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Full text of "Les Laboratoires Wellcome de Recherches Chimiques"

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Frederick b. Power, ph.ü., ll.D. 

Directeur 


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LES LABORATOIRES 

WELLCOME DE 

RECHERCHES CHIMIQUES 


AVEC UNE DESCRIPTION DES EXPOSITIONS DE 
CES LABORATOIRES A L’EXPOSITION UNIVERSELLE 
ET INTERNATIONALE DE BRUXELLES, 1910 



Exposition Universelle et Internationale 
de Bruxelles. 1910 



Plan général montrant l’emplacement des Expositions des 


Laboratoires Wellcome de Recherches 
Chimiques et Physiologiques 


Table 

des Matières 

PAGE 

Vue de la Vitrine 
d’Exposition . . 2 

Table Alphabétique 5 

Introduction .. .. 7 



Compte-Rendu des 
Recherches 
Chimiques . . 9-31 


Compte-Rendu des 
Recherches 
Botaniques . . 31-32 

Liste des Spécimens 
Chimiques 

exposés . . . . 33-42 

Liste des Spécimens 
Botaniques 

exposés 42 

Titres des Etudes et 
Mémoires publiés 43-4S 


Description des 
Laboratoires 
Wellcome de 
Recherches 
Chimiques .. 49-56 

Vue de la Façade 
des Laboratoires 50 


Vues intérieures des 
Laboratoires 52, 54 


A 



Vitrine des Laboratoires Wellcome 
de Recherches Chimiques 
a l’Exposition Universelle et Internationale 
de Bruxelles, 1910 


Les Laboratoires Wellcome 

DE 

Recherches Chimiques 


A L’EXPOSITION 

UNIVERSELLE ET INTERNATIONALE 
de Bruxelles 
1910 



/y 

/ D. p y* 

Frederick b. Power, ph.d., LL.D. 

Directeur des Laboratoires 


King Street, Snow Hill, Londres (Angl.) 


Digitized by the Internet Archive 
in 2016 


https://archive.org/details/b22480663 


Table Alphabétique 


PAGES 

Acacia, Faux 22, 41 

Acide Camphoiique. Sels 

Phényliques de 1’ . . . . 29 

Acide Gallique, Dérivés de 1’ . . 29 

Acides Glycérylphosphoriques, 

Sels des 30, 42 

Acthusa Cy>iafiium .. . . 18,41 

Alcaloïdes des feuilles de Jabo- 
randi 9, 33 

Amygdaline, Isp- 2S 

Anthraquinone, Dérivés de 1' . . 28 

Apocynum androsœmifolium 23, 39 
“ Arbre à poivre ” 13 

Asarum Cnnadense , Huile 

essentielle du rhizome 13, 30 

Atropine, Résolution de I* 11, 34 

Benzoxy-oléfines 28, 41 

Berbérine, Phosphate de . . 11, 34 

“ Beukess Boss” 21 


Bibliothèque des Laboratoires 53,55 
Bismuth, Nouvelles prépara- 


tions de 

30, 42 

Botaniques, Recherches . . 

.. 31 

Botaniques, Spécimens 

. . 42 

Brucea ant idysenterica . . 

.. 20 

Brucea Sumatrana . . 

. . 20 

Camphorate de créosote . . 

. . 29 

Camphorate de gaïacol . . 

29 

Ca?cara Sagrada 

20, 41 

Cérium, Oxalate de 

.. 30 

Chailletia toxicaria . . 

22, 38 

Chambre de Combustion . . 

54, 56 

Chanvre du Canada . . 

23, 39 

Chaulmougra, Grainesde.. 

15, 37 

Chimiques, Recherches .. 

9-31 

Chimiques, Spécimens 

33-42 

“ Chinkerinchee ’’ 

.. 27 

Ciguë, La petite 

18, 41 


PAGES 


Citrouille, Graines de . . 26, 38 

Coloquinte, Constituants de la 25, 41 

Cotarnine, Substances alliées 
à la 12, 35 

Cucurbita Citrullus . . .. 27, 38 

Cucurbita Pepo 20, 38 

Dérivés de la Glyoxaline et du 

Pyrazole 9 

Derris uliginosa 21 

Description des Laboratoires 49-56 

Ecballium Elaterium , . 24, 41 

Elaterium et Elatérine . . 24, 41 

Épinéphrine 10, 35 

Eriodictyon Cali/brnicum 17, 40 

Études et mémoires publiés 43-48 

Façade des Laboratoires .. .. 50 

Fer, Nouvelles prépara- 
tions de 30, 42 

“ Gingembre sauvage ” . . 13, 36 

Glycérylphosphoriques, Acides 30, 42 

Glyoxaline 9 

Grindeliacamporum .. 19,32 

Gymneina sylvestre . . . . 19, 40 

Gynocardia odorat a 16 

Gum-Plant 19 

Hedeoma pulegioides , Huile 

essentielle d’ 14 

Historique des Laboratoires 51-56 

Huiles essentielles diverses 12-14 

Hydnocarpics anthelmintica 16, 37 

Hydnocarpus Wightiana 16, 37 

Hypophosphites officiels . . . . 29 

Intérieur des Laboratoires 52-56 

Introduction 7 


c 


TABLE ALPHABÉTIQUE 


PAGES 

Iode et de Tanin, Soi-disants 


composés d’ 29 

Ipomoea purpurea. 19 

Jaborandi, Feuilles de . . 9, 33 

Jalap, Examen chimique du 24, 38 

“Jardins Botaniques de Lon- 
dres” 32 

Kô-sam, Graines de 20 

Laboratoires, Description et 

organisation des . . . . 49-56 

Laurier de Californie . . . . 13 

Laurier indigène 12 

Lippia scaberrima 21 

Liste des Publications . . 43-48 

Liste des Spécimens exposés 33-42 

“ Lukrabo,” Graines de .. .. 16 

Manganèse, Nouvelles prépara- 
tions de 30, 42 

/ 

Mémoires publiés, Etudes et 43-48 

Merisier sauvage . . . . 23, 39 

Micromeria C/mmissonis . . 21 

Monographie des Jardins Bo- 
taniques de Londres . . . . 32 

Morinda longiflora 18 


Morphine, Recherches sur la 9, 34 
Muscade, Huile essentielle de 14, 36 
Muscade, Huileexpriméedela 15,36 


“ Ojuologbo ” 18 

O leu Europ<ea 17, 39 

Olivier, Feuilles et écorce d’ 17, 39 
Or, Nouveaux Sels d’ . . . . 12 

Oranger, Faux 12 

Organisation des Laboratoires 49-56 
Ornithogalum thyrsoides . . 27 
Oxalate de Cérium 30 

Pastèque, Graines de. . .. 27,38 

Pennyroyale Américaine . . . . 14 

“ Persil du Sot ” 18,41 


PAGES 

Peuplier, Écorces de Saule et de 22 
Pilocarpine, Recherches sur la 33 
P ittosporum undulatum . . .. 12 

Protéine vénéneuse (Robine) 22, 41 
Prunus serotina 23,39 

Publications, études et mémoires 

43-48 

Pyrazole 9 

Quinine, Sels de 12, 34 

Recherches botaniques et phar- 

macognostiques 31 

Recherches chimiques . . 9-31 

Récompenses décernées aux 

Laboratoires 57 

Résultats des recherches . . .. 7, 8 

Rhamnus Purshiana .. . . 20 

Robinia Pseud-Acacia . . 22,41 

Rue algérienne, Huile essen- 
tielle de 14 

Rumex Ecklonianus . . .. 25 

Salix discolor 22, 41 

Saule et de Peuplier, Ecorce de 22 
Sous-sols des Laboratoires .. 56 
Spécimens botaniques exposés . . 42 

Spécimens chimiques exposés 33-42 

Tanin, Soi-disants composés 


d’iode et de 29 

Taraktogenos Kurzii . . 15, 37 

Travaux des Laboratoires. . 7,51 

Trèfle incarnat 26 

Trèfle rouge 26, 40 

Trifolium incarnatum .. .. 26 

T rifolium pratense . . . . 26, 40 

Tropéines synthétiques .. .. 10 

Tropine et Y^-Tropine .. .. 11 

Umbellularia Cal if arnica. .. 13 

“Yerba Buena” 21 

“ Yerba Santa’ 17, 40 


Les Laboratoires Wellcome 

DE RECHERCHES CHIMIQUES 
A L’EXPOSITION 

UNIVERSELLE ET INTERNATIONALE 
DE BRUXELLES 1910 

La présente brochure décrit succinctement les divers 
produits exposés par les Laboratoires Wellcome de 
Recherches Chimiques, dont l’ensemble permet de 
se rendre compte des résultats, du but et de 
l’étendue des travaux et recherches scientifiques qui 
s’y effectuent. 

Les recherches entreprises dans ces Laboratoires 

— fondés par M. Henry S. Wellcome en 1 896 et placés 
depuis lors sous la direction du Dr. Frederick B. Power 

— ont eu un caractère très varié et ont porté 
sur une multitude de matières intéressant toutes 
les branches de la chimie. Entre autres, elles ont 
compris l’examen chimique complet d’un grand 
nombre de plantes ou matières végétales ayant une 
valeur médicinale reconnue. Ces plantes ou substances, 
recueillies souvent tout exprès pour les recherches, 
comprennent non seulement beaucoup de drogues 
très connues originaires de l’Europe et de l’Amérique 
du Nord, mais aussi des produits provenant de 
régions éloignées ou d’accès difficile telles que 
l’Afrique, l’Inde, l’Australie et les îles Fidji. 

Les Laboratoires ont pu extraire ou former une 
grande variété de composés chimiques d’un haut 
intérêt en même temps qu’isoler plusieurs nouvelles 


8 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


substances, telles, par exemple, que celles contenues 
dans certaines huiles grasses et essentielles. En 
relation avec l’isolation et la caractérisation des 
plus importants de ces composés organiques, les 
Laboratoires ont consacré beaucoup de temps à 
l’étude de leur constitution. Dans le domaine de 
la synthèse chimique ils ont produit un grand 
nombre de nouveaux composés organiques et ont 
réussi pour plusieurs sels inorganiques à en former de 
nouvelles combinaisons qui, étant plus uniformes dans 
leur composition, plus stables et plus solubles, ont 
rendu ces sels plus propres à être utilisés en médecine. 

La plupart des résultats détaillés de ces recherches 
ont été imprimés dans diverses publications scien- 
tifiques telles que : Journal of tlie Chemical Society 
(Londres), Journal of the American Chemical Society , 
Journal oj the Society of Chemical Industry ; et dans 
les journaux pharmaceutiques tels que : Pharma- 

ceutical Journal (Londres), Americati Journal of 
Pharmacy, Archiv der Pharmazie , Year-Book of 
Pharmacy , Proceedings of the American Pharma- 
ceutical Association . 

Ces diverses études, dont nous donnons plus loin 
la liste, ont été distribuées au fur et à mesure de 
leur publication aux personnalités qui pouvaient s’y 
intéresser, et aux institutions ou bibliothèques qui 
les collectionnent. 

Les pages qui suivent indiquent brièvement les 
plus importants résultats des travaux de recherches 
effectués jusqu’à présent. On devra se rappeler 
cependant que faute d’espace il n’a pas été possible 
d’exposer tous les produits et que, par conséquent, 
le nombre de spécimens choisis est assez restreint. 


RECHERCHES CHIMIQUES 


9 


I. RECHERCHES CHIMIQUES 

Les Alcaloïdes des Feuilles de Jaborandi 

^ v.rv. - 

De longues et importantes recherches ont été entreprises 
dans le but d’élucider la nature des alcaloïdes des feuilles 
de Jaborandi, au point de vue spécial de la constitution 
chimique de la pilocarpine et de l’ïsopilocarpine. Ces 
recherches, qui ont duré plusieurs années et ont nécessité 
l’emploi de grandes quantités de produits très coûteux, 
ont finalement été couronnées de succès par la détermina- 
tion, pour la première fois, de la constitution réelle de 
ces alcaloïdes. ( Journ . Chem. Soc. 1900, 77 , pp. 47 3- 
498, 851-860; 1901, 79 , pp. 580-602, 1331-1346; 
1903, 83 , pp. 438-464; 1905, 87 , pp. 794-798; 

Y ear-Book of Pharmacy, 1899, pp. 435-441; et British 
Medical Journal, 1900, pp. 1074-1077.) 


Dérivés de la Glyoxaline et du Pyrazole 

Au cours des recherches précédentes sur la pilocarpine 
on a pu préparer synthétiquement quelques substances 
nouvelles dérivées de la glyoxaline et du pyrazole, et 
déterminer soigneusement leurs propriétés. ( Journ . Chem. 
Soc., 1903, 83 , pp. 464-470.) 


Recherches sur la Morphine 

Dans le but de déterminer le rapport qui existe entre 
l’action physiologique et la constitution chimique de la 
morphine, on a préparé un certain nombre de nouveaux 
dérivés de cet alcaloïde et on les a soumis à des essais 
physiologiques ; quelques nouveaux produits ayant une 
structure chimique analogue à celle de la morphine ont 
également été préparés par électro-synthèse. Ces derniers 
composés ont donné lieu à des considérations comportant 
quelques points intéressants de dynamique chimique. 
(Journ. Chem. Soc., 1 900, 77 , pp. 1024-1039; 1901, 
79 , pp. 563-580; 1903, 83 , pp. 750-763.) 


10 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


Constitution de l’Épinéphrine 
et 

Synthèse de Substances alliées a l’Épinéphrine 

Le principe actif de la glande surrénale a successivement 
reçu les noms d’ ‘‘ épinéphrine,” "adrénaline” et "supra- 
rénine.” Des recherches faites sur cette importante 
substance médicinale, dans le but de déterminer sa cons- 
titution, ont conduit à la préparation par synthèse de 
composés alliés à l’épinéphrine, qui ont ensuite été soumis 
à des épreuves physiologiques. ( Journ . Chem. Soc., 1904, 
85, pp. 192-197; 1905, 87, pp. 967-974.) 

Les résultats de recherches plus récentes sur le même 
sujet ont paru sous le titre de "Synthèses dans la Série 
de l’ Épinéphrine ” dans le Journ. Chem. Soc., 1909, 
95, pp. 2113-2126. 


Tropéines Synthétiques 

Les Laboratoires ont entrepris la préparation de 
nouvelles tropéines dans le but d’élucider plusieurs points 
relatifs aux rapports qui lient la constitution chimique 
et l’action physiologique. On avait observé, par exemple, 
dans le cas de la pilocarpine, qu’en contact avec les 
alcalis aqueux son action physiologique caractéristique 
se trouvait grandement diminuée et que cette diminution 
semblait due à la transformation du lactone en acide 
hydroxyle correspondant. Les résultats obtenus par la 
préparation de plusieurs tropéines nouvelles et les épreuves 
physiologiques auxquelles elles furent soumises en vue 
des recherches sur cette transformation ont permis de 
tirer les conclusions suivantes: — (1) Que la différence 
entre l’action physiologique d’un lactone et celle de 
l’acide hydroxyle correspondant, remarquée dans les 
cas de la pilocarpine et de l’acide pilocarpique, s’observe 
aussi dans le cas d’une tropéine ayant un groupe hapto- 
phore (la térébyltropéine) similaire à celui de la 
pilocarpine et existe aussi dans le cas de la tropéine 
phthalide-carboxylique. (2) Que la généralisation de 


RECHERCHES CHIMIQUES 


11 


Ladenburg, en ce qui concerne la nécessité pour une 
tropéine mydriatique de contenir un nucléus de benzène, 
manque de justesse puisque la térébyltropéine possède 
une action mydriatique réelle. Il semblerait cependant 
que les conditions les plus favorables au développement 
de l’action mydriatique dans une tropéine soient celles 
formulées par Ladenburg, à savoir : que le groupe 

acyle doit contenir un nucléus de benzène et un 
hydroxyle aliphatique dans la chaîne latérale qui 
renferme le groupe carboxyle. (Journ. Chem. Soc., 
1906, 89, pp. 357-365.) 

Configuration des Tropine et i/' -Tropine et 
Résolution de l’Atropine 

Dans le but d’établir définitivement la configuration 
des tropine et ~J--tvopme on a fait des expériences sur la 
résolution de ces bases et de quelques-uns de leurs dérivés 
en effectuant la cristallisation fractionnée des sels qu’elles 
forment avec certains acides optiquement actifs. Des 
résultats de ces expériences on a conclu que les deux 
bases en question sont des composés à compensation 
interne. Une autre preuve de cette configuration a été 
fournie par une étude de la résolution de l’Atropine. 
En soumettant le d-camphorsulfonate d’atropine à la 
cristallisation fractionnée on a effectué rapidement sa 
résolution et on a obtenu seulement deux sels, les d- 
camphorsulphonates de d- et /-hyoscyamine. L’atropine 
doit donc contenir seulement un atome de carbone 
asymétrique racémique, celui qui est contenu dans le 
complexe de l’acide tropique. [Journ. Chem. Soc., 1909, 
95 , pp. 1966-1977.) 

Composition du Phosphate de Berbérine 

Comme les ouvrages de chimie différaient considérable- 
ment au sujet de la formule du phosphate de berbérine, 
on a entrepris, sur les sels de berbérine, de nouvelles 
recherches qui ont eu pour résultat de déterminer la 


12 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


composition exacte du phosphate de berbérine. [Year- 
Book of Pharmacy, 1900, pp. 50 7-5 1 3, et Pharm. Journ., 
1900, 65 , p. 89.) 


Sels de Quinine 

Les épreuves officinales portant sur la pureté des sels 
de quinine, surtout au point de vue des limitations con- 
cernant la présence d’autres alcaloïdes du quinquina, 
ont fait l’objet d’une très complète étude critique. Cette 
étude a révélé, dans l’application de la soi-disante 
“ épreuve à l’ammoniaque,” des sources d’erreur qui 
avaient jusqu’ici passé inaperçues, et aussi quelques 
écarts dans l’enregistrement des rotations optiques des 
sels de quinine. [Pharm. Journ., 1909, 83, pp. 600-603.) 

Synthèse des Substances alliées a la Cotarnine 

On a préparé et caractérisé dans ces recherches un 
certain nombre de substances alliées à la cotarnine. Il 
en est aussi résulté d’intéressantes observations sur 
“ l’action de l’acide nitrique sur les éthers des hydroxy- 
aldéhydes,” action qu’on a ensuite étudiée séparément. 
[Journ. Chem. Soc., 190 9, 9 5 , pp. 1155-1165, et pp. 
1204-1220.) 

Nouveaux Sels d’Or 

Quelques observations faites au cours d’une analyse 
ont amené la découverte de quelques nouveaux sels d’or 
des alcaloïdes, ceux d’atropine, d’hyoscyamine et 
d’hyoscine ayant été préparés et caractérisés. [Journ. 
Chem. Soc., 1897, 71 , pp. 679-682.) 

Huile Essentielle du Fruit 

DU PlTTOSPORUM UNDULATUM, Vent 

L’arbre dont le fruit fournit par distillation l’huile 
essentielle de Pittosporum croît dans le sud-est de 
l’Australie, où il est connu communément sous les noms 
de “ Laurier indigène ” et “ Faux Oranger.” Les études 


RECHERCHES CHIMIQUES 


13 


et recherches faites ont prouvé que cette huile, possédant 
une odeur agréable d’orange, renferme une large proportion 
de citr'ene (limonène) en même temps que de petites 
quantités de pinène et d’éthers variés, mais que son 
constituant le plus intéressant est un nouveau sesquiter- 
p'ene optiquement inactif. ( Journ . Chem. Soc., 190 6, 

89 , pp. 1083-1092.) 


Huile Essentielle des Feuilles 
de l’Umbellularia Californica, Nuit 

L’arbre toujours vert dont les feuilles fournissent par 
distillation cette huile essentielle croît dans la Californie. 
Il est appelé communément “ Laurier de Californie,” 
“ Arbre à poivre,” etc. L’huile essentielle de ses feuilles 
est un liquide aromatique d’une âcreté particulière, âcreté 
due à la présence d’un kétone, C 10 H 14 O, isolé et caractérisé 
pour la première fois dans ces Laboratoires et qui a reçu 
le nom d ’umbellulone. Un certain nombre de dérivés de 
l’umbellulone ont été préparés et sa constitution, ayant 
fait l’objet d’une étude spéciale, a été définitivement 
établie. [Journ. Chem. Soc., 1904, 85 , pp. 629-646; 
1906, 89 , pp. 1104-1119; 1907, 91 , pp. 271-274; 
1908, 93 , pp. 252-260.) 


Huile Essentielle du Rhizome 
de l’Asarum Canadense, Linné 

La plante dont le rhizome fournit par distillation cette 
huile essentielle croît dans l’Amérique du Nord, où on 
la connaît communément sous les noms de “ Gingembre 
Sauvage” ou “Canada Snake-root” (Racine de Serpent). 
L’huile essentielle de son rhizome est un liquide très 
aromatique en usage dans la parfumerie. Des recherches 
très sérieuses ont montré que parmi ses constituants se 
trouvent les alcools linalool, bornéol, terpinéol et géraniol. 
C’est à ces alcools ou à leurs éthers qu’est dû le parfum de 
cette huile. (Journ. Chem. Soc., 1902, 81 , pp. 59-73.) 


1-t 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


Huile Essentielle de Rue Algérienne 

Ces Laboratoires ont fait une étude approfondie des 
constituants de l’huile essentielle de la Rue, dont la plus 
grande partie consiste en deux kétones, le méthyle 
n-heptylkétone et le méthyle «-nonylkétone, tous deux 
présents en proportions sensiblement égales et accompagnés 
par des quantités relativement faibles des carbinols corres- 
pondants. C’est à la suite de ces études qu’un nouveau 
kétone synthétique, le méthyle /3-méthylhéxylkétone, a 
été préparé et caractérisé. ( Journ . Chem. Soc., 1902, 
81, pp. 1585-1595.) 

Huile Essentielle d’Hedeoma pulegioides, Persoon 

La plante qui fournit cette huile essentielle croît dans 
l’Amérique du Nord, où elle est communément désignée 
sous le nom de “ Pennyroyale Américaine.” L’huile 
d’Hedeoma, qui possède une odeur de menthe très aroma- 
tique, est employée en médecine. Elle contient une très 
grande proportion de pulégone, et les recherches effectuées 
dans ces Laboratoires ont établi la présence parmi ses 
constituants des /-menthone, rf-fsomenthone et méthylcycL- 
hexanone. Ces deux derniers kétones présentent cet 
intérêt particulier que c’est la première fois, semble-t-il, 
qu’on les rencontre dans la Nature. {Journ. Chem. Soc., 
1907, 91 , pp. 875-887.) 

Huile Essentielle de Muscade 

Les sérieuses recherches de ces Laboratoires ont montré 
que l’huile essentielle de Muscade est d’une composition 
très complexe. Quoique la plus grande partie consiste 
en trois terpènes — pinène, camphène et dipentène — 
elle contient aussi, parmi d’autres substances, les alcools 
linalool, bornéol, terpinéol et géraniol ou leurs éthers, en 
même temps que l’eugénol, l’îsoeugénol, le safrol et la 
myristicine. Ces recherches ont aussi montré que la partie 
de l’huile jusqu’ici appelée “ myristicol ” est un mélange 
d’alcools consistant surtout en terpinéol. [Journ. Chem. 
Soc., 1907, 91, pp. 2037-2058.) 


RECHERCHES CHIMIQUES 


15 


Huile exprimée de la Muscade 

L’étude approfondie des constituants de la Muscade 
a conduit à un soigneux examen de l’huile qu’on en 
exprime et qui est connue sous le nom de “ Beurre de 
Muscade ” ; et pour que la certitude d’opérer sur le 
produit véritable fût complète, on a fait faire l’extraction 
tout exprès. 

Jusque-là on savait seulement que ce produit contenait 
des quantités variables d’huile essentielle et que sa partie 
grasse consistait surtout en trimyristine, mais on ignorait 
la nature des autres constituants. Au cours des re- 
cherches on a isolé des constituants non saponifiables 
de l’huile un phytostérol, C^H^O, et un nouveau 
composé dont la formule semble être C 18 H 22 O s . ( Journ . 

Chem. Soc., 1908, 93, pp. 1653-1659.) 

Du “ gâteau ” restant après que l’huile grasse a été 
exprimée on a retiré, entre autres substances, une faible 
quantité d’ipuranol alcool dihydrique, C 23 H 38 0 2 (0H) 2 . 
[Amer. Journ. Pharm., 190 8, 8 0 , pp. 5 6 3-580.) 


Les Graines de Taraktogenos Kurzii, King 
. (Graines de " Chaulmougra ”) 

Le Taraktogenos Kurzii, King, d’où l’on tire ces graines, 
est originaire de Burma. On extrait de ces graines par 
compression une huile grasse, communément appelée 
“ Huile de Chaulmougra,” qui est largement employée 
à la fois pour l’usage interne et l’usage externe dans le 
traitement de la lèpre et autres maladies de peau. Les 
recherches faites sur cette huile ont donné des résultats 
extrêmement intéressants en montrant qu’elle consiste 
en grande partie en éthers glycéryles d’acides optique- 
ment actifs et d’un type entièrement nouveau. 
Ces acides sont représentés par la formule générale 
C n H 2 ”- 4 0 2 et ont une structure cyclique. L’acide qui s’y 
trouve dans la plus forte proportion a comme formule 
C 18 H 32 0 2 (fus. 68°) et a été appelé acide chaulmougrique, 


Iti 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


tandis qu’un acide homologue inférieur, C 1B H 25 0 2 (fus. 
00°), a reçu le nom d 'acide hydnocar pique pour avoil 
été d’abord isolé de l’huile à! Hydnocar pus. ^Ces deux 
acides sont de belles substances cristallines dont beaucoup 
de dérivés ont pu être préparés et dont on a aussi établi 
définitivement la constitution. ( Journ . Chem. Soc., 1904, 
85 , pp. 838-801 ; 1907, 91 , pp. 557-578.) 

Les Graines d’Hydnocarpus Wightiana, Blume, 
et d’Hydnocarpus anthelmintica, Pierre 
(Graines de “ Lukrabo ”) 

h’Hydnocarpus Wightiana est un arbre qui croît dans 
la péninsule occidentale de l’Inde, tandis que l’Hydno- 
carpus anthelmintica est originaire de Siam. Les graines 
de cette dernière espèce s’exportent en Chine sous le nom 
de “ Lukrabo ” et y sont connues par l’appellation de 
“ Ta-fung-tsze.” Les huiles grasses extraites des graines 
de ces deux plantes ont été longtemps employées res- 
pectivement dans l’Inde Occidentale et en Chine pour les 
mêmes usages médicaux que l’huile de chaulmougra. 
Ces deux huiles ont été l’objet de recherches complètes 
qui ont montré qu’elles ressemblent beaucoup à l’huile 
de chaulmougra, physiquement et dans leur composition 
chimique. Comme la véritable huile de chaulmougra, 
elles consistent en éthers glycéryles des acides chaul- 
mougrique et hydnocarpique. {Journ. Chem. Soc., 1905, 
87 , pp. 884-896.) 

Les Graines du Gynocardia odorata, R. Br. 

La Gynocardia odorata, R. Br., est originaire de Sikkim, 
Assam et Chittagong, au Bengale. Les graines de cette 
plante passaient jadis pour être la source de l’huile de 
> chaulmougra, qui était en conséquence fréquemment 
appelée “ Huile de Gynocardia.” Mais il est aujourd’hui 
prouvé par des recherches botaniques que la véritable 
huile de chaulmougra provient des graines d’une plante 
différente, à savoir : le Taraktogenos Kurzii, King. 

L’examen attentif de l’huile de Gynocardia a confirmé 


RECHERCHES CHIMIQUES 


17 


ce fait. L’huile de Chaulmougra à la température 
ordinaire est solide ; l’huile de Gynocardia est au contraire 
liquide ; de plus, elle est optiquement inactive et ne 
contient aucun des membres de la série de l’acide 
chaulmougrique. L’étude des graines de Gynocardia a 
montré qu’elles contiennent, en plus de l’huile grasse, un 
nouveau glucoside cyanogénétique cristallin, C 13 H 19 0 9 Az, 
qu’on a appelé la gynocardine, et un enzyme hydroly- 
tique nommé la gynocardase. ( Journ . Chem. Soc., 1905, 

87 , pp. 349-357 et 896-900.) 

Feuilles et Écorce d’Olivier 

Les feuilles de l’olivier ( Olea Europœa, Linné) étaient, 
il y a un assez grand nombre d’années, employées comme 
remède dans la fièvre intermittente ; tout récemment 
l’attention des médecins s’est reportée sur leur valeur 
thérapeutique comme tonique et fébrifuge. Aussi les 
feuilles et l’écorce de l’olivier ont été dans ces Labora- 
toires l’objet d’un examen chimique approfondi qui a 
amené l’isolation d’un grand nombre de substances nou- 
velles et intéressantes. (Journ. Chem. Soc., 1908, 93 , pp. 
891-904 et 904-917.) 

Eriodictyon Californicum ( Hooker et Arnott), 

Greene 

( “ Yerba Santa ” ) 

Cette plante, comme l’indique son nom, croît en Cali- 
fornie. Les feuilles employées en médecine sont reconnues 
par la Pharmacopée des États-Unis d’Amérique. Un 
récent examen de ces feuilles fait dans ces Laboratoires a 
montré que parmi les nouvelles et intéressantes substances 
qu’elles contiennent se trouvent deux composés cristallins 
de nature phénolique, Yériodictyol, C 13 H 12 O fi , et Yhomo- 
ériodictyol, C 18 H 14 O e . (Proc. Amer. Pharm. Assoc., 1906, 
54 , pp. 352-369.) La constitution de l’homo-ériodictvol, 
qui a fait l’objet d’une étude spéciale, a été établie défi- 
nitivement. (Journ. Chem. Soc., 1907, 91 . pp. 887-896; 
Proc. Chem. Soc., 1907, p. 243.) 


18 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


Un examen encore plus récent des constituants de 
l’Eriodictyon, fait avec une portion du même extrait qui 
avait été employé dans l'investigation précédente, a 
permis d’isoler deux nouveaiix composés qui ont été 
respectivement nommés xanthoéridol, C ls H n CH(OH) 3 , et 
ériodonol, C 19 H 14 O s (OH) 4 . On a aussi achevé de déter- 
miner le caractère d’une substance de la composition 
C 16 H 12 0 6 , qui avait été précédemment isolée mais n’avait 
pas encore reçu de nom, et on l’a appelée chrysoériol, 
C ll5 H 9 0 3 (OH) 3 . ( Journ . Chem. Soc., 1909, 95, pp. 81-87.) 


Morinda longiflora, G. Don 
( “ Ojuologbo ” ) 

La Morinde longiflore ( Morinda longiflora, G. Don) est 
une plante de l’Ouest de l’Afrique, employée, dit-on, 
comme médicament par presque toutes les tribus de cette 
région. La racine et les feuilles ont été examinées 
chimiquement et l’on en a isolé, entre autres substances, 
un hydroxyméthoxyméthylanthraquinone, C 16 H 12 0 4 , et 
un éther monométhvle d’alizarine, C 15 H 10 O 4 , qui provient 
de la racine. Le plus intéressant constituant des feuilles 
est un nouvel alcool cristallin, C 3s H 61 0 3 .0H + H 2 0, qu’on a 
appelé morindanol. [Journ. Chem. Soc., 1907, 91 , pp. 
1907-1918.) 


Aethusa Cynapium, Linné 
(“Persil du Sot,” Petite Ciguë) 

Quoiqu’on ait attribué plusieurs cas d’empoisonnement 
à cette herbe commune dans les jardins, les observations 
faites sur ses propriétés étaient contradictoires. Une 
étude de ses constituants, effectuée sur des spécimens 
identifiés avec soin et exempts de toute matière étrangère, 
a permis d’isoler une quantité relativement faible de 
i-mannitol et un alcaloïde volatil ressemblant physique- 
ment et chimiquement à la confine. [Journ. Amer. Chem. 
Soc., 1905, 27 , pp. 1461-1475.) 


RECHERCHES CHIMIQUES 


19 


Grindelia camporum, Greene 

Cette espèce de Grindelia, qui croît en Californie, où on 

l’appelle communément “ gum-plant,” est employée en 

/ 

médecine et est reconnue par la Pharmacopée des Etats- 
Unis d’Amérique qui pourtant la définit comme étant 
“les feuilles et extrémités des rameaux à fleurs, desséchées, 
du Grindelia robusta, Nuttall, ou du G. squarrosa (Pursh), 
Dunal.” L’examen sérieux de la plante, que dans ces 
Laboratoires on a reconnue être le Grindelia camporum, 
Greene, a permis d’isoler un certain nombre de substances 
cristallines. Mais les principaux constituants de la plante 
consistent en résines amorphes et en un mélange d’acides 
liquides et d’éthers probablement glycérides. Les acides 
sont pour la plupart des composés cycliques, non saturés, 
et optiquement actifs. [Proc. Amer. Pharm. Assoc., 
1905, 53, pp. 192-200, et 1907, 55, pp. 337-344.) 

Feuilles du Gymnema sylvestre, P. Br. 

Cette plante, qui appartient à la famille des Asclc- 
piadacées, croît à Banda et dans la péninsule de Deccan 
(Inde Anglaise). Ses feuilles possèdent cette curieuse pro- 
priété d’empêcher ceux qui les mâchent de percevoir le 
goût du sucre, des substances sucrées et même, quoique à 
un degré moindre, le goût de quelques substances amères. 
Cette propriété est due à une substance (ou mélange 
de substances) qu’on a appelée “ acide gymnémique.” 
Les recherches faites sur ces feuilles ont permis d’isoler 
un stéréo-isoméride lévogyre du quercitol. (Journ. Chem. 
Soc., 1904, 85, pp. 624-029; Year-Book of Pharmacy, 
1904, pp. 526-541; et Pharm. Journ., 1 904, 73, pp. 
234-239.) 


Ipomœa purpurea, Roth 

L’Ipomée pourpre, plante faisant partie de la famille 
des Convolvulacées, croît dans les régions tropicales des 
deux hémisphères et aussi se cultive dans les climats 
tempérés. Dans le Sud de l’Afrique, d’où provenaient 
les spécimens sur lesquels a porté l’investigation, des 


20 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


indigènes emploient la tige et les racines de cette plante 
comme apéritif médical, avec le même succès que le Jalap. 
Les parties aériennes de la tige ont principalement servi 
dans les recherches, au cours desquelles on a constaté 
que le constituant actif de la drogue est une résine de 
composition très complexe. Parmi les nombreuses subs- 
tances qu’on a retirées de cette résine il faut spécialement 
mentionner un nouvel acide cristallin dihydroxymono- 
carboxylique, C 1:! H 2 >(0H) 2 .C0 2 H (fus. 100-101°), qu’on 
a appelé acide ipurolique , et un nouvel alcool dihydrique, 
C 23 H 3S 0 2 (0II) 2 (fus. 2 8 5-290°), qu’on a nommé ipuranol. 
(Amer. Journ. Pharm., 19 08, 8 0 , pp. 2 51-286.) 

Graines de Kô-sam 

Les fruits du Brucea Sumatrana, Roxb., sont communé- 
ment appelés “ Graines de Kô-sam ” et ont la réputation 
dans les Indes Orientales d’être efficaces pour le traitement 
de la dysenterie tropicale. En Abyssinie on emploie 
semblablement les fruits et les autres parties du Brucea 
antidysenterica, Lam. Les études ont porté à la fois sur 
le fruit et l’écorce de ces deux espèces de Brucea, qu’on 
a trouvé contenir, entre autres constituants, des principes 
amers impossibles à obtenir autrement qu’à l’état amorphe. 
Ces études ont prouvé que de précédents observateurs se 
sont mépris sur le caractère des principes actifs de ces 
drogues. ( Year-Book of Pharmacy, 1903, pp. 503-522; 
1907, pp. 477-492; et Pharm. Journ., 1903, 71 , pp. 
1 83-189; 1 907, 79 , pp. 126-130.) 

Cascara Sagrada 

Cascara Sagrada est le nom espagnol populaire de 
l’écorce que la Pharmacopée Britannique, celle des États- 
Unis et d’autres contrées reconnaissent comme l’écorce 
séchée du Rhamnus Purshiana, DC. L’arbre qui la produit 
croît dans la partie nord-ouest de l’Amérique du Nord. 
On a fait une étude chimique approfondie d’écorces 
parfaitement authentiques et recueillies spécialement dans 
ce but. Au cours de ces recherches on a apporté une 
attention toute particulière à l’examen des nombreuses 


RECHERCHES CHIMIQUES 


21 


contradictions existant dans les publications faites au 
sujet de cette drogue, de façon à pouvoir présenter 
correctement les faits se rapportant aux constituants de 
ces précieuses écorces médicinales. (Proc. Amer. Pharm. 
Assoc., 1904, 52, pp. 288-313.) 

Micromeria Chamissonis ( Benth .), Greene 
(“ Yerba Buena ”) 

Cette plante labiée est une herbe annuelle, odorifé- 
rante, rampante ou grimpante, qui croît dans les Etats-Unis 
sur la côte du Pacifique et est employée quelque peu en 
médecine. Une étude chimique approfondie a fait 
reconnaître la présence, parmi d’autres constituants, de 
trois nouveaux composés cristallins, à savoir : le xantho- 
microl, C l5 H 10 O 4 . (OH) 2 (fusion 2 25°), le micromérol, 
C^HnCP. (OH) + 2H' 2 0 (fusion 2 7 7°), et le microméritol, 
C n0 H 44 O 2 . (OH) 2 + 2H 2 0 (fusion 2 94-2 9 0°). Le premier de 
ces composés a un caractère phénolique, tandis que les 
deux derniers représentent respectivement des alcools 
monohydriques et dihydriques. ( Journ . Amer. Chem. 
Soc., 1908, 30, pp. 251-265.) 

Lippia scaberrima, Sonder 
(“ Beukess Boss ”) 

Cette plante aromatique du Sud de l’Afrique, apparte- 
nant à la famille des Verbénacées, passe pour posséder des 
propriétés hémostatiques remarquables. Son odeur est 
due à une huile essentielle aromatique. L’étude a porté 
sur des tiges et feuilles séchées à l’air. Parmi les subs- 
tances isolées il faut mentionner un nouvel alcool cristallin, 
C'-d UOh OH (fus. 300-308°), qui a été appelé lippianol. 
( Avchiv der Pharm., 1907, 245, pp. 337-350, et Amer. 
Journ. Pharm., 1907, 7 9, pp. 449-462.) 

Derris uliginosa, Benth. 

La tige de cette plante est employée en Extrême-Orient 
pour empoisonner les poissons. L’étude faite sur des 
spécimens provenant des îles Fidji a montré que cette 


22 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


propriété vénéneuse résidait dans une résine qui a été 
examinée chimiquement en même temps que divers autres 
constituants de la drogue. (Proc. Amer. Pharm. Assoc., 
1902, 50 , pp. 296-321.) 

Robinia Pseud-Acacia, Linné 
(“ Robinier ” ou “ Faux Acacia ”) 

L’écorce de cet arbre bien connu possède des propriétés 
très vénéneuses dues à la présence d’une protéine très 
toxique, la robine, qui est soluble dans l’eau. Les carac- 
tères de la robine ont été complètement déterminés. 
(Pharm. Rundschau, N. Y., 1890, 8, pp. 29-38; Year-Book 
of Pharmacy, 1901, pp. 349-372; et Pharm. Journ., 
1901, 67 , pp. 258-261; 275-279.) 

Chailletia toxicaria, Don 

Cette plante, originaire de Sierra Leone, a, comme son 
nom l’indique, des propriétés vénéneuses. Son fruit est 
employé dans l’Ouest de l’Afrique pour la destruction 
des rats ou autres animaux et quelquefois dans un but 
criminel. Il a été examiné au double point de vue 
du caractère chimique de ses constituants et de leur 
action physiologique. (Journ. Amer. Chem. Soc., 1906, 
28 , pp. 1170-11 83.) 

Examen Comparatif des Écorces 
de Saule et de Peuplier 

L’examen d’un spécimen d’écorce d’un saule appelé 
dans le commerce “Saule Noir” a amené la découverte 
d’un nouveau glucoside, la salinigrine, C 13 H le 0 7 (fus. 
195°), qu’on a reconnue comme étant le glucoside de 
wete-hydroxybenzaldéhyde. (Journ. Chem. Soc., 1900, 
77 , pp. 707-712.) 

L’examen subséquent d’un grand nombre de diverses 
espèces de saules croissant en Angleterre et aux États- 
Unis a fait découvrir que l’espèce spéciale produisant la 
salinigrine est le Salix discolor, Muhl. En même temps, 
on a remarqué quelques variations intéressantes en 
ce qui concerne la quantité de salicine contenue dans 


RECHERCHES CHIMIQUES 


23 


ces écorces prises à différentes époques de l’année et 
provenant d’arbres de sexe différent. ( Year-Book of 
Pharmacy, 1902, pp. 483-490, et Pharm. Journ., 1902, 
69, pp. 157-159.) 

Prunus serotina, Ehrhart 
(Merisier sauvage de Virginie) 

Le Prunus serotina, Ehrhart, est un arbre de l’Amérique 
du Nord dont l’écorce est employée depuis longtemps 
en médecine et est reconnue par les Pharmacopées Britan- 
nique et des Etats-Unis. En contact avec l’eau cette 
écorce développe du benzaldéhyde et de l’acide hydro- 
cyanique ; et il a été démontré que la formation de ces 
produits est due à l’action d’un enzyme ou glucoside, 
/-mandélonitrile, C 14 H 17 0 8 Az (fus. 145-147°; [«]d-29°,6). 
Un certain nombre d’autres substances intéressantes ont 
été isolées de l’écorce, parmi lesquelles on peut citer un 
principe fluorescent, /3-méthvlæsculetine, C 10 H 8 O J (fus. 
204°), qui était évidemment présent sous la forme de son 
glucoside, méthylæsculine. [Journ. Chem. Soc., 190 9, 95, 
pp. 243-261.) 


Apocynum androsæmifolium, Linné 
(Chanvre du Canada) 

L' Apocynum androsæmifolium, Linné, est une plante 
qui croît dans les États-Unis et dont le rhizome, comme 
celui de quelques autres Apocynées voisines, est assez 
employé en médecine. Une étude approfondie de ce 
rhizome a permis d’isoler son principal constituant actif, 
qu’on a appelé apocynamarine, C 2i H S0 O ti ,2H 2 O (fusion 
170-17 5°). Cette substance possède un goût extrême- 
ment amer et est très toxique. Le rhizome contient 
en outre, entre autres substances, une forte proportion 
d’acétovanillone, C 9 H 10 O 3 (anciennement appelée “ apo- 
cynine cristalline”), fusion 115°, dont le glucoside 
CH 3 .C0.C fi H 3 (0.CH 3 ).0.C 6 H n 0 5 (fusion 21 8-2 20°) a aussi 
été isolé et nommé androsine. [Journ. Chem. Soc., 1909, 
95, pp. 734-751.) 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


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Examen Chimique de l’Ei.aterium 
et Caractères de l’Élatérine 

La Pharmacopée Britannique décrit l’Elaterinm comme 
“ un sédiment du suc du fruit de Y Ecballium Elaterium, 
A. Richard.” Des recherches sur ce produit on a conclu 
que le constituant cristallin officiellement désigné comme 
“ élatérine ” n’est pas homogène, mais renferme de GO 
à 80 pour cent d’une substance absolument dépourvue 
d’action purgative. Cette substance, lévogyre, est accom- 
pagnée dans l’élatérine brute d’une matière de composition 
apparemment la même, mais qui possède des propriétés 
fortement purgatives et qui est dextrogyre. Ayant 
ensuite examiné les constituants du fruit entier de 
Y Ecballium Elaterium, on a proposé de donner à l’élément 
lévogyre prédominant dans l’élatérine brute la désignation 
de a-élatérine, et à l’élément dextrogyre physiologique- 
ment actif celle de /3-élatérine. Ce dernier examen a 
aussi établi que l’élatérine existe à l'état libre dans le 
fruit, et non pas sous forme de glucoside comme l’avait 
affirmé un précédent expérimentateur. Il a été aussi 
démontré que plusieurs produits, regardés jusqu’ici comme 
des constituants définis du fruit, ne sont que des mélanges 
plus ou moins complexes. ( Pharm . Journ., 1909, 83, pp. 
501-504; Journ. Chem. Soc., 1909, 9 5, pp. 1985-1993.) 


Examen Chimique du Jalap 

Le seul constituant du Jalap présentant un intérêt 
chimique, la résine, avait déjà été l’objet de plusieurs re- 
cherches ; mais on a jugé utile dans ces Laboratoires de la 
soumettre de nouveau à un sérieux examen portant sur sa 
composition et ses caractères. Cet examen a montré que 
la résine de Jalap est d’une composition plus complexe 
qu’on ne l’a jusqu’ici supposé, et que les divers produits 
amorphes auxquels on avait assigné des noms et formules 
spécifiques, tels que la “ convolvuline,” 1’ “ acide con- 
volvulique,” 1’ “ acide purgique,” etc., sont des mélanges 
de nature indéterminée. D’un autre côté, au cours des 


RECHERCHES CHIMIQUES 


25 


dernières recherches on a obtenu des substances qu’on a 
pu nettement identifier et caractériser : par exemple, un 
nouvel alcool dihydrique, OH^O^OH)*. (fus. 2 2 2-225°; 
[u] D — 44°,9), qu’on a nommé ipurganol. { Journ . Amer. 
Chem. Soc., 1910, 32, pp. 80-113.) 


Rumex Ecklonianus, Meisner 

La plante Rumex Ecklonianus , Meisner, appartenant à la 
famille des Polygonacées, est une sorte d’oseille croissant 
dans l’Afrique du Sud, où elle a la réputation de posséder 
des propriétés médicinales. Comme résultat d’un sérieux 
examen chimique portant sur toute la portion de la plante 
qui se trouve hors du sol, on a isolé, entre autres subs- 
tances, plusieurs dérivés d’anthraquinones et l’on a 
préparé Yéther diméthyle de l’acide chrysophanique, 
C 17 H 14 0 4 , qui cristallise en prismes jaunes fusibles à 190 p . 
{Journ. Chem. Soc., 1910, 97, pp. 1-11.) 


Les Constituants de i.a Coloquinte 

La Coloquinte, ou soi-disante “ Pomme amère,” s’obtient 
dans le commerce, soit sous forme du fruit pelé et séché 
du Citrullus Colocynthis, Schrader, soit sous forme de 
pulpe du même fruit. Quoique la Coloquinte ait été 
l’objet de plusieurs recherches faites en vue de la déter- 
mination de ses constituants actifs, aucune étude complète 
n’avait été entreprise jusqu’ici. De récentes recherches 
ont montré que son activité est due à deux principes au 
moins, dont l’un est alcaloïdal, quoique étant une base 
très faible et amorphe, et dont l’autre est représenté par 
les extraits d’éther et de chloroforme de la résine. La colo- 
quinte contient en outre une forte proportion de a-élatérine, 
mais apparemment pas de /3-élatérine active. Il faut 
noter, parmi d’autres substances définies, l’isolation d’un 
nouvel alcool dihydrique, le citrullol, C 22 H 30 O 2 (OI4) 2 (fus. 
285-290°). On a de plus montré que les produits tirés 
de la Coloquinte par de précédents expérimentateurs et 
désignés par les noms de “ colocynthine,” “colocynthitine,” 


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etc., ne représentent pas des substances pures mais dei 
mélanges de nature indéterminée ; on a constaté auss 
que la quantité de substance glucosidique contenue dan: 
le fruit est extrêmement faible. 

En relation avec les recherches ci-dessus, on a examiné 
les graines de Coloquinte, dont le principal constituant es- 
une huile grasse. ( Journ . Chem. Soc., 1910,97, pp. 99-1 10. 

Les Constituants des Feeurs de Trèfle Rouge 

Les rameaux à fleurs du Trèfle rouge commun (Tri : j 
folium pratense, Linné) ont été employés jusqu’à ui 
certain point en médecine à cause de leurs propriété: 
altérantes ; mais on ne savait rien de défini sur leur: 
constituants. Comme résultat d’un examen récent e: 
approfondi des fleurs on a isolé un très grand nombre dé 
cbmposés définis tels que : acides salicylique et p - cou 
marique, alcool myricyle, heptacosane, hentriacontane 
sitostérol, ainsi qu’un nouvel alcool dihydrique, 1< 
trifolianol, C 21 H 34 0 2 (0I1) 2 , l’tsorhamnétine C 1G H 12 0 7 
plusieurs nouvelles substances phénoliques et des gluco 
sides. De plus, les fleurs contiennent un peu d’huih 
essentielle, un mélange d’acides gras et une grande quantiti 
de sucre. (Journ. Chem. Soc., 1910, 97, pp. 231-254. 

Les fleurs du soi-disant “ Trèfle incarnat ” (Trifolium 
incarnatum, Linné) ont été aussi soumises à un sérieu:. 
examen chimique et l’on a constaté de très intéressante:: 
différences entre les constituants de ces fleurs et ceu: 
des fleurs du trèfle rouge commun. 

Examen Chimique de la Graine de Citrouille 

Les graines de la Citrouille commune (Cucurbita Pepo 
Linné) sont reconnues depuis longtemps par la Phar 
macopée des États-Unis sous la désignation de Pepc 
Elles sont considérées comme tænifuges et habituellemen 
administrées sous forme de graines broyées ; cette pro 
priété a été attribuée, par divers expérimentateurs, 
la fois à l’huile grasse et à la résine qu’elles contiennent 
Un examen approfondi de graines fraîches de Citrouill 


RECHERCHES CHIMIQUES 


27 


n’a pu cependant révéler la présence d’aucune substance 
possédant une activité physiologique marquée et n’a 
pas confirmé les opinions émises sur l’efficacité comme 
Lænifuge soit de l’huile grasse, soit de la résine. En 
réalité la proportion de résine est très faible. On a 
déterminé les constantes et les constituants de l’huile 
grasse, et l’on a isolé de la résine un nouvel acide rnono- 
'■arboxylique (fus. 9 9°), qui s’accorde en composition avec 
in acide hydroxycérotique, C 2, H 51 0.C0 2 H, et fournit un 
■ther éthyle fusible à 61°. ( Journ . Amer. Chem. Soc., 1910, 

52, pp. 346-360.) 

Examen Chimique de ea Graine de Pastèque 

Les graines de Pastèque (Ci~curbita Citrullus, Linné) 
■.emblent n’avoir jamais été chimiquement examinées, 
^e constituant principal des graines est une huile grasse 
lont la composition se rapproche beaucoup de celle de 
'huile grasse fournie par la graine de Citrouille. De la 
ésine on a isolé un nouvel alcool cristallin, C^H^O 4 (fus. 
<60°) qu’on a appelé cucuvbitol. Cet alcool, comme le 
rindélol, O^H^O 4 (du Grindelia camporum, Greene), et 
ipurganol, C^LI^O 4 (de la résine de Jalap), semble 
ppartenir à une série homologue de nouveaux alcools 
ühydriques représentés par la formule générale : C n H 2n ‘ 8 0 4 . 
Journ. Amer. Chem. Soc., 1910, 32, pp. 360-374.) 

Ornithogalum thyrsoides, Jacq. 

(“ Chinkerinchee ”) 

L’ Ornithogalum thyrsoides, Jac.q., est une Lilincée 
mlbeuse commune dans la Colonie du Cap. Elle a la 
éputation d’être vénéneuse et on lui a attribué la mort 
e chevaux ayant pris du fourrage auquel cette plante 
tait mélangée. On a fait un sérieux examen chimique 
e la plante complète en fleurs, y compris sa partie souter- 
aine bulbeuse ; et cet examen, fait conjointement avec 
es épreuves physiologiques, a confirmé ses propriétés 
énéneuses. Le principe toxique semble contenu prin- 
îpalement dans la résine ; mais comme tous les extraits 


28 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


de cette résine, à l’exception de la partie extraite par lel 
moyen de pétrole de faible densité, ont été physiologique- 1 
ment actifs, il est probable qu’on se trouve en présence de 1 
plusieurs substances vénéneuses. Les essais tentés pour! 
obtenir un principe actif défini sont cependant restés! 
infructueux. [Pharm. Journ., 1910, 84, pp. 326-328. )l 

iso Amygd ALINE 

ET LA RÉSOLUTION DE SON DÉRIVÉ IlEPTA-ACÉTYLE 

î'soAmygdaline est le nom donné à un isoméridil 
optique d’amygdaline qu’on obtient en traitant l’amyg.l 
daline par les alcalis aqueux dilués. Dans ces recherches I 
en acétylant l’isoAmygdaline on a obtenu un produhl 
dont on a tiré l’amygdaline hepta-acétyle et le dérive I 
hepta-acétyle de l’isoméride inconnu, isoméride qu’on ;l 
appelé «éoamygdaline. La «éoainygdaline hepta-acétyL I 
(fus. 174°, [«]d— 65°, 6), par hydrolyse avec de l’ackhl 
chlorhydrique concentré, a fourni de l’acide <7-manl 
délique ; ce qui prouve qu’avec l’amygdaline on peu I 
obtenir les trois variétés d’acide mandélique. (Journ I 
Chem. Soc., 1 909, 95, pp. 663-668.) 

Dérivés de l’Anthraquinone 

Pour déterminer la nature exacte de certains dérivé® 
de l’Anthraquinone des recherches ont été poursuivie; B 
comprenant l’examen de la chrysarobine du commerce® 
que durant de nombreuses années on a supposé être l’acid® 
chrysophanique. La constitution de l’acide chrysc® 
phanique, de l’émodine et de la barbaloïne ont été l’objc® 
d’études spéciales. (Journ. Chem. Soc., 1902, 81, pj® 
1575-1585; 1903, 83, pp. 1327-1334; 1905, 87, p } | 
878-884.) 

Benzoxy-Oléfines 

Les recherches sur l’huile essentielle de Rue, mentionnée 1 
plus haut, ont conduit à étudier spécialement l’actiol 
des kétones et des aldéhydes sur les chlorures acide I 
Cette étude a eu pour résultat la formation d’une clas;l 
de substances connues sous le nom de benzoxy-oléfines I 




RECHERCHES CHIMIQUES 


29 


in des plus intéressants produits ainsi obtenus a été le 
jenzoate de la modification énolique du camphre. (Journ. 
'hem. Soc., 1903, 83, pp. 145-154.) 

Soi-disants Composés d’Iode et de Tanin, 

:t quelques nouveaux Dérivés de l’Acide Gallique 
Pendant plusieurs années la médecine a employé 
ertaines préparations qui étaient considérées comme des 
ompositions chimiques d’iode et de tanin, et des publica- 
ions pharmaceutiques avaient enregistré des observations 
ui semblaient confirmer cette opinion. Les recherches 
rites dans ces Laboratoires ont fourni la preuve que 
action de l’iode sur l’acide tannique n’a pas pour résultat 
e former un composé quelconque d’acide tannique 
ontenant de l’iode. ( Year-Book of Pharmacy, 1901, pp. 
66-47 6, et Pharm. Journ., 1901, 67, pp. 147-150.) 

Au cours des expériences faites ensuite pour arriver, 
ins succès, à préparer un composé déterminé d’iode et 
acide gallique, on a obtenu plusieurs dérivés nouveaux 
t intéressants de ce dernier acide. (Journ. Chem. Soc., 
902, 81, pp. 43-48.) 

Sels Phényliques de l’Acide Camphorique 
Une méthode générale a été créée pour la préparation 
ses sels phényliques d’acides dibasiques et un certain 
ombre de ces composés propres à l’usage médicinal ont 
à :é préparés, parmi lesquels on peut citer le camphorate 
■e > gaïacol et le camphorate de créosote. (Journ. Chem. 
je oc., 1899, 75, pp. 661-669.) 

jf ! Comme conséquence directe des travaux précédents 
jp î a trouvé une nouvelle méthode pour l’essai des phénols 
i commerce. (Journ. Soc. Chem. Ind., 1899, 18, pp. 
>3-556.) 


Les Hypophosphites Officiels 

? Les caractères chimiques de ces sels ont été mieux 
;t1 finis et on a trouvé une méthode sûre pour la déter- 
r: ination de leur pureté. (Year-Book of Pharmacy, 1898, 
>. 409-423, et Pharm. Journ., 1898, 61, pp. 17 1-176.) 


so 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


Sels des Acides Naturel et Synthétique 
Glycérylphosphoriques 

On a entrepris des recherches afin de déterminer 1 J 
caractère et la composition de quelques-uns des sels le j 
plus importants de l’acide glycérylphosphorique lorsqu’ill 
sont préparés par des méthodes définies. On a ten I 
compte dans ce travail du rapport qui existe entre l’acid fl 
naturel et l’acide synthétique glycérylphosphoriques, donl 
on a déterminé la constitution. ( Journ . Chem. Soc., 1 9 0 f | 
87, pp. 249-257; 1906, 89, pp. 1749-1758.) 

Composition et Caractères de l’Oxalate 
de Cérium 

La description peu satisfaisante de la Pharmacopél 
Britannique et les essais de l’oxalate de cérium orl 
suggéré l’idée de faire des recherches sur la compositicl 
et les caractères de ce produit chimique médicinal. L<I 
méthodes de séparation du cérium d’avec les élémen I 
auxquels il est associé ont en conséquence fait l’obj'B 
de comparaisons critiques, à la suite desquelles il a é 1 
possible d’établir une méthode de détermination de I 
teneur en oxalate de cérium pur des produits du cor ■ 
merce. La formule de l’oxalate de cérium pur, quaiB 
à la quantité d’eau en combinaison, a été aussi dé 1 
nitivement établie comme étant: Ce 2 (C 2 0 4 ) 3 + 10 H 2 < 1 
[Journ. Soc. Chem. Ind., 1900, 19, pp. 636-642.) 

Nouvelles Préparations 
de Manganèse, de Fer et de Bismuth 

Le désir d’obtenir pour l’usage médicinal des sels ■' 
manganèse solubles et facilement assimilables a suggé I 
des expériences qui ont eu pour résultat la productl I 
d’un Citrate Soluble de Manganèse, d’un composé de 
sel avec le fer et d’un Phosphate Soluble de Fer et I 
Manganèse. Tous ces sels ont été obtenus sous foriBt 
d’écailles brillantes. (Year-Book of Pharmacy, 1901, pli 
458-465, et Pharm. Journ., 1901, 67, pp. 1 35-137.) 


RECHERCHES BOTANIQUES 


31 


Comme l’Arséniate de Fer, sous la forme reconnue par 
les Pharmacopées Britannique et autres, est insoluble 
dans l’eau et a une composition extrêmement variable, 
on a, après quelques recherches, réussi à produire un 
Arséniate Soluble de Fer qui se présente sous forme de 
belles écailles et qui contient une quantité déterminée 
d’arsenic. (Year-Book of Pharmacy, 1908, pp. 507-51 3, 
et Pharm. Journ., 1908, 81, pp. 342-344.) 

On a produit de même des préparations de Bismuth 
spécialement propres à l’usage médicinal : (1) Le Citrate 
Soluble de Bismuth, qui diffère du citrate ordinaire de 
bismuth et d’ammonium par sa plus grande stabilité et 
parce qu’il se dissout rapidement et complètement dans 
l’eau ; (2) le Citrate de Bismuth et de Lithine, sel en 
écailles, très soluble dans l’eau ; et (3) le Citrate de 
Bismuth et de Fer, qui contient ses éléments respectifs 
en proportions déterminées et sous forme soluble. 


II. RECHERCHES BOTANIQUES ET 
PHARMACOGNOSTIQUES 

En ce qui concerne la botanique et la pharmacognosie, 
des recherches ont été entreprises dont plusieurs dans le 
but de servir de complément aux examens chimiques de 
plantes mentionnés dans les pages précédentes. C’est 
ainsi que les caractères anatomiques des graines de 
strophanthus, de l’écorce du robinier, et du derris ont été 
soigneusement étudiés et mis en lumière par des descrip- 
tions et des dessins originaux très détaillés. ( Year-Book 
of Pharmacy, 1900, pp. 366-393, et 1901, pp. 372-382 ; 
Pharm. Journ., 1901, 66, pp. 518-521; Proc. Amer. 
Pharm. Assoc., 1902, 50, pp. 321-331.) On a entrepris 
aussi des recherches sur l’anatonaie comparée des écorces 
le Salicacées et publié les résultats de la première partie 
le ce travail qui a trait aux peupliers. ( Year-Book of 
p harmacy, 1903, pp. 442-479, et Pharm. Journ., 1903, 
Tl. pp. 171-182.) 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


Lors de l’examen chimique du Grindelia dont il a été 
parlé plus haut, 'comme il s’agissait de reconnaître à 
quelle espèce botanique appartenaient les spécimens 
employés, on s’est livré à une étude approfondie des 
caractères de quelques espèces californiennes de Grindelia, 
prouvant conclusivement, ainsi qu’on l’a déjà indiqué, 
qu’on avait affaire au Grindelia camporum, Greene, dont 
l’espèce fournit la plus grande partie de l’approvisionne- 
ment du commerce. [Proc. Amer. Pharm. Assoc., 1906, 
54 , pp. 370-374.) 

Comme contribution à la Science Botanique il faut 
accorder une mention particulière à la monographie 
intitulée : 

“ Les Jardins Botaniques de Londres ” 

Sous ce titre elle fut d’abord publiée périodiquement 
par Y American Journal of Pharmacy dans la série de ses 
numéros comprise d’octobre 1905 à août 1906. Depuis 
elle a été réimprimée en une brochure de 100 pages qui 
porte le No. 62 dans la liste des publications faites par 
ces Laboratoires. Dans cette monographie, ou règne la 
plus grande exactitude historique, un nombre considéra- 
ble de très belles illustrations, reproductions de photo- 
graphies prises expressément pour l’ouvrage, donnent les 
vues des divers bâtiments situés dans les jardins et 
représentent les principales plantes qui y croissent et 
qui offrent un intérêt particulier, soit à cause de leur 
emploi médicinal, soit à cause des principes chimiques 
qu’elles contiennent. Les renseignements précis et 
détaillés fournis, par cette publication lui donnent une 
valeur qui l’a fait accueillir favorablement par les 
botanistes et les médecins, dont beaucoup ont manifesté 
leur appréciation d’une manière très flatteuse. 



Liste des Spécimens exposés 


I. PRODUITS CHIMIQUES 

Sei.s des Alcaloïdes de Feuilles de Jaborandi 

romhydrate de Pilocarpine Bromhydrate d’A^Pilocarpine 

zotate de Pilocarpine Azotate d’ziwPilocarpine 

crate de Pilocarpine Picrate d’/^Pilocarpine 

Azotate de Pilocarpidine 

Substances se rapportant a la Constitution 
de la Pilocarpine 

zroPilocarpinolactone 
Dibromopilocarpine 
DibromoAcpilocarpine 
Acide DibromoAz>pilocarpinique 
Pilocarpinate de Baryum 
Acide Pilopique 
Amide Pilopique 
Hydroxypilopate de Baryum 
Acide a-Éthyltricarballylique, provenant de 
l’Acide Homopilopique 
Acide Æ-Éthyltricarballylique, Synthétique 
a-Éthyl- /3-cyanotricarballylate d’Ethyle 
4 : 5-Dibromo-l : 3-Diméthylpyrazole 
1 : 3-Diméthylpyrazole 
Méthiodure de 1 : 3-Diméthylpyrazole 
4 (ou 5)-Méthylglyoxaline 
Chloroplatinite de Méthylamylglyoxaline 
1:4 (ou 1 : 5)-Diméthylglyoxaline 
Picrate de 1:4 (ou 1 : 5)-Diméthylglyoxaline 
Chloroplatinite de 1 : 4 (ou 1 : 5)-Diméthylgly- 
oxaline 

1 : 2-DiméthylgIyoxaline 
Picrate de 1 : 2-Diméthylglyoxaline 
Chloroplatinite de 1 : 2-Diméthylglyoxaline 
Éthylcyanosuccinate d’Ethyle 


34 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


Substances obtenues au cours de Recherches 
sur la Morphine 

AeMorphine 

Bromhydrate d’/joMorphine 
Chlorhydrate d’AeMorphine 
Bromomorphide 

Bromhydrate de Bromomorphide 
Chlorhydrate de Bromomorphide 
Chloromorphide 

Bromhydrate de Chloromorphide 
Chlorhydrate de Chloromorphide 
Acétyl chloromorphide 
Chlorhydrate de Déoxymorphine 
Bromocodéide 

Phosphate de Berbérine 

Produits provenant de l’Atropine 

/-Hyoscyamine 

«'-Hyoscyamine 

Aurichlorure de /-Hyoscyamine 
Aurichlorure de d - Hyoscyamine 
Auribromure de /-Hyoscyamine 
Auribromure de d - Hyoscyamine 
Picrate de /-Hyoscyamine 
Picrate de d - Hyoscyamine 
Aurichlorure d’Atropine 
Auribromure d’Atropine 
Picrate d’Atropine 


Sels purs de Quinine et d’PIydroquinine 

Sulfate de Quinine (chimiquement pur) 
rf-Camphorsulfonate de Quinine 
«'-Bromocamphorsulfonate de Quinine 
Sulfate d’Hydroquinine 
«f-Camphorsulfonate d’Hydroquinine 
«'-Bromocamphorsulfonate d’Hydroquinine 


SPÉCIMENS CHIMIQUES EXPOSÉS 


85 


Produits Synthétiques se rapportant a l’Épinéphkine 
a- 3 : 4-Méthylènedioxyphényl-a-hydroxy-/3-bromoethane 
rt-3 : 4-Diméthoxyphényl-a-hydroxy-/3-bromoethane 
Picrate de /3-3 : 4-Méthylènedioxyphényl-/3-hydroxyéthyl- 
méthylamine 

/-Chloroacétoxyacétophénone 

w-Chloro- p - acé toxyacétophénone 

w-Phthalimido-/>-acétoxyacétophénone 

w-Amino-/-hydroxyacétophénone 

Hydrochlorure de w-Amino-/-hydroxyacétophénone 

Picrate de a!-Amino-/-hydroxyacétophénone 

ti>-Benzoylamino-/-benzoxyacétophénone 

Dibenzoyl-/3-/-dihydroxy-/3-phényIéthylamine 

Tribenzoyl-/3-/-dihydroxy-/3-phényléthylamine 

Hydrochlorure de /-Hydroxy-a-phényléthylamine 

Dibenzoyl-/-hydroxy-«-phényléthylamine 

N-Benzoyl-/-hydroxy-a-phényléthylamine 

Dibromure de /-Méthoxystyrène 

Hydrochlorure de w-Aminostyrène 

Produits Synthétiques se rapportant 

A LA COTARNINE 

Acide 3-Méthoxy-4 : 5-méthylènedioxycinnamique 
Acide 2(6)-Nitro-3-méthoxy-4 : 5-méthylènedioxycinnamique 
2(6)-Nitro-3-méthoxy-4 : 5-méthylènedioxycinnamate de 
Méthyle 

2(6)-Amino-3-méthoxy-4 : 5-méthylènedioxycinnamate de 
Méthyle 

i v : 2(6)-Dinitro-3-méthoxy-4 : 5-méthyIènedioxystyrène 
2-Kéto-8(5)-méthoxy-6 : 7-méthylènedioxy-l : 2-dihydro- 
quinoline 

2-Kéto-8(5)-méthoxy-6 : 7-méthylènedioxy-N-méthyl- 
1 : 2-dihydroquino!ine 

Éther méthylique de 8(5)-méthoxy-6 : 7-méthylènedioxy- 
carbostyrile 
Oxyîr^cotarnine 

Méthoxyméthylènedioxy-a-hydrindone 

Oxime de Méthoxyméthylènedioxy-n-hydrindone 

Myristicinylidèneaminoacétal 

Dimyristicinaldiacétalamine 


36 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


Produit de Réduction de 2-Kéto-8(5)-méthoxy- 
6 : 7-méthylèneclioxy-l : '2-dihydroquinoline 
Produit de Réduction de 2-Kéto-8(5)-méthoxy- 

6 : 7-méthylènedioxy-N-méthyl-l : 2-dihydroquinoline 


Produits dérivés de la Myristicine 
Myristicinaldéhyde Chlorure Myristicinoyl 

Nitiomyristicinaldéhyde Myristicinamide 

Acide Myristicinique Acide Nitromyristicinique 

5-Nitro-l-méthoxy-2 : 3-méthylènedioxybenzène 
5-Amino-l-méthoxy-2 : 3-méthylènedioxybenzène 
Benzoyl-5-amino-l-méthoxy-2 : 3-méthylènedioxybenzène 


Huile essentielle de Muscade 
Constituants de l'huile et leurs dérivés 


Tinène 

Géraniol 

Camphène 

Safrol 

Dipentène 

Eugénol 

Linalol 

AÆugénol 

Bornéol 

Myristicine 

Terpinéol 

AuMyristicine 


Dibromure de Dibromomyristicine 
Eugénol Diphényluréthane 


Huile essentielle du Rhizome d’Asarum Canadense, 

Linné 


Pinène 
Linalol 
Acétate de 
Bornéol 
Acétate de 


Constituants de P huile 
Géraniol 

Acétate de Géraniol 
Linalol Terpinéol 

Huile Bleue 

Bornéol Acide Palmitique 

Éther méthylique d ’Eugénol 


Un Kétone Synthétique 
Méthyle-/3-Méthylhéxylkétone 


Huile exprimée de la Muscade 
Constituants de Vhuile 
Trimyristine Acide Oléique 

Acide Myristique Phytostérol 

Substance visqueuse 


SPÉCIMENS CHIMIQUES EXPOSÉS 


S7 


Constituants des Graines de Chaulmougra 
( Taraktogenos Kurzii, King) 

Huile de Chaulmougra Acide Chaulmougrique 

Acide Palmitique Acide Hydnocarpique 

Enzyme 


Dérives de l’Acide Chaulmougrique 


Chaulmougrate d’Ammonium 
Chaulmougrate de Strontium 
Chaulmougrate de Zinc 
Chaulmougrate d’Éthyle 


Chaulmougrate de Fer 
Chaulmougrate de Bismuth 
Chaulmougrate de Mercure 
Acide Dihydrochaulmougrique 


Dihydrochaulmougrate de Méthyle 


Substances se rapportant a la Constitution 
de l’Acide Chaulmougrique 

A.cide rc-Dihydroxydihydrochaulmougrique 

Acide /3-Dihydroxydihydrochaulmougrique 

Acide ;r-Pentadécane-a«7-tricarboxylique 

;-Pentadécane-rtâ7-tricarboxylate de Méthyle 

Acide /i-Méthyl-'y-kéto-;z-pentadécane-a«-dicarboxyIique 

S-Méthyl-^-kéto-w-pentadécane-nâ-dicarboxylate de Méthyle 

\cide 'y-Kéto-w-pentadécane-r/u-dicarboxylique 

/-Kéto-w-pentadécane-r<â-dicarboxylate de Méthyle 

Kcide «-Dodécanedicarboxylique 

\.cide «-Undécanedicarboxylique 


Constituants des Graines de l’Hydnocarpus Wiglitiana, 
Blume, et de l’Hydnocarpus anthelmintica, Pierre 
(“ Lukrabo ”) 

Huile exprimée de l’Hydnocarpus Wiglitiana 
Huile exprimée de l’Hydnocarpus anthelmintica 
Acide Chaulmougrique Acide Hydnocarpique 
Enzyme 


S8 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


PIydnocarpate d’Éthyle 

Constituants des Graines de Gynocardia odorata 

K. Br. 

Phytostérol 


Huile de Gynocarde 
Acide Palmitique 
Acides non saturés 


Gynocardine 

Gynocardase 


Substances tirées des Graines de Pastèque 
Huile exprimée Acide Palmitique 


Acides gras 
Acides non saturés 
Acide Stéarique 


Cucurbitol 
Phytostérol 
Glucose (Osazone) 


Substances tirées des Graines de Citrouille 


Huile exprimée 
Acides gras 
Acides non saturés 
Acide Stéarique 


Acide Palmitique 
Acide, C»H«0.C0 2 H 
Phytostérol (fus. 13 8-14 0 °) 
Phytostérol (fus. 16 2 - 163 °) 


Glucose (Osazone) 

Substances tirées du Chailletia toxicaria, Don 

Phytostérol Acide Oléique 

Oléine-distéarine Acide Stéarique 

Glucose (Osazone) 


Substances tirees 

Huile essentielle 
Résine brute 
Résine purifiée 
Alcool Cétylique 
Phytostérol 

Acétate de Phytostérol 
Substance C 18 H Sll O 
Acides gras saturés 
Acides gras non saturés 


du Jalap, et leurs Dérivés 

Ipurganol 
Diacétylipurganol 
Glucose (Osazone) 

Acide if-Méthyléthylacétique 
Acide Ipurolique 
Ipurolate de Méthyle 
Acide Convolvulinolique 
Glucose (Osazone) de la Résine 
Glucosidique 


Acide Azélaïque 


SPÉCIMENS CHIMIQUES EXPOSÉS 


S9 


Substances tirees du Rhizome de lApocynum 
Androsœmifolium, Linné (“ Spreading Dogbane ”), 
ET LEURS DÉRIVÉS 


Huile essentielle 
Androstérol 
Acétate d 'Androstérol 
Acétate de Monobromo- 
androstérol 
Homoandrostérol 
Acétate d’Homoandrostérol 
Ipuranol 

Diacétylipuranol 

Glucose (Osa 


Apocynamarine 

Acétovanillone 

Ether Méthylique d’Acétovanil- 
lone 

Acétylacétovanillone 
Glucose (Osazone) 

Androsine 

Tétraacétylandrosine 
Acétovanillone de l 'Androsine 
:e) de l’Androsine 


Substances tirées de l’Écorce du Prunus serotina, 
Ehrhart (“Merisier Sauvage”), et leurs Dérivés 


Phytostérol 

Acétate de Phytostérol 
Acide Benzoïque 
Acide Triméthylgallique 
Triméthylgallate de Méthyle 
Acide /’-Coumarique 


Diacétylipuranol 
/3-Méthylæsculétine 
Acétyl-/3-méthylæsculétine 
Glucoside de /-mandélonitrile 
Glucoside de Tétra-acétyl- 
/-mandélonitrile 
Acide /-Mandélique 


Acide Méthyl-/-coumarique 
Méthyl-/-coumarate de Méthyle /-Mandélate de Cuivre 
Glucose (Osazone) 


Substances tirées des Feuilles d’Olivier, 
et leurs Dérives 
Hentriacontane Oléanol 

Pentatriacontane Monométhyloléanol 

Olestranol Monoacétyloléanol 

Homoolestranol Diacétyloléanol 

Acide, C 22 H 45 .C0 2 H rf-MannitoI 

Glucose (Osazone) 

Substances tirées de l’Écorce de l’Olivier, 
et leurs Dérivés 

Phytostérol Acide, C 34 H« 7 .C0 2 H 

Acétate de Phytostérol Ipuranol 

Alcool, C 35 II 85 O Olénitol 

Acide, C 24 H 45 .C0 2 H (/-Mannitol 

Glucose (Osazone) 


40 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


Substances tirées des Feuilles du Gymnema 

SYLVESTRE, A’. Br., ET LEURS DÉRIVÉS 

/-Quercitol Acide Gymnémique 

Penta-acétyl-/-quercitol Hentriacontane 

Penta-benzoyl-/-quercitol Glucose (Osazone) 


Substances tirées des Fleurs du Trèfle Rouge 
( Trifolium praten.se , Linné), et leurs Dérivés 


Huile essentielle 
Alcool Myricyle 
Sitostérol 
Acide Salicylique 
Acide /’-Coumarique 
Benzoyl-/-coumarate de 
Méthyle 
Pratol 

Acétylpratol 

Substance, C 10 H R O 2 (OH) 4 
Dérivé acétyle : 

C 16 H 8 0 2 (0. CO. C H 3 ) 4 
Substance, C 13 H 7 0 3 (0H) 3 
Dérivé acétyle : 

C 15 H 7 0 3 (0. CO. Cil 3 ) 3 


Hentriacontane 
Heptacosane 
Trifolianol 
Diacétyltrifolianol 
T riacétyl pratensol 
Glucose (Osazone) 

Quercétine 

Penta-acétylquercétine 

LoRhamnétine 

Tetra-acétylAz>rhamnétine 

Trifoline 

Trifolitine de la Trifoline 
Rhamnose (Osazone) de Trifolir 
Tetra-acétyl trifolitine 
Az’Trifoline 


Substances tirées des Feuilles de l’Eriodictyon 


Californicum (. Hooker et Arnotl), Greene (“ Yerba 
Santa”), et leurs Dérivés 


Triacontane 

Pentatriacontane 

Acide Cérotique 

Phytostérol 

Ériodictyol 

Homoériodictyol 

Monosodiumhomoériodictyol 


Xanthoéridol 

Triacétylxanthoéridol 

Chrysoériol 

Triacétylchrysoériol 

Ériodonol 

T étraacétylériodonol 
Glucose (Osazone) 


SPÉCIMENS CHIMIQUES EXPOSÉS 


41 


Substances tirees du Fruit de l’Ecballium Elaterium, 

A. Richard 


Elaterium 

Phytostérol 

Acétate de Phytostérol 
Plentriacontane 
Acides gras non saturés 


«-Ëlatérine 
/i-Elatérine 
Substance alcoolique 
Glucose (Osazone) 
Enzyme (Elatérase) 


Substances tirées 
Hentriacontane 
Phytostérol 

Acétate de Phytostérol 
Acide Stéarique 
Acide Palmitique 
Acides non saturés 
Citrullol 
Diacétylcitrullol 


de la Coloquinte 
a-Elatérine 
Principe alcaloïdal 
Résine active 
Glucose (Osazone) 

Huile grasse tirée des graines 
Acides gras 
Acétate de Phytostérol 
Enzyme 


Substances tirées du Cascara Sagrada 
Emodine Acide Syringique 

Rhamnol Acide Arachidique 

Acétate de Rhamnol Enzyme 


Substances tirées de l’Aethusa Cynapium, Linné 
(“ La Petite Ciguë ”) 

Huile essentielle Phytostérol 

Alcaloïde volatil Pentatriacontane 

ai-Mannitol Glucose (Osazone) 

La Salinigrine, Glucoside de l’Écorce du Salix 

DISCOLOR, Muhl, ET SES PRODUITS H YDROLITIQUES 
Salinigrine 

Métahydroxybenzaldéhyde Glucose 

Une Protéine vénéneuse tirée de l’Écorce du 
Robinia Pseud-Acacia, Linné (“Faux Acacia”) 
Robine 


Benzoxy-oléfines 

/3-Benzoxynonylène «-Benzoxyheptylène 

«-Benzoxy-a-phényléthylène 


42 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


Sels Phényliques d’Acides Dieasiques 
Camphorate acide de /3-Naphthol 
Camphorate acide de Phénol 
Camphorate acide de Guaiacol 
Phthalate acide de Thymol 
Camphorate acide de Thymol 
Succinate acide de Thymol 

Sels de l’Acide Glycérylphosphorique 
Glycérylphosphate de Calcium Glycérylphosphate de Barium I 
Glycérylphosphate de Strontium Glycérylphosphate de Zinc 
Glycérylphosphate de Manganèse 

Nouvelles Préparations de Manganèse, de Fer 
et de Bismuth 

Citrate de Manganèse (Soluble) Citrate de Bismuth (Soluble I 

Citrate de Manganèse et de Fer Citrate de Bismuth et de Fe;l 

Phosphate de Manganèse et de Fer Citrate de Bismuth et de 
Hypophosphite de Fer (Soluble) Lithium 

Arséniate de Fer (Soluble) 

II. SPÉCIMENS BOTANIQUES ET DE MATERIA | 

MEDICA 

Apocynum ( Apocynum androsœm ifoliu m , Linné) 

Coloquinte ( Citrullus Colocynthis , Schrader) 

Écorce de Merisier Sauvage ( Prunus serotina, Ehrhart) 

Écorce d’Olivier (Olea Europœa, Linné) 

Feuilles de Gymnéma ( Gyvinema sylvestre , R. Br.) 

Feuilles de Jaborandi [Pilocarpus microphyllus, Stapf) 

Feuilles d’Olivier ( Olea Europœa, Linné) 

Fleurs du Trèfle rouge ( Trifolium pratense, Linné) 

Fruits de Chailletia ( Chaillelia toxicaria, Don.) 

Graines de Chaulmougra ( Taraktogenos Kurzii, King) 

Graines de Gymnocardia ( Gymnocardia odorata, R. Br.) 

Graines d’Hydnocarpus ( Hydnocarpus Wightiana, Blume) 
Graines de “ Lukrabo ” ( Hydnocarpus anthehnintica , Pierre) 
Muscades de Ceylan ( Myristica fragrans, Houtt.) 

Tubercules de Jalap ( Ipornœa purga, Hayne) 

“Yerba Santa” (Eriodiclyon Californicum [Hook et Arnott II 
Greene) 


Titres des études et AIémoires publiés 

PAR LES LABORATOIRES WELLCOME 

de Recherches Chimiques 

1. SOME NEW GOLD SALTS OF HyOSCINE, HyOSCYAMINE 

and Atropine 

2. The characters and methods of assay of the 

OFFICIAL HyPOPHOSPHITES 

3. Note on the mydriatic Alkaloids 

4. Préparation of Acid Phenylic Salts of Dibasic 

Acids 

5. A NEW METHOD FOR THE ANALYSIS OF COMMERCIAL 

Phénols 

6. The assay of préparations containing Pilo- 

CARPINE 

7. PlLOCARPINE AND THE ALKALOIDS OF JABORANDI 

Leaves 

8. A NEW GLUCOSIDE FROM WlLLOW BaRK 

9. The constitution of Pilocarpine — Part I 

10. The composition and détermination of Cérium 

OxALATE 

11. Researches on Morphine — Part I 

12. Observations relating to the Ciiemistry of the 

British Pharmacopœia 

13. Mercurous Iodide 

14. The composition of Berberine Phosphate 

15. A CONTRIBUTION TO THE PhARMACOGNOS Y OF OFFI- 

CIAL Strophanthus Seed 


44 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


1 G. The chemistry of the Jaborandi Alkaloids 

17. A NEW ADMIXTURE OF COMMERCIAL STROPHANTHU 

Seed 

18. Researches on Morphine — Part II 

19. The constitution of Pilocarpine — Part II 

20. The chemistry of the bark of Robinia Pseut 

acacia, Linné 

21. The anatomy of the bark of Robinia Pseut 

acacia, Linné 

22. A soluble Manganèse Citrate and compound 

OF MANGANESE WITH IRON 

23. The Chemical characters of so-called Iodc 

Tannin Compounds 

24. The constitution of Pilocarpine — Part III 

25. A new Synthesis of «-Ethyltricarballylic Aci 

26. The constituents of the essential oïl o 

Asarum Canadense, Linné 

27. Dérivatives of Gallic Acid 

28. The occurrence of Salicin in different Wilio* 

AND POPLAR BaRKS 

29. The constituents of commercial Chrysarobi 

30. The constituents of an Essential Oïl of Rue 

31. Methyl /3-Methylhexyl Ketone 

3 2. Interaction of Ketones and Aldéhydes wit 
Acid Chlorides 

33. The anatomy of the stem of Derris uliginos. 

Benth. 

34. The chemistry of the stem of Derris uliginos 

Benth. 

35. The constitution of Pilocarpine — Part IV 


TITRES DES ÉTUDES ET MÉMOIRES PUBLIÉS 


45 


36. Préparation and properties of Dimethylgly- 

OXALINE AND DlMETH YLPYRAZOLE 

37. The electrolytic réduction of Pheno- and 

Naphtho-morpholones 

38. Chemical examination of I\ô-sam Seeds (Brucea 

SuMATRANA, Roxb.) 

39. Comparative anatomy of the Barks of the 

Salicaceæ — Part I 

40. The constitution of Chrysophanic Acid and of 

Emodin 

41. The constitution of Epinephrine 

42. A Lævo-rotatory modification of Quercitol 

43. The constituents of the Essential Oïl of 

Californian Laurel 

44. SOME DERIVATIVES OF UMBELLULONE 

45. The constituents of Chaulmoogra Seeds 

46. The constitution of Chaulmoogric Acid — Part I 

47. Chemical examination of Cascara Bark 

48. Chemical examination of Gymnema Leaves 

49. The relation betvveen Natural and Synthetical 

Glycerylphosphoric Acids 

50. Gynocardin, a new Cyanogenetic Glucoside 

51. Préparation and Properties of 1 : 4 : 5-Trimethyl- 

Glyoxaline 

52. The constitution of Pilocarpine — Part V 

53. The constitution of Barbaloin — Part I 

54. The constituents of the Seeds of Hydnocarpus 

Wightiana, Blume , and of Hydnocarpus 
anthelmintica, Pierre 


46 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


55. The constituents of the Seeds of Gynocardia I 

ODORATA, R. Br. 

56. The Synthesis of Substances allied to Epine- i 

phrine 

57. Chemical examination of Grindelia 

58. Chemical examination of Aethusa Cynapium, I 

Linné 

59. Préparation and properties of some new Tro- I 

peines 

60. The constituents of the essential oïl from the I 

FRUIT OF PlTTOSPORUM UNDULATUM, Vent. 

61. The constitution of Umbellulone 

62. London Botanic Gardens 

63. Chemical and Physiological examination of the I 

Fruit of Chailletia toxicaria 

64. Chemical examination of Eriodictyon 

65. The botanical characters of some Californian 1 

species of Grindelia 

66. The relation between natural and synthetical :| 

Glycerylphosphoric Acids — Part II 

67. The constitution of Umbellulone — Part II 

68. The réduction of Hydroxylaminodihydro- 1 

umbelluloneoxtme 

69. The constitution of Chaulmoogric and Hyd-1 

nocarpic Acids 

70. The constituents of the Essential Oïl of Ameri-M 

CAN PENNYROYAL 

71. The constitution of Homo-eriodictyol 


TITRES DES ÉTUDES ET MÉMOIRES PUBLIÉS 


47 


2. The interaction of Methylene Chloride and 

the Sodium Dérivative of Ethyl Malonate 

3. Chemical examination of the Fruit of Brucea 

ANTIDYSENTERICA, LdUl. 

4. Chemical examination of the Barks of Brucea 

ANTIDYSENTERICA, Lam., AND BRUCEA SUMATRANA, 

Roxb. 

5. Chemical examination of Grindelia — P art II 

6. Chemical examination of Lippia scaberrima, 

Sonder (“ Beukess Boss ”) 

7. Chemical examination of the root and leaves 

of Morinda longiflora 

8. The constituents of the Essential Oïl of 

Nutmeg 

9. Chemical examination of Micromeria Chamissonis 

(‘‘Yerba Buena”) 

0. The constitution of Umbellulone — P art III 

1. The constituents of Olive Leaves 

2. The constituents of Olive Bark 

3. Chemical examination of Ipomœa purpurea 

4. The characters of official Iron Arsenate 

5. Préparation of a Soluble Ferric Arsenate 

• 6. The constituents of the expressed Oïl of 
Nutmeg 

7. Chemical examination and physiological action 
of Nutmeg 

j. 8. SOME OBSERVATIONS REGARDING “ OlEUROPEIN ” 

from Olive Leaves 

9. Chemical examination of Eriodictyon — P art II 


48 LAUOKATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 

•JO. The constituents of the bark of Prunus 

SEROTINA 

91. The constituents of the rhizome of Apocynum 

AN DROSAE MI FOLIUM 

92. isoAmygdalin, and THE RESOLUTION of its Hepta- 

acetyl Dérivative 

9 3. The action of nitric acid on the ethers of| 
Aromatic Hydroxyaldehydes 

94. The synthesis of substances allied to Cotar- 

nine. 

95. Chemical examination of Elaterium and the 

characters of Elaterin 

9 G. The tests for purity of Quinine Salts 

97. The configuration of Tropine and Yt-Tropini 

AND THE RESOLUTION OF ATROPINE 

98. The constituents of the fruit of Ecballiuj 

Elaterium 

9 9. Synthesis in the Epinephrine Sériés 

100. Chemical examination of Jalap 

101. The constituents of Rumex Ecklonianus 

102. The constituents of Colocynth 

103. The constituents of Red Clover Flowers 

104. Chemical examination of Pumpkin |$eed 

105. Chemical examination of Watermelon Seed 


10 6. Chemical examination of Ornithogalum 
Thyrsoides (“ Chinkerinchee ” ) 


Les Laboratoires Wellcome 
de Recherches Chimiques 


Organisation, Équipe aient et Développement 

Pour peu que l’on ait suivi avec quelque attention la 
marche des événements qui se sont produits en Angleterre 
au cours de ces quinze dernières années, on a certainement 
dû être frappé des progrès remarquables qui s’y sont 
accomplis, spécialement dans le domaine des sciences 
chimiques, physiques et biologiques. La découverte de 
plusieurs éléments nouveaux de l’atmosphère, la liqué- 
faction et même la solidification de gaz considérés jus- 
qu’alors comme permanents, la synthèse d’un nombre 
considérable de composés organiques, l’isolation de 
nouvelles substances et la détermination plus exacte 
d’autres matières déjà connues, sans compter les per- 
fectionnements apportés aux procédés chimiques et les 
applications de l’électricité aux opérations chimiques et 
métallurgiques, ne constituent que quelques exemples 
seulement des nombreuses additions faites aux connais- 
sances humaines et aux progrès industriels dans cette 
courte période. 

En réalité, l’esprit de recherche s’est à ce point étendu, 
qu’il a, pour ainsi dire, pénétré dans toutes les branches 
des connaissances et de l’activité humaines. Par le fait 
que l’on se rend généralement mieux compte de leur 
utilité et même de leur nécessité en tant qu’élément de 
progrès, les recherches ne sont plus limitées aux institu- 
tions d’enseignement, mais sont réellement devenues un 
facteur indispensable, aussi bien pour les entreprises 
industrielles que pour l’étude de ceux des importants 
problèmes de science médicale qui sont si intimement liés 
à la santé et au bonheur de l’humanité. C’est donc à bon 
droit que l’on a dit que “ sans connaître la constitution ou 
la structure des molécules qui entrent dans la composition 
des substances employées comme remèdes, la thérapeu- 
tique ou l’administration de ces remèdes ne saurait 



Les Laboratoires Wellcome de Recherches 
Chimiques 


ORGANISATION, ÉQUIPEMENT ET DÉVELOPPEMENT 


51 


constituer une science exacte. Le chimiste qui se livre à 
ies recherches contribue donc, quoique indirectement, 
i placer la médecine sur une base réelle et scientifique.” 

Il est à noter que l’année 1896 a été marquée par la 
création, dans le Royaume-Uni, d’au moins trois labora- 
coires affectés exclusivement aux recherches scientifiques 
;t qui sont : le Laboratoire de Recherches Davy-Faraday, 
vnnexé à la “ Royal Institution,” et qui a été solennelle- 
nent inauguré en décembre 1896 ; le nouveau Laboratoire 
le Recherches du “ Royal College of Physicians ” d’Édim- 
Dourg, qui a été solennellement ouvert en novembre 1896 ; 
;t les Laboratoires Wellcome de Recherches Chimiques, 
créés dans le courant de l’été 18 96. 

Le but que poursuivent ces divers laboratoires et le 
>enre des recherches auxquelles ils se livrent comportent 
caturellement certaines différences. C’est ainsi, par 
■xemple, que le premier a un caractère plus spécialement 
icadémique et est, par conséquent, affecté à des recherches 
quelque peu abstraites de chimie et de physique ; le 
second a, paraît-il, pour but principal l’examen de 
pécimens et de substances morbides, l’étude des maladies 
cymotiques et les travaux de bactériologie, de physiologie 
:t de pathologie en général ; par contre, les Laboratoires 
Wellcome de Recherches Chimiques sont outillés 
jour des recherches de chimie pure aussi bien que de 
diimie appliquée, et ont pour objet, dans ce dernier cas, 
'étude spéciale de la grande classe des composés organiques 
:t inorganiques employés comme agents thérapeutiques. 

L’importance des travaux accomplis dans ces divers 
lomaines de la science, qui ont entre eux des relations 
dus ou moins étroites, apparaît clairement et est dûment 
ippréciée par ceux qui connaissent les lacunes des con- 
laissances actuelles. 

Pour répondre à de nombreuses demandes, on a cru 
lu’une brève description des Laboratoires Wellcome 
)e Recherches Chimiques, avec quelques détails sur 
eur organisation, leur développement et leur équipement 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


52 



Les Laboratoires, Premier Étage 


Les Laboratoires, Deuxième Étage 


ORGANISATION, ÉQUIPEMENT ET DÉVELOPPEMENT 


53 


actuel était de nature à offrir un certain intérêt pour 
de nombreuses personnes n’ayant pas encore eu l’occasion 
de les visiter. 

Ce fut lors d’un dîner offert le 2 1 juillet 1 87 6, au Holborn 
Restaurant, à Londres, à M. le Dr. Frederick B. Power, 
le directeur actuel de l’établissement, que M. Henry S. 
Wellcome fit part pour la première fois de son intention 
de créer un laboratoire de recherches chimiques. Cette 
date est mémorable à plus d’un point de vue, car la 
réunion comprenait un grand nombre de représentants 
distingués de diverses branches du monde scientifique. 
M. Wellcome fit remarquer, à cette occasion, que l’institu- 
tion qu’il se proposait de créer était de celles qu’il avait 
personnellement beaucoup à cœur et qu’au lieu d’être orga- 
nisée à un point de vue personnel, elle aurait, au contraire, 
pour but principal l’avancement de la science. Il déclara 
en même temps que les nouveaux laboratoires de recherches 
chimiques seraient entièrement distincts des usines de la 
firme, dans lesquelles, par conséquent, on continuerait 
encore à faire des recherches. Le but élevé contemplé 
car M. Wellcome et l’esprit scientifique qui le déterminait 
ï créer d’aussi importants laboratoires furent loués par 
livers orateurs dont l’approbation fit bien augurer d’une 
entreprise qui se présentait sous d’aussi heureux auspices. 

Les Laboratoires furent d’abord installés dans un local 
fitué au No. 42 de Snow Hill, mais il devint bientôt 
lécessaire de les agrandir considérablement et l’on décida 
le les installer dans un bâtiment séparé, qui leur serait 
exclusivement affecté. Les Laboratoires furent transférés 
ru No. 6, King Street, Snow Hill, c’est à dire en plein 
centre de Londres et dans des parages remplis de souvenirs 
listoriques. 

Le bâtiment (voir l’illustration, page 50) constitue un 
oel édifice, d’architecture et de style vénitiens, et comporte 
quatre étages et un sous-sol. 

Au rez-de-chaussée se trouvent le bureau du Directeur 
et la bibliothèque, très complète pour le but spécial que 


54 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 



Les Laboratoires, Troisième Étage 





ORGANISATION, ÉQUIPEMENT ET DÉVELOPPEMENT 


55 


poursuit l’institution. Elle contient non seulement un 
grand nombre d’ouvrages récents sur la chimie et la 
pharmacologie, mais comprend aussi une collection com- 
plète de divers journaux tels que : Journal of the Chemical 
Society, Berichte der deutschen chemischcn Gesellschaft , 
Journal of the Society of Chemical Industry, etc. On 
y conserve également la collection d’un grand nombre 
de publications chimiques, pharmaceutiques et médicales 
d’Angleterre, d’Amérique et d’Allemagne. 

En conséquence, et étant donné que diverses bibliothè- 
ques techniques et scientifiques très complètes sont 
également accessibles en tout temps aux membres du 
personnel, il est évident que, sous ce rapport, on a large- 
ment fait face aux nécessités que comporte un semblable 
établissement. Il y a également, dans la bibliothèque, 
une vitrine où sont renfermés des spécimens des diverses 
substances préparées au cours des recherches faites 
dans les Laboratoires, ce qui déjà forme une collection 
offrant un intérêt considérable. 

Les laboratoires proprement dits sont installés aux 
premier, deuxième et troisième étages et sont représentés 
aux pages 52 et 54. Ils ont tous une installation similaire, 
sont pourvus d’appareils électriques et au gaz pour le 
chauffage et l’éclairage, et sont munis de tous les appareils 
et accessoires pour faire des recherches chimiques. Sur 
chaque table il y a des pompes pour filtrage sous pression, 
linsi que des appareils spéciaux pour distiller dans 
e vide. Un branchement spécial fournit le courant élec- 
trique nécessaire au chauffage des bains employés pour 
la distillation de l’éther et autres liquides semblables. 
Chaque laboratoire est pourvu de balances ordinaires et 
de précision pour analyses ; ces balances sont sous 
verre à l’abri de la poussière et de l’humidité. Il y a des 
appareils téléphoniques à chaque étage, de façon à assurer 
des communications rapides entre les divers laboratoires 
ou avec le bureau du Directeur. 

Les sous-sols sont bien éclairés à l'électricité et contien- 
nent le four de combustion, tous les appareils pour faire 


58 


LABORATOIRES WELLCOME DE RECHERCHES CHIMIQUES 


les analyses organiques élémentaires, un grand moteur 
électrique pour actionner l’appareil malaxeur et agitateur, 
la meule pour drogues, etc., et une chambre obscure pour 
travaux polarimétriques ou photographiques (voir l’illus- 
tration, page 54, montrant une partie de la chambre de 
combustion). Reliées directement aux sous-sols sont des 
caves spacieuses, sèches et commodes pour l’emmagasinage 
des produits chimiques communs, de la verrerie de réserve 
etc. Un petit ascenseur permet de transporter aisémenl 
des articles des sous-sols aux divers étages. 

Par la courte description qui précède et les vues photo- 
graphiques qui l’accompagnent, il est aisé de se rendre 
compte que les Laboratoires Wellcome de Recherche? 
Chimiques sont uniques, tant sous le rapport de leui 
équipement qu’au point de vue du but pour lequel ils onl 
été créés. 

Il est à peine nécessaire de faire remarquer que quelques- j 
uns des problèmes qui occupent le temps et l’attention du 
personnel — composé de chimistes très capables et expéri 
mentés — sont des applications techniques ayant poui ; 
but de perfectionner les produits chimiques de la maisori 
Burroughs Wellcome & Cie. On conçoit naturellement 
que ces sortes de travaux ne donnent pas toujours matière 
à des publications et que beaucoup de recherches difficile; 
exigent un temps parfois très long. Néanmoins, un granc 
nombre de recherches et de travaux originaux effectués pa: 
ces Laboratoires ont fait l’objet de plus de cent mémoire: 
imprimés dans les recueils de diverses sociétés scientifiques ; 
on trouvera aux pages 43-48 la liste de ces publications 
D’autres travaux actuellement en cours feront, au fur e 
à mesure de leur achèvement, l’objet de futures communi I 
cations. 

Bien que la création de ces Laboratoires soit de dab 
trop récente pour donner matière à une revue historique 
rétrospective, il y a cependant heu de noter que le succè 1 
obtenu jusqu’ici justifie les espérances du fondateur e ? 
celles des personnes s’intéressant au but à atteindre. 


Récompenses décernées aux 


laboratoires Wellcome de 
Recherches Chimiques 


Exposition 
I NTERN ATIONALE 

Saint-Louis 1 904 

0 


UN GRAND PRIX 

E T 

TROIS MÉDAILLES D'OR 


Exposition 
Internationale 
Liège 1905 


UN GRAND PRIX 
UN DIPLÔME D’HONNEUR 

E T 

DEUX MÉDAILLES D’OR 


Exposition 
I nternation ale 
Milan 1906 


0 


UN GRAND PRIX 


0 


Exposition 

Franco- 

Britannique 

Londres 1 908 


DEUX GRANDS PRIX 


pour leurs 

RECHERCHES CHIMIQUES 
ET PH ARM ACOGNOSTIQU ES, ETC. 



Bn. 1 8