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Full text of "Actualite De la Resistance Anti-Imperialiste, No. 7, November 1978"

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N° 7 — NovembDire 1 978 


2,50 F.- 


BOFirnTR-B 


RPA: rassemblement ant i-impenia-liste de Pne.ncf onx , 
solidarity abac ICARL-HEINZ DELL¥0;les pro- 

ces de Stammlieim .. .,o • 

(declaration de KlAUS CROISoANT (oct 78) ....... 

a propos de Liberation et fie H-J . KLEIN. , . . 
reponse des Cellules li-evolntionnsbires a H—J.L. 

a propos d 'Angelika SPEITEL.... 

Action contre PHILIPS; .communiq_ne du KOIi— 

mamo hilli peter stole, ....... 


PRANCE; Solidarity avec les px-isonniers , . . .. 

IRLANDE: interview d-'un raembre de la direction de 

1'IRA provisoire.. ....... 

Lcb CIA en Irlande jactivites militaires de 1' 
TB.A et de 1' INLA an mo is d ' Aout ... 

LIBIiN/PALESTINE; interview du commandant SELi’lAN, 

suite..... 


.3 

.5 

.9 

.10 
.1 1 

,12 

.13 


.15 

.18 


19 





































A francfort, s^est tenu le dernier week-end d’octobre im rassemblement anti- 
imperialiste auquel ont patticipd "’u de nombreux groupes .Malgre la crimin'\lx 
sation de plus en plus t^rand.e de to^is ceux qui reiusent do sc distancior — 

-- par rapport aux mouvements de lutte armee, me-lgre les arrestationSy et 

les cernpagnes de presse dirigees centre -tous ceux qui tentent d^attirer 1’ 
o.ttention de 1’opinion publique sur 3-es conditions d,e detention des prison- - 
riiers, membres m^^tavements de lutte arm6e,de nombreux groupes de soutien aux 
prisonniers participaient a cette rencontre. Nous, tenterons de publier le 
maximum d.cs iniojri’iationsque nous avons rec^illies', 

Cex 3 enda.nt, a^ujourd' h.ui, il nous semble necessaire d* insister essent ielleme^nt 
sur ce que vit actuellement liARl-IIE-INZ ISLIWO, membre de la emprisonn6 

a Cologne# Les informations alarmantes concernant sa situation ont amene les 
pp.rticipants a la sernaine anti-imperialiste a red.iger un tract^ ^ organi¬ 

ser un meeting, et a' prend-re. 1^ engagement d’informer au maximum 1* opinion 
publique• ’ 


En exfet, il semble que l*Etat alleracand. aujourd ^h.ui, constatant l^impossibi- 
lite de briseir politiquement et psycliiquement les prisonniers, emploie de 
plus en plus des methodes ouvertes de tortures et que non content d* avoir 
deja fait perir neuf prisonniers ces dernisres annees, il continue son projet 
d * extermina.tion des prisonniers « 


Pour Nerner. Hoppe, il choisit la mort lente, Il a ete en effet confirme la 
sernaine derniere par un medecin expert, que. NERNER HOPPE est au bord de lo. 
mort et que son etat de santS interd-it toute reintegration dans une prison. 

Pour Iferl-Heins Lellwo, brutalites extrgmes et campagnes de presse sont les 
moyens employes pour tenter de le faire flechir^ 

ICA.RL-HEIN!6'-:0ELLNp A PAIT PARTIS DU COHNANDO QUI TAR INOCCUPATION DE L’AMBAG- 
3ADE DE. STOCIUIOLMV "A-TENTS D«QBTENIR EN T-lAI 1 975,, LA LIBERATION DE 26 PRI- 
SONNIERS DE'LA RAP. "■■■ ■ 


Pendant sa detention il a connu tous les raffinements de la d6tention-isole- 
menf, modele, allemand, comme la plupart des prisonniers politiques# Depui^s .. 
quelques’ mois, cepend.ant, cet ieolement total a, 6te ;j'emplace par une forme 
plus, subtile Karl-Heins Dellwo se voit regulierementj transfer§ dans-un autre 
quartier d-e la prison#Il est certes en contPuCt avec d’autres prisonniers, 
nxais il ne peut. d.evelopper aucun contact sui^i^ CPvr? au bout de deux mois 
generalement on le cliange de cellule# De plus, tous les prisonniers qui lui 
montrenbla moind.re. ma,rque dNint6ret ou de sympathie, sevoient aussitOt inter 




roges, et criminalises# _ ‘ 

Le 22.9.1978, ICarl-Heinz LELLWO acoramenc4 UNE GEEVB LB LA EAIM ET Lj^ ^ 
pour demander soit son integration complete au regime normal de la, prison, 
soit d'Stre transfere avec d'autres prisonniers politiques, _ 

La prison a reagi a cette greve par une repression des plus trutales; et qui 
ressemble a'ux metlodes de tortures employees dans les prisons sud-americai 
nes:malpr6 son etat de . sante et alors qu'il refusait de se- deshabiller- pour 
se soumet-tre- a une fouille,, il-a ete deshabille de force, eramene dans une^ 
sorte debunker sans lenStre et sans aeration et attache a mSme le oO ^ . ora 
ble de la cruaute,'un flic s’est'laisse tombersur lui de^tout son poids^sci- 
disant pour le raaintenir, si bien que Earl-Heinz Lellwo etait blesse i.,,. 
tete. Cependant, il est reste dans cette cellule, dans cette position e 

soins penda^nt 49 heures. ^ i 

Le plus,, au bout d"'uh mois de greve, la nutrition forcee a aque ^ ® ^ ' 

soumis -prend aujourd'hui des formes encore plus brutales.Karl-Heino © ^ 

est attache a une chaise specialement congte a cet-effet et ne pent faire 

absolument aucun mouvem^nt. . . C--it i -i <=»-)- d* 

Po-rallelement a ces tortures phys’iques, Karl-Heinz Lellwo se ^ d 


une la.rge campa>gne de pres-se, 


dans laquelle, comme Ulrike Meinhof- arres qu' 


-V- 


^^lle e. 6±(s suicidee, on i;eni:e de l^isoler des autres prisonniens, en pr^^ten- 
ciani: qu ’ il e:xis±e endne lui ed les audnes pnisonniers de gnaves differences. 
Do rnSme, comme pour- les prisonniers de Sdp.mmHeini-'m il y a maindenand un an 

on predend de lui qu'il joue le rSle de chef ed donne des ordres.aux gueril- 
leros a,.. 1 ^ exderieur des pri-sons . 

T'ARL~I]1:IN2'. DELLV70', lors d ^ uno des rares visides qu*il a pu recevoir, a aff.ir- 
me- -qu^il voyaid da,ns ces mesures une manoeuvre de l*Edad' pour organiser uri. " 
nouvocvu sceno.rio de "meurdre-suicide” . Ed il a. rea.ffirmd clairemend sa, volon- 
de de ne ja.mais a.ddender a sa vie, . 

Les avocads de ICarl-Heinei’ LellTAro, -Ra^iner Koch, ed H. Punke ond orga.nise une 
conference do pr.esse • • • ' ’ . ■ 

11s ond demande a ceux qui y .a,ssisda.iend de fa.ire le ma/Ximym pour "so.uver I-".-. 
vae de ce prisonnier, Ils' ond dema,nde qu ^ on ne prenne pa.s leurs^ decla.radions. 
pour une. manoeuvre, pour 'de'^ la propaganda de la. . def ense’i C^esd en effed la 
Iha.lihi employe par les journa.lisdes o^llemands pour ne pas .publier les . infor~ 
madions que leur donnend IgvS avocads, seules personnes pradiquemend pourda.nd 
qui soiend encore, en conda.cd a.vec les prisonniers. 

Karl-Heins Dellwo condinue a ludder en prison,Comme les cend audres prison- 
nj.ers polidiques allemands, il doid faire face a cedde double dacdique de 
Ihude.d allemand;les brimades physiques ed lo. guerre psychologique ♦ Le bud de 
lh:li:ad allemG,n6_ resde doujours le memoi resde doujours celui que. decrid Klaus 
Croissand s isoler les' prisonniers ed dender de les briser, dans sa d-eclaradion 
en ocdobre au proces de Sdammheim, declaradioh dond nous publions le debud 
dans ce bulledin. 

lia.rl-lleins Eellwo esd o.ujourd^hui la cible de l* Edad a.llemand.Les pardicipand 
a lo. senaine andi-imperialisde de Prancford ond clairemend ma.nifesde leur so- 
lidar.ide a,vec lui. L’informadipn. sur ce qui se- passe en prison esd essendiel- 
le pour emp^cher l*Edad allemand.- de realiser ses plans* 
rnnijmTjnrnminmmmrmnmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmiimmimmm^^ 

hd S PROCES DB SlAIKmilll! s • • ^ • 

A Sdammheim, les p3roces ond" recommence ed 1 ^ informo.dions sur ses proces esd • 
•’..:ouj ours aussi ra.re . • ^ . 

On a pu consdader d ^ ailleurs.. a quel poind Libdradion prend au serieux son - ' 
r -a -1 .e d * inf o r me.d e ur . .Lien qiie-- le"specialisde** de I’Alle.magne du journal Libe-' 
radion se sold drouve ld..le- jour ou. Klaus Croissand- a faid sa. declaradion, 
bic-n que ce journa.lisde dispose d_e doudes les informa.dions necessaires, bien 
que lo journalisde dc libera.dion possede la declara.dion , de IKc-vocad a^lleniand., 
en son endier, ce j ourna^lisde-'cependand semble'.bien moins bien informs que ‘ 
.pour J. Klein ed bien moins pr^d-a informer ses lecdeurs, puisque ( j le 
jovirna.l libera.dion n’a. rien-drouve de mieux a publier que la declara.-dion • de 
1K\1‘1" ed n*a pa.s hesider a meddre comme didjr’e que” Klaus Croisscind pla.ide • cou- 
pabloUReme Le IIa.din, j ourna-1 soci.al-democre.de , pourdan;^ en general, on pourraid 
le penser, moins progressisdea su - rendre dans son didre le condenu ed le 
LU.n.3 de la declara.dion de l’a.vocad*En ,eff.ed,le" meme jour,ce journn.1 publiaid 
u.n 1-ong o.rdicle sous le didre ”Klaus Croissand condre-addequcp” • 

cftr Liberadion a rccdifie le lendemain son .ardicle, cp.p^^dand, ced ardi- 
ole n-esd pas_ un. h-so.rd. Liberadion conda.mne la, ludde a.rmee. Ed Liberadion fai 
•come l*Sda.d alleriicand. Il n^ heside pas- a da.ire les inf ormp-dions dond il dis- ■ 
JosG(reponsc den RZ a Klein,.- decla^radions des prisonniers), il public a grand 
renford de publicide doud dexde condamnand cedde forme- de ludde (Baurna.nn, Kle i 
ed edend-sa. condamnco.dion de- la. ludde armee, a une condamnadion de ceux qui 
sold . par leur ^ profession (les a.vocads), sold pa.r leur convicdion, sond 1* 
objed.. de rla reiprsBSJsion de 1^ EdadaL* a/rdicle sur Klaus Croissand n*esd p.as plus 
une erreur que- n^esd un .ha.sa.rd la publica.dion( a la meme epoque ed avec une 
aoude audro dimension) de 1 ’ inderview rea.lisee pa,r' Liberadion! ed reprise par 
..-inudei de J. Klein. Pour nous, nouvS publions aujourdlhui un large exdraid 
ce la declcarp.dion deE. Croissand ed une analyse d_e 1* ensemble du dexde..1-d nous 
GP.vons quo nous i.e. croirons j-amais, que. ce =.soiend les . flics ou Libera.dion qui 
1. a.ffirmend, doude nouvelle aoTfirma.nd que- K.Croissand e. cesse sa ludde. 







S?-OISSANT .%'u._jpro£e^ octobre 1 978. 

MO?ITACrNE DE ?AT:IEj'c3/tIG-RE BN PAPIER« 


Alors qu^ il n^exiebe plus de 1 bncbe d *accusa.*tion que de mai- 
gT'GS irGsbcs^ Ipj Couiir d.G Sd.2?©*ts d© n-^Ebab a x'G'u.ssi a liir© u.ri© 
verit.able montagne de papiers j composee . de bextes cour'-rSt 
ecr^ibs^ d^i^mprimes, qu^elle a lie bobalemenb ou en parbie. 

line- pciDrbie de cebbe monbagne de pa.pie^rs rt^a abs^lumenb Drien 
a voix’ avec le sysbeme d' inbox'mabion ♦ Nous le demonbjrex’ons 
plus bOwZ'd en ^puena.nb posibion pan rapponb aux dibbenenbes 
pieces, ila declanabion aujourd’iiui conc.erne 1'ensemble, des 
ecribs ayanb rapporb a,vec le sysbeme d ’ inbormabion. . 

Cebbe lecbune, j^aimens^is la debinin, comme on peub debinin 
ce qui ba«ib qu^ elle a lieu s 1 * impeni^lisme, pa.n une seule bor* — 
mule: ce n^esb.qu^un bigre de papien* 


Les raisons : 

1 • Toub .debenseur se brouve conbronbe lorequ^il accepbe la de- 
be.nse- d^un;c3_ienb dans un proces penal, a deux bacbeu^s: 
loub d ’ o.bord le delib reprocbe^ c ^ esbr-a-dire commenb l^EbOvb 
perqoib la violabion d.e ses loiSf E^auibre pa.rb, la sibua.bion 
de celui qui,de ce baib,se re.brouve accus^.-* Ces deux ba^cbeurs 
deberminenb l^ a-cbion du debenseur 4 II esb clair done que son 
aebion s ^accompilib dans le cadre 16gal/ 

Ea:ns le cas de la debense des prisonniers, membres de la gue- 
.'-'‘Ilia, le souci principal de la debense ebaib, 

I' 

-de probdger I’inbegribe eb l-iden'iibd de l’a.ccuse conbre les 
prabiques d^excepbion qui. regnenb dans les prisons eb que j* 
ai denoncees comme: isolemenb"*borbure ^ 3-avages de cerveau eb 
.debenbion-exbermina,bionrf 

-en deveioppanb 1 *inbormabion de 3A opinion publique sur les 
ba.ibs, de . conbrer les mebhodes de la guerre psychologique me- 
nee par. l*Ebab eb yyanb pour bub de monber le peuple copbre 
les prisoniiiers eb de briser moral 4 menb les opposanbs polibi- 
ques prisonniers. ■ 1 • 

Cebbe desbruebion more.le, le precedenb cheb de la, cha.ncelle — 
rie, le depube SPJD Emke la decriva,ib^ comme le bub pr'i.ncipa,!^ 

En 1972 , lors des debs.bs du Bundesba,g eb apres 1* arresbabion 
d*Andrea.s Baader, Holger Meins eb Jan Carl Easpe, il avaib 
declare en ebbeb: 

*^Pa,rce que nous devrions bous, avoir ici le meme inbergb, l.a 
meme bftciie, a sa-voir briser boube solidoribe avec' ce groupe, 
l^isole3? de boub ce qui peub exisber dans ce pays, comme grou¬ 
pe radica.l, C^esb la une de nos b^.ches les plus imporbanbes. 

Cebbe sbrabegie d * exbermine.bion par la, propr?.gande esb la con¬ 
sequence de soncia.ges qui laissaienb apparaibre une cerba^ine 
sympabhie eb volonbe* de soubien en i^aveur de la PAE dans la, 
population. Da,ns une enqu^be sur **les sympabhisanbs du groupe 
Baader-Meinhof, il esb ecrib concernanb ces sondages: 

*^Un ciboyen sur Sepb n'excluait pas au prinbemps 1971 , d'he- . 
berger pour une nuib un membre du groupe, pour le probeger de 
la police. Six pour cenb des- inberviewes a,llerenb jusqu*a fee 
defindx* ouverbemenb eb devonb des inb^ 3 rvievers quails .ne con- 
natssaienb pas du boub, comme des -aides. pobenbiels des anar- 
chistes. (iCepplingei'’:revue -de goGi6.1ogie et de psychologie so- 
cia,le de Cologne,-, decembre 1 974)* 







Aussi Accusa-fcion fedSrale s * etait alors dec idee ,poux* ob6ir 
aux inid'rSts superieurs de l*Etat,a ne.pas accuser les prison- 
niers de ^Stammlneira,. :-de haute-trahison, ddlit politique classiL'- 
que, ma,is de les ..juger sous 1 * inculpation de ^formation d' une 
association de criminels'* . ^ 

Ce qui devait se passer et qui s*est aussi passe, sur le- plan 
penal, faist\it done partie d^une strat^gie gouvernementale 
homogene* la RAP, en tant que groupe de guerilla- anti-imperia- 
liste ne devait pas seulement §tre exterminee pa-r des mesures 
policieree et militaires, ma,is- a.ussi da.ns la conscience m§me 
du peuple/ 

Et cela- imposait, sur le champ de bataille judiciaire^un acte 
d'accusation dont le but etait de deshonorer les'prisonniers, 
de. to/ire leurs' motiva,tions, leurs conceptions et leurs buts 
politiques,' et de les tra.iner da-ns la boue • 

Le concept juridique ^*d’association criminelle” n*etant pas 
encore sufiisamment diffamatoix'.e, 1* a-oousation federale n*he- 
sita pas a passer, comme le journal '^Bild’% a l*emploi du ter¬ 
ms **bo.nde” ou ”membre d”une bande” . Et non seulement Springer, 
mais aussi Schmidt employerent pour designer les prisonniers, 
pourtant^.en detention preventive, des termes tout a fait con- 
iraires aux droits de I’homme, tele que s 
*’crimineSls, criminels sans scrupules et bandits.**. 

. if’ ^ ■ 

Ge sent les termes que l*on pouvait lire dans la declaration 
gouvernementale faite devant le Bundestag, le 25*4.1975 par 
le chaheelier, juste avant I’ouverture du proces de Stammheim. 

L*enormite de la" campagne de diffamation, de mensonges et de 
boue dirigee centre les membres de la EAl-'^ avant et apres leur 
arrestation fit • apparaitr-e notre tentative, en tant que defen-- 
seurs, de montrer que le chef d *a;ccusation monte par I’nccu- 
sat ion. federale (*associat ion criminelle^ que le moypn 

de lutte' emplo 37 #. par l*Etat sur le plan juridique centre une 
organisation politique et militaire, 
comme. une. entreprise pratiquement desesperde. 

En effet quels etaient nos moyens d.* action pour parvenir a 
cela-, compa-ree a la ma-sse des moyens dont disposait l^apprareil 
d’*Etat. 

.Malgre tout, nous avons entrepris cette tentative sur le ter¬ 
rain prevu 'k cet effet s nous avons prepare une defense collec¬ 
tive, 

pour ce proces d*Etat centre des prisonniers, sur lesq.uels on 
peut lire dans l*acte d*accusation du procureur federal cen¬ 
tre Andreas Ba-ader, G-udrun Ensslin, Ulrike Meinhof ,Holger t.-oin 
: et Jan Carl Rasper 

’*Le but final de toute leur entreprise est 1* instauration d* 
une societe socia-liste. B’apres eux, ceci ne serait possible 
qu’en developpant, a c6te du travail d* explication dans les 
.entreprises, dans les universit^s, les ecoles et les foyers, 
des exemples revolutionnaires sous la forme d*actions precises 
et armeos contre les organes de L*Etat, comme cela est pr.nti — 
que. par la guerilla urbaine sud-americaines. Une theorie re- 
volutionnaire ne pourrait niobiliser les masses que si on .j-eur 
presents des possibilites concretes de changement revolution- 
naire. des conditions sociales a^ctuelLes • *’ 

Or, l*on Bait que d’apres la loi, §1 29,paragraphe 2 du code 
pena.l, il n*.y a pas”d * association de crirninel ** quand le de- 
lit commis n*Gst qu*un moyen ou une a.ctivite suhordonnee, . 




i-^eclaration de iklaus Croissa.ni:^ suite: 

ot FZlaus Croissant cdnclue le point trois de son expose en constatants 

- L*Accusation tederale a.ccuse les prisonniers de la HAP d*a- 
voir vouIli transformer llord.re social et eta^tique de lo. HHl 
par la force. La HAP est^pour elle une organisation illegale 
politique et milita,ire qui pose a long ternie le probleme dpc 
pouvoix^” . 

•Tous arretons ici la public-ation de ce texte car Actualite n*o. pas asses de 
pages pour pouvoir publiex' les'textes longs integra-lement , Cependant comme 
poxir 'les autres decLarat ions, les camaraxles qui desirent se procurer celle-ci 
peuvent nous ecrire a.u journal. 


La declo.x'ation de Klaus Croissant ne peut $tre compri® que si IVon connait 
le contenu de la procodureactuellenient entamee centre lui a Stc-mmlieiin. -be but 
de l*Accusation est de montrer que Klaus Croissa.nt a participe a le. inise sur 
pied dd un systems d ^ inf ornxation dont le but etait de permcttjr'e aux prisonniers 
de continuer de la. prison, le coDibo-t qu * ils menaient a l^exterieur. II s*agit 
pour l'e.ccusation de -montrer que des informations .illegales passaient par ce 
ca.nai et' que done Klaus Croisseuxt. a, outrepasse ses droits de defenseurs • rour 
Kla.,us Croissant, il n^est pa.s question de nier' 1^ existence du systeme d^in- 
formation. liais il veut demontrer que.c’e systeme n* et 0 .it que le moyen d^une 
defense collective contre une accuda.tion collective et que d’autre p 0 .rt, le 
rdle d*un defenseur politique, est de pex'mettre aussi a ces clients de s * expri- 
mefj' de repond.re a.ux ca.mp 0 .gnes enormes organises contre eux dans la presse • 

On S 0 .it qu*e.n Allema.gn.e c *.est la deja un crime. Klaus Croissant. veut d* autre 
pa.rt demontrer. qxie 1* accusation elle-meme reconnaissait le caractere politi¬ 
que des auctions de la RAH et done que 1* accusation construit de toute piece 
le motif d * iriculpa.tion. qui fa,it des prisonniers de.vla HAH des membres d’une 
a.ssociation de ' criminels . 

Axfirn\er_ljq' c^ara^t^re,. £olijtic[u^ 

Permet^r^ fx^ix 

dans_la VTjessej^ .... 

ixxrm^tjtr^ aux ;£'r±3onn.±^JC^, ^ ^2; ’ 

nolijb iqu^« • ■ ’ 

Lononc^r_la £olijtijqu^ ix * 

Yoila quels et 0 .ient les buis de la defense d.ont faisait partie ICLaux Croissant, 
St cela le-pouvoir ne pouvait I’accepter, Z 


. mrimimmmmiimmiimrmiimmmrnninim 


A px-opos d.e Libcr. 0 .tion et de 1. Klein : . ^ 

Hous publions .ci-apres la repons^e^ des ^^Cellules Iv.evolutionna.ir es^^* (L-Y) tex-- 

to de . J-. LZLein ■pe.ru. de.n^ le Spiegel cet ete.Cet interview est en grande par- 
tie identicme^a^ce^-le^publiee dans Libera.tion .Cette reponse, piibliee^dans . 
bulletin du- comite beige de defense des prisonniers politiques en .IHA., puis 
x'eprise dn.ns la gueule ouverte, Liber 0 .tion ne .l*a pas publieesous-entendart 
^que I 0 . reponse au Spiegel n*a rien a voir aveo 1 ’ interview public ae.ns 
f Guilles .MaLhonnSte pour un journa.! qui se youlait au debut un jourixa-L ue 
locteurs** et qui cl 0 .xma.it que 1 ’ inf ormation^iu^peuple et y retourne .Beaucoup 
do carnaraded ont demande a libe la publication de cette lettre, sans succes, 
seule reponse de J .IZ. Bougereau ^toutcela est bien genant*^, 

B*0.illeurs Libe nba m@me p0.s jugc bon de commenter certaines affix'mations 
Klein pourta.nt bien^genantes” ainsi sur les ^suicides” de Stammiieim ,ocS 0-f-L—>.*- 
na.tioixs > pouz'to.nt ' o ■. i'dnt plus penser aux methodes de la guerre psyc lO cgique^ 
j^soler pourc mieux exiterminer, metlxodes de la CI.i,des services secrets ^ 

exitre autres .Minute ne s*y est pas trompe qui reprend 1 ’interview. ^ ^ 

Mail des camarades de. Hrancf ort ne se sent pas trompeQ non plus puxsqu ils onx 
eto retirer des rayons 1 ^interview fraicbement traduite par les 
ZZurUxt *a-.-ixous, nous demandons axix:: lecteurs du bulletin de se joindre 
ot a t 0 ,ixt dbauta-es camara.des pour demanded' a Lib4 au mo ins la public. <.t ion 


spont i'S du c o xn 
nous 


d o , o e t ext e - 








a 


Pour pouvoir cependant raaintenir. son accusation pena.le 
a.ssociation criminelle”, 1*A-ecusation federale adonc ete 
obligee de pretendre dans son acte d* accusation que ’^l*acti~ 
vite de la RAP se reduisait A commettre ces delits et que 
RAP s ^ etait done translormee’^d ^une association 
une band e -de .. or inline Is " . 

C^est cette construction de 1* accusation f^dera.le qui devait 
Stre brisee publiquement par une defense large devant le tri- 
buna.! et vers l^exterieur* 

La condition de la. de tense et une iDS-rtie de celle-ci eta.it 
la mise sur pied d * un systeme d * inf orinat ion • L’expose del* 
identite collective du groupe neoessita.it une possibilite .de 
discussion commune* Cette communication put avoir lieu gr^ce 
a,u processus de critique et diautocritique qui se developpa. . 
par 1* interfilediaire de^l* info*’ , . Ce s^^steme etait une condi¬ 
tion essentielle de la defense collective face a une a.ccusa-. 
tion collective* 


Les contributions a la discussion, de m@me que les articles 
des prisonniers concernant le contenu de leur politique sur 
les questions: d.e lo. situation politique actuelle, du d6ve- 
loppement dialectique dans 3-e monde des progres et de la 
reaction,du rapport de force entre revolution et contre-re- 
volution, de la conception de la defense et les declarations 
0 .U proces furent designes comma Infd 1* 

Les autires documents, c*est-a-dire les articles de journaux 
et' de revues, les transcrix>tions d* Emissions radio ou tele,de 
'discours lors de manifestations publiques ou de conferences 
de presse et les a.utres informa.tions de ce type composaient 
1’info III♦ . . . . 

La denominate ion info II devait se ra.pporter aux informations 
sur les conditions de detention,y compris les decisions de 
justice et. les requites des def enseurs ♦ Cepend-ant cette deno¬ 
mination fut a peine employee»Ces d-ocuments furent pratique — 
ment incorpores dans 1“* info II, - '- . ( 

Quand au ca-ractere legal .de .ce systeme d ’ inf ormation, moyen 
If-gal d*une defense colle'ctiye,. je l*ai deja demontre dans m<a 

ma declaration, dans ce proces. les 2 _;et 9 mai 1 97S, 

v . ^ ^ 

2, Alors que l*on etait en train de lire ici tous ces papiers, 
la Gour superieure d.e justice de Hambourg a rendu, le 10.7# 

78, dans ^ le proces coiitre Ibavocaf K*G-roenewoldson juge-. 
ment concernant le systeme d* information. Elle a consider§^ 
ce soi-disant' outil criminel comme un instrument autoridS ue 
defense collective* 

Cela n*a pe^s emp@cbe”la cour de sdrete de I’Etat de Hambourg 
de condarnner G-roenewold, certains ecrits n*aya.nt pas ete in¬ 
corpores a la defense* Nous reviendrons plus tard sur ce 
point 

3* Comme le mo-ntrent les ecrits de combat de la RAR, 1* ^nte-L- 
view du Spiegel, la discussion dans I’info, les declara-cions 
pendant le proces, les prisonniers que nous avions a defen- 
dre eto.ient membres d’uno organisa.tion de gudrilla social- 
rdvolutionnaire qui a commened le^ comba.t ant i-imperL-.liste 
arme on Rf’A , .. 


Le point px'incipal de 1* a,ccusation~contre les accuses ou pro¬ 
ces de Stammheim etait qu’ils avaient commis en mar 1972 de 
g^.-avoa ^ attentats'^ l'e::;plosif contDre le haut lieu de la CIA 


■V 


a Prancfort et contre le quo.rtier-gene'Pal europeen de I’-.r- 
mee Cumericaine a Heidelberg ♦ A cette epoque, le genocide con:;- 
mis. par l* irapdrialisme :americain au Viexnam .avail allernl son 
plus Haul point. ■’ 


1/0/ RAF a revendique ces a-ttaques centre les basses US ..l^ans- la 
declaration du. commando, qui a revendique l*attaque de franc 
fort, on peut lire s 

"Pour les strateges de 1 * extermination au Vietnam, IMllema- 
gne de I'ouest et Berlin-Ouest ne doivent plus representer 
une base de repli: ou ils ne risquent rien* Ils d.oivent savoar 
que leurs crimes., centre, le peuple vietnamien leur ont valu de 
nouve<aux ennemis inebranlable.s et qu*il ne d.oit plus y o^voir 
pour eux de lieux. ou ils sent en st^retS face aux s.ttaques des 
unites revolutionno.ires‘ de guerilla." 

et G-udrun Ensslin avait declard le 4 rnai 1976 lors d * une .au¬ 
dience' d-u proces de Sta/mmheim: "Si quelque chose nous gSne en¬ 
core dans lhaction de la RAP en 1972, c»est la dispropor^rion 
qui existe encore entre nos t§tes et nos mains, et d.e I’O/Utre 

c6te les H- 52 * • - . : . 

et plus loin,elle ajoute: 

"II ne s’clgit pas de discuter s'il existe - en RPA im drpi^ a 
la resivStr|nce, . ils ne. s bagit pas ici de .nos droits, mais de 
ce qui fait la politique. de IS/ RAP, a ■ savoir la prise de 
conscience qu'e'la resistance en RPA est. pour nous un devoi^. 


La RAP-a toujours congu la^ lutte armee contre l*appareil o. 

Etat, instrument de la-domination impsrialiste, oomme une 
lutte politique et militaire i Pans le texte de comoO/t *^Goncep- 
tion dte. ia. guerilla- urbaine’,’ on peut'liret ■ 

"lener la guerilla-' urbaine, e’est mener dPuhe maniere o • f en- 
sive letCpmbat anti-imperialiste, La- RAP veut faire la liai¬ 
son entre ’! lutte Idgale et lutte illegale, -entre combat natio¬ 
nal et international, entre lutte politique et lutte a,rniee, 
entx'e les conditions • strategique et taotique^ du mouvement com- 
muniste ihterha-tional^ 

L;n guerilla urbaine., c * est intervenir ici et .maintenant d ane 


maniere revolutionnaire malgre la faiblesse des 
lutionnaire.s en RPA et a Berlin-Ouest*’^ 


forces revo- 


Prisonniers ,■ les combattants de la RAP ne pouva.ient pa.s ce± 
continuer le combat. armA.. I%is leur statut de prisonniers r.e 
chahgeait en rien leur appart enance' politique o-u groups do 
guerilla urbaine dans lequel ils a-vaxent comoattu qu-oi^d ^ ilo 
etaient libresl Dans.un teXte d’un des prisonniers publxo 
dans 1* Info,'.on pouvait lire: 


s 


"La 11AI- - o,ue nous soyons prisonnieDrs ou non, rest© une^on.y'- 
nisation poli-bicLue' et milit.aire (ifeteriel de lecture ,XVllI/ 

10b). ■ ^ 4.4. + 

Cbci Vciut pour tous les raouveraents de resistance q.u3. u ..©n 

illegalcnent contre I'e.ppareil d'Stat., 



j-ujji. ONSE EES CELLULES REVOEUTIONUAITiiES (REVOJjUTIONI\TARL ZELLEU) A LA LETTFS 
LE HANS-JOACHIM KLEIN; ' ‘ • 


-j.cJ.is Joachim Klein a quitte la ^erilla* II a, repris;'sa-^ decision de se 
b.attrG_ dans la gauche armee, pance que les conllits dans lesquels cela ■' 
1 'avail precipite ne pouvaient signliier pour lui que de renoncer a cette 
lutteH'Ious sommes concernes parce que nous avons refuse a ce moment de 
voir, d»observer ce developpement, ce proeessus de Joachim. 


Dans.,nos ecrits f igLirent. nos revendications, un devoir pour les combat- 
tajits de la, guerillas la necessite de confiance et d^efficacite parmi les 
combattants, sans concurrence, sans problemes' d^images, sans "position de 
complices", sans contx-aintes. 


0 *-esb precisement dans la- logique de la, guerilla que de resoudre les 
contradictions dans ses propres lignes, par la fra,nchise, la solidarite- 
sc.ns reserves, par 1* amour. Ce n^est qu*a-insi que nous arriverons a commencer 
ce combat, a le mener, a tenir bon.Les Revolutionnare Zellen n^ont jamais 
contraint, opprime, force ■•nm seduit personne • Elies nVont jamais accueilli 
des ca-marades uniquementtpa.rce que ceux-ci ont proclame qu * ils etaient des 
ndtres. -Entre nous~memes, entre nous- et les "nouvea-ux" , il y a le proces¬ 
sus long et peniole de toujours controler a nouvea,u les decisions, d*a-pprer~ 
dre av'Se co-nnaitre soi—m^me et a connaitre les autres, par des experien- 
pa,r des. discussions, en decouvrant a petitvS pas; par une pratique 
comi;:une • d * abord si 1'identite entre • la- vie et la politique d.ans le combat 
arm.e est reellement celle de phaque individu. Pour Hans-Joachim Klein, ; 
nous n*y sommes pas pa-rvenus, ni lui, ni nous.Notre imperf ectior/f aiblesse , 
de ne pas toujo< rs pouvoir rda-liser completement -ces revend.ications, pa-rce 
que: nous ne sommes nullement des gens completeme.nt nouveaux, est de ce fait 
v..emontree: il n*a pas ete possible de produire cette relation avec Hans- 
Joachim ICLein ni son a-utobritique ♦Noi^’.s n* avons pas vu qu^il avait trop pre¬ 
sume G.e ses forces; nous j avons laisse passer trop de choses a lui et a 
nous 5 nous a.vons compte sur lui. 

iTous voyons seulement maintenant en partie comment"fonetionne"!*homme 
liaj'iB-Joo.chim Klein. . .11 aura-it du pouvoir resoudre avec nous ce qui lui 
rendait. impossible o.e poursuivre la. lutte armee, de quelle maniere’'arreter" , 
de quelle maniere on pouva.it assurer son aveniroNous, lui, les gauchistes 
naturellement il est tou jours possible de quitter la. guerilla. 
Cnacun, cha.cune a- la- possibilite de vivre sans se faire remarquer, et ccci 
avec le souxien d_e tous ceux avec, lesquelS" •il( elle) a combattu -et- vecu a-u— 
p:xra.va-nt. 1 ous"'ceux qui • comr.-enc-ent" 'cette • -politique le sa.vent • Ha.ns—Joa-chim 
.'.lein precisement aurait eu de nombreuses. possibilites. Conime beaucoup de 
personnes o-ejd- avant lui. Il savait cela., bea.ucoup de ga.uchistes le sa.vent, 
tx'os precisement, et meme la presse bourgeoise salt cela. 

Arretex'- le combat dans la. guierilla urbrO-ine n^est pa.s une trahison. . , 

Ila.ns-Joachim Klein est pour la guerilla un probleme d * ampleur mondia-le 

noi pa3rce quJ il .s Vest detache politiquement ;■ cela-, chacun le peut, sa.ns 
qu'tm seul de ses cheveux soit touche. 

i 

-L 1 est un probleme parce que. la^ ma-niox^e dont il s ^ est sepa.re motive la- 
•cra.inte qu*il ne recule. pras non plus clevant la. traliison de details concrets 
cLc- structures-, de lieux de re, centre, de noms. 

publication de pretenduvS plavns, dont il dejoue soi-disa.nt a.insi l*exeou- 
uxon, sont les premiers signes aussi pour les * 11103 , qu^il est pret a pa^rle- 
.mencer qua.nd il n^y tiendra plus ou quend ils 1 * attraperont. 



suite de la lettre des R.Z*)=: = 


R.iutz'e voie , ciui allail* de soi ; Hans-Joaclaim Hlein se I’est nef'usee o 3on 
besoin desespene de toujouns devoin etne le plus gna,nd ^ D-e”top. iignten, le 
kin^” j Ikadniine, ne lui permattait pas ce3-a; niontrerj avouer I 0 . iaiblesse 
(j-aiblesse pnesumeei ) ,11 se cnee et cHoisit un nouvecau cadne ^ ou il peut 
repr-oduiire son star show 5 , ou il peut surmonter ses probleines et sa proion- 
do insecurite. - . 

Aupres d.e son public actuel, celo n'est touteiois- possible quk en oxircuLp 
cme CO' Qu*il veut entendre* 

Cepe^daj^t eela pe correspond pas a ses anciennes experiences avec • eux, a 
BOS e.':s.periences avec nous, a ses e periences a,u coox^s des 18 derniers moisc 
i ^ ou les mensonges: et 1* ordure dans sa lettre ^au Spiegel et au Pilaster- 
strand « ■ , . 

Nous savons qm*il est impossible 'et insense de reiuter les niensonges ici 
Gomme dans un prbces criminel.Ce serait en iait une aiia-ire de coniiance., 
surtout pour les gens qui savent depuis longtemps d.eja ce qu * ils veulent 
croire au sujet d.e la guerillc. urba,ine * Nous pouvons seulement d.ire ici qxie 
des. indications -precises d.ans sa lettre ^ par lesquelles il veut'^prouver 
notre pression sur lui, nos reilexions iascistes concernant les sections 
meprisant les homrnesnos relations instrumentales entre nous ^ avec lui, 
avec des mouvements . d.e liberation etrangers, notre monde Scans ' sentiment ^ 
sont toutes iausses sans exception-~ce. qu* il sa,it !-^ 


le courrier - d-es lecteurs d.es quotid.iens dP extremie g-auche reservent pa^riois 
do bonnes surprises: Rouge a publie ^ le 1 ° novembre 78^ une lettre "P.our 
Angelika Speitel” , lettre gui denonce le manque d * iniorrnations- evident (efc' 
aussi evidemment volontaire )^et le' caraotere humanists et apolitique- de la 
plupart d.es Ga,mapagnes pour la libera,tion d.e prisonniers politiques •.Void 
cette lettre: . • ■ 

” Le 27 septembre 1 978, Angelika Speitel, apres a,voir echappe pendant un^ '' 
an aux recherches policieres', etait .cemee et tomb4it sous les ba.lles dans' 
un sous-bois de Lortmund .Lepuis, nous somiiies sans .Houvelles d^Slle. 

Le meme g!ue nous ne sommes absolument pas informes d.e ce que deviennent 
les prisonniers de . la Prcaction Armee Rouge <»F.a.ppel non seulement de liisole-- 
inont carceral enquel ils so:pt • soumis, mais de Idsolement ideologique a.u- . 
cj.uel oexivrent les raedias*Pour reprendne les . paroles ' d * Heinrich B011, "nous 
somrnes affrontes a une sorte. dP epidemic de peste, .d_G lepre', provoquee par 
la chains )Springer.Il s ‘ en faut d.e peu que La presse noias transforms tous 
on lexjreux et en intouchables" • (1 ) '• 

En 1972 , '.le mondLe occidental etait l^objet dPune vp.ste campagne d.e solida 
rite en faveur d’Angela Lavis, militants' communists noire americaine- qui 
risquait a l^epoque La peine d.e mort • La solid-arite fut telle qu* Angela, fi- 
nit par etre liberee. • : . . . 

i-ia.is quelle difoTerence au juste entre Angela, et Angelika' ?.Et po-^rquoi 
le monde nPa.-t-il p.a,s auta.ht les yeux sur Angelika?Angelika n*a pas la peau 
noire: elle ne beneficiera.’ pas du soutien d.es humanistes et de tous ceux 
pour lesquels le racisme_ n^est du rests pas un problems politique * 

Angelike. n’est pas niembre dJxin pa.rti communiste: elle ne benef iciera. .pa.s 
du soutiendd.e l^a-ppareil international d.e propaga.nde des partis communistes 
pOur lesquels Ange-la La.vis servit de bonne conscience rairaculeusement exo- 
tigue et symbolique ’ a-souhait: victims no re d.u niiasque bla.nc de la bete 
americaine c .... 

Angeiilca nkavant ^uere pignon sur la culture: elle ne benef iciera pas du 
soutien d.e ce qu’il est-- ccnvenu L* p.ppeler ' 1 ^ intelligentsia .des Intellectu- 
els, pour y lesquels il f 0 .ut irroduire du texts «afin, peut-etre, d^existor. 




Angelika, elle', 0 . voulu, avo-ni tout, ”prouver la ve-n-ite, c * est-a-d-ire I 0 . 
realite et la puissB.nce, 1^ en-deg.a, de sa, pensee*', ’^da.ns lou pratique*^ (2) « 
k.lle li^q pas asses ..s’acrif^ie a la’^discussion sun la realite ou 1 ^ inre.0,15.te 
do I 0 .' pensee” . o .Peut-etre a-t-on. voulu lui donner du t-emps, du temps mort; 
at in de combler ce retard s'ur la theorie. « . La la.isseront ~ils seulenient lire, 
lui permettront-ils die or ire ? . 

Ulrike Ileinlxoi, denoncee par une communaute me^rginale, le sait-on asses, 
puis assassinee dans la prison d.e Sta.mmheim, da,ns la nuit du 8 au 9 me.i 
1975, IIa,rgh.erita Ca gol, achevee da-ns la, region d.e Savona le 8 juin 76 alors 
qu-elle etait blessee, G-udrun Ensslin, pend.ue, Irmga,rd Moller, poignardee 
da.ns la, prison de Sta,mmheim la. nuit du 17 au 18 octobre 1 977, Ingrid Sohu-. 
bert,’’suicidee*' dap.s la, prison d.e Munich, le 12 novembre 77, Angelika Speitel 
a,ba,ttue puis capturee le 28 septembre 78,—d-ans q^el etat et soignee com¬ 
ment? d:e quelles blessures? Pemmes symboles de I 0 . torce des femmes la ou 
Giles cessent- d*§tre po tiches ,.Pemmes qui ont conquis a notre face et/aux 
yeux des forgerons de la, guerre la mortelle plenitude d'§tre,desormai3, 
viv 0 .ntes ou mortes, avant tout des etres humains; porteuses de liberte et. ' 
d ^univex'salite . 

On me retorquera que la liberte et l*universalite ne passent guere pax 
” 1* instigation a la violence** #10 repondrais .avec Bollqu* ”'on pourra.it qussi 
retrouver I 01 racine de IJ, violence da.ns 1 *Ancien Testament ••.Je ne vais 
pa.s citer toute la, littefature occidentale,parce qu* alors il fa,udrait' cen- 
surer et interdire tout,yraiment tout...Toute La litterature occidentale 
est^ une incitation a La 4^iolence.** ( 1 ) 

Aujourd*hui, Angelika Speitel,. comme Christopher Wa,ckernagel, extrad.e 
depuis peu des Pays-Bas, comme Klaus CroisSvant extra,de Iko.n cLernier de Pran¬ 
ce, connait le sort des prisonniers de la PPA.Sort qui nous renvoie ti^o^gi- 
quement aux **suivides'* de l*an passe.En Uruguay, la vie de Raul Sendic 
—fondateur. historique d.u mouvement d-e liberation nationale—Tupama,ros--et 
colies de milliers de prisonniers sont en jeu.En Argentine, ce sont. Juan 
iax^tin GuevG,ra, le fr.ere cadet .du Che, et d.es' milliers d*hommes et de fem¬ 
mes que 1* opinion internationa.le essaie d * arro^'C'her. a • la mort et a.ux tor- 
tux's s. ■.. I 

Qui, en Europe, se soucie des prisonniers allemands ? ir 


LOUR L*ACTION CQNTRE PHILIPS? 

PAR L* EXTRADITION COMPLAISANTE DE TROXS COMBATTANTS DE LA LIBERTE DE LA 
RAP, LE UOmrnJRNEI'ffiNT HOLLAITDAIS A MONTRE A. QUEL POINT ■ LE VALET DE 
CiVRTER SSCmaDT A DEJA IMPOSE LE PRO JET D*UNE EUROPE DBS PLICS ET DES 
MULTINATIONALES 

LE PEUPLE HOLLANDAIS N*A PAS OUBLIE L* OCCUPATION SANGUINAIRB PAR LES 
NAZIS 

LA RESISTANCE CONTRE LA. -NOmrELLE OCCUPATION DE L* EUROPE PAR LES BOUR^- 
r.EAUDC DU 3KA (BundesKriminaL^mt, office federal de police criminelle) 

A DELA COMENCE 

,axT'-tAQUER PARTOUT LES IMPERIALISTES ET LES IRJLTIIiATIONALES LBS. AR!IES A 
LA main 

PAS D* EXTRADITION DE GABI ET CHRIS (1 ). 

KOMMANDO WILLI PETER STOLL 

^•■)GG,bi Ilrochner et Christion Moller prisonniers anti-imperialistes on 
'Nxisse dont la. RPA demande 1 * extradition. 

ITous a.vons reQu ce communique sans explications, depuis nous Oovons appr_-o 
que deux actions ont ete entreprises contre des filxales d.e Philips, I'une 
on Belgique, 1* autre en Suisse .Philips est une tra.nsnationale a dominante 
-.lolland-a.ise« Cette , 3 .ction est une reponse a 1 * extradition vers la, REi^ d.e 
'ei’ois comba,ttants de la Eraction Armee Rouge ^ 





.SPMDi^ITE AVEC LES PRISOMIERS 


. E.’arr^tent pas tout, 1' enfermement des camaradeSj. la prison, 

PORi' tout le monde que la lutte doit s'arreter. Et, con- 
U.J.-n.roM8n b a ce que 1 ’ installation de"Quartiers de Haute Securite", la 

piogieosive g'.neralisation des. methodes d'isolement des detenus”dangereux” 
voudraieiib faire croire, il existe encore .des loyens pour ceux qui sont 
dehors de raontrer leur solidarite a I’egard des. detenus et leur^reius de 
se piier . auac lois du silence et de l'oubli,_ Et particuHi'erement les’halts 
rnurs n’arretent pas les messages, diffuses par liaut-parleur., . iLe texte sui-- 
..Vc,ait a. ete dmfft'.se sur-la prison .Saint-Micheli - ' ' . / 

tous les enfemies, a tous les reprimes, 

A tous les. rpisonniers de Saint-Michel, 

A nos cepains Helene, Gerard, Ernesto, 

. ^oiciuiotre message de solidarite; 

venVau'on^se''??in^^ detention, I'Etat et Peyrefitte troii- 

:d '>n4a in--h^^ dans . les prisons franqaises.Alors ils decident 

chiens de la presse pourrie font le ne.cessaire, ils char- 

Son hGlP ^ faire'dire, que la prison ne remplit pas-bien 

.social la.des.truction.des individus. Ils tireht oute.s lez sonnettes 
lo,rme, eu a la rentree, enf in, la France retrouve son vrai .visage de pore; 

Peyrefltte, d'un reyers demanche, renvoie aux poubelles les maisres conces- 

enpfiscimeB.Tour a tour, les permissions, lo "liberte con- 
.^irionnelle U), les remises de peine, sont supprimees ou soumises a des con- 

la carotte, ce qui'ne veut pas. dire qu'on 

passe-t-il dans les prisons franqaises, 
leo prisono"quatre etoile.s comme disent les journalistes? • 

Prison 4 etoiles, e'est -une prison o-u on a un rouleau de PQ et une q 
o.-vVoime ce par moiSj, une douche par semaine et une. seance de cinema payante 
tous ys quinze jours.C'est une prison o-u l.a-nourriture est'totalement dese- 

neSnJrtP Prison ou la. menace du mitard est 

d'-une xrcA,vail sous-paye est le pretexte d'une. exploitation et 

d une humipation supplementaires.Combien de semaines de travail pour ache- • 

P^fJ quelques alibi's, bons a-montrer a, la tele, qui peut s'ins- 
xruire en prison,?Alors, Peyrefitte,: la. prison.qa sert toujours a la reinser- 
tion • - ■ ■ 

.,^"9^’ uous taierons pas. Pace a cette situation, des detenus ox'.t dcS- 

Ca.ae cie crier par tous les moyens pour que-1' on sache dehors ce qui 'se passe 

aedans.Un peu partout en Francep. des greves de la faim ont delate. D'e.utres 
mouvements „;r., 


, coiiuae^a-Saint-Michel, ont montre a. 1'administration qu'ellc 


vait pas encore reussi a detruire lez personnalites de ses prisonniers.Sachez 
qu^ "C nous soutenons toutes vos manifestations centre les emprison— 

neui’s. live l.a lutte de tous les detenus ! - 

y faut encore dire un mot au sujet des-Quartiers de Haurbe Securite.Le QHS 
est un regime de destruction acceleree de la personnalite et de la dignite 
xiumaines.Place en QHS, le prisomiier se voit prive de tout espoir,L'espoir 
est ^mau'v^.is pourle prisonnier, cela peurra-it lui donner envie de se rebeller. 

9.9'^'^ ”^^9 9®'^'' 1® principe de l.a prison moyenndgeij!.- 

se adanoee a noire siecle delirant de gadgets. Un compromis entre" le cacliot 
on. 1 on^ exait ^ enchaine et les cellules de privation sensorielle ou- I'Allemagne 
de Schmidt suicide ses opposants, Exigeons ensemble la. destructiij'n de tout les 

4 ? 1 - „ 


Ce ^li se passe en France n'etant pas suffisant pour trouver pretexte 
niy ,j3mprisoiinementsdiscard a'mis en place-avec. son complice Schmidt I'csp.",- 
judiciaire europeen. C'est 1' organisation. terroriste interiieitionale par excel- 






france-— solid£ri±?e avec'les prisonniers —suite)= = = = = = = = = = = = = =:; 

“lencej la collaboration meurtriere des-.poli^?es par-dela les frontieres.Pour 
avoir toute li'berte d’extrader tranquillement tons les'dissidents politiques, 
les flies de partout se tendent'une main fraternelle et 'eclasent au passage, 
les disside'nts en cavale. Plus uji metre carre en Europe et bientot dans le 
monde j)our trouver un asile quand on a decide de se battre..centre les oppres- 
seurs, Avec I'espace judiciaire europeenj discard aura encore plus de facili- 
tes pouu* extrader un avocat allema,nd. ou un journaliste irlandais, 

L'espace judiciaire europeen, e'est le ficiiage de chac'un de nojrs sur lo 
plan international, e’est I'impunite pour les flics assassins qui n'operent 
pas sur leur territoire, c*est I’appel a la, dela,tion 'generalise comtne r'out 
fait Sebmidt et Payrefitte, e’est la transformation de 200 millions d'habi¬ 
tants en antant de flics au service .du super-Eta,t eur ope en. Halt e -au terro- 
risme interncebional de Schmidt et de discard ! 

Parmi vous qui etes emprisonnes a Saint-Michel, se trouvent trois copains 
c^ueula police accuse de detention d'armes-. En realite, ces trois copains se 

trouvent emprisonnes poun leurs idees libertaire.s. la suule reponse qu'ait 
jamais trouve I'Btat qua-nd on lui crie liberte, e’est de npus mettre en pri¬ 
son.Et il ne reve que d’une chose, e'est de jete'r la clef. Pour etre sur de 
garder nos coponns le plus longtemps possible, tout le monde- y a mis .du sien. 
"La Dep^che" y est allee de son couplet sur le terrorisms internationa.1 et 
a. meme. du reconnaitre le lendemain qu'elle -etait allee. un peu loin. Le- minis- 
tere n'a. pas pense un instant h considerer nos copains comme- politiqu.es, bien 
qu'.il.lies.-.ait emprisohnes|pour. qa. 

Et de plus'tputesles magouilles sent valables pour fa,usser le proces. Le 
couple le plus fasciste en la personne du juge Pech et 'du 'procureur Negre 
s'es.t associe pour le proces, et on s'est meme arrange pour fixer la da,te. un 
jour ou I’un des avocats ne sera, pas la, parce qu'il pl8,idera en assises. 

La justice, e'est sacre, alors il ne faut pas qu'elle soit entravee paries 
avocats, pense Peyrefitte. ■ : . ' . 

Alors, pour que le proces des copa,ins.ne soit psi-s celui que revent les 
exploiteurs, nous qui sommes en liberte surveillee dans cette so.ciete poli- . . 
ciere, nous serons tous au Palais de Justuce jeudi .2 novembre a 14 h a .T'ou- 
louse, po'ur soutenir Helene, derard et Ernesto. 

Prison des. patrons, prison du peuple,. toutes les prisons sont pourries., 
nu’elles sautent ! , ' 

Hotre but h'est pas d'eiider la justice a dtre plus juste, de demander 3.0 
chitiemeir'c des vrais coupa,bles, ni meme de demander I'egalite de tous devant 
la loi. Si nous voulons detruire I'ordre eristenit,. ce .n'est pas pour araenag-er 
la socidte ni l’8,dapter a sa propre ideologic. . Nous luttons pour notre li'¬ 
berte ^ que I’.Etat, qu’il soit giscardien ou doulaguien, .peut remettre en ques¬ 
tion a touit moment, sachant qu'il ne mauquera jamais de pretextes', -tant nos 
deputes et ministres sont fentiles en interdictions et obligations. ■ 

ABATPONS TOUTES LES PRISONS, PRISONS TOUTES NOS CHAINES ET DETRUISONS 
L'ETAT QUI NOUS OPPRM i 


■■i nropo s de Wez ’nez’ Hop pe ; nous o,vons cl-sja ne^u des sienalunes poun I'vppGl 
pou:.'’ —c. l-iberrhion cle Ivernen Hoppe. Il y a toujours Ir, possibilite d' en- 
voyor les sigimtures a "Actuo,lite. . . " mais nous reprpduisons .I'adresse 

'proupe qui les recueille, car elle elait tree peu lisible; (dans le n°6,i 
Andreas Zapf, HI. Eielerstr. 11 , 2 Ilambourg 13, RPA. 


A.nncnce par beaucoup d' af'f iclaes sur les rnurs, il y a.ura un gala, de sou-- 
tien e,ux ei-prison ne s r ^ vlit igues bretdins, Londi 13 novembre, a. la liutua-libe. 
a 20. heures, . (iiutua,lite , rue o.aint-Victor, paris 5°) organise par le 

COnAIi., _comii:e bre'bon_a,n'bi—repression. ' _ 











IRLAlCDEs = = = = = = 

Nous avons obiienUj pai* I’in'tonnediair© du Cofflii;© Ii'land©^ ce "texi;© "bres 

important; c’est I'intervies: d'un merntr© de la dir©ction de l'IRA. provisoiie , 
parlant au nom du mouvement, paru© dans l*h©bdomadair© MC-ILL. (mi-juillet ) 

Alors qu’en Prance on a pu suivr© essentiellement la lutte d©s prisonniers 
irlandais^ au^ cours d©s demiers mois, les assassinate de militants, il nous 
semble tres important d© donner la parol© a 1'organisa^tion, pour comprendre 
son analj^s© d© la situation actuelle en ULSTER, et comment I'IRA provisoir© 
compt© continuer a mener la lutte. 

" Q. II semble qu'il y ait une diminution significative de I'activite mili- 
taire de I'TRA. . ■ 

R. II y eut une reduction notable d© I'activite I'anne© dernier©, mais cela 
a cause de raisons objectives, toutes conjoncturelles et ne suggerant a au- 
cun moment que la campagne faisait long feu. . ' 

En premier lieu, nous avons mis en place une reorganisation massive du mou— 
vement.Nous avons remplace la vieille structure pyramidal© fondee sur la lo- 
calite pa,r un system© de cellules. 

La ^raison en etait que les britanniques pen.etraient la vieille structure 
qui eta,it trop permealle pour uin bon travail clandestin.Le vieux system© per- 
mettait d'identifier ceux qui etaient responsables de certalnes operations. 
Par exemple si une voiture etait detoumee dans Turf Lodge et utilise© lors 
d’une operation, les britanniques savaient que I'unite chargee de 1'operation 
etait I'une de celles basees a Turf Lodge,Ainsi, tout ce qu-'lls avaient a 
fair© etait d'arreter tous les militants connus ou suspects du quartier, de 
les torturer et eventuellement arracher les avaux de I'un d'entre eux, im- 
pliquant les autres. 

Ce system© cependant avait im. certain nombre d'avantages.D'abord I'unite 
locale etait parfaitemen inseree dans la population du quartier et ce fut 
a 1'evidence, un important atout lors des premieres campagnes.De p; us I'unite 
locale.connaissalt parfaitement la geographic du quartier, ce qui lui donnait 
un avantage certain sur les britanniques. 

Le nouves,u systems de cellules a change tout ga.D'abord les cellules sont 
baties souvent sur la base de 1'experience de chacun, plutot que localement. 
Ensuite cela veut dire que les volontaires de n'imports quel endroit au nord, 
pexivent prendre part aux operations en tout point de la contree.Les brits ne 
pourront plus s'en tirer en ramassant quelques militants Ibcaux pour les tor¬ 
turer pour obtenir des aveux.Cette reorganisation a pris beaucoup plus de 
temps que prevu et n'est pas encore finie. Elle touc^.© principalement la 
region de Belfast et I'activite militairc--s'en est ressentie. 

La second© raison de la baisse de I'activite fut le manque d’explosifs.Ain-.^ 
si I'annee demiere nous fut-il difficile d'acquerir du materiel en quantite 
suffisante.Mais en Octobre nous avons invent© un nouveau precede qui a lar- 
geiaent resolLi nos-problem©s. 

Nous a.vons inflige un cinglant dementi a Roy Mason lorsqu'il pretendait 
que I'IRA etait battue, en lanqant une campagne ma-ssive de bombes debut Jan¬ 
vier qui continua jusqu'au desastre de la Mon. -• 

- Depuis nous avons cesse la destruction d' immeuble's 'commerciaux .pour nous 
concentrer uniquement maintenant sur les usines importantes de gaz et d'elec- 
tricite et les depots de bus. 

■ Et la troisieme raison pour-la reduction d'activite est simplement le ren- 
for-cement du .quadrillage des brits.Le fait est .qu'il devient de .plus en plus 
difficile- d'operer sans se fair© prendre, sirrtout dans le district, de Belfast 
o-u la presence des brits est important©. 

II -y a en permanence trois helicopteres survolant la ville, en liaison^ 
constant© avec des unites en civil dans la-rue.II y a des sold&ts planques- 
dans les moindres recnins de la. ville et- de la banlieus. Cela rend les ope¬ 
rations” beaucoup plus diffidles qu'elles ne 1'etaient il y a. quelques annees. 





I^’iande -- suite de-1'interview ) = = = = = = = = = = = = 

L’organisation 5 cependant, s'est adaptee a ces nouvelles circonstances.Nous 
ayoiis stirpa.sse les difficultes techniques au sujet des explosifs et sommes 
en passe de resoudre le prohleme de la surveillance. 

Q. Vous avez fait les memes' declarations I’annee derniere'lors de la visit© 
de la reine et pourtant rien n'en decoula. 

R, Nous, avions le choix a ce moment-la entre lancer une offensive generals 
centre la presence des hrits au nerd ou realiser quelque operation spectaou-- 

qui. a.rjrait eu presque le meme impact et un effet psychologique heau- ■ 
o .'..-.p plus grand.Nous avo'S.opte pour la derniere solution et une de nos 
v.i placa trois homhes a retardement dans les jardins de 1 universite de 
I'.iccvine, reglees pour exploser lors de la visite de la reins,Nous n'avons 
p:-3 eu .heaucoup de chance.L'une fut decouverte tine .semaine avant la visits, 
uao autre explosa prematurement e.t la troisieme six heures apres le passa.ge „ , 
de lo. reine. Imagines 1'effet provoqn.e si seulement 1'une . d'entre elles avq3-t 
expl-cse quaiid la reine etait ia. ;■ 

iloj' Mason a. fait des gorges chaudes de cette .pretendue defaite de 1'IRA's. ■ ; 
cette occs-sion, mais il faut comprendre que nous sommes engages dans une 
lutte prolongee et que nous n’alliens pas risquer de'la mettre en danger 
par uh^coup de des. j 

Q. Malgre cela, ppur quelque raison que ce soit^ Mason a quand meme souli- 
gy.t qu'il y avait eu unecnette reduction de la violence en 1977. 

R. Mason revendique ■ comSie tine victoire personnelle le fait que le nomhre dec - 
vio'times civiles a diminue en 1977.Nous pensons que e'est une victoire po’.rr . 
la population civile, pas pour Mason.Cela represents aussi^des^changements 
.internes a 1*IRA.Nous nous sommes determines I'annee derniere ^a mettre fi.n 
au:: ass8.ssinats sectaires et aux reglements de compte entre repuhlicains, 

Le fait est que des catholiques ont ete assassines par des handes para-milr- 
taires loyalistes et que I’on nous a implore de faire quelque chose.CertaJ-iios 
uni'bes ont replique centre certaines cihles loyalistes comme I'ont fait cert- 
ta.ins comites de defense .^dans differents quartiers catholiques ^de Belfast, 
Ncanmoins nous soiiMes cohvaincus que la moindre tolerance a I'egard des 
meurtres secta,ires est contraire a la philosox^hie du repuhlicanisme et no :s 
detourne du hut principal;c'est-a-dire la guerre centre les hrits. 

Au sujet des reglements de compte. Les periodiques guerres intestines e.nt...'o 
d.tfferents groupes repuhlicains ont entame de faqon dese-streuse 1'effort de ^ 
guerre et le moral des comhattants et de la population.Nous etions determines 
a ue.cser cela et je pense que nous avons reussi.Ces deux decisions ont gran- 
dement contrihue a la rduction des victimes civiles en 1977 et cette annee. 
fe ne pense pas que P oy Mason ou quiconque-'puisse se .vanter^de^cela. Nous 
royonnaitrions plutot cela comme ime victoire du citoyen ordinaire. 

Nous sommes maintenant determines a tendre notre energie et notre attenr::on 
exclusivement centre les hritsjSt ainsi qu'il refuse de I'admettre, nous reu- 
po:."terons sur ce terrain des succes certains.Le nomhre d'attaques centre ecx 
0. augment© dans les six premiers mois de 78 compSre avec celui de la moms 
period© I'an dernier .-Nous av ms a nou.veau. recours aus: mines dans nos atxaques 
centre leurs patrouilles et leurs vehicules et les hrits savent que la 'Gai.L- 
le des explosifs utilises lors de ces attaiques est^telle qu'ils ne peuvent 
'^:lor que notre capacite d'action n'a pas-ete entamee, en aucune faqon. 

0.. Vous emhlez avoir perdu plusieurs volontaires en action et d|autres pa.L 
arresta.tiQn.Oela a-t-il affaihli votre mouvement de fagon, significative v . 

.R. Qui.NOUs avons perdu des volontaires et chaque hoirnne tue ou empra-sonr- 
©''■t une perte pour le mouvement .Mais je ne pense pas que notre ^capaci'i^© ^ 

0 . ■ a.ction ait ete d'.aucune fagon entamee.Les hrits nt recoils desormais^^a 
no politique d'executions sommaires.Leur comportement revient a cecis^Sa. 

'-’■■•..■.IS attrapez un repuhlicain en mauvaise posture, executez-le ! Be lacj.-i 
u./es claire e'est ce qui arriva dans le' cas de Deni's Heany a Derry a ^ 

quelques mois.Et plus recemment dans le cas des trois volontaires ahattus ... 
BL..ilysillan.L'un d'entre eux avait regu 63 halles dans le corps.Les hr.LXS 




Irlande •— suite de 1'interview ) 


ouvrirent le feu sans discrimination, tuant un passant, en blessant un autre, 
Apres avoir, tire plusieurs fois sur les corps des trois volontaires de I'lPfi. 
ils leur mirent pour finir une iDalle dans la tete. 

Nous n'avons pas autant de volontaires qu'il y a cinq ou six anS.et cel;-i 
n’est pas une m.auvaise chose.Les gens rejoignaient I'TRA pour ua tas de bonnes 
ou mauvaises raisons par centaines seulement parcequ’ils voulaient un fusil 
pour defendre leur quartier.Maintenant, nous avons un corps de volontaires 
beaucoup plus politises, c'est une organisation bien plus homogene et effi- 
cace.Vous devez etre conscient que la vie dans I'IRA n'ost pas ■un"lit de 
roses".II n’y a pas de- provos riches.Nous devons souffrir de la. prison, la 
torture, toiijours sur la breche, isoles de nos families.Ainsi nos amis, nos 
camarades sont tues et beaucoup d'entre nous snt constamment en "cavale".__ 

Le risque de- 1'execution sommaire est grand comme je le soulignais precedem 
ment.Nous a.vons perdu 18 volontaires dans cette phase du combat.II y a aussi 
le fait que nous soiomes mal representes par les pretendus leaders moraux de 
notre communa,ute et condamnes par eux-.Cela ne nous attaint pa.s, mais touche 
parfois le m.oral de nos families. Pour etablir uae estimation de la force de 
notre courant, vous devez, vous rappeler que 500 de nos militants de Belfast 
sont emprisonnes.Quand .j’ai rejoint I'IRA en 70 je^croyais que les brits 
seraient balancSs^a-'vant la fin de 72.J'ai ete tres degu que cela-ne soit^pas 
arrive, mens depuis j'ai compris que cela aXlait §vtre une lutte prolongee. 
Nous sommes prbpares,_.pour’cela. et re solus a f air e tout ce qu'il faut pour 
achever notre tache.Nous sommes res satisfaits du nombre et surtout de la 
qualite des nouvelles recrues a 1'organisation. Cela n^.a. jamais ete un proble- 
ma■po r nous, nous n'avons jamais ete a court de volontaires,Nous avons le 
problems inverse de justifier le refus d'un grand nombre de candidatures.A 
cause de-le grande qualite des nouveaux volontaires,.il y a maintenant une 
plus grande comprehension des objecti'^.s pour une republique socialists, un ni 
vdau-de conscience beaucoup plus sieve dans notre mouvement.Nous sommes les 
vrais revolutionnaires et les vrais heritiers de James Coimolly.Grace au haut 
niveau de recrutement, nous avons pu mettre en place de veritables cours pouc 
fairs face aux interrogatoires qu'accompag ent toujours tortures et intimida- 
tion tels qu'ils sont menss a Castlereagh et d'autres centres. 

La condamna.tion du gouvernement anglais par la cour de Strasbourg pour 
techniques et 'traitements degradants est une preuve'supplementaire de la per- 
fidie des brits.Nous n'avons pas besoin de justification pour notre campagne 
de violence.il serait vain de se fairs des '.illusions s'ur la justice ou la 
democratie anglaises.C'est ga qiii leur permet de masquer Xeur politique d'a- 
gression imperialists et la se'uie reponse a opposer est le fusil et la bombs, 

Q. Et a propos de la foumiture d'ames et. d'explosifs? 

R. Comme je I'ai dis precedemment nous avons largement resolu Is probleme 

d'approvisionnement rencontre 1'an dernier.Nous n'avons aucune difficulte 
maintenant ppur acquerir les armes dont nous avons besom pour continuer la 
guerre.Evidemment'je ne peux en dire plus au sujet de nos so'ur'ces et de la 
quantite d'armes dont nous disposonS.Ce que je pe'ux affirmer c'est que noiis 
n'avons regu aucune aide de I'Union Sovietique ni^d'aucuns des pays de I'Est. 
fls ne sop.t.pas inter esses par les luttes de liberation nationals comme 
i'iitdique leur politique en Afrique. - 

Q. L'IRil est-elle en favour d-'une quelconque forme d:'- independance negociee 

en Irlande du Nord ? — ■ • 

R, Nous y sommes absol'ument opposes.Ce n'est pas "une' solution au probleme 
irlanda,is par'ceque cela ne liquids pas 1’imperialisms britannique en Irlande 
du Nord.Cola ma.intiendrait la suprematie Ibyaliste et serait obstacle vers 
une republique . socialiste .Les loyalistes s.o'uhaitent, 1 .',independance "uniqiie-, 
mant pares que.. les brits ont dissous les B specials et le"parlement protes- 
tant' pour le peuple protestant" (Stormont), pares que les brits ont essaye 

de mettre les catholiques au pouvoir et qu'ils ont.eu le culot meme d em 
' -Drisonner un certain nombre de loyalistes. 




IHLANDE --Suite de l^ihtervie-w ) = = = = = = = =:=:=: = = =: = = = =: = ="■= 

fey -i« 

’* Ge n*est . pas pace que les loyalistes soudainement'se sent pris d*amitie 
pouD? les catholiques qu*ils veulent indepeT 9 .d 0 .nce, mais bien par-ce q.ue 
les brits ont mis le nes dans leuns affaires. II ne fa^it aucun doute' que 
les loyalistes. tenteraiept _a nouveau d*imposer leur domination a la'mino.- 
rite catholique s^ils 'avaient le pouvoir dans vltl Etat ' independa^nt. II y 
a uno dani^^creuse alliance qui se met en place entre ceux qui , sont favo- 
ra.bles a un. Ulster independa^nt ♦ Cela indue a part les organisations loya~ 
listes para-militaires, des fractions du SDLP, Idrish independance pa^rty, 
Pa.ddy Devlin et quelques . j ournauSJ ddrlande et. de Grande-Bretagne . 

II y a eu. recemment des malentendus sur la position de 1*IE.A sur cette 
question primordiale, aussi sommes-nous tres clairs une fois pour toLites, 
l*rRA est absolurnent opposee atoute proposition d * independance negociee 
poirr les six comtes. 


Nous terminefons la parution de cette interview asses longue dans le-pro- 
ebain .bulletin. ... 

A propos de l^Irlande, toujours, le n °8 du bulletin ^*Irlande libre** a 
publie un article intitule **La CIA en Irlande^' qui montre comment, paralle- 
lenient a 1’Ulsterisation de 1 975, les services speciaux des USA tentent de 
ramoner. a e^ux une situation bien critique. . .Ainsi, 1* article montre la . 
cpllo.boration entre la CIA et les services britanniques, tant au nivea^m . , 
de 1’etude de la contre-fevolutiop que de son application, par exemple Ip., 
financement de mouvement;s comme leKouvement de la paix,' ceci par Idnter-^ 
mediaire de personnages &.ont il est interressant de savoir quails ont fait 
"leurs premieres armes" au Cbili par exemple, lors du coup d^Etat et de sa 
prep 0 ,rationce' qui est le cas de’ Charles Stout: ^’CbOvrles Stout, ne en 1-28, 
a commence sa. carriers dans l*armee, puis passe a I’lllR (Intellignece and 
Research) .Specialiste des questions europeennes et d_e l*OTAN,il etait *' 01 :- 
f icier politique'^ en Yougoslavie, Italie et Chili.II est arrive tout drort. 
de Santiago, en septembre 77, pour remplacer l^ancien chef d^antenne de 
la CIA, Pete Spicer.” Au:v moment ou Stout etait ”ogf icier p 6 litique”a Ivome, 
les services specianx US metta^ient en place lad’strategie de la tension” , 
so at enalnt .financier emeht, a coup de plusieurs centaines d.e millions de li¬ 
nes, des‘ fa.scistes comme . le general Miceli, (ancien chef des services se¬ 
crets ita.liens ), ou Pino Rauti, dirigeant du MSI. ; 

D hautre part, l*a,rticle cite, en ce qui concerne la manipulation des • 
informe.tions dans la presse, plusieurs noms de journalistes a la soldo o-e 
la. CIA, ecrivant notemment dans 1* Irish Independent, et 1* Irish PreSvS. 

Bans le merne numero,”Inlande Libre”un dossier sur” 1 ’anatomie de l^enmee 
britannique” ,ainsi que des informootiop.s sur les operations militaires de 
l^IRA et INLAPendant la periode d*ete: 26 attaques dirigees centre les 
forces. d * occupation britanniqTj.es au cours desquelles furent tues deux sol- 
d 0 .ts britanniques respectivement les 13 et 17 aout a Belfast et Keady, 
c?«insi quPunmmembre des SAS le 11 aout a Derry. Be 4 aout a Belfast 4 bombes 
incendie.ires explosent: dans Kent Street; le 5 aout une voiture piegee 
saute devant un poste de police RUC a Stnaban ( RUC= Royal Ulster Consta,^- 
bulary, ndanai) ; le 6 , 3 bombes endommagent un batiment a^dminis urati£ . 

Anmcygh House a Belfast pour le septieme anniversa,ire de 1 ^ internement san.o 
moces (annete en 1 975) ? I^IITBA attaque plusieurs forts britanniques ainsi 
que des pOvStes de l^armee ( Turf Lodge .tJhiterockect . , . )Au petit matin une 


pa,trouille bnitannique dans Lower Ea,lls et un peu plus tard deux jeeps 
sont a^ttaques dons Spreegfield RooU.L^IRA provisoire nevendique dons la, 
r.ieme joumee 6 attaques n Belfo.st.Le 11 aout une grenade est lancee sur • 
un poste de l^armee .britonnique a Ballimurphy( Belfast) .(...) Le I 0 1 
incendie et detruit 10 autobus( pour 2300001ivres)a Nevrty. L’INLA atto,q.u^ 
une po.tnouille bnitannique et blesse trois .soldats^le I 6 aout dons Groman 
uonket (Belfast ).Le lendemain, -une unite 'de l*IIUi 'fclesse un membre de la 
police RUC a Lurimore. ” d’apnes les sources de 1^ Irish Republican Informa.- 
tion Service . _ _ 





Q 


LIBAN / PALESTINE ; = = = = = = = = = = = =■= = = = = = = = =: = = = = = -^ 

i-.ous con'fcinuons ia prairu'bion de 1 ’ intez'viev/ du commandan't Selmaxin, offi- 
olez' du Patah., qui iremoigne suu la balaille de Tel Zaataar'.La, pTremieue 
parlie de celle interview de *'Revolui:ion Afuicaine" (organe central du 
,PHT) , paeue le 30 aoui: 78, irappelle les conditions de 1* insta-llation 
des nefugies Palestinians dans le camp de Tel-Zaata,r depuis 1951,et 
1 ^organisation de la population face a l^agression des bataillons de 
la droite libanaise armes par les sionistes. 

Comment ave^-^vous organise la, defense de Tel^Zaater lors des trois 
derniers .jours ? 

Op i^iqR-^^-qnt.SEIJ'^IAN : Au debut, nos positions str.itegiques etaient situees 

sur des points eleves-, loin des barraquements qui servaient d*habita.- 
tions a la population.Durant les quinze premiers jours de la bataille, 
nous avions maulbeureuvSement perdu la, plupart de nos positions strate- 
grques que nous SvVions occupees, cela a cause de la violence des bombar-- 
dements et de 1 ’of‘fensive ennemie soutenue, que nous devions subir diffi- 
cilement par suite du.manque de possibilites. 

Nous nous .sommes replies dans lee; baraquements du camp et dans quel-- 
ques batiments avoisinants.Nous avions perdu dans ces premiers quinze 
jours., de la bataille de Tel-Zaater, les meilleurs militants a.insi que les 
cadres militaires les plus competents.Devant cette situation, nous de¬ 
vions par la suite adopter de nouveanx moyens*'pour sauvegarder le reste 
des,. combattants et des cadres.De nouvelles tactiques militaires; sent 
appliquees; o*est ainsi que nous affections seulement quelques combat- 
tants pour a,ssurer la defense du camp, les, autres occupaient des positions 
secondaites•Pour nous, le capital bumain etait tres important.Cette tac- 
. tique visait a reppusser toute tentative d* incursion, des forces de droi¬ 
te', dans le caiiip.Et .quan.d elles s j y aventuraient, elles tombaient dans 
le piege que nous leur avions tendu: les quelques occupants de la ligne 
de defense se replia,ient, et les fidayine occupant les positions secon- 
daires passaisnt immediatement a Inaction et reduisaient Inoffensive 
ennemie.Cette t^actique nous avait permis "de repousser des dizaines de 
fois inennemi et nos pertes Humaines se 'minimisa,ient .Pour'les fidayine, 
Gbaque seconde vecue etait un miracle. 

j.i..A* :Quel etait I’age d-es plus jeunes combattants que vous comptiez da 2 ?.s 
VOS . rangs. ? _ 

SEIP^IAN: I Is avaient a peine douze ans.Les moins jeunes s*oc¬ 

cupaient de la surveillance du depot d,e munitions ou s * improvisaient po¬ 
rt ours _de messages d*un poste a un autre. 

-•-cA.: De quels , types d* armes defensives disposiez-vous? 

° L*-arme essentielle est la Kalacbnikov.Nous avions - 
en plus quelques armes dnsoSsaut: BC¥, des mitrailleuses lourdes de calit 
bro 14-7 5 la Doucbka, . un.*ndeux-pieces” calibre ‘ 23 mm et deux . canons seu- 
n.enient .L’-un a .ete detruit an-debut des combats, et 1 * autre, qul.etait de- 
vepu^ presque_.^inutilis.able , nousservit tant bien* que • mal jusqu’. a la der¬ 
nier e minute. . • 

b.A, : Apres plusieurs semaines de combats soutenus, les fidayine n*e- 

taient-ils pas arrives a court de munitions? Comment avez—vonj^ resolu ce 
probleme ?- ^ ~ -P ’ 









Palestine / Liban 2 interview — suite)= 


CoiLTiiand-ant ■ SBIiMAN t Conune je le d-isaiSj la bataille d.e Tel—2aater .-a 
dure seize mo is • Pur ant. toute cette periode.nos iidayirie se sont entrai-_ 
nes malgr^ nos iaibles ils disposaient et iave'c . une quantite , 

reduibe de munitions'*ON veillait a ne pas gaspiller nos balles, devenues 
la prunelle. des yeux des fidayine* Pans les derniers jours^de la be.tail-* 
Xof le*fidai ne tirait que lorsque il.etait' sdr d'atteindre sa cible® 

•Bien. souvent, ce~iidai rePusa^it de tirer . sur l*ennemi, .de peur de le 
rater et de perdre ainsi, betement, une ballet 

Les habitants du'oamp avaient passe au peigne fin leur maison,pour nous 
ramener .ch.acun cinq ou dix balles, parfois une .Quolquefois nous rdcu- 
pSrions des munitions sur des ennemis mis hors de combat* 

Pl.A.o Quels etaient vos principaux cadres militaires qui vous secondaient? 


Commandant SEUIAJT; .. II y avait le responsable politique de la region 
crientale,Abd El Mohsein.il venait a peine de recevoir. son entrainement 
militaire . II s * etait ... vite f orm6 pour s * imposer quelques temps plus tard 
cotnme un off icier: aguerri. II supervisait avec moi les activitSs militai 
res du" camp.II a mpntre^de grandes oapacites d’organisateur* 


-P. iA • s Par quels moyens 
du commandement de la R 


jmaintenieZ'-vous le- contact 
Evolution Palestinienne? 


avec 


les dirigeants 


O ommandant' SELI^’IAN; ' Pe bout en. bout., . les chefs de la resistance palesti- 
nienne• et■du mouvement national suivaient de pres ie d^roulement des 0 
combats.J^etaiB -en contact direct avec, eux.par radio-emetteur • .Nous 


recevions des instructions. ry 

Si ce n’etait l*appui que leur accordaient certaines forces militaires 
arp,bes, les isolationnistes -et ils le savaient tres bien—-n’auraient 
pas tenu jusqu*a,u bout' Tel—.Zaa^ter, dont on voulait f aire, par notre re¬ 
sistance farouche,' un bas;^ion inexpugnable de la Revolution palestini- 
enne. La presence de ces forces militaires ex^^nra-libanaises.. a af faibl:;., 
je le- reconnais, nos’ positions .Ce' qui a amene le cpmmandement de la Resis¬ 
tance palestinienne a se contenter de la • protection du camp par-des dieux 
de bairrage.On nous a depgche des renforts, ce qui a quelque peu contri^- 
bue a relever le moral des combattants a I'interieur du camp jusqu^aroc 


derniers moments. 


R, A Vos dirigeants vous ont-ils informe que Tel-Za.ater ava.it perce, 
grace a votre determination, la carapace de l*anonymat pour s^imposer 
aux yeiix de 1* opinion .publique comme le sumbole.de la Resistance pales- 
tinienne? .. : 

Commiandant SELMAN; Au moment ou les combats ,.s * interisifiaient de plus en 
plus a Tel-Zaater, Yasser Arafat etait absent du Liban.Apres son retoux, 
il nous a informes de l^echo profond que suscitaiehf ces. CQmba,ts'-dans 
monde.Tel-Zaater devehait alors le symbols de la Resistance palestinienne 
-et de 'tous les combattants progressistes dans le monde .Eait demontre 
d^ailleurs par 1^ importance a’c cor dee par les dirigeants sbvietiques encre 
autres a cette determination des fidayine a vouloir resister coute que 
' ooute aux menees offensives repetees de la. droite libanaise. 

Des freres Palestinians et libanais qui r-entraient d* Europe nous avaient 
egalement informes de l^audience a l*etranger de cette bata.ille, et 6.e 
1 hob.miration qu^eprouvait le monde progressists pour ces fidayine.- ” 

R..Au. ■ Avez-vous un fait particumier de cette batail3_e a nous relater ? 

Commandant SELT^IAN: Au moment ou la colline de Tel-Anir dominant Tel-Zaa¬ 
ter et ou flottait le drapeau Palestinian tomba entre les mains des 









> A. 


::^ le - S . tine / Liban; intervie w du commandant SeIman-- 


■suite )= = = = =: = = = = r 


surprise que mon 

reinpirntor s etait aussitSt diriga vers oette colline pour 

coSte du treJe avanqalt vers Tel-Amir sans tenir 

vi+vea a danger qui le gaettait sur une distance de quatre cents 

“’ra+ .+ tirs des phalangistes, en orient "Allahou Ai-bar" .11 

atmoSpLrrd®'"’'®^ ^“'^aainement encadrd et drainant derriere lui dans une 
tous Saia a eupnorie pres de cinq cents de see frdres Palestinians de 
aortaSn^’p.n,n“? s'i;e»ble''Allahou Akbar'Ma plupart. parmi eun, ne 
dent les vinvt O® e^Wient toujours vers la colline de Tel-Aiiiir 

tdiir le isolationnistes ont du prendre la fuite sans 

i“rtouiouia °r® de ieu.O'est ainsi que le drapeau Palestinian ilot- 
--Lit touoours sur la colline de Tel-Amir. . . 

..Comment avies-vous pallie au manque d'infrastructure sanitaire? 

au°ddbS"^a'^j™^t- '' travaillaurs Palestinians a construit, 

Un puita'a eaf^^ srieur u camp, un hopital grace 4 I'aide des habitants. 

amd^ids Lur, ^ “S”® des abris d'urgence ont dte 

camtixiagevS sous ujae mosquee, 

ciS Buf soS’^r.r+?® palestinien avait m2:s a notre disposition deux mede- 
^ nous jusqF'au dernier jour. 

1 'occuTDation'^n^ “®<3.ecins pratiquaient de petites operations ,mais apres 

nur?oro!risol t"°" 1* hopital de Haj Thabet appartena^t 

c-les comnliaue^’c^^P^^^^-^' P^r-atiques des operations chirurgi- 

Cn.,J.es compliquees.Bien surcela ■ n'avait ete nossible qu'apres le trans 

sSre're^SlrfSIfl"" lal-Zaater de tout l^equipe^en? chLu^gLafSees- 
honil.rrr ^ ^ i;ennemi.Nous avions ainsi fini par disposered • un 
" Burvmr au''or”^'"^ ®l^ipe .Cependant, une- autre difficulte ne tarda pas d 
p - . ® ^ derniere phase du combat.On manquait de masout. 

Ser^^nr dS^Ji^u: dri'^SIl 

quanti^ de masout au pompage 

tionnistes^'^nourn'"''^’ vingt-jours apres la derniere offensive des isola- 
cpuse du mLnanTdl P^s^pu faire face au grand nombre de blessds a 

J-J^m^cZl'^dTrrldT critiques .Beaucoup de blesses mourraient, . , 

do l^aret drJir^T" " medeems a soigner les blesses -oaveo 

vr Mv-it es-Tipm^r,+ ' ^ _ Cies imnches- de cnemise en guiseede pansements. II 

X-T-e nnpSter de mfirmiere suedoise qui a fini par se 

e^amputei de _ 1 un des deux membres a la suite ddune blessure.' 

-T alilentes en sang par une operation 

" o*est-a-dire que le donateur distillait direote- 

•■•■forcSs a LontL"^'"" blesse.Nous etions 

Croix-P.ouge Internationale proceda 
<.u rransiero aes blesses, en deux tranches. 

i:.A.;,la nombr.e des martyrs de Tel-Zaater ? . 

3.200 martyrs d Tel-Zaater r mais je dois dire--au - il .-v 
Sfficieux « Btatistiques^precises, a ce sujet.C'est un bilan . 


hous terminerons la parution de ce t.exte dans le bulletin n° 8 ;