 
suis pas la seule à me sentir ainsi en ce. 
mois de mars. 

1 

Ce mois, chez nous les étudiants, en, 
est un rempli de pressions, de dissertations 
qu'il faut remettre à temps, de tests et d exa- 
mens pour lesquels il faut mettre plusieurs 
heures à étudier, d' inquiétudes devant le temps 
qui passé à vue d'oeil. Combien de nuits . 
blanches. devrons-nous passer afin de- pouvoir 
joindre les deux bouts, afin de remettre, tout 
travail à temps pour la fin des classes?. Je 
suis certaine que vous vous sentez un peu 
comme moi devant l'arrivée trop précoce de la 
fin des classes." 



; 



l'in- 

de- 

de 




S'il y a changement à faire c'est à 
térieur du système d'éducation. Pourquoi 
vons-nous nous limite T à. un certain lapse 
temps pour compléter un B.A1, une date. fixée 
pour remettre-Une dissertation, pour faire 
un séminaire? Pourquoi devons-nous nous limi- 
er : à une salle de classe, aux cours magis- 
traux, quant à moi ne sont qu'une perte de 
temps, un ennui parmi tant d' autres . 



r Nous sommes des universitaires, nous 
devrions être capables d'étudier seuls, de 
prendre le temps pour bien comprendre, pour 
apprendre ce qui nous intéresse. Bien sûr, 
dans un système aussi libéral, nous aurons 
besoin de professeurs', ou plutôt de tuteurs 
qui pourront nous diriger sur la bonne voie, 
nous donner des méthodes d'études, de recher- 
ches, pour nous donner des conseils quand 
nous sommes arrivés à un cul- de- sac. 

m 

Combien plus nous apprendrions si 
nous pouvions errer ici et là dans les livres, 
si nous possédions des salons d'étudiants _. 
où nous pourrions nous échanger nos connais- 
sances intellectuelles. Présentement nous 



n 



'agissons pas en vrais universitaires mais 



. plutôt comme des jeunes du secondaire. La 
vie universitaire, c'est plus que ce que 
c'est présentement. Naturellement, la sug- 
gestion que je propose ne s'applique pas 4 
tous mais seulement à des étudiants conscien- 
cieux, prêts à travailler, qui ne manquent 
pas— de inotivation. Pour les autres, le sys- 
tème présent d'éducation devra les satisfaire. 



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Christane Lavoie 



13 



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H * ■ 




La Gnose est un sys- 
tème ésotérique' où l'on peut 
percevoir une limite impli- 
quant une osmose oosmogonique 
■. interpersonnelle*; connaissance 
'et Connaissance dans le sens 
jljes Grands Initiés d'Edouard 
^Shuré .(CF. Le Petit Robert) . 

•L'Agnôse est l'igno- 
rance de cette double connais- 
| sance (connaissance et Connais- 
sance) , manque d'érudition, 
incapacité de faire des corres- 
pondances beaudelairiennes (pou- 
rvoir faible ou/et inexistant 
de percevoir au-delà du tangi- 
ble) au point de vue des trans- 
cendances objectives et sub- 
jectives ♦ * Avoir la prétention 
humaine de regarder que la sur- 
face des phénomènes. *' 

■ ^'anthropophagie acadé- 
mique qui par le rationalisme 
exagéré assassine l'Irrationnel, 
*1' Imaginaire de l'homme. Ces 
^derniers reflètent 1,'hierosga- 
mos . (mariage alchimique entre 
l'Animus et- l'Anima); c'est la 
raison qui tue l'âme. 



L'Agnôse végète à l'Uni- 

.versité Laurentienne (ne vous 
:^n faites pas; elle existe aussi 

dans les autres universités) . 
'Cette université dans son micro- 
cosme incarne le .macrocosme de 

la maladie occidentale : la 

psycho-sclérose imbibée d'une 
;rat Lonalisation positiviste. 

Le pédantisme Carnivore 
de plusieurs professeurs fos-* 
silise (néologie) , renforcit, 
ancre davantage dans les cer- 
veatix naïfs r crédules, vulné- 
rables, innocents et spongieux 
d'une masse estudiantine amor- 
phe/ apathique et peu conscien- 
tisée (du à la socialisation 
subie) , des idées-pions non- 
valorisantes , abâtardies , 
endoctrinantes qui empêchent 
1 ■ épanouissement de 1 ' être 

Total, 



L'Agnôse barbarise: la 
Gnose . humanise , d'où la néces- 
sité d'un polylogue synchréti- . 
•sant (néologie - dialogue au- 
-delà de deux personnes , sens 
^ littéral étymologique de poly-) 

Jen matière d'éducation èlëmen-' 
f taire, secondaire et surtout 
'.post-secondaire. . 



A quoi bon 
■avoir la Gnose si cette der- 
nière ne révolutionne. guère/ 
n'améliore guère un monde en 
décrépitude eschatologique , 
.en entropie, d'un Univers 
-Discontinu post-relativiste?_ 

. Les "agnôsés" préten- 
dent être lès dieux de 1! Olym- 
pe qui daignent jeter un 
sort puissant sur les pauvres 
colons considérés comme infé- 
rieurs. . Condescendance cra- 
puleuse ; impétueuse I Et 
nous les pauvres brebis per- 

14 



* * 



<> 



V 



gnose/agnose 



r 



dues, ignares s'agglutinent^ 
plaisamment, avec -toute la 
.complaisance du monde dans 
leurs enclos clbaustrophobiques 
Les agnôsés font la sélection 
dès boucs émissaires qui sont 
divisés en deux groupes. Dans 
le premier cas les boucs émis- 
saires servent de relais de 
communication pour les agnôsés 
dans le but de transmettre 
leur grande révélation dicta- 
toriale aux gnôsés , soient les 
bêleurs de 1.' enclos . Dans un 
deuxième temps les~ boucs émis- 
saires peuvent finir par être 
considérés comme . des marginaux 
par les agnôsés peu gnôsés olym- 
piens, tandis que les gnôsés 
attroupés au sous -sol hiérarchi' 
que (selon les critères anthro- 
pophagiques administratif si ) 
sont moins agnôsés que les 

agnôsés du plus Haut Etage. 
Tout ceci revient à 'dire que 
"les Gnôsés s'auto-déifient 
faus sèment -lorsqu' en réalité 
les seuls Gnôsés sont lesrgens 
de la collectivité bêlante 
considérés agnôsés par les 
Agnôsés -, Authentiques" de toute ■ 
Tour d'Ivoire. 

w 

Ceux qui se considèrent 
grtôsés sont les pires agnôsés; 
les Gnôsés inconscients de 
leur statut de gnôsés conti^ 
nuent à se percevoir comme 
agnôsés aussi longtemps qu'ils 
croient aux alibis anthropo- 
ghagiques des Agnôsés fausse- 
ment gnôsés* 



i * 



\ _ \ 



La façade ésotérique 
construite' par les Agnôsés 
"Entouré^-dcàt s'estomper 
rapidement afin d'accélérer le 
processus d'humanisation .inté- 
grale pour tous les éléments 
du Tout; la psychologie Ges tait 
'énonce cette sagesse proverbiale: 
"le tout' est plus grand que la •- 
somme de ses parties". Tout. 
" ceci ne sert qu'à indiquer cela 
à tous les agnôsés et à tous . 
les gnôsés de toutes les caté- • 
gories déjà "décrites - auparavant 
ainsi que toutes les autres 
que vous pouvez facilement (?) 

imaginer. ' *',''-.' 



P. S 



■ X 



Seulement les bêtes osent 
prétendre que la Totalité 
dc^l'Agnôse et dé la Gnose- 

peuvent être atteinte de; 

façon complète- Pour 
fusionner ce qui vient 
d'être exposé dans une 
amalgama tiorK^ïpyerb iale 
de deux chéSisonp (de Led 
Zeppelin et d'Anne Murray) 
"The Stairway. to Heaven" ". 
~"Is a Long and Rocky Climb 

dont l'acheminement final, 
le point Oméga de" Teilharc 
de Chardin ne s'acquiert ' ■ 
pas dans une seule vie 

même^par le. plus "grand " \. 

Gnôsé-Goûrou. . ' 



' 



■i 



N.B. 



L'idée de l'Agnôse fut 
échappée par le génial 
Donald lors d'une con- 
versation au Hitching 
Post, un mercredi de 
novembre 1978. Son 
intuition me sidéra par 
sa profondeur et son 
génie créateur, m'enflam- 
ma et lui pareillement! ! î . 
Nous décidâmes d'écrire 
un article conjointement 
à cet effet. Typiquement 
Poisson-Bélier (son man- 
que de confiance), j'ai 
du convaincre, le trop 
modeste Donald de la , 
force et de l'impor- 
tance de";le-f aire !_ 
Ce fut pour nous deux une 
expérience enrichissante^ 
indiciblement inexprimable 
et positive! And-I Am 
Def initely Understating, ■ 
My Case! Sans aucune 
.flatterie avec toute ma." 
sincérité non assez 
démonstrative ,' daniel ! 

* ■ ■ i 

Donald Thibault 
daniel rhéaume 



* ' 



\- 




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I» 

■ 



r\ -a 



X 



Le régime d'aide 

financière aux 
étudiants de 
l'Ontario (rafeo) 
1979-80 




À 





Vous pouvez vous procurer de la 
documentation et des formules de 
demande eh vous adressant aux 
• agents d'aide financière des collèges 
et des universités de i Ontario ôt aux 
orienteurs des écoles secondaires de 
la province. 

li n'y aura pas detonmules de demande 
personnalisées cette année*. \\ : . 

Faites votre demande sans tarder. 




Mirtttèt* . 
**■ jte4Co4lè9«« 

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Ontario 



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LES MASSES VALENT CENT FOIS PLUS QUE LEURS CHEFS 1 





Voici probablement ma deAnlère chance de contAlbueA à la mobilisation politique des .JtudUxnt* i^ophonu 
de V UnlveAslté Laurentlenne . Ne cAolgnez rien [ou peut-êtxe, ne vous r£jouis*ez pa* tAop vaXc) le M^™™?** 3 ^* 
dru pas mon prochain g^. M er quatre an* de fabrication *ous graduée sont ZemmU c est tuut. M^ jlv<M<ul 
vartlr, une dernlèAe. prise de parole est de mise. EUe m' apparaît comme ma plm-ardente. tmtaUm , non pa* parce que 
deAnlèke,- ^ plutôt à cuuse des condition* actuelles dan* lesquelles ^'A*^ 

plongée. Uou* voulons en^ln «quelques ehMtjk.fi*He**t, "de palpable., de P^^ ™*^^J*^^ rfî%SL5Îfte 
centAallsé*. Vepul* la iormatlon même de V'k.E.K (exerce qui dura un an et demi) aucune autAc demande d ^^^ 
nattait éAuptton qà aurait pu peAmettre de iaiAe- valxiiA la *ituutlon PoUt^ued^ i^f^nes *£*£$%£' 

Pourquoi oJbsr* certains Individu* , notamment le président et le va.cc- prés AxLent de l A.E. F., J^JP^^^-o 
AU va* de iacbn plu* appn^ondlê et habile de* événement* entourant cette demande. /^^~^ fc ^t rt ^^^L^/ 
d£ù rêpresVlon admlnZtAutlve;. *eAait-ce V eiiet de leur *unmol qui le* influence à co ne ^^,f^^^^ u \ 
onzième, étage au. mal* de iévnleA, comme une cho*e qui *' est "malheureusement" produite? Je n'accu*e per*onne, je 
pa™e lotion. Je cltl cependant le président qui écrit dan* ce numéro même [voiAp ) eXexpl^ue : » Mg^ 
V c^^pa\ T'intentlon de V exécutif d'occupeA V étage [le onzième)". Et bien ç'auruAt M l'être, ou enfui ç aurait 
da être, un de* premiers moyen* p^anl^lê* pan. le* LEAflERS étudiant*. nn +± „o±inn 

VvJavtll dédale tout de. même, *elon le* parole* même* du président, avoAA été encouragé pan. c^**™"r 
Pourtant À ^SnTce deWA, vikat-quutm.&uAts après le début de V occupation \aX *e dls<ut publiquement 
fnaotutF de. tout ceci [V occupation)' et que ça ne. menai*, à nlen) expnlme peu d espoAA chez nu.. „„«;*,,„, 

êcceu/tê *%f£%J* «^ ^ d * Jaç^ dz VAmE , r . ^aant V occupation!'. On cWM« « ^f^ 

fieu*e* de la contutation, à ntgooleA avec M. But, qui lui ne t ' UneAve pat et cum* gagne du te ^^:J^J^J^T X ' 
^lUowXKl hzmu delà pâmitAc aprté-midl d'olaupaUon, une UbV&tcon d 'an /UctMUjA <™.™ r %»£** U ££^ 
ieuA- acte inutile, tant en ce qu'il pemet aux &tadianti de déVewe* leu*. bnuiination &un. le %AXcheManitou . tnco/ie. 

ttîrfS^âS de !'A.E. P F. oui Katto* ^teiatenent lu <l^^ t /*^^ J^S^^Jf,,^^ 
"cteUnà". : €n Vlà un.e iaçond'agiA enveu leé tieU iabUcanti de iolida^utê.. Bt la culpab^iue. ex l ai&vrwcxuMm 

iZ /UfM "MaT 'cVn'Ut pa* tout; tota de VU Viennent le* vacwcu et au t^S^aSS^ 
le rendent de VA.E.V.avaU tout tente dvmnt l'occupation aiU de i'entendne avec *U**e* ^J^^^^°JLu ■ 
U aducendu et Monte iouventTÛ manche* .entns. le piolslêne et le onzième. - pex«e pe/tdue; le AeeteuA ne voulauc 

pat ^^ZS^SSL, dont iont p«^e U prtUto* et le .lee-p^Uent de l'A. E. F monte ^Va*M£* 
tlon la temine da htXoux aux cùu&ei et necoiX du pKomeiiei venbalu en iaveM.de. noi locaux. Afe v.^ . ™** ,? m 
XZ&iïÏÏZuùJ^, paAolu dlvlnu.Jl llgtoeSa not oxeXXXx*. K vo^f.onjaj^^ud^. ^£eux 
lu pUiimittuTcl moment). Mou appanaXt la iemlne tuivante, ce tempe oa .^^ U J^^Z m aU^ q ue 
de Vobtention.de noi locaux, doit nouàttu fimlt. ?ai de letVie, pat de. contMxx...Ah, c ut fveite, mau> ah. que 

ça ftui.emble beaucoup plut â la bonne vieille aéninlstnation ttaUquz du "^ 1°"™- - . a u iÂmz avoVl 

Que Aalt alokt le. comité néaociateWi et plut paxticuli&iement le ptét^dent de l A.E.F. que ajé*/rae avtwi 

connu ce *%ZJS£^^ &U ?W J^ 6 V ^ ' ^ % Z^S^U ituTcute Ion? 

a**emblée générale, U ne va ceAtctinement pa* voiA le* médU Le* de ^.^" "f^J^*?* tnnt£k* le mppoAt 
alunj, que lal6*ée*à U AouUUte.. . VouAquol? U iaudAali. Zwc /emandeA. Ut ^ndece f*JP^^.^^ Vtccu%atlon du 

Kttî...» M (LU le comité négocluteuA ne doU que néaocleA eX malgAé que ceAta^n* membAe* 

tment compnl* leuA K6le t d'autAe. cependant ont «* f»^*™%^^ 
vou*~méme*. Vendant ce temp* le* étudiant* attendent, ^ Aflcfca»* pa* «^f^ # ' . 

_ *ont eux pouAtant qui doivent Aé*oudAe cette que*tion f ma^* on ne le* con*uZte pUx* ; 
B*e 6 , 5e questionne le *ol~dl*ant leadeMklp de V équipe qui teAmlne *on mandat la <j>^f "Zs^LdlvXAu 
cxuLLcLte. danl cet aAtlcZe peut poAaltAe *év&ie et *e veut de VétAe.. Hon pan.ee que je dé*Vie dén^nen. ^^^^-^ 
^eio^Je1^1oa5S to ^ pa* qu'on tente de contAtleA ^^*%^ 
h *OAtout'on ne-tAalte pasrune peA*onne ou un gÀoupe de peuonne* *ouUnunt d' a***mOutxo n de frtbU a eMpn^c 

Hien de mieux pouA la peApétuatlon du ilépu. , .. ■ . .- ■ ■ .* - 

CeAte*, i'&t.T et *on exécûtll'ont *u meneA à bien ceAtaln* événement*, suAtowt *oc±o-culAxAel* f en plu* 
d'avoln, peAml* lu néln*tauAatlon au SeAvlce d'anJir.ctlon (peA*onneltement je leun donne le benA.iA.ce du doute, d ce *uj 
fAême qu'on pAo^e de ce* *uccè* a^ln de*e cnoVie en autonlXé de aUpaUtUvt le* AndA.vA.du* ^^J^o^f^f 
poun, "leuA manque. d'aide" à ces *olnéz* iolklonlque*,- - PmtAtan£>*l VavUon de iévAceA aunxut été po*ée plu* tôt- et 
qu'etle auAalX été continuée, n'y ojxaoàJ-XZ pa*- oIoa* eu cette plu* gnande paAtcclpation. 

Je n'accepte donc pa* que l'on accttôe ane population de-manque d'IntéAét alot* que cette même population a 
tenu le coup pendant plu* de cinquante. keaAe* au onzième pendant que le* Aepné* entant* étudiant* démo ntAalent une In 
décision, poun. ne> pa* dîne une Àn*écuAlté^à. *e tAouveA .en&ln en pleine action. 

l'exécutlî de VA.E.V. a cente* pfiépaAé de bonne* !'6ëte*" et pouA cela XZ méJOXe de* iéllcltatlon* . Voua- 
tant, loA*qu'e*t *uAvenue. V occupation du onzième, la *eule ex.pAe**lon polÀXlque ma**lve de. Vk**ocÀxtilon depuis de* 
années; ces .mêmes >dlAlgeant* n'ont pas su neconnaltAe V e**ence au geste. Ils ont plutôt cheAché [peut-ëtAe AJic.ons- 
clemment?) à ne pas s'y Identl^leA. Un mouvement a besoin d'une onuanlsatlon et de.LEAVEKS. Hais lonsque ceux que 
.occupent ces postes de dlAeetlon-oAganlsatljon, se. cnolent "au-des*us" ou "en dehons" de lu condition, Il *e pnuauU 
alons ce qui *e KéaZlse maintenant- -des tAoupe* pnétes au combat et attendant leuns chei* qui ne *e montAent pas... 
Et lu ioAce meuAt; et V administration recommence *a délégation de pouvoÀA, de décision* , d' échéance. . . 

...Le maréchal Pétaln ne vint-tt pas â. un cheveux de pendAe lu tête.... 



'btenin. 
souligne) cette 

de ce comité aient 
Vous êtes . maAtyA 
des négociations 




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-nonce" par un socialiste hongrois , V. Sullok, en 1947 ;^ cité dan* Tronc 
populaires volume 1 f l'ère de ^Staline, Editions du Seuil, p . 1 20 . 



Histoire de* démocratie* 



Le rédacteur 
Jean-Vves Ca> 
le 27 mars V 



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