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Full text of "Trésors de la Biblioteca nacional : [exposition], Bibliothèque nationale, [Paris], mars-avril 1988 / Biblioteca nacional de Madrid"

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(BnF 


Gallica 


Trésors de la Biblioteca 
nacional : [exposition], 
Bibliothèque nationale, 
[Paris], mars-avril 1988 


Source gallica.bnf.fr/ Bibliothèque nationale de France 



(BnF 


Gallica 


I Trésors de la Biblioteca nacional : [exposition], Bibliothèque 
nationale, [Paris], mars-avril 1988. 1988/03-1988/04. 

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Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 











































































































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li 1 B L I O T H F, Q U E NATIONALE 

MAU S-A V R I L, ! 988 


















































Minium dr Cultun 

Javier Solana Madahim;a 

Dltrtlûf Grnrrd iSrl Libre» y Babil-('«« 
Il an Manuel Vti asc :o Kami 

Dinttor de h Biblnteci N ici cm j] 
Juan Pabl< i Fuu Aizpujuja 


Coord j nation generale de l'Exposition et du Catalogue; 
BIBLIOTEGA NÂC1QNAL DE MADRID 

EX PO S ICI O N CATALOGUE 


Coordjnanûa EAtion 

mHÜOTECA N AC ION Al DE MADRID (Gabinett de Difusion) LUIS REVENGA 


M DEL ( A RM EN DIEZ HOVO 
HELEN Al HJ N A 
A J. El ANDRA RODRIGUEZ 
M ' TERESA HERNANDEZ 

C mudlIUlKHI Scnïinll^m 

M I I. ISA LOFEZ VIDRIERÜ 

• uurdniatit:<ct de,’ f .1 w.fiton jdnniustrjm'f 
Geum'ti de l i BtbItotetÆ Nautjiial dé Madrid 

M TERESA SIMARRO 

BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE PARIS 

AlUttaic i. nnJcrrtik 

MLLE EMMANUELLE G1UUANI 

Artirhec de prp.-,ce 

MME MARIE-THERESE V ARN AM OS 

I )rt üTIÉetir 

M MICHEL BRUNET 

H -p* h ■ Sec li rdc RrsUurarKm dev Estampes 

M ROGERSEVËNO 


(jbotdbiiDon 
OSC AR BERDUGO 


CûodiBatHMi ScKni;ifit)ciî 

M 1 LU!SA LOPEZ-VIDRJRHO 
CONCEPCION LOIS 
BEIEN ALTL'NA 


Cicdlj borJïciirS du Calaiû£iw tlani II docnplinïi des parer:. 

JUAN DELGADO 
MERCEDES GARCIA-AN EN AL 
C’RI STI N A GUILLEN 
FERNANDO HUARTE 
CARMEN LIT ER 
CONGE PC ION LOIS 
Ma LUÈSÀ LOPEZ-VIDRIERO 
TER ES A MA LO DE MOL INA 
TESESÀ MEZQUITA 

CLOTJLDE olaran 

MANUEL SANCHEZ MARI AN A 
EL EN A SANTIAGO 
A.MA LIA SARRIA 
JOSE MA SÜTü 


TraductwHH 

JANINE BOUCHE 
DftAGOMAN TRÀDUCUONES 


t M du Vtvsi c Jn Lxpiwtmnv 

M GERARD SOURD 

( liefifu SrrvKt limüiïjtif 

MME: M ARGUE RI f E MARIE IPFOLITO 

Montage Ecchniiiuc 

ÎIEPOLO MADRID 
MDS MAlAKOfh 


Maquette 

EL R. MADRID 

JUAN ANTONIO MORENO 

TER ES A Y A GUE 


Phturn 

GE RA R DO MOSCH IONI 
DANIEL CE BRIAN 
|UAN MORO 
ALVARO EELGUERÛSO 


Lumpur? 

SU TRANSIT IRTES IN LERNACIONAI FIS. S A MA DR II ■ 


Photo# ramure 

MANCOLOR 


AttUUftfC 

'-IL V ( ARV Al A! s A MADRID 


ImpitSIun et reliure 

HURTMAN S A 


h. rmt k pcfitKid de U IHIiMrhéqtic Nati-mil*. qu ont idr J b réalisation de tefle 

ccpmihrm 


LS.B N 84 - 74 AM/'M 


Deposno Isça] Y 
N JP O .VH- 8 B- 0 UW» 

i Rlhknf-: J. i\i. !>:Mul i'fHW Madrid 

1 nttvcmiK I->j i;■ Eapmta l.aunha 
Devnpfiiifl 'IrJ umivmn 


Avec l.n'■'ll.ihfTJtiuii I IHI.R3A 




TRÉSORS DE LA BIBLIOTECA NACIONAL 


I 


INDEX 


Juan Manuel Velasco Ramï.. 

Emmanuel Le Roy Ladurie. 9 

Juan Pablü Fusi Aizpurua. 11 

I. Moyen-Age ....... 15 

ïl. Renaissance et Siècle D‘qr .. 45 

III. Le XVIH™ Siècle. 125 

IV. Le XIX™ Siècle... 145 


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N los ûhimos mw $e ha inkiado una linea de actwidad tm- 
dem *1 exhibirfum de nuestras fronkras ciTgMsfïô^ de los mâs 
significdtiws fondes historiées de la Biblioteea National de 
Espana. Brustlas t Nueva York y Oxford son ejemph de ello. 


En este dm? de 1988, amdo et arte y fi pensamknto, el cine y el team, 
h création literaïia y artistica, las admm espànolas en suma, se dan cita en 
Paris , no podkfaltar unit signifteativa nmestra de J 05 Tesom de nuestra Bi - 
hlioteca National 


Ohms onÿiîote o mitas } manuscrites e incunables, Héros en tttyas pa¬ 
ginas aparece desde la Edai Media îmta el sigb XIX, muestran al visitante 
de la exposkiôn la créadôn cultural y ckmifica de los pueblos y tivilizacmes 
que han poblado esta vieja lima europea. El dmdw t la poesîa , la medicm, 
las reliâmes, la agriculture el arte de la navegaciôn , lafilosojia, la musica, 
el teatro, la novelû, la astronomie o las maternâtieas, entre muclrn olras ma¬ 
tériels deI conocitniento humano se encuentran en estas belles libres; como mues- 
ira de los desveks t de los aciertos y de los encres, tir miles de homhm y mu- 
jeres que a lo largo de los siglos [mon escrihimdo y cmndo algunas de las 
paginas mis hetlùs de la historia de los pueblos espanoles, de ht Itisiom de la 
hmumkhd. Cran parte de estas ohm fueron objeio de admiration y de wfn- 
iioporparte de la brillante pléyade de historiaiom e investiginhresjmmes 
que hickron y que tum hecho de Espana, no solo un objeto de estudio sino de 
mor. Sirva esta exposition de Iwmenaje a iodes elles, a tôdos los hispanistes 
fmmes, 

Por nlùmo t mis felkitacmes y agradetimknto a iodes los que km hccho 
posible esta exhibition, A fos Bibliotms Nationales de los dos pèses, a todo 
su personal encabezado por sus dire (tore s, Juan Pahlo Fusi y Emmanuel Le 
Roy-Ladurie, a los e spécial sia s bibliotecanos de la Biblioteca National de Es- 
pana que htm seleamado y domnentado fa exposiVio» mahezados por Ma¬ 
ria Lui sa Lapez Vidriero y M: del Carmen Diez iîl Hoyo, a Luis Reven- 
$ i y a su équipe de colahoradores en las tams de montai e y édition del catû- 
logo, a la Embajada de Espana en Francia y en especial a Fernando Sanchez 
Rau y a Miguel Arias, dirntor general de Rehumes Culturales del Mntis- 

terio de Asuntos Ext er tores. 


Juan Manuel Velasco Hami 
Directe* Gemn] clcl Librd/y Biblnrcus 


16. Fenaîrtdt* dt tîmâra. Jmn. Crûmci de los emperadoïes y conqimta de 
Mores. 






Au cours des dernières années, nous nous avons entrepris une 
nouvelle série d'activités, nous nous sommes engagés dans une nou¬ 
velle ligne ayant pour but d'exhiber, hors de nos frontières, quelques- 
uns des fonds historiques les plus marquants de la Biblioteca Nacional 
d'Espagne. Bruxelles. New-York et Oxford en sont l'exemple. 

En cette année 1988, alors que l’art et la pensée, le cinéma et le 
théâtre, la création littéraire et artistique, toutes les cultures espagno¬ 
les en somme, ont rendez-vous â Paris, il ne pouvait manquer une col¬ 
lection d échantillons choisis des Trésors de notre Biblioteca National 

Ouvrages originaux ou uniques, manuscrits et incunables, livres 
dont les pages vont du Moyen Age au XIX e ™ et montrent aux visi¬ 
teurs de 1 exposition la création culturelle et scientifique des peuples 
et des civilisations qui ont peuplé cette vieille terre europénne. Le droit, 
la poésie, la médecine, les religions, 1 agriculture, l’an de la naviga¬ 
tion, la philosophie, la musique, le théâtre, le roman, l'astronomie ou 
b mathématique, parmi tant d’autres matières de la connaissance hu¬ 
maine, se trouvent dans ces beaux livres. C’est là un échantillon du 
zèle, des réussites et des erreurs de milliers d’hommes et de femmes 
qui ont écrit et créé, tout au long des siècles, quelques-unes des plus 
belles pages de l'histoire de l’humanité. Une grande partie de ces ouvra¬ 
ges ont fait l'objet d’admiration et d’études de la part de l'illustre 
pléiade d’historiens et de chercheurs français qui ont fait et qui font 
de 1 Espagne* non seulement un objet d’étude, mais encore d’amour. 
Que cette exposition soit donc l’hommage rendu à eux tous, à tous 
les hispanistes français. 

J'adresse finalement toutes mes félicitations et le témoignage de 
ma reconnaissance, i tous ceux qui ont rendu possible cette exhibi¬ 
tion: aux Bibliothèques Nationales des deux pays, à tout leur person¬ 
nel présidé par leurs Directeurs, Juan Pablo Fus! et Emmanuel Le Roy- 
ladurie, aux bibliothécaires spécialistes de la Biblioteca Nacïonal d’Es¬ 
pagne qui ont sélectionné et documenté 1 exposition, présidés par Ma¬ 
ry Liusa Lapez Vidnero et M. 1 de! Carmen Dicz de! Hoyo, à Luis Ko 
venga et à son équipe de collaborateurs pour les aider dans leur tâche 
de préparation et d'édition du catalogue, à l’Ambassade d'Espagne et 
France et, tout spécialement, à Fernando Sanchez Rau et à Miguel 
Arias, Director General de Relackmes Culturales del Mmistcrio de 

Asuntos Exteriores, 


ManuEI Vf I «<.0 Kami 
IX enÇKjf General Jd Lîbno \ Éiiyntfçra 


I 


I ’EXPOSH ION des Trésors de la Biblioteca Nadoml 
de Espana est l'occasion, pour un historien comme 
"moi, de rappeler les liens fondamentaux qui unissent 
, la France à l'Espagne et vice-versa, N évoquons pas 
A, seulement le problème de notre commune latinité à tra¬ 
vers d'inévitables conflits; ils revêtirent une grandiose importante his- 
torique lors de l'affrontement des Habsbourg aux Valois, puis aux 
successeurs de ceux-ci. Mais, l'arrivée au trône de Philippe V, dans 
les débuts du XVII1™ C siècle, si contestée qu elle air été sur le moment, 
a inauguré littéralement une «belle époque». Certes, il y eut encore, 
sous la Régence de Philippe d’Orléans, quelques années apres la mort 
du Roi Soleil, une petite guerre franco-espagnole: elle n'est pas le cha¬ 
pitre le plus glorieux de notre histoire commune. Par la suite, les deux 
nations enterrèrent définitivement b hache de guerre sous les auspi¬ 
ces (notamment) d’un pacte familial: du moins, tant que les deux h - 
g nages mis en cause, bourboniens, furent en mesure de régner à Pans 
et à Madrid. Les choses, hélas, devaient changer pour quelques an¬ 
nées (fortement cruelles en ce qui concerne le peuple espagnol) peu 
après l'avènement de la brève dynastie des Napoléomdes. Reste que 
le XVI 11^ siècle madrilène avait vu le règne d'un très grand monar¬ 
que éclairé (trop oublié, de notre côté à nous des Pyrénées), Charles 
111: il serait bon que ies Français connaissent davantage son oeuvre et 
ses réformes, tout aussi importantes que celles de Joseph 11 dans l’Em¬ 
pire. 


Une réflexion historique soucieuse de comparatisme se doit aussi 
de prendre en compte la remarquable transition qui t dans les deux na¬ 
tions de la péninsule ibérique, a préludé récemment à l'instauration dé¬ 
finitive des régimes démocratiques dont nous admirons aujourd'hui 
les puissantes performances et les accomplissements de toute espèce. 

Enfin, les tenants de b latinité, encore elle, ne peuvent oublier 
que face à l’impérialisme (de bon aloi, certes), de b langue et de la cul¬ 
ture anglo-saxonnes, l'hispanisme reste, sur le plan linguistique, l'une 
des principales ressources des grands Etats qui se réclament, sur les 
bords de la Méditerranée ou de l’Atlantique, de l'héritage de la civili¬ 
sation romaine, Avec ses centaines de millions de locuteurs, la langue 
de Cervantes est aujourd’hui et sera demain davantage encore l’un des 
parlers mondiaux essentiels, en toute modernité. La Bibliothèque Na¬ 
tionale de Paris exposera l’an prochain les trésors de toute sorte qui 
furent rassemblés dans ses murs, au cours des dix années glorieuses et 

9 


I 


difficiles de ta Révolution Française; nous les avons conservés depuis 
cette date en de bonnes conditions, tanrau département des Estampes 
qu’aux Manuscrits, aux Imprimés, aux Monnaies et Médailles, etc. 
Nous sommes d’autant plus heureux de saluer, avec une année 
d avance par conséquent, cette exposition des Trésors de ta Bihhotw \j- 
cmml de Eipdiui; ils sont, à leur manière, tout aussi importants et in¬ 
téressants, même s’ils furent accumulés «là-bas# pendant une période 
plus longue et moins dramatique qu’à Paris entre 1789 et 1799. 

Il m'est agréable, en conclusion de ce bref avant-propos, d’expri¬ 
mer ma profonde gratitude au Ministère de la Culture espagnol, à ta 
Direction générale du Livre et des Bibliothèques en ce Ministère, ainsi 
que, bien entendu, à 1a Bibliothèque Nationale de Espagne. 

Emmanuel Le Roy Ladurie 
PjotciSrtir m Ço'ltqgc de Frintt 
Admijustuieur général de b Bibliothèque Nitiouik 


10 



1 i 


,4 e.vpdsiftejj «Trésors de la Bihlioteca Katmai» t(>pondi 
a wn doble propisito: donna parie, mostrarpiezas esenciaks 
* de te /nsforte y U culture espatwlas; de otra, honm te la- 
hor } por larns conceptos exmmd maria, que el hispmmo 
francés ha realizado a lo largo ya de Midios anos al semcio 



Ne dd tffàQcimîento de esa historié y de esa cultufp. 


Tal monotimiento esté kjos de ser un acto prototolaw. La Bihlioteca 
National espanola lo ha ce m wtiismM. Hte lia ri tfo en nummsas otasio - 
n es d iugar de encumtw dei hispanisme francés y h érudition espanola: eu 
ella se han gestado imbajos décisives para ambos; en dk se ban dmtntoio 1 
al luunios, leahades definitives. 


El libro, escrihio Borges, es wia etfenrian Je la metnom v Je la ima¬ 
gination. Esta exposition rem, ati, parte de la imagination y de la ffierod- 
ria espanolas, o de algtma forma relmonadas cm i Espana. Si las mocémos t 
lo luuanos en gran parte mrned a fa imajjjinaci&n, dedimên y talento Je mu- 

chos hispanistes: eso es te que importa, 

Juan Pa&LoFusi Ai/run a 
” Dircvior (te U BSHietoa Naàobil 


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L'exposition «Trésors de la Biblioteca National» a un double but: 
d'une part, celui de montrer des pièces essentielles de l’histoire et de 
la culture espagnoles; d’autre part, celui d honorer le travail extraor¬ 
dinaire sous bien des rapports, que Hispanisme français a réalisé de- 
puis de fort longues années, au service de la connaissance de cette his¬ 
toire et de cette culture. 

Ce témoignage de reconnaissance n’est pas un acte purement pro¬ 
tocolaire, mais enthousiaste, de la Biblioteca National espagnole. Cet¬ 
te dernière a été, bien des fois, le lieu de rencontre des hispanistes 
français et de l’érudition espagnole: c’est là qu’ont mûri des travaux 
décisifs pour tous deux. C’est là que se sont scellées, en les réalisant, 
des amitiés loyales et définitives. 

Le livre, a écrit Borges, est une extension de la mémoire et de l'ima¬ 
gination. Cette exposition réunit donc une partie de l'imagination 
et de la mémoire espagnoles ou ayant, dune manière ou dune autre, 
trait à l’Espagne. Si nous les connaissons, c’est en grande partie, grâce 
à rimagination, au dévouement et au talent de nombre d hispanistes 

et c’est bien là ce qui compte. 


JuAM Paülü Fusi àjzpurua 
Dïmtor de b Bibtaea Nioote] 


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SEREXIS SIMVS PRINCEfS 

B A LT H A SA R CAROLVS 

H IS PAN J IMPER II FVTVRV^ OLIM AR.ÈI TF,R f 
N VU C A M OR ET RÊLlClÆ, 

AD ARMORVM PACS ÜQVf, MOmKKTA, ■- n 

PALLADIO ET CHAVL1TVM MANV fAi’R'î, 

XXVI. lANVARfl.MTC. XXXVIII, 

NOVftM NATVÿ ANN O S, 

VA S TV M PARDOOIN nxmobe ÀPRVM 
ÜENEÏ 105 A ANEMl CONTENTIONI IK 5 ECVTVA, 
GLANDE 50,0*0 KM ISS A DEX.TERJTAT1 $YÆ ï M M OLAV1T 
HIC VB1 TERRA IMBIBîT FRO^TR AT JL B&LXVÆ CRVOREM. 
N&QVE STETiT VBI COEPIT VfiNATIOKU ARDOR. 
MOX STIMVLATVM SMCVLI5 IN A RE NA TaVRYM 
PARI FVLM1NF, FERCVLIT ET CONFECÎT. 

ITA FRlMtS ANNIS 5ESE ÉFF ERE MS AKlMVtf 
FROEUIS V1CTOIUISQVX FROLV5IT 
O FORM IDA N DAM HOSTIW5 DEXTÊÏLAMJ 
NON D™ S VE TA 5CEPTRIS, QVXD FOÆSTT OSTENDIT. 

I NVNÇ, ET ICVI S ET Al.CMENÆ ITLÏVM, 

PYTH IVMVE.VEL ThXSEVM MEMORA i 
ILLVM ÊRYMANTHÆO A PRO, IS T\ r M SERPENTE, 
HVNC MINOTAVRO FRRXMPTIS NON INGLORIOS, 

MAGNAMMÜ HISPAN 1 AKVM HERCVU 

PLVS V ET RA 

STRXNVJTATI5 SËMFER GlORIAM T RT1TT TFR XXTF/NSVRfî 
EX A RM ATI S DOMlTlS^VË SÆCVL1 MON STRÏ 5, 

Trio mphales Lavrêas 


SPONDENT AV5PICATI SSIMA 
CRR JCENTIS VI RTVTI S TlROClNlA, 










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I 


I . MOYEN-ÂGE 


Marie-Claude Gerbet Lucien Clare 

/ 

N lever de rideau, vingt pièces pour dire dix siècles, Dix siècles d'hisroare re¬ 
présentés en vingt livres d’avant le livre Ici naît un fleuve géant de vie et d'his¬ 
toire, «un vaste ébranlement d 1 images et d'idées;": immense trésor de mots as¬ 
semblés par récriture, de cris du coeur, de fous rires, d accidents ou d‘aventu¬ 
res. Oui, Per Abat a promené sa plume trempée d'encre (noix de galle et sulfate de fer liés a la 
gomme arabique) sur le parchemin grossier et mal préparé dont il disposait en 1307 pour copier 
3a geste du Cid pour 1a suite des siècles; l'Archipretre de Hita lance un peu plus loin sa «majada 
narquoise; Juan Fernandez Hercdia, Grand Maître de l’Ordre de Rhodes, acquiert en Morée des 
manuscrits grecs qu'il fait traduire et enluminer à Avignon: le visage, grave sous le bonnet de 
moine grec, de ce premier lecteur de Plutarque en Occident s’offre au regard émerveillé de qui 
ou vre la fastueuse * Chronique des Empereurs». Technique de Partisan, technique de l’iritellec- 
tuel, technique de l'artiste se croisent et s’interpénétrent dans ces monuments du patrimoine cul¬ 
ture! espagnol. Ordonner cette effervescence, c est tracer tes grandes lignes —histoire et poli¬ 
tique— de ces dix siècles où les Espagnes, plurielles et jumelles à la fois, disputent à l’islam leur 
intégrité européennes. 



L’Espagne wisigothique: Fi isp an i a 

Dès 406 déferlèrent sur l'Espagne des hordes de Vandales et de Suèves. mais la véritable 
colonisation germanique fut l’oeuvre des Wîsigoths. Les Hispano-Romains constituaient b ma¬ 
jeure partie de la population. Au cours du VI*" siècle, ces différentes communautés ne se mê¬ 
lèrent pas. Les rois wîsigoths réalisèrent l'unité de la péninsule, donnant naissance a l'Hispma, 
l'unité religieuse entre autochtones catholiques et envahisseurs ariens, décisive pour la fusion 
des peuples, ne put s’établir qu après 589 i‘3 f " concile de Tolède), lorsque 3e roi Récarède, con¬ 
verti. fît du catholicisme la religion d'Etat, Le clergé fut désormais soumis au roi. Les conciles 
de Tolède, convoqués par le souverain, réunissant tous les évêques du pays, devinrent une ins¬ 
titution de premier plan, très originale, dont le vénérable manuscrit de la Coliectw Condiiorum 
conserve les actes. La christianisation progressa et tes monastères se multiplièrent. Le «livre des 
juges» (liherjuditiomm) fut promulgué en 654, réalisant l’unité juridique entre Droits barbare et 
romain. Mais le roi wisigoth resta un chef de guerre élu, menacé de déposition et d’assassinat 
si bien que le pouvoir royal sombra vite dans la décadence. 


Le grand domaine foncier prédomina partout. Une culture latine encore brûlante se main¬ 
tint en dépit du déclin relatif des villes. Si bien que YHispama des Wisigoths, celle du très cé¬ 
lèbre érudit Isidore de Séville, celle de l’unité politique de la péninsule, sera évoquée avec nos¬ 
talgie. longtemps encore après la Reconquête. 


L Espagne Musulmane: Ai Andahts (jusqu’au XIII™ siècle) 

En 711 les musulmans remportèrent une éclatante victoire. Trois ans suffirent aux armées 

15 


- CflprrtJïflniifl Ct'l/ffric 




1 


M O V £ N - À G E 


berbères pour s’emparer de presque mute la péninsule. Ainsi naquit Al Andalm qui devînt une 
province du Califat Gtneyide de Damas qui, après une période d'anarchie, s'érigea en 756 en 
Emirat indépendant dont Cordoue était la capitale. En 912 Àbd-d-Raman Ht pm le titre pres¬ 
tigieux de Calife. A h fin du X™ siècle, te Califat Omeyade de (Cordoue atteignit son apogée, 
fruit d'une civilisation brillante, très urbaine, à la population progressivement islamisée, Même 
les chrétiens mozarabes (vivant sous domination musulmane} en subirent l'influence et contre 
huèrent à l'éclosion d'une culture hispano~musulmane («livre des Hymnes»). 

Le déclin politique du Califat, amorcé dès le XI™ siècle, aboutit au fractionnement en pe¬ 
tits royaumes (Rrinûi if Taifa) sans toutefois ternir l’éclat de la civilisation. La philosophie, les 
sciences et les techniques, les connaissances élaborées par les Arabes furent même diffusées dans 
le monde chrétien occidental par l 1 intermédiaire des petits royaumes chrétiens du nord de la pé¬ 
ninsule. Le rayonnement de cette culture fut tel qu’au XVIII™ siècle encore le «Livre de l'a¬ 
griculture» d'Abou Zacaria ou le texte arabe de 3'«Histoire des dynasties islamiques» du grand 
historien musulman Îbn-Khaldoun étaient toujours copiés. Le philosophe cordouan Averroès 
qui pratiqua b médecine au XII ™ : siècle, était encore considéré au XV™ siècle, comme un maî¬ 
tre de cette science. 


La formation des Etats chrétiens du nord et leur expansion vers le 
sud (XI*“s.~milieu XIVs) 

Au début du Xl :mc siècle, les quatre états chrétiens, royaumes de Leon, Castille, Aragon 
et comté de Catalogne, étaient prêts pour lancer b grande offensive de Reconquête, sur les mu¬ 
sulmans. Certes dès 912, la ligne du fleuve Duero avait été atteinte par les chrétiens mais la pro¬ 
gression tut stoppée la pour un siècle à cause de 3a résistance des Omeyades. La division du 
Califat, [arrivée dans les caisses des rots chrétiens de l'or des parias (tributs musulmans destinés 
à acheter la paix) furent des circonstances favorables aux chrétiens dès 1008, L'offensive reprit 
en 1(HO et marqua des progrès rapides et décisifs jusqu'en 1150, en dépit du sursaut de résis¬ 
tance manifesté par les Al mon vides d*Al Anddm. Vers la fin de cette période faste pm nais¬ 
sance h geste du Cid, héros castillan exemplaire dont la Chanson ne nous est parvenue, par une 
chance assez incroyable, que par un seul manuscrit, copié en 1307 et retrouvé au XVIII™ siècle. 
Au XEI1 ' siècle, la Chronique générale d'Espagne, en prosifunt pour fonder une histoire «natio¬ 
nale», différentes épopées aujourd’hui perdues, exalta le dynamisme de cette période. 

De 1150 à 1212 la progression chrétienne se ralentit. Les Berbères Almohades tentèrent 
une seconde restauration de Al AfflMus, mais la victoire de las N a vas de Toi osa en 1212 livra 
l’Andalousie aux chrétiens, à 1 exception du réduit musulman de Grenade. La Reconquête se 
fit donc par étapes et s’accompagna d’un repeuplement aux aspects variés. Dès 1264, 3a confi¬ 
guration politique de h péninsule est fixée d’une manière pratiquement définitive, c’est celle 
des «cinq royaumes»; royaumes chrétiens de Portugal, Leon-Castille, Navarre et Aragon, ro¬ 
yaume musulman de Grenade. Mais si, lu XIV™ siècle, les rois de Castille, prenant appui sur 
le Droit romain, s'acheminaient vers l’absolutisme, en revanche le souverain aragonaîs, régnant 
sur une confédération de quatre Etats [Catalogne, Aragon, Valence et Majorque) se devait de 
respecter un équilibre institutionnel entre b monarchie et les différents groupes sociaux (villes 
ou grands nobles comme le comte d'Urgel). Dans le royaume de Castille dès le XIII™ siècle, 
la noblesse, définie par le «sang» et 1 exemption fiscale, très structurée, prit en main le gouver¬ 
nement des villes* alors que dans la Couronne d'Aragon un riche patriciat s’installa au pouvoir 

Dans le domaine culturel s’épanouit au XHI™ siècle, à côté de la poésie populaire des jon¬ 
gleurs (mener de juglaria}, le mtsitr de cingle {mener de cltmia), poésie «savante» bien qu’écrite 
en langue vulgaire. L oeuvre de Gonzalo de Ber ceo, rédigée a l'ombre d'un monastère béné- 


E 6 



( 


MÛYE N - A G E 


diam. illustre l'apparition de cette poésie cléricale. Celle-ci prit un vif essor au milieu du 
XIIE -11 siècle (comme en témoigne le « Livre d'Alexandre», ensemble de plus de dix nulle vers), 
se diversifia par la suite et donna, dans la première moi rie du XIV ,r siècle, avec le «Livre de 
bon amour», une somme de très haute volée. Son auteur, larchipretre de Hua, dont on ne sait 
rien, tour à tour éloquent, savant ou ironique, satirique ou burlesque, dota fa langue castillane 
d'un hymne à la joie, à la vie, à la nature, aussst fascinant que mystérieux. Quant a Ea prose en 
castillan, elle fit son apparition au milieu du XIII™ siècle, sous l'égide d’Alphonse X le savant, 
une des grandes figures de son temps. La «Première Chronique générale de l'Espagne», à la sour¬ 
ce de ['historiographie en langue vulgaire, eut un succès et un retentissement considérables et 
fut traduite en Galicien et en Catalan. L'oeuvre fut poursuivie sous hanche IV, fils rebelle et 
successeur du Roi Savant, qui encouragea également l’éclosion d'une littérature morale et sen¬ 
tencieuse encore très prisée au XV®* siècle (Cargos y êcmmmtos dd ny Don Sandwj. La prose 
s'annexa bientôt le domaine delà fiction romanesque, ainsi b «GrandeConquête d'Outre-mer-", 
commencée en 1295, histoire des croisades contenant les premiers germes du roman de cheva¬ 
lerie en langue castillane. 


De la crise au redressement (milieu XlV^siècle-fin XV <mf sicde) 

Les royaumes ibériques n'échappèrent pas à la crise économique qui s'abattit sur 1"Europe 
vers le milieu du XIV" ' siècle, mais, de plus, ils traversèrent une crise politique et religieuse. 
Une nouvelle dynastie, celle des Trastamare, arriva au pouvoir en Castille en 1369, précipitant 
b lin des anciens lignages nobles et se hâtant de fomenter une «nouvelle noblesse» de service, 
richissime et qui fit très vite b loi. Les nombreuses minorités royales et régences occasionnè¬ 
rent guerres civiles et guerres entre h* clansnobles qui ensanglantèrent le pays jusqu'au début 
du règne d'Isabelle. Une branche Trastamare fut appelée â gouverner la Couronne d’Aragon 
en 1412, 

La «Conquête de Marée», traduite du grec à la lin du XIV ( "-' siècle, témoigne de l’exten¬ 
sion de la Couronne d’Aragon dans le bassin oriental de la Méditerranée. La poésie lyrique de 
Cour se tailla au XV fme siècle une place de premier plan. Les oeuvres des poètes qui la cultivè¬ 
rent, rois, grands seigneurs, hommes d'Eglise ou de lettres, dont tes noms nous sont connus, 
furent conservées dans des chansonniers (emmern) manuscrits richement calligraphiés, de vas¬ 
tes dimensions, composés à h demande d’un prince. On en possède une cinquantaine dont le 
"Chansonnier de Stuniga» (du nom du poète dont les compositions ouvrent le recueil), élaboré 
à la Cour du roi Alphonse V d'Aragon à Naples après b mort du roi (1456), Quant au chan¬ 
sonnier de Hjjar (du nom de son premier propriétaire, le duc de Hijar), il est plus tardif. Enfin, 
au cours de cette période, on commença a recueillir les balades (romances) t masculin en es¬ 
pagnol. compositions à caractère épique ou lyrique, conçues primitivement pour être chantées ou 
psalmodiées en s’accompagnant d'un instrument. Ce genre, se prêtant bien â l’improvisation, 
connaîtra au XV™* siècle une vogue extraordinaire, Héritière de la tradition liturgique, cette 
poésie connut une diffusion véritable dans le peuple et produisit d'authentiques chefs d'oeuvres. 

Les Rois Catholiques réalisèrent l'union personnelle des Couronnes de Castille et d’Ara¬ 
gon. Le règne d'Isabelle (1474-1504) et de Ferdinand (1479-1516) apparaît encore médiéval par 
certains aspects: achèvement de la Reconquête {prise de Grenade), instauration de 1 Inquisition 
(1482), expulsion des juifs (1492) puis des Maures, Mais les réformes administratives, la décou¬ 
verte du Nouveau Monde et les débuts de son exploitation préparèrent et annoncèrent 

l'épanouissement du Siècle d’Or, 


17 




I. Romances i r Mt r>te*i fcatikis? U fjrtf is 

■ • .■■... ,d dur Jjvu -! JK lümputito —S I . A «Ktl de 

C lUiIlrmH» i3r Mita 15*1. -2M4 ! -1-' -Ca* Avij —Y vjj -fige 
m ciirqiic iv|xigrjpJv]qiK — : vfbm de ISscuul de (ijvaiitn iiar h 
piÿe de niTt -Rd itio&mc jf dugnn marron i filets doré —Trifi- 
d»r {forer. 

K 124&S 


i h terme romance • qui qualifie une composition poétique, géné¬ 
ralement courte, composée pour être chantée ou bien récitée en pu¬ 
blie, j été cité pour la, première fois dans son acception moderne, dans 
le .'r••',*;! ■ du Marquis de Sa.mil lana (1445-I44H): Mnfimos poetas son 
aquelloN que sm mngtin orden, régla tu cuento, faeen estes eantares y 
romances de que las genres de baja c servit condition se alcgran...». 
IVuttdon., ectte opinion première iù strictement rien a voir avec les* 
tune dans laquelle ont été tenues, pendant des siècles, ces composition s 
essentielles pour la lyrique espagnole. 

Sou origine est mystérieuse et nombreuses les théories élaborées à 
son sujet, quoique ta thèse défendue par Menéndez FidaJ, soit acceptée 
par la plupart des historiens. A son avis, il s'agir de fragments de vieux 
poèmes et chansons de geste qui. séparés de leur tronc, ont retrouvé 
avec des variantes diverses, une vie indépendante, jusqu à nos jours. 

Ils sont habituellement formes par un nombre de vers octosyllabes 
rimes, assenants 11 en est de tré> courts ou bien de très longs, tel celui 
du fonde Dirlos. par exemple, qui compte plus de 1350 vers. 

Hèv ravalement de l'imprimerie, les "romances- groupés en mmn- 
i ra i;: :.-.. .,.wfjauTa. etc. turen publiés maintes fois et leur diffusion 
fut extraordinaire., Il semble que ion doive attribuer à l’éditeur Martin 
Nucio, d'Anvers. Letton le plus efficace. Son canrftwrrv contient plus 
de I y 1 romances et obtint un succès tel que Ion en fit trois refontes, 
en ] 5.v •: lune est de Nu cio lui-même, la seconde d’Estehan Najera. 
le Saragossc. et la troisième de Gmlkrmo de Miles, de Médina del 
( ampo ( eîte dernière appartient au R. 12V85 de la Biblicteca Natio¬ 
nal quoique sur la pièce de titre de b reliure moderne, on lise Zara- 
en/.i. I55R I )aprés Rodriguez Monino, il s’agirait d'un exemplaire 
unique. 

Format m -1 A. dit de poche, il contient 123 «romances» Sur la page 
R titre figure la marque de l'imprimeur Guillcrmo de Miles (Vmdd, 
n R'- un ange tenant l’écusson avec les initiales et b croix a deux 
o iVi’rH'S, dans un encadrement xybgnphiquc, et portant des orne¬ 
ment'. typographiques. des croix et îles feuilles en forme de coeur, tout 
autour. 

L’exemplaire ayant appartenu i Pasctial de Gayangos porte son ex- 
libris- sur la page de titre. 

La plupart des 123 romances- iatt partie des «viejos" parmi lesquels 
ressortent les historiques, tels que Don Rodrigo, rey despana...» ou 
Reynando el rey do Alfonso...". Il eu existe plusieurs du cycle du Cid 
et de la Irontièrc tels que Abenamar Abcnamar" et cl romance del 
r . nu ii» que perdio Vilenaa.. P eutre les lyriques, il ne faut pas 
oublier le • romance • de U os a Fichu ou celui de Fonte Frsda. J] com¬ 
prend egalement d'autres - romances- du cycle carolingien et breton, 
cornu n ceux du fonde Dmos. Rodan ou Lanzarotc 11 s'agit dans l'en¬ 
semble. d'un des plus beaux exemplaires des ■ romanceros» imprimés 


BwunGRAfttlE 

1 RODRIGUEZ .VtONIM.) '.fr-i-j, \-i> - ‘-j*i.i• jV jt. i.'rîir.' ■{ rmatxm t.jsuiri. MidriJ, 
: SIMON DIAZ ft-i •( j ùmitiM hpMitt, n JlUf.-K F0ULCHE DEL- 

füM feu- .» t . - .'ri-!..i - !• iC g. -jr,-.. Mdnd IW P BENICHOU: Gura ? «toj 
ni Rtvw.ripttjJuvnj'' Grdo* M«jnd IM—R MENENDEZ PIDAL K* murw it *> 
monts pv?«. .Midrtd, ISS? — | L AL30HG Ü&fcrii 4 t Jj Homo* fjjjMfwù. Grcdoi Mîdnd, 

f' r, ‘ “f VINDE.I i. Î r-.il. i. it mtpr< «f , .'iÂrrr - tlïhis. BjlickjfU, |‘42 n 1 IfO- 

18 


2. CONGLIORUM COLLECTIO - 

X m ' siffle dê-buty —3-15 1.—Ehcnturr vvj&ig.ûEfliq«ic —Purhc- 
itna “Reliure moderne en peau frtûûîOLT 

m» is;: 

LA collection dite «Colctcion fatmmea lEispana- est Le recueil le 
plus vaste et le plus ancien des textes des conciles de ]' Eglise, et sa dif¬ 
fusion, non seulement dans la Péninsule Ibérique, mais dans tout le res¬ 
te de l'Europe, fut énorme. Tous les monastères hispaniques du Haut 
Moyen Age, devaient posséder un exemplaire Je ce recueil. L'impor¬ 
tance de ce texte est ma ns teste, puisqu i la même époque, on en fit 
une version arabe pour l’église mozarabe, qui nous est parvenue et 
dont nous possédons le manuscrit. Certains des nombreux codiccs con¬ 
servés de ce texte, tels les célèbres Albeldensc et E nu banc use au¬ 
jourd'hui à l’Escurd), sont parmi les plus luxueux de l’époque. 

Le codex que nous présentons porte le nom de l’Abbé Superio. Il 
appartint au Monastère de Sahagûn, en terres de Léon et, bien que l é- 
criturc semble andalousc, fur probablement exécuté par I un des moi¬ 
nes mozarabes émigrés au monastère. Ce codex est l’un des plus an¬ 
ciens représentants de la collection et. sans posséder l’exubérance d:.- 
corative d’Albeldensc et Emilianertse, déjà nommés, constitue l’un des 
exemples les plus raffinés de l’usage de la calligraphie à caractère or¬ 
nemental. L'utilisation d'encres de couleurs diverses semble provenir 
des modèles classiques, mais les illustrations et les précieuses initiales, 
sont un clair exemple du style léonais, à ses débuts. 

BlblKKilAHflE 

A MILLARES CARLO: (kwrfîhiuiw j. 1 Opu Jr Mm Vtafnc. È’*41 pi^i 

259-24U.—A MILLAKES CARLO .\uru'.* ^rjuj'^i .Vrjü'VJV^ r-'V4. |9I|. p-i j % 

113-116.—R. HERNANDEZ HOU'SA L’j 'iwrjiü.fjto riqpiiriiiw Ji £» flrhJr,T*J .NjiuW Mj- 
Jrui. 2"-22 —ti MARTINEZ ÎMEZ Là ('.'Jr^lsu Uupjrr- v.jdriii l'W' 

2. ComUhnirtr Coûtant 


iL.i-Jn^-. 


MnfrK,..i, ^i ,. pa.vjN¥|v!fcLtLi Sn 
n.nri ■ Lwfirf 

,..VY*n nf 1 f.Viflil ,|UL>tl| f irif.Vl'Iljf |f|in, 

tmnwc' (ji r LvJsti? 

tT-iJrt'll.’ il Llt’ijti >41^3 iL- 

Tr; M c- iVHi du. fur 7ï>S4^i^^^r 

.'IS'. Ai iftfdfflufA iS ut f n+ii^frf 1 ■ 

Tiitj i li-fr IvïV fiur L,SjLf 5 jü Eri 

fiiûü^r 

pwr.fAJtii. J .V.Kiinf " 

•,1 îJ.Afcqc.Ltn 

u,4 Al 1 UftuTAbdlJ^iiuu 

! I UlYlJ Lf 

tlLSifdj |ttt‘. n'Itlni'ic^LrsT.f ' 

JuftiPH i| t4 ■ 

u j nrfLrrlt'Jrr niuliCfut tourï A 

! 1 ’H.WWfcuiÆ. ' 

C dientej+ui'M h-Âj^urrsliJS*(^, 

auâ*['lucraifi m ^ tt i'Ti in î.tui'Jnfi* 
■iLTlfréja* | Lfij.,! Ld4l,V^ft l4l..1 

A iVpzLsi^ flirf-lml'i-'tv 

nftUrfTJ hifiTn^^fî^uuiî.f, J 

ilijI Lj.'ifTj î’-VÎüSifiitirtijtrm ü'i'jiiiar 
JiS H-llai-tl-Sn U. f lu Ü’J'l l.L, tilli J^. 

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ifautfflcfi) u^iuX ; uçbicc* 1 

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jo n £n i oAi a/ fuatx a c m> 4tf 
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G£P-t6om-\ 


UlÆcneerwi 


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ttiu^uuv>Ll;u^i^ ^ A/Ct un<X f£j* 

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flA Ji0 Inmoaxif fcceiWt umiUatf 

> c uwfîqtAfif u./ i Cj i uca (uAxct qaab 4^ 

tnÉaju/ Uncc unJ quabr^aàJ' et. 

^oonctuUtrGpucbi»^ cmau^m4euw' 
f& u cc fimut u-uiX arcun 


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Itstif i ôh Lcosutffl- 
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M O Y E N - A (, E 


3e [$mORUS HlSPALENS1S 

Offrit. . |ivci ta ternes de Brjuiiwié —X]*"* w- 
cle —2+C f. 3.3 x 25 cm —Rctiurr vrju ï.ur iiv. 

M» 10008 

I LS (Origimim sive Etymolûgiarum libri XX consti¬ 

tuent ]'oeuvre essentielle de Saint Isidore, L auteur sous h forme d’une 
volumineuse encyclopédie. lait une description, certainement incon- 
plète, des mariera de h science grâce à une définition des notions et 
meme des objets scientifiques, en s'appuyant sur l'étymologie des mots 
qui les désignent, étymologie souvent curieuse et fantastique. 

il est probable que Saint Isidore se soit occupé de la composition de 
],l flpi'dia aux environs de 615 et meme peut-être avant. Certaines 
questions, telle du texte exact; h date et autres détails, semblent en¬ 
core douteuses. 

L’oeuvre tut dédiée a Saint Bnulion de Saragosse. Les auteurs dont 
l’in fl uen ce se tait sentir le plus dans les EtimMogiai sont Cassiodote et 
lit éthos pour le livre EL L acta ri ce avec son livre sur YOpifitio pour ic 
XI, Celio Aurel lus pour le IV car la Gttgrafiû c Hhtoria Suturai est pri¬ 
se dans Pline, dans Sotin et sourtout dans 3e livre de Suétone intitulé 
ftïiM, aujourd’hui disparu. 

Isidore a utilisé une énorme quantité Je sources d’inégale valeur, cer¬ 
taines ne dépassant pas les simples formules scolaires. Dans tes sour¬ 
ces presque toujours trouvées dans des écrits de second ordre en ce 
qui concerne les. véritables intérêts scientifiques de Saint Isidore, celui- 
ci .i pris grand soin de choisir et de garder les citations textuelles des 
auteurs classiques qu'il y trouvait, 

Le but que Saint Isidore poursuivait en écrivant les EtfrnaiqgMf sem¬ 
ble être clairement didactique. 9! Vagit d’une oeuvre destinée à servir 
Je référence a un grand public ce qui implique des degrés de culture 
et de compréhension très divers. 

Selon \i:-p.icli on peut estimer que presque A 1 Am copies de cette 
oeir ri. ont existe Jusqu à présent, les études les concernant nous in¬ 
citent ,i les diviser en deux grands blocs; l’un avec un texte court (c’est- 
à-dir dépourvu des éléments les plus récents) et I autre avec un texte 
plus long où ces éléments apparaissent; Le Codex que nous exposons 
appartient a cette seconde partie; c'est l’ouvrage le plus connu de tous 



'• Lrioiw fiTcïfjJniiL. Origine iEtimologiic] 
20 


les manuscrits espagnols et t] était appelé *d Tolcdano ■ par les anciens 
imprimeurs car il avait appartenu a la Cathédrale de Tolède. 

Il fut probablement écrit vers le milieu du VIH 1 " siècle non pas .i 
Tolède comme on l’a souvent pense mais plus à I ouest, peut-être dans 
I j région de Me rida; de nombreuses notes en arabe, et rites en marge, 
et certaines particularités de la liste des sièges épiscopaux de l’Hispariic 
expliquent peut-être sa présence ensuite a Tolède Malgré certaines in¬ 
fluences postérieures, il représente sans aucun doute, au moins dans la 
présentation externe de la division en livres, une époque antérieure à 
celle de ]“édition considérée comme braulknnc. 

Le Codex, écrit en minuscules wisigothiqucs du XI r ' siècle appar¬ 
tient 1 1“ école castillane L'incipit, L ex pliât et les rubriques sont en vert 
et rouge. On trouve des fragments d’un autre manuscrit wisi gothique 
du XIsiècle, appartenant aussi à l'école castillane sur les pages de 
titre. 

la reliure en peau sur ai s, les nerfs, les deux fermoirs sont assez dé¬ 
tériorés. La foliation est moderne. 

Hihlicxràphie 

Jsriprr Etpofrçue. Codex TfltAam .'jinik .UflfriîHuûj Pr jeûna rsi ttod&iphuv Ikrr Indra, 
1909.—j. OROZ R ET A, M. Mirera Cjsquero; San ti&n Je SmJ/j. B. A CI Idi- 

M, 19B2-Î9B3. 


4. LIBER IUD1CIORUM mutin tam.- 

XI™"' siècle ||i$H ; ] —I t + 186 f.-35 x 25,5 cm —Er mimseule »v 

ngcnhique —Rel. niod Ginesu 

Vin. 14-5 

CE manuscrit provenant de Saint-Isidore de Léon fut écrit par Mu- 
nio pour Froila en l’an 1068, comme il est du au feuillet 2. Mumo 
scrspsit« (deux fois) et; <d)c Froila sum liber, et Munie prcsbitcri 
me/scripsit*. 

El y a au début un folio-page de titre d'un autre codex du firere /r^y 
du XI"" siècle et de l'école castillane, portant le titre des trois pre¬ 
miers livres du Liber ludiciorum inscrits dans des cercles. 

Viennent ensuite; les premières Annales castillanes ou CMtjrcflrr de 
Saint-Isidore de Léon; l'Itinéraire de Cadix ,i Constantinople: un Etat 
immiinu] de sièges isedts j wisigoths; un tableau des longueurs des om¬ 
bres du gnomon suivant les mois de l'année; des tables à com put um- 
pmmyi; un texte commençant par -incipir liber goticum quem et di- 
derunt reges gotorum : .. ; tu kgislator qui hune gante (sic légère que- 
ris... h; Calendrier; table du Lihn ludiciomm; Crmkm des rois wisigoths 
du Encre un texte qui commence ainsi -in nomme domini in- 
cipit canon de rebus hcclestc primum sentent!a VII; Orthographe; 
Glossaire. Finalement, un texte quasiment illisible et incomplet qui dit 
Flabius, De indicikis corrcpti... 

Ecrit en minuscule wisigothique de I école de I étui, il se présente a 
ligne tirée, sauf le feuillet 157-8 bip. et les feuillets I z > >-3sr. tnp qui 
sont écrits sur deux et trois colonnes, le tout sur parchemin vélin 

Le manuscrit est orné a profusion de dessins de style mozarabe. Les 
capitales, les illustrations des tables chronologiques, les médaillons por¬ 
tant les titres des livres épigraphes et les ornements marginaux sont en¬ 
luminés en rouge, bleu, jaune et vert de préférence. Le style mozarabe 
d'entrelacs monde le manuscrit tant dans les bordures et tables géomé¬ 
triques que dans les arcs en fer à cheval et tes initiales, 

La reliure en cuir repoussé, signée Ginestas (année 1878b porte des 
médaillons aux effigies de rois et déveques et prétend inviter la reliure 
primitive d'après ce que le relieur lui-même explique dans un cahier 
autographe cousu aux premières feuilles de garde 


3. fjifrnu HinfuJmdiî. Origines fEnmologue). 





^ mufic u lum-fLti. Uct tuuc£ f&i cttïï i rti'farLfu u a, iiptiÔTtiiilîÉtûpeffutiQr lut ï.t^ïn uHufl 1 . otf. i VL * : ■ 

, J L' jiui’omf inu&iiuiÆ^f cutt^ tnocâ^tif fa^lïiljciiixuftCT futuï' ^üitiouiEf cutn f6mi(torn^^ 

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1 MOYEN-AGE 





BibUÜGRAPHtI 

K FERNÂM 'F.Z-FÜL'5A , • ■njuitKfifi'i Miroita. -Je i» BiWwiw \*Mnd/ Madrid, Vçnbd 
-, Vjdi M5 — V ( l'MAZ Y DJAZ Lj- rn> ky-ina*. Barcclw». Univovidid Au- 
:>.:-ïionu. 197* -LOLUE-HARTEL pa*s. 46M& —t QRDIQLANi /<irwtîi« J« fflJFiwrms 

(ait J :l ■ J : <• (MW:* jji.- I>, Si . T^rj-Hü':. de MàihJ, O! -Hispintl S3CT1- " 1954), 

IlI- 15 J —Jil I ..ngrfy tisicnuayiul d< ftbtiofîti Miânii-Barcdona. I%3,1M2—j D0- 
M1VGUEZ IWRIHINA .Uiuiusaiias eau pmtura Madrid f, I9J.V pjg .VT — |. DO.VlIN* 
-, !7 Bl)RüüNA L; «r-i#h-v:. r j t bfçiwr-liaurbfta. 1919, lim 38 1 .—J IÏOMIN- 

GU F.Z BOKI?t INA dt tvZjrri nrisuita fjpdiwjV;. Madrid, 1929, pjg IM —E A 

LUE 'JL Fi,' ry- .(;-r‘i.. Wml,. ttflv. pigl 4(< >4ft2 — A Ml LIAS ES 

A RIO pjkyrjr.iiî MïdndJiiiCiniEo E Fierez. I9&3 


5. P S A L M I, Cdiiiifd t\ Hymm.— Xl rnw siècle.—74 
a ■ 27U min —Parchemin — Notation mozarabe 

Mas. \m\ 

LL me mozarabe tut ucihsc dans 3a Péninsule Ibérique, sauf au IVr~ 
îittul et en t atalogue. entre le IV et le XI siècles; on continua à 
k lélébrcT au Léon et en Castille jusqu en K177 ou 1 ] fut aboli. A partir 
U . : rtc jife. ou ne l’utilisa plus que dans six paroisses lolédanes. La 
ni lisse ut liturgique hispanique est appuyée par de nombreux docu¬ 
ments qui se trouvent dans une importante collection de manuscrits 
des XI et XII siècles: codtces bibliocos, livres de lecture, psam- 
r ; l. or .usons, antiphonaires. qui sont abondamment représentés a la 
Biblioteca N’aetonaL Le Livre d’Hymnes sélectionné provient de To¬ 
lède Il Va g le d'un codex d’écriture wisigothique orné de lettres capi- 
t-iles et de miniatures. La notation en est mozarabe et il est relié en 
pe.iLi Manche sur jk II rvccuille des poèmes non bibliques d inspira¬ 
tion chrétienne et populaire, ainsi que 3e livre des psaumes et cantiques. 

Ml IOt.fi Al'HIt 

îiiO. • li îrï.'f.'jrui : •.. l.'i;jrjr. J- j GjfdrJi dt i ■ - Madrid. CSIC. 1959. Nc«ij de 
; J, .■ r j : ; j musical «warabr. pi ,Mu»«af, 1952.—M HlfGLO; Là notarial wnsgottih 

iu L-SK i ; pi-.h Jri. trirn' qvç |fi JUlffS iHtfiUOnt CUfOpeàinK? dflKi irJ Ciwçrw /nwiucinitfl, 

Sala mania. 1985.—A MIL LARES CARLO: Maiwscrm nsigoocos. Notai bèkiogrilkis.. H& 
s.'.rj l'X] -A MU NIX) li Jil mou de h\ eddica hctâfgic«s eisirgoiicov coledarica. 
H pMta 'Ji'u. 1%5 —i PfNELL Lue m de la aiirijiiu (iiiygu tospâma. hmâm >mt ld 
■rr.: - • , Tcdcdo:t?5ltl 1%5.—J) V. RANDÉ.L Ai; iuüVv w rJif G«'iii AfiCdwk Sûre, 
friii. . ;oi[ Ureivmitv Rms. 1973.—C RÜJO s G PRADO: fcï unie mùzdffbe, BirccEoni, 
1 V LE ROTIN le Ebci nrdinym cm dm- IVgliif wiiigothque « moziribc dEa- 
r «ci:: au ! , jü XI- Hiïflî l-r ifnnaimmrj ntlmitf hlmm Pins. I9IH 


6. AbuZacaria 

J t>'.< ;■ j , ’.,in'rnrj ■. ol I —XVJII «rdc—402 p ; 36 > 25 

itn.—Rchunr kullindjjK 

Mis ws: 

LN 1 A3 le savant arabisant Miguel Casiri. bibliothécaire de la Bi- 
blioteca Real espagnole annonçai et publiait en partie un traité d'agri¬ 
culture. peut-être le plus ancien et complet d'entre tous ceux qui fu¬ 
rent composes au Moyen Age, qui était l'oeuvre d’Abu Zacana, écri¬ 
vain arabe du XII siècle rie a Séville, ( asm avait trouvé à 3a üiblio 
théque de PEscunal un tnanusent qui complétait ceux qui se trouvaient 
a Paris et a Leyde. En 180J b Biblioteca Real espagnole publia à ses 
irais la première édition du texte et sa première traduction dans une 



fi, Abu Zjrdtjj. Libio Je agnailtuTJ. 

langue europenne réalisées par José Antonio Banqueri et qui précédè¬ 
rent de plus d'un demi-siècle la traduction française de C Mutlet Pa¬ 
ris, 1864). 

Le manuscrit que nous présentons ici est une copie soignée de celui 
qui était conservé a f Escortai (d’ou il sortit au XIXa " siècle), faite au 
XVIII " siècle —c’est-a dire avant qu'il n'ait été édité— par Pablo Ho- 
dar, également bibliothécaire de la Biblioteca Real, atm de conserver 
un texte aussi précieux, 

Bibliographie 

HL DUHAMEL DE MONE EAU à! infirn? Jr Jjs lima.* cm Jos cajatulou dt J ' «- 

rjJ. 1 Ji Afnrsii'Ufrj Je Abu iCacar*. tnéuodm J»î M Madrid,- 1*751.— M CASIRI :• 

bUotha* or^inrJirjpjïJJ ÊKJmwfrwiî, I. Madrid, 1"^' 323—ABU ZAC ARIA - Lit 

.:i.W. iràdiiodc ïl fiUdlinci ÿ monsu parjosït Ancoiuo Biiiqucn j rspen^Jr la Rca Ui- 
bhuirfj, Madrid. MfÙI 2 vu! —F C i U IL L EN RÜBLÈ5 dt i. >iiJMiu,nia$ jrjw ;■ 
RiWifV^d ,\j 1 i 1 , 1 1 j*! u v Jlfjitoif MadiiJ. 1S89, pij -5 —H DERENBOURG .W nnjur m 
\t. nUNutfrm ardbci Jt ii .Vanmialf A VfjsirJ hm 19J4. pigi H-J" 


7. Abu N asar Muhammad Ibn 

TA RJ AN Al-FArâbî 

,Xi.'jr d-jnüii'iju —XIV™ iiécîç —91 : , 235 x I TU ram —f'jpjrr —Rr- 
liurc peiu, rou^f 

Rb. 241 

ALFA RA El est 3‘un des plux éminents et célèbres philosophes mu- 


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%ulm.ui!i lu point d'être surnomme te Second maître» le premier étant 
Aristote. 

On ne sait pas grand chose Je sa vie, D’origine turque, il est ne au 
Furkestan, il mourut à Damas igc, semble-t-il. Je plus de quatre- 
v ni gts ans, en 3îW y 50. 

Sun maître en philosophie lut un chrétien nestorien appartenant a l'é¬ 
cole grecque d’Alexandrie et il fut aussi en rapport avec ] école Aristo¬ 
télicienne de Bagdad. Il perpétué, en grande parue, une tradition de la 
i ivilisation byzantine, et il est une des pièces mai tresses de la transmis¬ 
sion de la philosophie grecque à l'Islam. 

{)n lui attribue plus de cent ouvrages, la plupart de logique, Je mé¬ 
taphysique, J éthique et de politique. Celui qui nous occupe ici traite 
des règles de la musique, des voix, des tons et des instruments, Il est 
divisé en parties ci sections et s’achève sur la SU 1 "" partie. Caractères 
maghrébins 11 est orné de dessins a la plume qui reproduisent des ins¬ 
truments et des figures musicales, 

( manuscrit Je 3a Bibliotcca National fut identifié par Dercmbourg 
comme le numéro l MS de la Biblioteca de El Escortai. 31 existe deux 
■ opies de ce codex, finie a la bibliothèque Anibrusienne de Milan et 
l’autre à celle Je Leydc 

La reliure, en peau rouge, est à porteleuille, elle est signée par Gri- 
niaud et Cest une imitation du XIX siècle des reliures typiques 
arabes. 

tilbt JOlrPcAH-tlE 

1XMINGU2 KORBON.V I. n WT.-GUIUEN ROBLES. ai ' ÉtU- —H DEREN- 
B' R( \ s pw - 4i'i ■! L- X Tükdo, l'WA. iv 17t.—Êsçpn>Kiij*i Hûrwi^Êur^w. n " 
**■ — fi j, f^jrïj. n “ 5" 


s, C a n o n eu I) es Comtes D ' u R- 

G H L L -XIV ■ siècle —I a ] |U + 3 u.j 253 * IS on -Re- 
Isur. nHii peau Mènarti 

R«. 4M 

CE -Cançoner* contient les ■ l J rovcrbis de Guillem de Ccrvera», les 
Pi hSics de Cet ve ri de Girona» et 'J. a Paul a » de G, Torrotlta, 
El a été constaté, avec documents a l'appui, que Gu il km de Ccrvera 
et Cerven Je Girona étaient une seule ci même personne, Ce trouba¬ 
dour dont le prénom était Guillou, né sans doute à Ccrvera, d'ou son 
nom; suivant la coutume des troubadours il avait adopté le nom Je sa 
ville natale, et pour des raisons que nous ignorons, peut-être parce 
m il s’était établi dans le diocèse de Circula, son autre nom. 

v e cruubaduur est toujours lié a ta Maison royale et a celle des vi- 
'. • -mio de Carmona. Il lut au service Je l'Infant Âllbnso, Je J aime I 
et J .me maniéré plus permanente de Pedro et Grande, 

Après i oeuvre de Cerven. la littérature des troubadours s’effondré 
et • ul artificielle de louloihc ne parvient même pas à la sauver, Il 
est évident que les genres poétiques les plus importants de la lyrique 
des tt.uihadours ont en Cervcri, leurs derniers témoignages. Capable 
de cultiver les genres les plus précieux, il s'émerveille pourtant de la 
beauté de la poésie populaire. Cerven ne borne pas son admiration aux 
choses naturelles mass il y ajoute également tes travaux de l’homme. 

-Los Proverbe commuent l’oeuvre la plus vaste de Cerven, qu’il 
signe sous le nom de Guillcm de Cerven. L est une collection de maxi¬ 
mes morales, réparties en 31'H quatrains, qu'il écrit vers ]1HB. Ce h 
vre est dédie aux fils du poète et plein de bons conseils. 1 a matière des 
provcrbiv provient des grands répertoires de maximes morales dont 
disposait l'homme au Muven Age Mais t'erven élargit la doctrine par 


des observations recueillies personnellement ou donne une morale à 
de% anecdotes et références de textes et récits fort divers, tels que: L his¬ 
toire légendaire de Diane, les légendes sur Virgile, sur Tristan. El eue 
des historiettes qu'il a certainement tirées de fables, et reproduit trois 
proverbes qu’il dit être originaires de Lombardie. 

Le personnage littéraire de Cervcri est complet La variété de ses 
écrits, son art dépure. L originalité dont il fait souvent preuve, la bon¬ 
ne conscience des écrits et leur honnêteté, lui donnent une dimension 
comparable a celle de ses contemporains, le provençal Poire Cardenal 
ou le français Ruiekut 

L autre poète qui apparaît dans le ■Cancioncro» est Guillem de 
forroella (1348-1373?), auteur d'un roman dans la tradition Ju cycle 
du Roi Arthur; *La Fauta*, C’est une narration écrite en 1268 en oc¬ 
tosyllabes ûpamda. Le thème exposé, toujours a la première person¬ 
ne, conte une aventure fantastique entre un chevalier, une baleine et 
un perroquet. "La Fauta" révèle constamment les connaissances de Gm- 
llem de I ûrroella sur les mnaNCfi du cycle breton français, mais se rap¬ 
proche, en outre, des légendes siciliennes sur le Roi Arthur C'est en 
lait, une vision fantastique plus ou moins du genre Je Sa première par¬ 
tie du »Roinan de b Rose», sur le théine du jardin paradisiaque où les 
arbres donnent des fruits en toutes saisons Mais le roman de G, de 
Torroella a une intention morale et une critique sociale, exprimée par 
les personnages symboliques et les considérations finales. 

L'écriture du codex est gothique. L'oeuvre de Guillcm de Ccrvera 
se présente disposée en une seule ligne, alors que, coïncidant avec - La 
Fauta- de Guillem de Torroella, récriture se présente sur deux colon¬ 
nes. Tout au long du ma nu sent, les inititales sont l’encre rouge ainsi 
que le début de quelques strophes. 

BHUKKIRAPIfll 

M, DE MJQLFÊR; /Jitidfm JV h Imàturt tâtiim, Bjrcdemi, l%4—G. LLABftES. ÛNffKr 
Jti fïwitfj J I'uyIi, Bircrkmî, 


9 . Codex Calixtinus -m - ^ 

ck—TH + lui Je gjrcfcv 9 x 13 cm —Ecwurt gottaqur. —Pirduc- 
rmn — Reliure capjEndc imxkrnç m peju 

Miv Î 6 I 7 

DEPUIS ta découverte, au milieu du SX siècle, du tombeau J 
l'apôtre Saint-Jacques, les pèlerinages a son sépulcre se poursuivirent 
rigoureusement pendant près de nulle ans. Mais ils atteignirent leur 
réelle splendeur, au Moyen Age. lorsquaffluèrent à Gompostelle Je> 
pèlerins venus de l'Europe entière, suivant le Camut$ de SiJpiJÉiftv et 
orientés par une série d’ouvrages littéraires entre lesquels un relève le 
Librr Smrtr \ûtcb\ e Ubn> Je SdHtidfd, dît aussi GJc.v D/rxfirje 
Ce fut Joseph Bédier qui, en Ml, donna pour ta première toi s le 
nom de -Liber Sancti jacobin i une compilation du Xlt siècle con¬ 
tenant les ouvrages suivants, qui se réfèrent tous au meme sujet 
— SiTiflcrit'j y ùfiiw tiiùrgkM m Ittwr Je SaH%m attribués au Pape 
Calixte 13 XI3 siècle) d’ou 3c nom donné très souvent par 
extension a toute l’oeuvre; CWra ûàîâfÛM 
— Les miracles de Saint-Jacques. 

— Le récif du déplacement de Saint-Jacques, de Jérusalem en 
Galice. 

— La CaiitinJ ùV Turjun ainsi nommée pour avoir été attribuée 
(erronément a l'archevêque Turpin, de Reims, ou sont recueil¬ 
lis les exploits de Charlemagne, pour reprendre aux maures le 
sépulcre Je Saint-Jacques. 


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M O Y l N - A G E 


— L; GiiiiJ Je! Ptrt$rim, où sont énumérées *qm.rrt 1 des nombrc li- 
ses routes d'accès il Santiago: la «turülensea, la *Icmo^iiïo», la 
-podtcnsc- et h -tolosana' Son auteur. certainement français, 
pensa tout spécialement aux voyageurs de son pays, 

E! reste un assez ^rand no entre de manuscrits du U^rc Je Sürrfr^e, 
complets ou partiels, d'où se détache, sans aucun douce, l'exemplaire 
conservé à f Archive de La Cathédrale de Santiago, cjua date du Xll ■" 
siècle et contient tous Les livres, illustré, en sus. de miniatures d’une 
incomparable beauté On conserve a h Bibiioceca Nacîonal plusieurs 
manuscrits Mss. 4305, Mss. %34, Mss. 9783 et le présent manuscrit 
1617, qui date du XIV ,r siècle. 

Les tranches sont assez deténortts depuis tort longtemps; au X Vit 11 siè¬ 
cle, plusieurs pages furent ajoutées ainsi que 3a page de titre, et c'est 
d'alors que datent probablement les notes marginales et les tranches 
grossièrement jaspées, ceci pour dissimuler peut-être les dégâts. Cest 
au XIX siècle qu'il fut relie à l’espagnole et la page de titre porte 
"Codice Calixtmo*. Les titres et les capitales sont a l'encre rouge et 
qui lqucs capitales sont retouchées i l'encre verte. Suivant une note du 
f.l, il a appartenu en 1669 a Adnanum Hoyer Brochusarcum Agrippi- 
natem, qui y ajouta un colophon sur le dernier feuillet- Il passa plus 
tard à la Biblioteca Real, Il contient Les oeuvres du Pape Calme, le ré- 
.u du déplacement de Saint-Jacques en Espagne, Les miracles de baint- 
facqucs et la HiSJorrj de Cdrium<J|Fk? par îurpm, Les attributions sont 
fausses, On accordait ait Moyen Age une grande valeur a la sigsiature 
d’un personnage illustre. C’est ainsi que le bW de compilé 

probable ment à Cluny, est attribué en pâme, à Caîixic II à des lins de 
propagande, Nul, mieux que lui, qui précisément éleva en 1119 Saini- 



Abv Sûsat Muhammad îhn Tar.jn Ai-Fardn Kirib al-fmmqi 


2(i 


Jaeques-de-Compostelle au rang Je siège métropolitain, et qui, grâce 
a son frère Raymond. comte de Galice, avait de fortes attaches avec la 
ville de Compostelle. Le compilateur se manifeste ainsi comme un ha¬ 
bile publicitaire, puisqu'on outre. Calixtc décédé en 1124, ne pouvait 
dénoncer la fraude. Vient ensuite t 38 v. le récit de Caroli Magm édi¬ 
ta a fil pmi. Rem en sis Archipiscüpi*; Turpin, compagnon de Charle¬ 
magne. à son retour de guerre, raconte les exploits de l'Empereur en 
Espagne, qui sont en tout point improbables mais qui donnent des pré¬ 
cédents pour conserver la dignité du sépulcre, 

Le Mss, no contient pas. f intéressante Guiù à Ptregrm Cependant, 
et encore qu'il n aît pas de colophon traditionnel indiquant la date et 
3e Iteu de la copie, il est complet. Presque toutes les copies du JLrhv 
SüMfia^i? sont, comme celle que nous présentons, incomplètes. 

Büwogamuë 

Ukt $MOiJ&iaki CckiVa f.'jimirjui 3 vol... Trjmcnpnw detfswdr Waltci Mow WhiicKikl. 
C5.I.C, Santiago dr Compwidi, 1^44 —L VAZQUI7 PE P ARC A; K Ctmme J; SMiqc 
Midnd, (%>.— Liiw Jt It Pfrqrimm Jil C\iut Cjhxrms, licvisnî. iç*în v cvtuàioï de !■: - 
merodï L««.—| B F. [31 ER Lîs Lt^mSti fcjjjijHfj:, P a n i, 


10. Cronica General v™» ^ 

portugaise do Ij Cronica tiL-ncul jdepuis Kamifü 1 jusqu'à FtTTOxk 
ILI| —X3V l ’ m aède—29S * 215 mm — Rd peau rouge avec fers Jo¬ 
nes. 

Mis, m~ 

lESlORlA de Espwh d'Alphonse X, connut pendant des siècles 
jusqu'à l'apparition de l'imprimerie, de constantes refontes, au point 
ci engendrer un genre littéraire propre, celui des Crâniens Generales de 
Espaik II existe, para conséquent, de nombreux manuscrits environ 
une centaine), chacun d’entre eux différant plus ou moins des autres, 
bien que d'une structure générale semblable, et difficiles .i classa d'a¬ 
près de simples schémas généalogiques 
On connaît la version gakico-pOltugaiüe de la GéfiiD Gcierai, gr⬠
ce à Jeux manuscrits datant tous deux Je la première moitié du XIV 
siècle: le Mss 8817 de la Biblioteca National Je Madrid qui est l'exem¬ 
plaire exposé), et un autre qui comprend la moitié de la Cronica, le 
n." 910 de la Biblioteca dcl Palacio Real 
Le manuscrit exposé est une variante de la première Cronica Gene¬ 
ral, en galaico-portugais, amplifiée à partir de l'ascension au trône de 
Ferdinand I le Grand. La première partie suit U version royale Je Li 
chronique alphonsine, tandis que la deuxième partie rapporte la chro¬ 
nique de Castille, 

D’après Menéndez Pidal. la chronique ne daterait pas intégralement 
de l'époque d’Alphonse X, les deux dernières patries ayant été écrites, 
selon lui, sous le règne de Sancho IV. Toujours d'après Menéndez Fi¬ 
ctif ce manuscrit se compose de deux anciens volumes qui auraient 
été imprimés séparément, le premier d'entre eux toi. 1-88) compre¬ 
nant une relation historique allant de Ramirc L jusqu'à îa mort de Ber- 
mudo IIL Cette partie esc basée sur la «version royale" de la première 
Cronica General, d'après Cintra. L’analyse en profondeur du deuxie¬ 
me volume (fols. 89-265) souligne l'indépendance de cette première 
partie, ce volume constituant à lui seul, une Histoire d’Espagne com¬ 
plété. Les trois premières pages (toi. 89 v . 91' r, et 9o v. contiennent, 
dans une version castilUno-pomigaise, le rudimentaire schéma histo¬ 
rique que le ■ Liber Reguirt» consacre aux Goths en Espagne. Le récit 
puisant à cette source en caractères cursifs sur toute la page; est in¬ 
terrompu, apres une allusion à la naissance de Ferdinand I et ! indu- 

9. Çodtx CaifXtiitus 

10 Crûr.UJ Cf «ital 

11 Lj (jrjpi . î^'ufirj ir ( 












J. 


Ve'nerabilis 

Calixtvs Papa! 




S 


If 


ecundus depafiione, 8c 

Tran ffationc ab ierofolt 
mis ad. hifpama &C 


miraculis Beau 


vj 

* -- i T 



1 AC 0 J 5 I 

Apoftoli . 




aTeçxonet 

Historia Caroli 


-Magn i Imfe ratoris 


a Turpino rem enl? 

Arch i epLlcopn 




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od fref latott dtarrau» 
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fruos a tin© pen fine «tir 

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tu tvn* çfuifaibn fus 0*5$ 
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fine eiicün mitCi u» p 
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sieitni bien pi no le eue 
lumiM anuntainn fi* n> 
a# om d centuro seeh 
plc.cmtn toprfiiie U 4 


































I 


î M O Y E N - A G F, 




sion préalable de deux interpolations, dort la plus remarquable est la 
légende de B aruba le laboureur. C’est ainsi que l'histoire de la dynastie 
ravale de Castille, est introduite dans le L 91 r, par la transcription sur 
deux colonnes, dune écriture soignée, d'une traduction galaico-por- 
îugaise de U Crônica de Castilh, qui commence par l’ascension au trô¬ 
ne de Léon, de Sancha et de Ferdinand K 

En résumé, ta version galaico-poriugai.se delà Crémea General, sem¬ 
ble être constituée par la juxtaposition de deux textes différents, de|a 
traduit' en langue galaico-portugaise, et qui auraient peut-être préexis¬ 
te séparément, Cependant, cette chronique en deux parties indépen¬ 
dantes, fut utilisée comme formant une unité, tant pour 3 élaboration 
de la Crama General portugaise de 1344, que pour celle de ta Crônica 
General de Galice de 1404. 

Excepté sur les feuillets H9 v. et 9)4 r, et v. p î écriture sc présente sur 
deux colonnes. Les initiales sont en rouge et bleu et les titres des cha¬ 
pitres, en rouge. 

BlbLKMVMHM, 

!■ { AT AL AN \ÎZ ÛrJ AJr.Mii> Xsl Canif Jr ttimfa, Madrid. I%2 -R. MENÉNDEZ Pl- 
ITAL prifSfjj Ocïii-' GrrjpuJ dr Es/wik Madrid. 19». 2 vol,—j M J FERNANDEZ ROM A R 
Maniistnra dd Coiidoubfc En HWmj/jrjfj lfïll9f>7). pj- >!9-IW 


il. La Gran Conquista De 
Ultramar pnm m « ivi —xiv-—' a«i[,-wi 

I —Il ■ 27 cm — PircLvcrmn — Reliure en cbipnn nuisclle, 

SU MS7 

LE codex exposé est 1 un des trais manuscrits qui existent à la Ëi- 
blioteca National, ayant trait a h Grande Conquête d’Outremer (Mss. 
2434, ]‘0 et 11*" ; il est considéré, sans aucun doute, par les spécia¬ 
listes,. comme étant le meilleur, 

II constitue un nouvel exemple de l'activité littéraire de Sanck IV 
32144-1293 . qui ordonna l'élaboration de cette traduction du 1 rancis 
de la chronique ou histoire d'«Ultramar que fue hedio sobre los nieras 
, los bisnietos dd Cavallero dd Cisne-, d’après le colophon, 

C'est un récit des Croisades comprenant quatre livres. Il débute par 
l'histoire du . alité Omar et décrit en détail les campagnes de Godefroy 
de Bouillon, la conquête de Jérusalem, la création des ordres du Tem¬ 
ple et des Chevaliers Hospitaliers, ainsi que les expéditions des Croi¬ 
ses en Egypte, ï Tripoli et à Tunis. Ce sont les légendes qui tinter¬ 
aient aux Laits historiques, qui. de nos jours, donnent une valeur à ce 
volume. 

I.) apres EL Groussac, il semblerait que le compilateur de cet ouvra¬ 
ge .ut été inspiré par le Roman d’Eracle, traduction française de la "E lis¬ 
ton.i rerum in partibus transimnnis gcstarurri". de Guillaume de Tvr. 

Bien qu’il ne contienne que deux miniatures [f. I et 2) , il est indis¬ 
pensable de les signaler étant donné leur grande valeur artistique. El s’a¬ 
git de miniatures en couleur, sur fond doré, représentant l'encercle¬ 
ment et le siège de la vi lle de B anus. ]'ancienne Césaréc de Philippe. 

II comprend, en outre, des espaces vierges, destinés a d'autres histoires. 

Les personnages aux gestes gracieux et aux coloris délicats, simu¬ 
lent l’attaque aux remparts de la ville. A l'intérieur de cette dernière, 
d autres personnages sont représentés dans une attitude d’observation 
et de défense. Les bâtiments sont décores de pinacles gothiques. Dans 
la partie supérieure de la scène, un fond or couronne les figures hu¬ 
mâmes. les édifices, les tentes et les machines de guerre, le tout enlu¬ 
miné en rouge, violet et bleu. 

Les miniatures, d'un style propre à l'art espagnol, peuvent être qua¬ 
lifiées de -précieuses* 




Kl. CïTPflïfJ {j«vrfFjJ. 


L'écriture, sur deux colonnes, présente les initiales en rouge et bleu, 
l'épigraphe et la foliation, en romaines rouges, les pieds de mouche en 
rouge ou bleu, alternativement. Le manuscrit présente, en outre, une 
foliation moderne en chiffres arabes. 

Le f. 177 v. contient la signature autographe de don Àlonso Felipe 
de Aragon y de Gurrea. On trouve également deux notes aui. graphes 
de don Gaspar Caldcron de Gurrea y Aragon, sur les f 177 v ec 17s 
et Le f. 360 v. Tous deux furent propriétaires du manuscrit. 

lîlHtJOf.llAWIIt 

Y GA Y A NCOS fl A£. tfir ! XUV. r<ijj. 4,1a vvp —G T NORTHUP: UgiM conquit- 
u de tknmjr ind m praMeim En Hjsr Rt\>m, 1934, LL. pip 2v-VC - ! H TM IM il EZ 
BÜRDON A MnirdivM tipwli . Il, pig 21 -I DOMINA ; U EZ HO RI TON A Mj. rir? • 
pmiiirdj, Midrtd, 1 93 j Afiifidfimr» ff .iD.nidf- ùn ■ Aitctm it Hfu.u-.l» 

l%J —I// CfflUfurTO Initmtmd é( BMa/i/id, Afdd/i^fLmYiWid, fîM — i! - 0«n f tj r- 

fwitijr Cfr Leytiidto areliïipii eii Espafti Tiraii ipirtr dd Aiuuno «r Filologii. Unix m- 
did de Zulii, 1%6,-L* Sgfti SiWi#j Midnd. 1986 


12, lENjALDUN 

Hutairr 4r< imstiti [en ifibr]*— XVLIP** finit.—29J : 

31 k 22 flïl—Rdwrt eti peiu, portefeuille 

Msï 5214 

LE Tunisien Ibn jaldun (1332-140b] était issu de parents espagnols 
et fut au service, entre autres rois de l'époque, île celui de Castille Son 
oeuvre historique, divisée en trois parties (Prolégomènes. Histoire des 


3° 




12 fin JWdupi Hutoru de Isa cïskjseIjs istimiMs 





O J . â 










MOYENS G E 


Arabes et Histoire des Berbères et des Sémites) a jusqu lia été consi¬ 
dérée comme un précédent de I 1 historiographie moderne et marqua le 
pinacle atteint par les historiens musulmans de son époque. C’est une 
source importante pour 9a connaissance du caillai de Cordoue, 

Ce manuscrit, d'écriture maghrébine, ne contient en réalité qu'une 
partie de I oeuvre; il s'agir dune copie achevée lors du ramadan de 1132 
(juillet de !\an P2 Ji par un Marocain d'origine espagnole nommé Ali 
ben Mohamed ben Ahmed ben Mohamed Me Scribe*. 

Eijiliucbapkie 

H if- Wffi fJ irjt JplUifj nrjijBfmarïfi if t'AjtifU rfftfflltrriMiif, par llm Kbldotl). Trié 
t jt M Baroi: -de Marie. Aljîcr. 1*62. 4 vol —Ijfi ProltftMtna dlbîi k bidon d Ttad par M 
de SSinr. Paris, 1863-68, 3 vol —F GU1LLEN MOBLES. üjniJrçc jV In mmumtsi inaHw t ir^ 
fnrJr- f- 1 ta SiHr^fw \jfiW Jr tfjAùi. Madroi, IHK9, pis.. 225 


13, Poe m a D e M10 Cl D -xiv r ^ ^ 

:r —76 ! -30 X 15,3 cm —Pir<kmui —Reluire cuir noir du X VI rrT " 

Si«lf 

Vitr 7-(7 

I L Poorns de Mk Qd est b première manifestation importante de la 
poésie • asti liane qui nous soit parvenue et qu on ait conservé en une 
copie unique, faite, sembtar-il par Per Abat (nous ignorons s'il s'agit 
d'un simple copiste, d'un auteur OU d’un adaptateur) en 131)7, Ce ma¬ 
nuscrit appartenait a J'Ayuntamicnto de Vivat, bourgade proche de 
Burgos, pour laquelle il fut probablement fait. Il passa par différentes 
mains dans les dernières années du XVIII'" siècle et pendant le 
XIX . et fut acquis a son dernier possesseur, le Marqués de Pidab 
en 1%I1, par 3a Bibliotca Nidonal. 

Le Poma fut édité pour la première fois à Madrid, en 1779, par To- 
mas Antonio Sanchez, bibliothécaire de ta Biblioteca Real; il lut connu 
et estimé des écrivains romantiques et commença à être l’objet d’étu¬ 
des crudités, dans la seconde moitié du XIX " siècle, Damas Hinard 
Paris, 1*5* fit la première édition critique de son texte (accompagnée 
d’une t caduc non française) Le grand philologue Gaston Paris, basa sur 
cette édition et sur l'étude que Menéndez Pidal avait faite de 3a Leym- 



k de ta Infantes de Lm, sa théorie sur 3 origine française Je la poésie 
épique espagnole qui, quoique vivement contestée par les adeptes de 
l’origine germanique (R. Menéndez Pidal ou arabigo-andafouse (1 Ri- 
berai, eut une profonde influence sur route 1 érudition postérieure 

Le Pdfffld, destiné à être récité en public, comme le sont ce genre de 
compositions, narre avec une exactitude géographique ci une fidélité 
relative, les exploits de Rodrigo Diaz de Vivar, un personnage du XI 
siècle, qui reçut des arabes le surnom de »CIDi*. grâce aux conquêtes 
qu’il réalisa, au service du Roi de Castille et du quelques-uns des roi* 
islamiques de ta Péninsule. La première partie du Pocma nous conte- 
son exil, après qu'il lut tombé en disgrâce auprès du roi castillan et, 
Laide qu’il apporta au rot maure de Saragosse; la seconde, la conquête 
de Valencia et le pardon du monarque castillan; et la troisième, le ma¬ 
riage de ses filles avec les Infants de Car non, leur trahison et la justice 
finale. En dehors des mérites poétiques et narratifs de ce Poemü, il a 
toujours été très estimé, a cause de ses valeurs humaines et réalistes, 
éloignées du ton héroïque des compositions épiques des autres pays, 
afin de rapprocher le personnage du peuple et de hn donner un carat - 
tère carrément naturaliste. 

On a beaucoup discuté à propos de la date exacte du Petnu. et ta 
théories se partagent entre celle de Menéndez Pidal qui le place au 
XII e ™ siècle, et celle d'auteurs plus récents qui tendent a le considère r 
proche de l’époque du manuscrit de Per Abat, c’est-à-dire, au début 
du XIV" . Sur J auteur on a tait pas mal de conjectures, quoiqu n 
pencherait pour un quelconque troubador, qui, selon Menéndez Pidal, 
viendrait de la zone de Mcdmaccl: ou de San Estvban de Gormaz. dé¬ 
crites dans le poème avec une exactitude géographique. Toutefois, Me¬ 
néndez Pidal lui-même, révisa plus tard sa théorie, prenant en consi¬ 
dération le fait qu'a près une première rédaction d'un poète de San Es- 
teban de Gormaz, une refonte avait été effectuée avec celle d'un autre 
poète de Medinacclî, qui lui aurait donne s,i forme actuelL. 

Bltli ICKiHiU'HIt 

On va ieulnîifnr remarquer quelque* oeuvre* parmi le* plu* wgntfbtiwis, (cf. M. Swdbtt Ma¬ 
riait!; dd P«e»a de Mb L.id -, m Pmm île bffo Cid, d. (icsiitiil, Burgos, 

3982. pigs. 291-336),—R, MENENDEZ PIDAL; C^rur k Àflfe CH Tem, y iwak- 
l'iirio, Madrid, I9"H-ISI1. 5 vol —A UBIÊTG El Qtür jV Cii v r- • ' 
rr Mi, VâleüCIi, 1973 —J HORRENT Wi-Mmî y jMPMÎd ni <31 1 C.JHtor Ü<! l'if ! : 

1973-—Afin C\d méui t dirt-d bv A I). Dtyermond, London, l' 1 ” —C SMITH J. ■ - 
jiu'iui, Madrid, 1977 


14. El L i b h o De Alexandre - 

XIV'™' siècle —153 f, + 3 : de gardes —25,H * lO '.n —Emmir 
XIV ^ siècle —Velm —Stdmrc cuir tis 

Vtir vU' 

CE manuscrit qui appartint au Marquis de Santillana, Duc d'Osu- 
na, est un codex de parchemin in 4,'", assez abîmé actuellement parce 
qu’il a été traité à Lande et aux réactils pour en faciliter h lecture. 

Don Tomas Antonio Sanchez fit connaître pour fa première fois cet¬ 
te précieuse production castillane du Moyen Age, dan* sa collection 
de poésies castillanes antérieures au XV siècle L'autre codex exis¬ 
tant du Libre de Altxûndrc, fut édité par Morel-Fatio en et se trou¬ 
ve à Paris, 

Ecrit a une date imprécise, à peu près au milieu du XIV " siècle 
bien que le poème soir de la moitié du XliD"' tes formes et les mo¬ 
dernes léonais y pullulent. 

L’auteur déclare expressément quant a son art et a son école littéraire; 


32 


| 3 Pfffma 7ri yUo 






















S&awtum 


itiMui ‘$m Awoa 




es fnv Airan, 

h* «»fe Û&M- 


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J M l > Y E N - A G £ 




* Mes ter trago fcrmoso, non es bglaria, 
m ester es sert pecado, ci es de clerccia, 
fablar cnrso ri ni ado par la cuadema vu, 
a silabas cunradas, ca es %tm maestria.- 

Le héros du poème est Alexandre, roi de Macédoine et de Grèce. 13 
est rempli d'anachronismes: Alexandre, accompagné de ses douze 
pairs, est ordonne chevalier, reçoit une épée forgée par Vulcam; Aris- 
JlUiV apparaît comme un docteur scolastique, le comte don Oonwfftiei 
enflamme tes athéniens par son éloquence et la mère d'Achille le cache 
dans un couvent de religieuses. Il taut bien dire qu'à l époque où il a 
été composé, il aurait été impossible de trouver un poème rigoureu¬ 
sement archéologique et fidèle reflet de l'esprit classique. 

Les sources de cet ouvrage ont été précisées par Morel-Hatio. Deux 
poèmes en sont les principales: l'un, latino-médiéval, Ari.vtwifreù de 
Gauthier de Chârillon, inspire à son tour, par un autre poème français 
qui suit la narration historique ou sewi-historique de Quinte-Curce; 
la titre, français, commencé par Lambert-li-Tors et terminé par 
Alexandre de Berna y ou de Paris. 

Le poème est d'une indubitable unité, quant à Hauteur et quant au 
sujet fies exploits légendaires d'Alexandre). Malgré éelea, certains pas¬ 
sages intercalés indépendamment, sont dignes d'être relevés. Les des¬ 
criptions en sont brillantes, animées et pittoitsques. 

I e poème '■ achève sur un discours en prose, qu"Alexandre, pressen¬ 
tant sa tin prochaine, adresse à ses généraux pour diviser ses domai¬ 
nes, et par la mort du héros macédonien. 

Le poème eut une influence Mir celui de Ftmn Gwïüit'z, sur LA r- 
ci preste de Hita, et sur la CréftiVd de êcn Pm Nitïth Le même codex 
porte à h suite deux lettres en prose d'Alexandre à sa mère, sur le L 
I >1], qui interrompent les strophes en twtdtmâ via. 

Les capitales sont rouges et les pieds de mouche, alternativement 
rouges et bleus sur les feuillets 45 v.. 53 v.; sur la page de garde mu¬ 
tilée de la fin, trois dessins à la plume qui représentent respectivement 
un roi parmi des soldats revêtus de cottes de maille et, Alexandre éva¬ 
noui, après >on bain dans b rivière Cydnus. et un guerrier à cheval. 

La reliure du XV : siècle est eu cuir sur ais, avec des nerfs et des 
ters a froid formant des dessins Je style mudejar. Elle dut avoir des 
fermoirs métalliques 

BlHUOGMfHIE 

EXPOSR ION de h Biklkircci de foi Mendto* dd Inûnudo rn cl sigb XV. Mwjnd, 
! -i H I AL L HAftER, comp JïiWjiHfdpfrf f ji.-i>Jb rui». Mufisum Cf« 

!:.,■■-V U 01 BlJtf.J. Hfi.SFM BitCflulU- Madrid, 1%’> •••S’il IIS El Jfci Ji 
.^iV.vjrrdu Princeton. 193* 


15. JUAN U U17., AüCII’RESTE DE 
Hita 

l-EPhi de flwrir Amw — Castille — 136ü.—48 i. r 3 x te rm.-ft- 
pirr —Reliure rn peju rriotinir mwkrDc. 

Vur ek] 

Jl AN Rmi, Arcip reste de Hita, naquit à ta fin du XIII ,W siècle 
peUHrtre a Alcali de Henares d'après les uns. d'après les autres à Hiu 
Guadalajaral, ou il fut archtprêtre sous Ea juridiction de l'archevêque 
Cïil de Albutmv. A cause d'une satire sur les moeurs licencieuses des 
clercs, il tut emprisonné au Couvent de San Francisco de Guadataiarj 
où i! écrivit le -UEm üV Bkcm ,-Wm dont le motif principal reste tou¬ 
jours les moeurs des clercs, plus amateurs de plaisirs que de péniten¬ 
ces, t. et ouvrage, d'une énorme importance dans la littérature, com¬ 
posé vers ] VT>, a été considère par Menéndez Felayo, comme la Co- 

34 


médie I lumame du XIV siècle et l'épopée comique du Moyen Age, 

El LiW de Hum Amer est un poème de P2S strophes, qui nous est 
parvenu en trois cotes, tous du XIV siècle: celui de la tfoi/ Aca- 
tJcrtud de i',j Laiçuj (Mss. 19), celui de la fijAftrffû] ri riurim iMss. 111Vi 
et le manuscrit Vit, b-l de la fîtiJirtred Xacriuidi provenant de la Ca¬ 
thédrale de Tolède. Il s'agit d'un ouvrage mélangé où s entremêlent 
les éléments religieux et profanes, lyriques et allégoriques, fabuleux et 
satiriques. L'auteur lui-même semble en être le héros, mats les cher¬ 
cheurs ne sc sont cependant jamais mis d'accord sur ce point. De même 
que les dates de sa naissance et de sa mort sont douteuses, nn ignore 
si cet ouvrage est autographe et s'il ri aurait pas été lui-même un clerc 
libertin, ou. au contraire, exemplaire et moraliste. Amador de bs Rios 
pensait que Juan Ruiz lut, sans aucun doute, un homme de bien, doué 
d'uu humour narquois, dont la plume ne reflétait pas sa vie, mais la 
réalité de son environnement, 

Bien que le plus connu soit le poème allégorique intitulé - La ïïatalla 
de Don Cantal y Doha Cuarc&im», admirable parodie épique, il con¬ 
tient aussi de nombreux apologues issus d'Ësope, des armgas qui 
suivent la tradition littéraire J Alphonse X, des serran lilas» dans les¬ 
quelles il précède le Marquis de Santillana, et des réminiscences lati¬ 
nes, surtout J'Ovide et de Pamphile. En dehors de l'influence classi¬ 
que, Juan Ruiz connaissait b philosophie scolastique et le Droit Canon 
de sou époque, il savait aussi l'arabe, puisqu'il déclare avoir composé 
des chansons pour ..danzaderas moriscas-, A travers son oeuvre, on dé¬ 
duit qu'il avait des connaissances considérables pour son époque et qu’il 
savait le latin, Je français, l'arabe et probablement l'italien. 

Ce manuscrit, écrit sur le meme genre de papier que l'exemplaire 
de l'Acadcmia, a une reliure de carton recouverte de peau retournée 
de 3HW, date à partir de laquelle elle remplaça L'ancien parchemin que. 
Ducamin put encore voir en IK'JT. On recouvrit, vers la même dm 
b plupart des feuilles de papier transparent, afin d'éviter une détério¬ 
ration plus importante du codex, niais cela rend parfois plus dittieilc 
b lecture du texte. 

La première page, ajourée au XVIII siècle porte les cotes de la Bi- 
bliothèquc de la Cathédrale de Tolède {Antts... Cas. P-èl) Abora 
del fin esta errada,.,) et l'on v indique que I exemplaire était incomplet 


16. Fmwratta ét Mendia, Juan. Crômca de los empendons y conquise dr 
Morci 









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CUInmmta aulmauici luübluuûii no 
fubuncllcn Ixi tudieu olui ruons d of 
tuio tcubuLii tu lu liinitô^üiooniuc 
tu lu trolLUu rue clmui los tefeos uios 

guuictfi fétu utrs et LfcnotiLilcs ai lu; a 
CDCtrïiu fueflen efrantts ctlno foumium 
.1 mes Utn i m i.unet fit el ici i mmcnucus 
aunucl iûî axiaiimontfcltuoiolnnirr 
ercouuutmUb mtjnuo cluuinmnmr 
en i b il v;u ;li a ir et nu an ifiea finira cnn 
|tî:ir^ob.mfn;uuTi cebcinui naluwcari 
o.i a on \m oiunuignru nu ci tu; an** 
puni ccinuriobmi cnbrlfu ti-o tani u 

tu LiôuoulUcs ctaûnuinntrsnuîunat 

ai; nt \\\eûs ce cantrm&is cucl lut ro 
ccleu; ctuïuiatra; mie fiicum en giecu 
bimonpirsirotut .itli anno Ve ligue inn 
un i ramait et mm cou on ctcomtcnc.i 
pmucnmaitbnCûltnumo ctanui _ 
mcntuuo Vt rcaumu:*' nt laïuinir rc 
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uiciem en * ciuaMc&bcfcnnoics eu atui 
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t MOYEN-ÀGÊ 




et que *b fçchi de! tin esta enada* .. Les poésies de l’Arci preste oc¬ 
cupent [es ,V' premiers feuillets; au 37 v. commence une version es¬ 
pagnole de U Vision de Filiberté qui occupe le reste. Elle a une nu¬ 
mération ancienne, en chiffres romains à l'encre noire et une autre fo¬ 
liation récente—probablement de 1899, date de la reliure. 

[| n'v a pas de titre, nuis tous les quatre vers, un espace en blanc, 
et chaque strophe est précédée d'un pied de mouche de b même encre 
rouge et de b même main, du début jusqu'à la fui; elle présente des 
corrections et additions d L un lecteur qui donne la date de scs annota¬ 
nt ms dans 3e quatrain 1634, année 1463- 
L exemplaire Vit, 6-î est conservé à la Biblioteca National, depuis 
1870, date a laquelle il arriva de Tolède à I occasion de b saisie des 
Biens des Archives Ecclésiastiques ordonnée par 3e Gouvernement de 
la République. 

Bibliographie 

I CÜRUMINA5: Uhn à Bupt Madral. ]%7—R WiLlS: The TrMsconvmtciï, R&- 
Hur&/ ffiWnef XVIL : m.-U CRmiX) l>F. VAL it ,W, Bareekm 
-1 Pt't UlIN Liw Jr Bhflï Ami'f Bibhüthcque- mtridiurulr I." «fie. vul. VI, Tcw- 
- f SANCHEZ JWlii» •dirr.'ij-'k 1 .' jirknow ji '> Ai',fdintm de B A , ISM — R. 
fOULQIt-DELBÜSC. Ariw HqpKipf. t. VIII Pans. lfWI.-J CEjADÜfc timomJt k 
Lmijjïu . Litniiuft .j.ff/ùfjj. t J. Miirid. 1V13 


tf>. FERNANDEZ DE HEREDIA, 
j U A N 

> mi;, j jf f. cmtMïudorfj C Huai ri.) it Afprfj — Av^nun —2frt 

I a: % 3s L m —Ëanure gûthiquf — PiTchemn.—Reliure modem* 
jvwJfcoritiMi 'de Irrï. i froid 

Mss. 1ÛB31 

IL AN Fernandez de Heredia, né en Aragon au début du 
XIV uede et mort en Avignon, en 33%, déploya tout le long de 
s ■ \ ie, une intense activité, non seulement sur le terrain militaire et po¬ 
litique, mais aussi en tant que mécène littéraire. Grand-Maître de l'Ür- 
b des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, médiateur en Je nom¬ 
breux conflits, homme de confiance des papes d’Avignon, il s'entoura 
d’une cour de savants auxquels il confia la rédaction et b traduction 
de vastes chroniques historiques et des classiques grecs et latins. Il for¬ 
ma ainsi mie magnifique bibliothèque dont nous ne possédons que peu 
de références. Une partie des exemplaires passa à celle Jtt Marquis de 
Xmttlbry. puis, postérieurement, a la Bibllotcca National. 

Entre vçs derniers exemplaires, se trouvent 3a Cmn CréniM de Espd- 
m (Mss, 10133, Mss, 10134), b Crmaiehs Ûmqumàüfts (Mss. 2211, 
Mss 1 1 • 134 bis; et la Crème a de 1er Emperadorts y Cûnquiiiû J« Aluroî, 
traduction dont la commande est probablement liée au grand intérêt 
que Fernandez de Hercdia porta toute sa vie à l’annexion de b Murée 
aux domaines de l’ordre hospitalier, ce qu’il ne put jamais obtenir mai¬ 
gre tous ses et forts. 

Le Mss 10131 intitulé 'Libre de les emptradom yfahes y mqttms 
a’i iVrimpade .aV La Xforta - est une traduction des quatre derniers livres 
de Uzpihme t u Hhtmjmm de Juan Zonaras et fut transcrit par Bemar- 
do de Jaca qui l’acheva le 5 mars 1391 

Ainsi que les autres codices de Crrôfifa de Fernandez de Heredia, il 
fut écrit en Avignon, a deux colonnes en écriture gothique plus haute 
que large, très claire et mm saturée, d’apres Domïnguçz Bordons, a la 
francise, conformément au goût de l’époque, avec une forte influence 
italienne G apicales et pieds de mouche s alternent en rouge et bleu 
avec hachures de couleurs opposées. !1 y a également quelques capita¬ 
les portant d b musants dessins a ta plume sur des motifs zoemorphes 

3H 


et antropomorphes (par ex feuillet XIII:. Les titres et foliations de Vt~ 
poque sont à l’encre rouge et il y a des renvois a la fin de chaque cahier. 

Il n’a que trois miniatures mais dont Sa délicatesse dans l’execution 
dépasse, sans aucun doute, tous les autres codices. Elles apparaissent, 
toutes trois, dans les capitales qui commencent les tables er les deux 
parties de l'oeuvre, La première (feuillet 1} représente Fernandez de He¬ 
redia portant le bonnet des moines grecs et 3a robe de l’Ordre, dont 
curieusement, la croix sur la poitrine a etc effacée tout comme sur son 
portrait du Mss. 10134 La silhouette du Maître se découpe sur un fond 
vert décoré de très fines volutes d’or, Les branches des capitales se pro¬ 
longent jusqu’à former pratiquement un encadrement de toute la nage, 
fait de feuilles rouges, bleues et or. trilogie des couleurs de base dans 
la miniature française de l’époque. 

La meme décoration encadre le feuillet qui commence la CronUii ,h 
Emptwdms dont 3a miniature représente deux rois dialoguant» sur lond 
rouge avec des volutes et rinceaux or. A la fin de la page, un écusson, 
complètement effacé par la suite. 

La conquête de b Mores commence par b dernière capitale minia- 
turée. représentant les guerriers portant armure d'argent, qui sous b 
ordres de leur *taudt3lo", sans casque et brandissant l'onflamme rou¬ 
ge et argent de l’ordre de Saint-Jean, vont à l.t guerre 

Il semble probable, quainsi que le suggère Do min g nez Bordons, il 
s’agisse d'un portrait de Fernandez de Heredia lui-même dont l'image 
apparaît maintes fois illustrant les Crau/tiu; à la tin de b page, i écus¬ 
son portant les croix de Jérusalem et les châteaux de la Masson 
d'Heredia. 

ÜlBllOCBAMIl 

D JACOB Y Quelques r-cmudetaiHMu ( ur \cs u-rwoii» <w h CtMui|iK dr Mute*. Jtutiu it v- 
l’jirii. jwIlcHeptembEt. IM —M CORTES ARRESA. Mutijacriios immaJoi pan doti Juji 
Fernande! de Hercdu, epnsçfvidûs m Ei^jsij, Szitiuw™ dt Ari* • • XXXIX. - 

DOMJNGUEZ üORDONA Libîos. mmudos en Annan para Don Iiuü Fenundw J-. rvv- 
du. Afiiflwi ™1 VL l^ïi 


17, AVERROES 

Crun&tiiüdti dr b rtiedmiw— XV !T1 " wn.Tr — l-OI, 3li x 2i | on —Fi- 
fwr —Rdsurr v«u. 

Mis. 5011 

L’OEUVRE du philosophe cordouan Abulwalid Mohamed bei; 
Roxd, dit Averroès (1126-1198), fut très connue et diffusée tout au 
long du Moyen Age, en particulier par ses commentaires d'Anuoit 
qui furent l’un des livres d étude dans presque toutes les écoles euro¬ 
péennes. Parmi scs oeuvres les plus connues —surtout a travers la tra¬ 
duction latine sous, le titre de (corruption de l’arabe tHryyjf 
qui fit l’objet de pluiscurs éditions à partir du XV 1 siècle— se trou¬ 
vent ccs Genmhéüdes de U meéitm —l’auteur avait étudié le droit et 
3a médecine dans sa Cordouc natale—Nous présentons ici un manus¬ 
crit du texte original arabe copié au début du XV " siècle sur un au¬ 
tre exemplaire signe en 1235. 31 y manque le début ci sur les derniers 
feuillets il contient d’autres traites II provient de la cathédrale de 
Tolède. 

Bwue»caAPHIE 

L LECLERC' Hukw dt te Ww«f dnk, R, hns, 1876 , pîg u " —F GUILLlN ROBLFS 

Qùlogo it la üKna^riJi'. iribtï fjrylffltfi n il it \Uni. Mlvl r.4. 11*89. pà*I 

f.*.—H. DËRËNBUURG Xi’k mr wti -v If. Tjrj-.m) juîv it u fliWi Njrwiui'r Jr 

TfjjnJ. Pam, i«M pic 2i -U 


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p^rtrafc^]*?^ £>C jmtnifc 
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I MOYEN -À GE 




1 H . C A NC 10 N £ R 0 D E H IJ A K -Cwilkr 

-XV n,: MÙk -.Wf.38 X îkm.—Ecntutf dti XV fftW stklejiis- 
qa i 11 ! 329, diib b imm XVI™ « XVII*™ swvk — Rdtc 
en cuir vur i s j ■. i pttiiï itfi dores i froid du XV T" siècle, [fJisdics 
ouvrées « dores. 

Mm Ml 

PENl VA NT le XV siècle, les Cours littéraires d'Alphonse V en 
Aragon et de Jean II en Castille* réunirent une plcïade de poètes, 
d'hommes de science, de musiciens, d’artistes et de lettres, qui sous le 
mécénat de leurs rois, écrivirent de très nombreux ouvrages sans les¬ 
quels nous ne poumons pas comprendre l'esprit de l'époque. Quel¬ 
ques-uns sont médiocres, d'autres sont vraiment des chefe-doeuvre. 

Les deux foyers. Castille et Aragon, avaient d'étroits rapports et, à 
leur tenir, étaient influencés par les courants renaissants provenant d’I¬ 
talie, ,i travers les campagnes d Alphonse V. 

I mite la poésie de ces Cours se retrouve dans lesdiis «canrioncros*, 

, itnpilatiom qui réunissent une série d’ouvrages très variés, reliés uni¬ 
que ruent par les goûts et les penchants de la personne pour qui elle 
i\ .m etc rassemblée La sélection pouvait également être le fruit de l'a¬ 
nimé entre les poètes ou de la renommée de leurs compositions et pres¬ 
que tous citent par exemple Marias et Lope de Stuniga. Les «mïanmu 
n'étaient pus une copie d'autres Ltmriewcroj mais se composaient d'oeu¬ 
vrer détachées ou de fragments de plusieurs poètes. 

Un bon exemple de!» cmicnem castillans, est celui de Hijar, ainsi 
nommé parce que d’après ce qu’on lit dans la première page, il appar¬ 
tenait en Î64Ô a D. [aime Fernandez de Hijar Cabrera. Sur 3a pièce de 
titre du dos il s'intitule Obras de don Juan Femandez Je Ixar lîamado 
A Or.id' *r-. Hij it mourut en 1456 ci, d'après le fameux Lorenzo Vi¬ 
lla, sc distingua par sa connaissance des humanités. Cependant, le Qh- 
i-errere ne contient pas un seul de ses écrits, comme l’observe GaJIardo 
dans son Eusayo de una Biblioteca espanola de libres raros y curio- 
j'ignore pourquoi on a mis ce titre sur le dos du codex puis¬ 
qu’il ne contient aucune oeuvre de Don Juan Fernandez de îjar... *. Hi- 
1 jr en fut seulement Lun des propriétaires. 

]] réunit un ensemble d'oeuvres de nombreux poètes, notamment 
•lcIIcs de Femin Ferez de Guzman, juan de Mena, Inigo Lopez de Men¬ 
doza, marquis de Sautilla ru. Juan de Mendoza ou Francesco Petrarca, 
L ' ..jiicjopuM, date du XV : siècle jusqu'au feuillet 329. mais par la 



19. CMt'Onr» M 


suite on rajouta aux XV - et XVII * siècle, 37 autres feuillets. Il fut 
à nouveau relié avec des fers dorés à froid et les tranches furent ou¬ 
vrées et préalablement guillotinées. Je telle sorte que les poésies en de¬ 
venaient part ois illisibles. L écriture est de diverses mains et certains 
feuillets contiennent des exercices calligraphiques et quelques dessins 
grossiers, en guise d’illustrations. 

Bibliographie 

J. A de krs R1ÔS: Hisf^hy* iffjtfj ;j iNdJiwre voi VL pif 41 fe, Madrid 1M> —F 
VENDRE! GALLÛSTRA Ls Gw iamnz jV A^imw 1 I’ u vr fa -•« )' frrr HlWoj if ,'j mijnj, 
Madnd. 1933—B,J GAI LA RI K): Emp it «v ifctàpw.-j if i\ha rjr. ; y ,-1*»^,. i 

I pig. 4% Madrid 18fd—] DOMlNGUEZÊORDON A Cati^ùhi minutât* 
if ij BiWiiaiffd \«i«iaf. MjJtiJ. J931 —J MAS5Û TORREMS Mm* .ri- * ù 
sfiH Xdîsi'KJi df .Uujfid Birccïona lîi%.—| SIMON ÜIAZ if b ijnrrjurj liJspiBi,:, 

111. —49.—J.M. AZACETA: GmrwtMre if Juah f-mM&ri ér txor, Midn.it I95fc 2 vol 


19. Cancionero De Stuni- 

GA — XV "' lw siède —“î-65 f—29,5 x }s. 3 cm —Eenturc ihu eu mi¬ 
te “Reliure d'épuL|ue 

Virer. 17-7 

CE codex miniature probablement a Naples, constitue une collec¬ 
tion de poésies de caractère lyrique des poètes qui accompagnèrent Al¬ 
phonse V d’Aragon à la cour de Naples. On v trouve des composi¬ 
tions populaires telles que -viîlanœrcs». -mûtes-' et surtout des - ro¬ 
mances* Le recueil lût peut-être réalisé entre 1449 et 1450 Le Cith ru- 
fiera doit son nom à l’auteur des Jeux premières pué&ies. On considère 
qu'il est lié au Cmmm de la Bibliothèque Mar ci an a de Venise. 

La vie militaire et courtisane de Naples est reflétée dans ce Gin w- 
nm: l’on y dédie des poésies à b Princesse Rusant), doua Leoiior de 
Aragon, fille naturelle du Rot; a sa maîtresse. Lucrecia Je Alagrio r ■ 
presque toutes les dames de la Cour. Le;. poètes les plus remarquables 
de ce Gwrioiiera sont: Carvajal ou Carvajales a qm sont dues h plu part 
des poésies, le catalan Torreltas ou Torrelb, Lope de Stuniga, Juan de 
Andujar, Juan de Tapia, Juan de Vülalpando, Juan de Duenas et Juan 
de ValladoJid ou Juan poète. 

L écriture révèle une main espagnole, imitant assez grossière ment 
1 écriture humaniste italienne. 31 s'agit d'un codex soigneusement trans¬ 
crit quant à la présentation; espaces généreux er dessins élégants 

L’ornementation concerne surtout fa page de titre, avec une belle 
bordure délicatement exécutée. Des rinceaux sortent de deux vases si¬ 
tués dans b partie inférieure, de chaque côté les quatre vertus soute¬ 
nant une couronne de lauriers dont Je centre est en blanc destiné sans 
doute i recevoir un écusson qui, finalement, ne fut pas- exécute. 

Les initiales m imam ré es combinent l’or et les couleurs avec un goût 
très sûr. Celles des texte sont J'or sur tond miniature et celles Je cha¬ 
que strophe en or et azur, disposées alternativement. Le ealligraphe 
qui copia les capitales ne devait pas être celui du copiste, car il ne com¬ 
prit pas les mots espagnols qu’elles précédaient et commit de nom¬ 
breuses erreurs. 

La reliure est d’époque, Elle tut probablement faite en Italie, en veau 
tanné, rouge foncé avec des ornements dorés à froid. Le doux partum 
dont il fut empreint, aujourd'hui disparu, persista pendant des siècles. 

BllH.IOGtlAFHtE 

M. Ai VA R Ldii.i..vift,'jf Mii-s:,;: Un. --n pi^ra^s, Zangou, 1*1 f —Ch FAULHAftF.R 
fiimp JîiràojFjpny er fiJ .Sj^ri.! MidiMut, I9#4—J REL \ ALLE v SANCHs i RA¬ 

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nun (or- rI® 
am fin » • ucr • j'P».*; •. 


































































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M O Y E N - A G F 


BORDONA ,'if^nuï.r,.v miT poduntj, Madrid, IV.U.—T DE WARIN3S: RfWwifùj 
il Uiïinu l'W.-B DUttRÜN Cjtifoy? Wrra Jf la pma fjBfiflwn'j dVi -ijg.'n A"i MjJîîoh, 
l'W] —j MIQUEL Ujw jn.ro/imi it .Sikvïifd.Madrid. 1977 —A l a AZ Y ME¬ 
FIA Nucji, hiè-lîc^rjikji Eji RARXt- l'JQI Tomû Y—JÊxp Les ttya Madrid, 

!9«H- SIMON DSA2: BMù^kkmm Usptea, Madrid, 1953.—F VENDRELl 
GAilOSTRA La tant Itirurw àt Ata 111 ' Y i< Ary^i y Un pwtflj dr la ffltnttf, CA £ , 1932 


20. Castigos E DOCüHENTOS 
Del Uey Don Sanciio -casak.-xv** 

sicdt—F * 27cm,—Et; moUanr —PafKÎcr,—Reliureeti parîbcflun 

Mh. **?> 

IL existe plusieurs manuscrits Je l'oeuvre "Loi Ca&tigos y Dûtwnen- 
loi de S.inchc IV. tous datant du XV siècle (B.N, Mss. 3995, Mss. 
6603, Mss. 6559 et Escorial Z III.4), le plus remarquable d'entre eux 
étant l'exemplaire Mss. 3995 de la Bibliotcca NadonaL par son super¬ 
be répertoire d'illustrations, 








HT C r ',.34 

|T <1 h», { ,f ’J < ^(,,1 ji 

pr: cjTo i[•'!>; »1 tï!-p; <&•< V' r Jàp 

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20. CdifrfOil r cl'orunairïtffli rl Rcy Jafl Rdrl^d. 


voyages et de ses campagnes imlitaires, il n'est guère probable qu'il ait 
pu disposer de loisirs suffisants pour les études sédentaires, nécessaires 
à l'élaboration d’un tel ouvrage, Gayangossignale avec humour que- 
tant donné 3e caractère cruel et injuste de Sandie IV il est difficile de 
lui attribuer la rédaction de ce texte, qui aurait fort bien pu être écrit 
par un évêque ou un chapelain de son entourage, tel que son précep¬ 
teur juan de Z a nuira. 

II s agit d un ouvrage didactiquegenre très répandu au Moyen Age, 
mélange d'apologie orientale, d'homélie chrétienne, de proverbes et de 
tables, d'exhortations philosophiques et de conseils pratiques de toutes 
sortes. Cahier tï Dimui, les oeuvres de don Juan Manuel ou te Ota* 
toCifar, seraient comparables j celle qui nous occupe. El s'agit d'une 
sorte de catéchisme pédagogique à l'usage de l’Infant, âge de six ans, 
à l'époque, ce qui, d’après Groussac, contraste avec les sujets traites, 
parfaitement inappropriés, souvent scabreux et tombant parfois dans 
la pédanterie, 

La manuscrit, écrit sur deux colonnes, contient des pieds de mou¬ 
che, des titres à l’encre rouge, des renvois encadrés en rouge a la fui 
des cahiers, ainsi que des capitales rouges ou bleues à ornements calli¬ 
graphiques à l'encre, opposant ces deux couleurs. 

Les 23 illustrations sans encadrements, ni fonds différenciés, se dé¬ 
coupent directement sur le papier, en grandes irises qui occupent sou¬ 
vent une demi-page. Elles datent, croit-on, de 142U-I43Ü et ont sou¬ 
vent été qualifiées de grossières, ce qualificatif étant non seulement exa¬ 
géré mais injuste, car elles présentent un intérêt iconographique cer¬ 
tain. Elles illustrent certains épisodes isolés du texte, et non pas cha¬ 
cune des histoires, bien qu’elles en reflètent (essence avec vigueur et 
même, quelques touches macabres, cri un style d'une surprenante for¬ 
cé visuelle. 

La gamme de couleurs employées est très réduite, mais brillante, 
avec une prédominance du vert, de l’ocre et du rouge Les carnations 
sont rendues par un simple trait rouge et l'argent et l'or s'utilisent seu¬ 
lement pour certains détails, tels que les auréoles ou les armes. Les su¬ 
jets, très variés, reflètent la bigarrure de t’oeuvre. Cest ainsi que nous 
trouvons des peintures de thèmes bibliques, tels que l’Arche de Noë 
ou L Expulsion d’Adam et Eve Ju Paradis, côtoyant des sujets ms t bio¬ 
logiques tels que la mort de Didon. ou édifiants, tel le Roi Edouard 
d’Angleterre portant un lépreux en croupe. 

Dans k f. 2. b miniature la plus reproduite nous montre Je roi tan¬ 
che donnant des conseils à son fils, le jeune Infant Ferdinand, qui I e- 
coutc, a genoux. 

Le livre est assez détérioré, et les restaurations anciennes indiquer, 
que de nombreux lecteurs en ont sans doute fait usage Nous voyons 
en effet, dans le f. 62 v., au bas de la page, lé diable déguisé en fem¬ 
me, essayant de tenter un ermite; le visage de la femme-démon est to¬ 
talement défigure et couvert de taches, avec un œil crevé a la suite des 
coups que de pieux lecteurs distribuaient successivement aux person¬ 
nages démoniaques tombant sous leurs veux, dans les livres et retables 

Terésa Mezquita Mesa 
Gabmete de Manuscrite* 


Bien que l’on attribue généralement la paternité de l'ouvrage a tan¬ 
che IV le Brave, cette paternité semble peu probable. G roussie lui-mê¬ 
me reconnaît son erreur, puisque les ouvrages d’un seul auteur, tels 
que nous les connaissons aujourd'hui, n'existaient pas au Moyen Age. 
Comme son père, Alphonse X l'avait tait, mais sans taire preuve pour 
autant du même talent, Sanche IV supervisa parmi bien d'autres L ou¬ 
vrage ici exposé. Cependant, étant donné sa vie de soldat er de rot, en 
opposition ouverte contre son père et, compte tenu de ses nombreux 


BOl ©GRAPHIE 

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Rivüîcik 1 ■,:!—] RELIER \ K KINKADE lco«io§riphy in mcdicvil Spainiiih Uccfiture^ T'fcr 
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Hi.pjin 4 Hr. Iî 19t.ft 1 -R FOULOLE DELBOSC: Los Guagosy UocumeïiKB <k Sjncbo IV 
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D dr rcy Sinfho IV B#fafw àt h Rat Ataémv HjpÆniRi 17 |’1930) r pig -A 1 GARCIA 
DE LA FU ENTE Los t s D J t'.ulwi ;!934-35j pig W -DtÜogo ic h h^ 
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IL Renaissance et Siècle D 1 or 


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E très remarquable ensemble de manuscrits et d'éditions rares de h Bibliothè¬ 
que Nationale de Madrid offert au public présente l'avantage considérable de 
suggérer l'ampleur des curiosités et des compétences dont témoigna l’Espagne 
de la Renaissance et du Siècle d'Or. On ne s'étonnera pas de trouver id la mar¬ 
que puissante de la nation qui inventa (ou réinventa définitivement) les Amériques: le journal 
de navigation du premier voyage et la Relation du troisième, présentés par Bartolomé de Las Ca¬ 
sas, qui tut à la lois le défenseur des Indiens et un grand admirateur de l’Amiral, I 1 Histoire des 
Indes et de ta Terre ferme de la Mer Oxéme, de Diego Durân; LMir dejoan Manincs, de 1587: 
l’Art de naviguer et la Cosmographie de Pedro de Médina sont autant d'illustrations de ce rôle pla¬ 
nétaire dont 1992 organisera la célébration. 


Mais l'Espagne de ce temps Disait aussi partie des nations qui associaient à la découverte 
du monde celle des lois de la nature, La curiosité scientifique s’y déploie dans toutes les direc¬ 
tions: I 1 astronomie, les mathématiques et b médecine, dont l'Espagne a reçu, par l'intermédiai¬ 
re arabe, un legs considérable, et ce que nous appellerions aujourd'hui ]'«ingénierie», sont re¬ 
présentées dans l’exposition. 

La participation à l'humanisme européen est attestée par l'édition de Bâle des oeuvres de 
J.L. Vives et par un exemplaire de YEnckiriim d'Erasme imprimé en Espagne où nous savons, 
depuis l'oeuvre monumentale de Marcel Bataillon, que cet ouvrage obtint un immense succès. 
On peut en rapprocher le curieux manuscrit dû au Cardinal Jimêliez de Cisneros, qui fut régent 
de Castille et organisa le ravitaillement du collège de San lldefonso, Lun dex six œkgiûi myores 
de Castille et l’un des temples de l'humanisme chrétien. Enfin, le manuscrit de Nebrija, Intro- 
iiiames Intime, est particulièrement intéressant puisque Nebrija va être l’auteur de la première 
grammaire castillane. Le rôle de Nebrija comme * accoucheur» d'une des grandes langues ro¬ 
manes se trouve ainsi implicitement souligné. 

Les pompes des dynasties, la portugaise et 1 espagnole, sont le thème de plusieurs manus¬ 
crits ou éditions rares, dejoâo ! de Portugal au prince héritier Baltasar Carlos, suprême espoir 
de la monarchie des Habsbourg s au X Vil™ siècle, frustré par la mort de l’infant en 1646, et 
dont le public connaît, grâce â Velâzquez, les admirables portraits. Dans le cercle de b vie cour¬ 
tisane tournent les jeux; celui des dames et chevaliers qui alternent et rivalisent dans l'improvi¬ 
sation poétique; celui des mettes qu'il faut, semble-t’il bien distinguer des jeux de cartes quoi¬ 
qu'ils se pratiquent aussi avec des cartes, mais fondés sur le hasard et non sur un usage savant 
de Sa valeur des cartes. On notera que ces jeux donnèrent lieu â des éditions très précoces (152*. 
1535), toutes deux réalisées â Valence. Force de b tradition du jeu en Espagne. 

On insistera sur 1 intérêt exceptionnel des livres de musique ici présentés. L’importance de 
l'apport de l'Espagne à la musique ancienne a été récemment démontrée par plusieurs manifes¬ 
tations dont le festival international de Saintes, en juillet 1987. Or. presque toutes les oeuvres 
maîtresses, actuellement connues, des maîtres de chapelle espagnols sont au rendez-vous; ET 




M RENAISSANCE ET SIÈCLE D’OR 


maestro de Luis Milan, de 1536, premier livre de musique imprimé eu Espagne, fruit d une lon¬ 
gue maturation et très influencé par La musique italienne: les ouvrages de Luis Narvàez et An¬ 
tonio Cabezon, maîtres de chapelle du prince Philippe (le futur Philippe 11), qu’ils suivirent dans 
ses déplacements, Narvàez en Italie, Allemagne et Flandre, Cabezon en Angleterre et Flandre:, 
les livres de Mudarra et enfin le recueil essentiel de Venegas de Henestrosa, imprimé a Alcali 
en 1577, qui rassemble le trésor musical de l’Espagne de la Renaissance. C’est grâce a ces livres 
que Louis Jambou a pu considérer que dans ces deux directions, cordes et clavier, «la maturité 
atteinte par les compositeurs est révélatrice d’un parcours dont les racines plongent dans les der¬ 
niers temps du Moyen Age». C'est à cette période qu’appartient le manuscrit arabe du 
XIV în * siècle, fcirtt al~mu$iqé> 


L’Espagne du XVf siècle est aussi celle qui poursuit l’oeuvre d’unification religieuse com¬ 
mencée par les Rois Catholiques. Apres la fin de la Reconquête, en 1492, elle doit rapidement 
faire face à la présence, dans l’ancien royaume de Grenade, d’une importante population d’ori¬ 
gine maure. Le petit traité du hiéronymtte Pedro de Alcali, qui permettait d'acquérir les rudi¬ 
ments de la langue arabe, répond au désir de faciliter la tache des prédicateurs chargés d’évan¬ 
géliser les nouveaux sujets du monarque castillan. L'intéressant manuscrit aljmiado de cette épo¬ 
que (écrit en espagnol, mais avec des caractères arabes) montre cependant, sous forme de débat 
polémique, rattachement des mürisques à leur religion et à leur culture, et donc leur résistance 
farouche à l'assimilation, cc qui conduira à leur expulsion au début du XVII^ siècle. 

Néanmoins, l’heure des ruptures définitives est loin d’être arrivée dans la Castille de b Re¬ 
naissance, qui s’ouvre pleinement à la modernité européenne. Or, c'est dans le même temps 
quelle s’entiche du roman de chevalerie. C’est sous le régne de Charles Quint et en partie sous 
celui de Philippe II qu'il connaîtra son succès le plus grand. Les récits merveilleux de chevale¬ 
rie, qui doivent beaucoup a la «matière de Bretagne» (avec leurs exploits prodigieux, leurs épreu¬ 
ves, leurs amours très peu platoniques, leurs philtres et leurs enchantements), captivent de lar¬ 
ges secteurs de lecteurs et d'auditeurs —il ne faut pas oublier l’importance de la transmission 
orale—, alors que les prouesses chevaleresques n’ont plus de réalité et que fart de la guerre s’est 
transformé fondamentalement. Ce désir très large de conserver encore un monde mythique qui. 
s’effondre a provoqué l’édosion d’une foule de textes, dont beaucoup sont de piètre qualité 


Les trois ouvrages retenus pour cette exposition sont cités dans le Don Quichotte, l’inten¬ 
tion avouée de Cervantes étant de présenter «une invective» contre les livres de chevalerie, 
VAnuidis de Gaule, dans la version de Gard Rodriguez de Montai vo, se compose de quatre li¬ 
vres et sort des presses en 1508. Il est le plus célèbre du genre —son intérêt est certain— et il a 
obtenu un énorme succès (8 éditions avant celle de 1531 qui apparaît ici). Aussi, a-t-il été le 
point de départ de toute une lignée et a-t-il été abondamment traduit (en français, à partir de 
1540). Le Palmer in de Üirvd, paru en 1511, a été également très connu et a donné naissance i 
toute une branche. Le deuxième livre raconte ainsi les aventures des deux fils de Palmerm et 


notamment de Primaledn, C'est donc sous ce titre (Pnmskênj qu’il esr normalement cité. Il est 
publié en 1516 et 5 éditions voient le jour avant celle de t S44) qui figure dans l'exposition, Quant 
au Cirongilio de Traùâ t il n'eut droit qu’à l’édition de 1545. Alambiqué, de style très ampoulé 
et indigeste, il représente déjà la décadence du genre. 


L’Espagne de cette époque connaît en outre une grande vogue du roman pastoral et crée 
de plus le genre picaresque, qui devait avoir un réel retentissement européen, Mais c’est la gran¬ 
de littérature du XVIf" siècle, dont l'influence sur les lettres françaises mérite d'être mieux appré¬ 
ciée. qui a donné lieu a un choix de manuscrits et d éditions particulièrement intéressants. 


La splendeur de la littérature et de l’art sous les règnes de Philippe IEI et de Philippe IV 
tranche sur l'atmosphère générale d'un pays qui s’enfonce de plus en plus dans une profonde 

40 



IL RENAISSANCE ET SIÈCLE IV O R 


crise économique, démographique et sociale. Cet éclat esc toutefois en rapport avec t : ostenta¬ 
tion de la vie de Cour, les nombreuses fêtes courtisanes et la magnificence d'une haute aristo¬ 
cratie qui pratique le mécénat Comme un moyen de marquer son rang. 

Le théâtre, spectacle total qui englobe pleinement le chant et 3a musique, réunit les diverses 
catégories urbaines dans les twa/er et un public choisi, dans le colisée royal, à 1 époque de Phi¬ 
lippe IV. C'est la comedia qu’on y joue, cette formule spécifique de tragi-comédie qui se libère 
en partie des règles aristotéliciennes pour faire prévaloir la conformité à la nature, la liberté de 
création et la prise en compte du goût du public, 

Lope de Vega est 3e père de cette nouvelle conception théâtrale. Il l’illustre par une abon¬ 
dante production, qui fait de lui le véritable créateur du théâtre national et le maître incontesté 
de la scène espagnole pendant plusieurs décennies, La dame sotie est une de ces pièces célèbres 
qui voient le triomphe de l'amour. Le manuscrit présenté, autographe, est d'autant plus digne 
d’attention qu'il met en évidence le rapport dialectique existant entre l'écrivain et la compagnie 
pour laquelle ü conçoit son oeuvre. En effet, la composition de b troupe conditionne souvent 
La structure de la pièce. Or, La dame sotte a été écrite pour L actrice Jerânima de Bu r go s et porte 
la date du 28 avril 3613, date à laquelle elle fut représentée par la compagnie de Cristobal Ortiz 
dont faisait partie cette comédienne. 

Calderon, préoccupé de problèmes philosophiques et théologiques, conçoit également des 
pièces mythologiques à grand spectacle pour le colisée royal Sublimant b formule de Lope. il 
incarne le point d’aboutissement du grand théâtre du Siècle d'Or. Il construit ses oeuvres avec 
une rigueur qui implique unité et concentration de l’action, simplification de b trame, à tel 
point que les conflits internes du protagoniste y jouent un rôle déterminant. Le magicien prodi¬ 
gieux, dont le manuscrit autographe nous est présente, fut joué à Yepes lors des fêtes du Saint- 
Sac rement de l'année 1637, C'est un de ces drames religieux qui voient le triomphe de la foi 
chez un homme de science et chez sa bienaimée, lesquels meurent en martyrs après avoir été 
tentés par le diable. L'autre manuscrit contient une pièce à thème mythologique, qui sc prêtait 
à un de ces grands spectacles dans lesquels la musique, qui a toujours eu un rôle considérable 
dans le théâtre de Calderon, prenait encore plus d’importance. C'est ce que vient souligner 
l'oeuvre d 1 Hidalgo qui accompagne les deux comedias. 

Impossible d évoquer le XVII frnt siècle sans qu’apparaisse Cervantes et le livre qui a le plus 
contribué a son immortalité: le Don Quichotte. Parodie des romans de chevalerie, certes, mais 
creuset aussi où se fondent traditions savantes et populaires, traditions écrites et orales et où 
s'élabore le premier roman moderne. A travers les avatars burlesques et pathétiques, parfois, 
d'un hidalgo halluciné ce de son double (opposé et complémentaire), le paysan-écuyer Sancho 
Pinça, c'est à une profonde réflexion sur l’essence des choses et des êtres, sur l'essence de l'Es¬ 
pagne en crise également, que nous invite le vieux soldat de Lépante. C’est en outre, grâce à 
l'aventure de b parole, à une méditation sur la construction romanesque et les techniques narra¬ 
tives que le grand prosateur nous demande de participer. Dès sa parution, l'oeuvre connut tin 
succès fulgurant, à tel point qu'en 1605, année de publication de la première partie, le texte eut 
droit â 5 édition C'est l'édition prîneeps de Cuesta, qui est exposée. La devise qui apparaît dans 
b marque de IImprimeur et qui figure dans la page de titre: "Spero lurent post tenebram % 
peut bien être vue, par le lecteur attentif habitué à b littérature emblématique de l'époque, com¬ 
me une invite â dépasser le rire pour approfondir le sens du texte. 

Deux autres grands prosateurs du XVr^ siècle figurent dans l'exposition: Quevedo et Gra¬ 
cia n. 


De Quevedo. «homme du diable, homme de Dieu*. selon la formule utilisée autrefois par 


47 






Il RENAISSANCE F. T SIÈCLE D’OR 


I 


René Bouvier; écrivant aussi bien en prose qu’en vers dans un style fulgurant, auteur satirique, 
moraliste et penseur politique, préoccupé par la décomposition de lEspagne de son temps, c'est 
b facette ascétique qui .3 été privilégiée puisqu'on a retenu le manuscrit autographe de b Pm- 
vidme de Dieu, de 1641, Ecrit par un Quevedc désabusé, emprisonné a San Marcos de Leon, 
en proie a la maladie et à l’angoisse de la mort (il s éteindra 4 ans plus tard), ce texte part d'une 
invocation de job pour démontrer que Dieu existe, que la Providence existe, que l’âme est im¬ 
mortelle et que l’homme doit se comporter en bon chrétien, ce qui lui permet d’atteindre à la 
consolation. 

Le jésuite Gradin appartient à la génération suivante et il a pleinement baigné dans une 
atmosphère de crise et de désillusion, ce qui l a conduit à se méfier du commun des mortels, à 
exalter les esprits supérieurs et à magnifier constamment l’aventure de l'intelligence. Moraliste 
et philosophe chrétien, il se sert d’un style concis, vigoureux, riche en antithèses pour dessiner 
le portrait du « héros*, c’est à dire du «grand homme», qui nous est présenté ici â travers le 
manuscrit autographe et 3'édition de Madrid de 1639 (l’édition princeps de 1637 étant perdue). 
Son grand homme, qui est candidat à la renommée et qui doit exercer son ascendant sur les 
autres, sera donc un modèle d'intelligence, de goût, d'à propos en paroles et en actes, le tout 
dominé par l'excercise de la vertu chrétienne, Aussi Gradin verra-t-il dans «le politique Ferdi¬ 
nand d'Aragon» (ce sera le titre d'un autre traité) ce «héros» dont l'Espagne aurait besoin, a la 
place de Philippe IV, pour être sauvée. 

La poésie est représentée par le poète le plus complet, peut-être, du XVII siècle, Gon- 
gera. celui qui est capable de s'abreuver aussi bien aux sources de la poésie populaire que sa¬ 
vante. de prendre un ton sérieux ou plaisant, de mêler christianisme et paganisme, de produire 
de délicieux muantes, des ktrilhs satiriques ou burlesques, de s'élever à la perfection formelle, 
recherchée et subtile, des grands poèmes à thèmes gréco-latins, comme le Polyphème et les So¬ 
litudes. Aussi le manuscrit Ch a cou, du XVH cme siècle, qui est exposé est-il du plus grand inté¬ 
rêt. I] est le plus important des manuscrits de Gongora et il a servi de base aux éditions des 
Ofwwj poétiques de cet auteur qui ont été faites par Foulché-Delbosc puis par Mille. 

A travers ce rapide survol, on peur se rendre compte à quel point les éditions et les ma¬ 
nuscrits précieux qui sont réunis dans 3e cadre de cette exposition rendent compte de la diver¬ 
sité des curiosités et des compétences qui se sont fait jour dans 1 Espagne de la Renaissance et 
du Siècle d’Or. 11$ témoignent de la participation de la Péninsule à toute une série de courants 
européens, mais aussi des problèmes spécifiques qui apparaissent dès le XVI siècle. Ils per¬ 
mettent également de prendre conscience de l’importance d’une littérature qui a brillé alors de 
tout son éclat et qui a influencé de diverses façons la culture de 3’Europe, et de la France en 

particulier. 


4 * 


22. i •f’J'Bi’/if pJW lisant’ 





J 


































































RENAISSANCE ET S I É C L E t> ’ O H 



21 .Wisiafi? Je. Iniroducrjonfi bimac 


21 . nebrija. Antonio de 

P.nif'in.l.!i'r.'i. .'jriMiâ^r — tiJMnjnc. vrr» 14% —11 + %]’. 1S-S x 13' 
mm — Vétirn — Rcfimre priu, imidqir. 

Vitr 17-1 

1 ES frriWurNtfiirt ib/irue, ] ouvrage principal de Nebrija ne fui pas 
d abord une grammaire proprement dite, nuis un chemin pour l'abor¬ 
der un livre pour les écoliers qui. au cours lIli temps, se compléta au 
point Je devenir une oeuvre de référence. J’ai été le premier, écrit-il 
,i ouvrir boutique de langue Latine en Espagne, et tout ce qu on v con¬ 
naît de latin don m; rapporter à moi- I es Arlü .dftferm .Vènsjfrm'i im 
[ rojjkmwmH l’jruijniua Mïwidii nliu’e sont, en fait, une seconde rédaction 
que Nebrija dénomma seconde édition. I .i première rédaction, impri¬ 


mée pour b première tins a Salamanque en 14SI « dédiée au (. ndirul 
Mendoza, est divisée en deux livres et entièrement rédigée en prose 
La seconde, dédite à Gutterre de fokdo. Itère du Ducd’Albc (la pre¬ 
mière édition dut être tirée a Salamanque, en 1485;. est divisée en cinq 
livres, de meme que ta troisième, dédiée à ta Reine Isabelle, qui est cel¬ 
le qui atteignit le plus grand nombre d éditions a partir de celle de Sa¬ 
la manque en 1485, Nebrija lui-même La traduisit plus tard a rcspag.no 1 
Cette seconde rédaction ajoute a la première quelques morceaux en 
vers, a b manière du de Alejandro Je Villa Del, concession 

aux méthodes anciennes d'enseignement de la grammaire latine. Le 
premier livre contient la déclinaison et la conjugaison, les élément de 
h phrase, les accidents grammaticaux etc. Le second, les régies do gen¬ 
res, la déclinaison, les accidents du verbe. Les prétérits et les supins, en 
vers hexamètres. Le troisième, nommé Erotemafa, contient les dem.u> 
des et les réponses de b grammaire théorique, ainsi que 3e traite des 
figures, Le quatrième traite de la construction des éléments Je la phra¬ 
se, spécialement du verbe. Le cinquième contient, en vers, b prosodie 
et la métrique, avec les règles d'accentuation non seulement du latin, 
mais du grec et de l'hébreu. 

Antonio, tic à Lebrija (en latin Ncbrissa) lit précéder son nom de 
"Êlio, parce qu'il se considérait le descendant spirituel des anciens ro¬ 
mains. Il unissait à sa vocation de philosophe et de grammairien, un 
caractère innovateur et tenace Né en i 442, il partit à dix-neuf pour 
l’Italie, où il étudia, en tant que boursier, au collège Saint-Clément le 
Bologne. Il lut protégé par les rois Catholiques et par Ctsneros qui 
avait reconnu sa valeur. Le grand-maître d'Akintara, Juan de Zùiug.ï. 
lui accorda sa protection, grâce à laquelle il put interrompre, en 14sn. 
renseignement de la grammaire et de b poésie qu'il prodiguait i Sa¬ 
lamanque depuis 1476, pour se consacrer à écrire jusque ri îb'\ date 
de b mort de Züniga, 

En 1509, il obtint la chaire de rétbonque de Salamanque et sc dis¬ 
posa à lutter contre les barbares qui détruisaient le latin, par ignorait^ 
Humaniste complet, il pense que tous les trésors de la connais^ 
humaine s’ouvrent, au moyen de Sa dé de b grammaire et de L langue 
Dépité de n'avoir pas obtenu la chaire du grammaire de Salai! mqut 
en 1513. il prit sa retraite à Séville, mais Cisncm l'invita a venu j AL 
cala où il mourut te 2 juin 3522. 

l’exemplaire exposé est un manuscrit sur vélin, écrit et enlumine ; 
b fin du XV n " siècle pour le grand-maître d'Aleinura. don Juan de 
Z unie a. fils du second Comte Je Pbsencia. 33 j une ca lli g raphu soig¬ 
née de type humaniste, avec des initiales et des capitales en couleur, 
sur des planches d'or bruni. L'encre est grise aves des turcs en rougL 
qui manquent dans certains des livres, tl y a des commentaires mar¬ 
ginaux d’une autre écriture que celle du texte de la première partit Li 
reste de l'ouvrage est écrit a la suite, avec de larges marges U v a trois 
pages de garde en vélin, au début: deux en blanc et la troisième por¬ 
tant une belle miniature à pleine page, au verso. A b fin. une page de 
garde en blanc. 

L’intérêt principal de ce luxueux manuscrit réside dans h immature 
du début du texte. Elle représente Nebrija donnant une leçon ex-ca¬ 
thedra chez son protecteur Don Juan de Zûmgi. Comme elle ,i été pein¬ 
te en Espagne, alors que le maître était encore en vie, on peut suppo¬ 
ser que tes tètes sont des portraits plus ou moins fidèles 
Au centre de b pièce, on voit le mécène assis sur un luxueux siège 
d’or a dais. A ses côtés et à gauche, se tiennent trois jeunes filles qui 
pourraient être ses soeurs et, parmi les disciples qui Assistent à la leçon, 
celui qui est au premier plan et qui porte un bonnet rouge et b Croix 
d'Akanrna, sur la poitrine pourrait être le (ils aîné de Nebrija 
Cette miniature fait de ce m,musent, un exemple de I art castillan in¬ 
fluencé par la technique de la grssatlle, que les maîtres hollandais et 
français portèrent au plus haut degré de perfection, I bns la grisaille. 


s o 









J-JU 






23. ÏVj'ifN^ .Jr- Afajcijirrfhwki. 

































RENAISSANCE ET SIÈCLE D O R 


V 


f ir ci les. nu leurs b ri liâmes sont remplacés par des encres sombres et 
Je I argent, donnant une sensation de deuil sans autre agrément que 
quelque'* touches de couleur nantre sur les visages et les vêtements. 

Dans cette miniature, le gris est atténué par 3e coloris des visages et 
des mains et par les verts, bleus, un soupçon de rouge et d’or dans les 
vêtement La miniature est entourée d une ravissante bordure, grh et 
ur, avec des rinceaux, des oiseaux de toutes sortes et un entant. A gau¬ 
che, une pie, le bec ouvert et sur ia partie du bas, une grenade. 

Une décoration marginale analogue couvre les marges supérieure, 
intérieure et inférieure du t. 1 recto, la marge extérieure restant bbn- 
he. Dans la partie intérieure de la bordure, les armes de la Maison de 
Zuniga soutenues par deux angelots, Sur ce feuillet I r commence le 
texte, 

Précieuse reliure mudéjar aux quatre fermoirs en métal doré. Nerfs 
et tranches dorées. 

]j:clt IOC.RAPHIE 

| I UVtIXiiUEZ BORDONA EAfosirwir Jt ..odiîfs wwir#^. Midndl, 'Sorn.’djd Espmoli de 
Anug. 1 - ici A rît, 192* I.—P DURRIEU .ttolUFmif iPfotupiif «nurçuiiWf» jur Jw* pruclifrf'. Pi- 
n- A üDRfOZOLA. Lr .;rj.,’id- J -. -i%o;fbHfKiwniif. Madîtd, l'.W — A PAZ y ME* 
LIA Codico mis notables de la Biblioitvj SUiunal, JMB.W Il IXfr —F RICO, .Vflhnfa »rw- 
'r J ii j «üïhrw. Siliimntt. l'tfss TVtfiws à Ëya«d. n “ -H. 



22 .Utiiiij t.-pMolt fij-fii dffüFfu 


22. MUSJQUE rvitndtpwcrpt xv!""'ttxnr™ 

iwmV —Cape Jy XVII! sic Jl pat A Martin v Coll — K, 3m x 21 

cm —Rfbijrc d'rpocjuc 

m, mm 

EN Espagne, tout comme dans le reste de l'Europe, un important 
changement se produit vers ta lin du XVI * siècle. De même que les 
autres arts, la musique se dirige vers des formules plus complexes et 
cherche les deux caractéristiques baroques les plus notoires: ! oroemen- 
ution et le contraste, ainsi que son intégration dans de plus grandes 
unités A cette époque, il y a bien peu de compositeurs qui puissent 


se comparer à ceux du XVI* siècle: U or rca de Àraujo. lu an Cabim- 
lles... Cependant, c’est f importance du développement de la musique 
vocale qui aura b plus grande valeur au cours du siècle, V est alors 
qu’apparaissent de multiples tàFiejentws (Carteioncro de Sablonara de 
nombreux compositeurs. Les comédies, iiimu, drames, de Lope de 
Vega, Calderon, Tirso de Mol in a, comportent des parties musicales 
plus ou moins importantes 

Nous présentons les compositions d And res l o rente, étudiées par 
Louis jambon, On peut refaire» grâce a lut, b biographie du théoricien 
espagnol du XVIII siècle. Son oeuvre U plus universelle est «EJ_;w- 
juê de la muiiiâ», traité où. il intercale les observations personnelles tou¬ 
chant b pratique musicale et les problèmes théoriques musicaux. IL est 
divisé en quatre livres: cJWfe Italie. Liinio contrepoint et com¬ 

position, où sont répétées des théories classiques. Il se peut que parmi 
les articles de Louis Jambou sur Lorente, le plus significatif soit Ari- 
drés Lorente. compositeur. Essai d identification de la tablature del 
Ms M, I35h de la Bibliotea National de Madrid*, article un snm 
analysés quelques aspects du chiffrage et où l'auteur, en se fondant sur 
la mituraisc comparaison du manuscrit avec te traité »Ef porqué d\ b 
Hiiisfru», arrive à cette conclusion, que quelques-unes de'’ compositions, 
sont, en réalité, de Lorente lui-même. 

BUkltOCÏfiAPIlfÈ 

H ANGLES la inûsia «pinoLi pan or^jno de IosisçIch, XYI-XVII Pommada en la Bibln•- 
tcca iSaacmal .AuMifflc AJlBJirrtJ l%fi\—L. JAMBOU Compmbnonre de h Lwcntc ft - Sa 
f. 1 Akicfli 1 , IV77 André Lo-ffintc. fvrnpwît-cur Ettii 2'nkntilk*hCifi &■ U uhUlilvr du ms ! 
de BNM AlWaijifl êt fit Cm if |97A An-.im lûfttUt Dlldi 

.Siffro Afaircdf, 19?6.—F.J. LEON TELLO: U ttmtnptkh it 1j mufiLd at f« AU \ 17J, 
Madrid, I9ft 


23, T IM U N FO DE MAXIM ILIA- 

NO -XVI ft XVII re siècies—H7 L; 4ù'X9U5 mm.—Vélm 

Ko 254 

ON connaît deux exemplaires miniatures du ïrmuto del Bnpt nidi-i 
.l/orîffltâdw J celui qui est conservé dans la collection Albert!ne de 
Vienne et, celui que possède la Bibliotea National de Madrid ( es; 
entre l'un et Ibutrc que se situe l’ouvrage portant le même titre, d'un 
disciple de Durer, Ham Bordons ier. Le manuscrit Je Vienne, proba¬ 
blement de l'époque de l'Empereur et exécute sur son ordre, servit de 
base a b série de 135 estampes gravées dans l’atelier de Burckmaici, 
entre 1516 et 1516. Ces dernières inspirèrent l'exemplaire de la Biblio- 
teca Na ci on al de Madrid, exécuté sans doute au XVI siècle ou au 
début du XVIta"*. 

Tout au long des S" tableaux du manuscrit madrilène, se déroule 
avec le plus grand faste, 3c cortège solennel où prennent part l’Empe¬ 
reur Maximilien ci la famille impériale, les rois et les princesses de la 
maison d'Autriche» les nobles de l'Empire, sans oublier h personna¬ 
ges de b Cour (musiciens, chasseurs, bouffons, , Bien que le tout 
soit visuel, de courts textes en allemand expliquent le contenu des Ta¬ 
bleaux —parfois en vers de circonstance à la louange de l’Empereur 
—écrits sur des oriflammes ou des cartouches portés par des chevaliers. 

Les trois ouvrages mentionnés rendent graphique le texte écrit par 
Marco Trcitz Sauerwein, Secrétaire de f Empereur, aux instances d. 
ce dernier. 

Nous n'avons pas de renseignements concrets sur I origine du co¬ 
dex de Madrid, bien que, ainsi que le signale Rosell. il semblerait, par 



52 









23 /rinnfi' j'f A^txrnff/MNO. 
















M RENAISSANCE ET SIÈCLE D'OR 


les caractéristiques de h reliure en cuir repoussé, portant des écus, des 
fermoirs et des coins de bronze, à h manière française de l’époque 
Louis XV. qu'il a du appartenir a la collection de livres que Philippe 
V apporta de France. 

ÜIKUOGRAPHLE 

I R OSE LL y TORREs tl Tnuntb dr :MiiX5mcli-ww> I Libro de immanita en VtrtJa m M* 
■f. I jr Annjjkeü’dJf [, I8?2. pj-ijs 4UM1h —V. DURRIEU: Wü. rf"£ipaj{itf, pii;. 7).—| 

! HJMINGU £7 BOKDÛNA. \U >i rjft-'u^ [, n ' Ü6Ü —Afjmüfwrs tipngwsta, n" 26. pgj 
—Lt> ms SiWi yhila, i/' HR — Tf»n)j i ie JijpLï, a,* 55 


24. ALONSO DH SANTA CBUZ 

L'jf;.' ijriMwi lit iIim/jj 'as ui'ji jeJ mado — XVr™ siècle.—,lift f, ; 

2>ft x 21 il mm —Rjyier 

Res. 38 

[ A Bibliotcca National conserve deux manuscrits du cosniographe 
sévtlkm, Akmso Je Santa Cruz: le Li&ru de las longiiitdes y tfkwru 
iüj-iVr ém k ha Lfflidi? en <:l arte de uwqgdr (oa sm dmosiraciones y «tfm- 
ri'. 1 - Ms 9941; et le hbrhgmmi de «têts ks jifuj àt\ mwfflfo quL est ex¬ 
posé Les deux ouvrages furent commencés sous le règne de l'Empe¬ 
reur Charks-Quint et dédicacés, une fois achevés, à son (Ils Philippe 
IL Bien qu'une supercherie postérieure air attribue à André Garcia de 
Cé'.pedes nWdrni et la dédicace à Philippe, le fausseté de l'attribution 
et de i., dédicace sont évidentes dans le manuscrit où les textes apocryp¬ 
hes ont été gauchement superposés aux originaux dans b page de titre 
et dans la lettre de fauteur. 

L fait probablement partie d'une Géographie Générale que 
Saura Cruz ii écrivit jamais. La source pnncipalc de l'ouvrage se trou¬ 
ve sans doute dans flskriii de Bordone, influencée par d'autres auteurs. 

!4 .-îiVrj-,- Je sjjifj Crw^ IsSirio gcrtrril de codas las isbs deJ mundo, 



Les cent onze carres qui constituent en soi un atlas descriptif des iles 
et des péninsules et qui soulignent l'importance de l'auteur dans le do¬ 
maine de la Cartographie en sont U partie essentielle. La flrm’ inrro- 
ducem de Sphtra qui précède le texte est illustrée à l'aide de délicats des¬ 
sins astronomiques. 

Sur la page de titre, coloriée au lavis, figure un écusson aux Armes 
Royales au centre d’un dais tenu par deux anges. 

BlHUOÜRAPlilE 

Edit hiatus gmail de rai* uir ûto M Wn. por ALOJttO DE SANTA CRL7 ti w P r - 
îogo de don Anton» QJftqucz Madrid. Reil Soeiwbd Lrfogiâfiu, ISIS —M CUEH \ |H> 
MINGü: Aiwt» j'f Sflitti Cnt: y ; .a uéfj nwit^M&d SUdrsd, Consqo Supcnor df învestig*- 
cKJnrs CkthjTltü InstLtuto tG'.mulu Ftmindez dî Oviedo- l'M. ], 0 [ jai \/ v \1H IA 

Los co^BMgrafos AJonso de Santa CttE y Andrés dr (..éspedes Uiu îiijs-rcheria rn: imir d?l 
uhuno. En AUM, XXI p. 3IM?. 1 .—L« Itou Bjb/jrçdiiffs. n « —vintri v 

.Affï, n,* 11. 


25. Colon, Ckistobal 

Dwfw i U 'Ui'ç^non Jri pnmtt trairir itttuhnmtnta de 1* j'nJss IffüiTion 
Jr su meer mtt —CopuJos o rxTîaaukrt per Prjs Birtolomt de Lu 
Cbjs -XVI™ siHk.-761, 4«% JUS x 210 mm 

Ntss Vmt 6-7 

NOUS savons que l’original du Diana du premier voyage de ( o- 
lomb en Amérique fui remis par ce dernier, en mai 1439, aux Rois Ê ,.i- 
tholiques, à Barcelone. On a du tirer plusieurs copies du Dur; —U 
première par l’amiral lui-même— qui furent utilisées par Andrés lier- 
naldçz, Fernando Coton et enfin, par Bartok) mé de b s Casas qui l'u¬ 
tilisa dans son Hôfand de las Indu? et ta transcrivit ou b résuma dans 
les feuillets I a 67 de ce manuscrit, L original cobmbin de même que 
les copies ayant été perdus, la transcription de Las Casas eonstilua k 
principal témoignage du journal de b découverte. Dès le XVI siè¬ 
cle, l'original aurait disparu ou aurait été d’un accès difficile, puisque 
Las Casas lui-même dut se contenter, comme il le signale quelque part, 
d’une copie non exempte d’erreurs, et, il laisse parfois un espaa en 
blanc lorsqu’il considère qu'un mot est erroné ou obscur. 

Bien que l'édition du texte du Dtarin riait été tirée qu en 1^25. n<m- 
possédons des documents indiquant qu'elle avau été tentée auparavant 
L’Archiva de India s garde le privilège de f impression, attribué i Dur 
Luis Colon, daté à Valladolid, Je 9 mars 155-1, Cependant, ce docu¬ 
ment de toute première importance, dont Luis Colon devait indubita¬ 
blement posséder une copie à b date susdite, ne vit jamais le jour, ur 
il disparut totalement dans sa version intégrait 1 Hormis un n ;unu 
moins fidèle que celui de Las Casas, publié par Fernando Colon dans 
la version italienne de I Historié, de son père, k document demeura 
plongé dans l'oubli, pendant trois siècles, dans h bibliothèque person¬ 
nelle du Duc de t'Infantadü, d'où le récupéra l’insigne don Martin Fer¬ 
nandez de N a vj rretc. au cours du premier quart du XIX siècle; sj 
diffusion dans Je monde entier lut ensuite très rapide. 

Il s'agit du récit, jour après jour, des événements marquants du vo¬ 
yage, exécuté dans le but très clair de renseigner les rois sur les viav 
situées du voyage, et d'en faire état. Bien qu'il soit malaise de distin¬ 
guer ce qui Lut écrit littéralement par Colomb de ce qui fut ajouté ou 
refondu par Las Casas, nous pouvons parfois reconnaître clairement le 
style Colombie plein de lusitanismes mats énormément expressif, dont 
il se sert pour conter dans un riche lexique et le sens de la nature, les 
incidences du voyage et les moindres détails de tout ce qui passait de- 
vaut ses yeux, Ce journal permet die mettre en évidence deux car acté- 




54 


24 AlfMG dt Amiu Cnif IsJarw pcntral de codas Us i*b> Jri mundo 













































































[ 1 RENAISSANCE F, T SIÈCLE D'OH 




nstiqucs particulières de la personnalité fascinante de l'auteur: sa prt>- 
fonde formation humaniste et son penchant naturel à la fantaisie 
ihnsquTI ncxisiait pas Je journal du second voyage en Amérique 
Lis (' js.is lin-niénie reproduisit (f. 67 v-76) à b suite du Diana du pre¬ 
mier. la Orîj envoyée aux Rois en 1498, dans laquelle Colomb racon¬ 
te son troisième voyage. A son arrivée sm le continent américain pour 
b première rois, l'amiral donne de nouvelles preuves de son intuition 
géniale, Il écrit aux Rois d’Espagne en s'affirmant pleinement cons¬ 
cient de la magnitude de sa decouverte: «Vuestras Altezas tienen ad 
otio mundo, de adonde puede ser tan acrecentada nuestra surira te y 
de don de se podrân sacar tantos pmveehos». 

BlKHOCfVitHJE 

• ■ ciiîrr jr i • -ic. f ifortHimfifliM H^r njnm-is par nur A.V tîpkiofa ktk fiiso J<! irfîif XI pot 

|i SS FERNANDEZ DE N AV ARRETE I tfrfüL’Kws, y .mm kummiM LWiLtmjrii'rj i 
atr.' ; jjif ,"ir c" j iiifdnff B ûh'i’n Madrid. IA5 — fi'attflfla J- ifixrjwmür * 

-"mj■ ^a^'iLjJi dafJi R CpHfijjiiw {,'difiwfitsJU pt\ Qujh,* CntfPWflf rfrfia jfitprUi W.^nmey’. 
Rciju, IfiWklWi. n part, cii li vflt —H MENENDEZ HD AL U Jrnjpisi k Ontofol GJiw 
Madrid iw: -'I Austral. 383 —i OlILLEN TATO iiJjmmrr lt Çiiminl OdM Mi- 

Jnd. ! 34.' —i>nn-.' Ji l.'.’îci i.Jhrr &t i«- mrüw /iJri#r.ïna j> JjftAiAninüflrlJI JV ta JhJOj EdiCÎQfl 
v corner Onu prdimnur pur C-irta StM |d fifdnnt[ Madrid, l%2, 2 vols iBlbliwfoa AtlK- 
n,ini \ îtBJlISîinii — f)i ■:iiKrinrifii, ! != irJ cVdfWrtiff Jnr#n JrW tfctawir üVJ feriti rUfr. jMr ttai Çilh 

imt t .Ediciéii' Uiiinit] Maon y oommuno prdiminar por Citkw Saur. VDJrii 1%2 
Bil’i '[l’li AmmcaiU, Vrfuîtiwimi —CftISTOBAL COLON Bidn* dfi Jlfnidviniifitfi? Ev- 
«idios, rdinüti v iwtis. por Manuel Alvarer Madrid lV?ii. 2 v(4 (Edoones Jd £ se Cj- 
bild;; insular de Gril Csrjna* — ïï.wj k fop.au. n " 


24 A/un-v k S.rrjj,] Gu:- Islario general etc lodas, las istas de] imindo. 



2(>. [Disputas <r: fjpiif k Jj rrJrfiL’?: irjüui'amfl: ] — 

XVI su'çle,-“t02 g —13 ■ hl cm.—Rd. poiwfewille ctugrai 
mmon. 

Mis 

LES musulmans soumis aux chrétiens ayant perdu l’usage de leur 
langue, utilisèrent en échange les lettres Je If alphabet arabe pour écrire 
dans les dialectes romances espagnols, ce qui donna lieu à ce qui a été 
nommé JW/utorij ulftmntidu, 

Nous avons conservé un certain nombre d'oeuvres de polémiqué re¬ 
ligieuse. parmi les manuscrits 4h.imdifoj. Parmi elles sont comprises 
ce lies du 4 ! )44 de la Biblioteca Nacional de Madrid. Ce manuscrit com¬ 
prend en premier lieu la DdphJij coptfr*i bs judm, de Ali Algaribo, on 
il tente de réhabiliter Agir et la lignée ddsmad, face au judaïsme,, en 
discutant de divers aspects religieux et historiques de cette religion. Le 
second traite, du même auteur contient la Djtpuid Jl U uniddd face aux 


chrétiens, dans laquelle il tente d’apparenter les musulmans au chris¬ 
tianisme pnmint. en repoussant la divinité de Jésus et la croyance en 
là 1 nnite. considères comme une déviation de h religion primitive mo¬ 
nothéiste, qui pratiquée avec rigueur devait conduire nécessairement à 
la pratique musulmane. Le livre attribue a l alfaqui Muhammad AD 
qaysi (XIV• siècle:, se poursuit par deux récits de type doctrinal et 
historique, où il insiste sur la réfutation du christianisme, en utilisant 
des arguments propres a convaincre f adversaire Suivent Jeux frag¬ 
ments d’une argumentation très élémentaire sur le Owi'tamiffltti de lot 
l|ésu&) et sur b Trinité, ht le manuscrit s’achève par une Cdrtj du Ca¬ 
ille Omar irey de los ereventes" adressée à rempemur byzantin Leon 
et Isaurico, -rey de lus cristbnos dcscreyentes*: les maures ont retour¬ 
né le sens d’un texte qui circulait parmi les chrétiens, et dont l'ira por- 
tance résidait dans la réponse donnée; ils ont bu ressortir le fait qu’un 
musulman air tenté de convertir un empereur byzantin, et développe 
les arguments exposés par Omar dans sa lettre. Il est indiscutable que 
le but de ces textes polémiques était celui de fournir aux musulmans, 
qui vivaient dans un milieu qui leur était de plus en plus hostile, dé¬ 
plus en plus éloignés Je leur tradition coranique, des arguments soli¬ 
des pour le soutien de leurs idées, de leurs croyances et Je leurs 
pratiques. 


ftfclOCIWHIE 

F. GUllLEN RtJBLES: Cait^kloi Afc. jraft* k h Bihioutu k AMrd, pug. 34- t 
SAAVEDRA Di&oirsos ïridos jmtf b Reil AeaÆfmLi Eipaiola, pig. 123 Rtï . flii- . 
AJsiiewy, l"U. X, pjg hm4 — Li pcfcmicj jniimstuiu -Ar Mohimc ii 3 nsi, «ii C: .• ■•..-. 

. îumo XXL pig 339-.VpJ —!* 1-11 Lw M-» iljtnsudc^ de mi mlefocin i-n . 

Frjïjffoa Gidpra. liîài,on, 1^14, pij 53T-54V.—D CAR PAUL AL! U f'mufM jitJr-.Jir<'itrn- 
>\t dii JKPHirjtTir jùwipA' n WM k h fiiHrwAnqf \arjiiiMii' A .'.f-vW. l’i'I —l t AKl ] \\- 
LLAt; tjonift'-.i . tntUiti&i ait n\\itrlLlmitnlù pP^rtUft' Midnd, FC F. 19 f. piü 11> [■•*.• 


35. OJtfff, (jiftiïbal Diariü de navegjnôn dcl prima vujl- de dcsaibnnuai’ 
(y de las indus 

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27. LOPES, FERMÂO 

i t l) JT —Portugal. —XVJ siècle.—5 + I4f f, 

lv:5 * ; 8i min — hrchenim,—Reliure pirchcinm perits lcrs (km. 
î5s * 4j5 iniri. 

Vît. 2>8 

LE chroniqueur Fenüo Lopes, ]’uti des meilleurs historiens du mo¬ 
yen âge portugais, lut officiellement chargé par 3e roi don Duarte en 
1434, de rédigerk bibliographie des rois de Portugal. C’était ’’époque 
de f unification nationale: la conscience du pays triomphant des tenta¬ 
tives espagnoles et le développement du pouvoir central, étaient des 
conditions propices a L floraison d’un genre littéraire servant de cadre 
à lexabrion des héros et de l'es prit national. 

Le codex de la Cmma deJrffW / de PcwfHjfrf^ conserve a la üibliotcca 
NjcioiuI Je Madrid, est une copie de luxe Ju premier quart du 
XVI - siècle. 

Ecrit en caractères gothiques manuclms. le texte est disposé sur deux 
adonnes, Le manuscrit commence par la table des matières (f. Ir. a 

v.j, une exquise capitale miniature? s'achève par une fontaine 3k- 
naissance où s’abreuvent des animaux exotiques, un amour juché sur 
une licorne et un vol d oiseaux 

La Odm'Ai porte une toliation datant Je la rédaction du codex, en 
gros chilires romains, à l'encre rouge. Elle commence au t. 3r. mais 
la numération s'achève au f. CXV et le texte continue sur un autre 
feuillet. 

Le manuscrit contient la première partie de la Cnmicu. De par son 
lonmat, sa composition et son écriture, on peut l'intégrer dans la co¬ 
llection "Leiiura Nov> commencée par le rot Don Manuel et conti¬ 
nuée par Jean III D'apres tes recherches de Ikynaldo dos Sanîos. les 
miniatures permettent Je dater le codex aux débuts du règne de Jean 
113 le Lieux. 


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,vy yw ftitK’ ni [w- 


•À : 


L'absence des sphères manudines toujours présentes dans toutes les 
oeuvres d’art se rapportant au Bienheureux; L'habillement des person¬ 
nages, les barbes que portent les hommes, mode adoptée par jean lit 
de Portugal à Limitation des cours de François 1er de France et de Char- 
Lcs-Quint d'Espagne t et surtout, k miniature du feuillet 33 v oit un 
homme décharge un sac de pièces de monnaie parmi lesquelles certai¬ 
nes ont été identifiées par l’butoncti et numismate Ibmiào Pores com¬ 
me frappées au début du règne de leau lit 

Le Irontispicie du manuscrit est orné d'une bordure qui reproduit 
une arcade renaissante. En haut, sous un arc surbaisse. Lécu de Jean I. 
avec ses dix châteaux et les écussons sur la croix d'Avis. flanques de 
la devise du Roi Por béni". En bas, les armes royales accompagnées 
de l'inscription Sains vitae*. Les marges portent des orne meurs gro¬ 
tesques et deux amours. 

Le corps de la Crdwiûf est orné de nombreuses miniatures et Je ca¬ 
pitales historiées L'illustration qui n'est pas spectaculaire par la taille. 
Lest par son exquise facture Les miniatures occupent les marges ex¬ 
térieures et intérieures, se juxtaposent aux capitales historiées avec les¬ 
quelles le miniaturiste établit un gracieux rapport: le sujet qui com¬ 
mence sur le champ de la capitale continue sur celui Je la miniature 
marginale. Les scènes, sont pleines, d'imagination et d'humour. 

La paternité des miniatures fut attribuée par Durrieu j Antonio de 
[ iollande, en se basant sur tes éléments flamands présents sur certaines 
d'entre elles. Rcynaldû dos 3autos les attribut a Alvaro Lires, enlumi¬ 
neur de «Lcimra Nova- et de quelques-uns des meilleurs codex ma- 
nuelins et du temps de jean 111. Lires, dont L activité se déploya entre 
15'339, fut l'un des plus remarquables enlumineurs portugais. Le 
style de ce miniaturiste se reconnaît surtout au dessin et au modelé des 
nus, très abondants dans la Créfiiw, 

Il existe deux autres codex de la première partie Je 3a CVémVtr Je/ rej 
Juan J: celui de la Torrc de Tombe (ms. n. 353; et celui du Bnrish 
Muséum (add. Mss. 20946). Le codex de la Torrc de Tombo semble, 
par son texte, être le plus ancien et le plus proche de h source origi¬ 
nale, rédigé au cours du règne du roi Don Manuel Cependant, l’exem¬ 
plaire de la Biblioicea Nacional de Madrid, est le plus important du 
point de vue de L abondance et de la richesse des enluminures 

La reliure de l’exemplaire est en parchemin. Une bordure Je petits 
fers dores orne les plats. Le dos porte un filet de petits fers dures et 
une pièce de titre en cuir rouge «Lopcz Fernan, Cronica del rei dom 
Johan pnmetro de Portugal 1. parte. Elle est du XIX ' siècle 

DURRIEU, jug. 58.—R. SAMTOV A> iluminuris J-i Crôma de I ! )• io I Fcmin 1 p 
cm Midnd. tibfnfiw n ' 19. DM—Lf LliVÛÜV OMW .VoJuu m mavarM Jj 
cbm St t-mïù kjpn, Cuf^M, n ' 2». I%f.-L F UNJ)LEY CINTRA Fnfano i U rdi- .-r 
de Lübôj; ftnpwnü Nîooiul-Casa da Mooii, ID73-DO.MINGUEZ ftÜRDONA. I. n*' 
934.—S DESWARTE; Lai Mumm\cm St h Ui&et \m Fini, nrTT — Tesirw St tfmi. n 
54. 


28. médina. Pedro De 

Suai d Jr fj'moftupkii i((hü pet fl' ,1J;-f54r^ /‘‘fjfi’ ir Urduid 
sicdc —jlSj r, J5" x 2^' min —Pjr,.h-cirun —Cïrjvu- 
rts —Sccju de k BiWioterï 4f tijumpis “Hcfiuir ai pjfdirmm 

Mû, Rr, 21 î 

EXEMPLAIRE Je taille folie, manuscrit sur parchemin. Il est com¬ 
posé Je dix illustrations accompagnées d’un texte et d'une représenta¬ 
tion schématique des marées 13 s’agit en réalité, d un livre de figures 
accompagnées dun petit texte explicatif et non d'un texte accornpa- 






























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U It E N A I S b A N CE ET SIÈCLE D * C> B 



2K A/rdW, Pedro de Suma de Cosmographie 


gné d'illustrations. Les figures à pleine pige sont très importantes et 
les textes sont tout simplement de courtes explications, Il s'agir donc 
davantage d'un livre a regarder que d’un texte à lire. Les premières 
lignes de chacun des textes et les dessins, sont soigneusement dorés et 
peints de multiples couleurs Chaque illustration occupe toute la page 
et te texte qui l'accompagne est sur b page opposée, Le manuscrit est 
autographe, mais les illustrations sont d'une autre main, bien que très 
probablement copiées sur d autres livres de Médina lui-même, Ce ma¬ 
nuscrit a un caractère très particulier: il contient du matériel et des fi¬ 
gures qui n'ont aucune signification nautique. Sur les feuillets 15 et 16 
il y a les gravures collées, imprimées sur papier et découpées, de cinq 
formes téminmes, paraissant des sybillcs, qui se tiennent debout dans 
des niches Chacune des trois figures qui occupent le feuillet 16 porte 
un titre au-dessus: Temps passé, Temps présent, Temps futur. Les 
deux figures de la page opposée désignent, en sortant de leurs cadres, 
la sphère d'une horloge dessinée a l’encre et accompagnée d'un vers, 

Sur b troisième page du manuscrit apparaît écrit «del Cano* (cano- 
mgo Ma van s- , connu sous le nom de Jérôme Ayanz. qui fut mem¬ 
bre de l’academie scientifique de Philippe El et fauteur d’un schéma 
pour résoudre le problème de b longitude, présenté en 1610. Au verso 
de b même page. 3e sceau de Pascual Gayangos Cependant, ce ma¬ 
nuscrit ne figure pas dans le Catalogue de la Collection Gayangos. 

Tanr cette Surna que celle de la Biblioteca Colombma de Séville, 
sont destinées à un public peu spécialisé et n accorde par conséquent 
aucune importance aux appareils scientifiques nécessaires aux naviga¬ 
teurs. Dans l'ensemble des livres scientifiques de Pedro de Médina, fa 
Namu dV CeiJMflfMpluiï est considérée comme un extrait de son ouvrage 
essentiel ILirte jV rrurcçijr. Il contient des démonstrations, des règles 
et des conseils d'astrologie, de philosophie et de navigation, 

Pedro de Médina vécut a Séville au XVL"" siècle. Sa vie s'écoula 
au cours d'une des périodes les plus intéressantes de l'histoire d’Ëspag- 
ne. Ne en 1493, alors que la geste d'outre-mer venait d'avoir lieu, if 
vécut dam la ville Je Séville, centre de l entreprise nautique espagnole 
et point de départ des bateaux vers le Nouveau Monde. 

Vers IS3\ il avait terminé ses études nautiques et avait nottcia de 


hacer carias de marear, y regimenur, astrolabios y cuadrames, y ag u - 
j as, y balkstillas, y todos fos otros mst ruinent os nccesarios pan la na- 
vcgacion en las Indias»; il avait écrit -un nuevo regim lento de la altura 
del sol y del norte, y un hbro de Cosmografia- Le Consejo Je Indus 
apprit tout cela et le roi donna a Médina Jautonsation, par cédule, de 
tracer des carres, règlements et autres instruments de navigation, avec 
l approbation préalable du pilote mayor et des cosmographes. Il eut le 
plus grand intérêt à rentrer, en tant que cosmographe, dans la si active 
Casa de Contratacién, autour de laquelle Séville entière s'affairait ( !râ- 
ce à elle, Séville était devenue le centre mondial du navigateur. Je ]'m- 



S VM V DE* CO B M OC RAFW 
Fi CI IA* PÛÏLFL* 

P.F DRO * DE * N F DIN A® ■ ' - 


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2K. Mcdttui, Pedro de. Surna de Cû&mûgriphù 


dusmei, du commerçant, des soldats et des marins, il fut membre ho¬ 
noraire de b Casa; on l’invitait à prendre part aux assemblées que te¬ 
naient les cosmographes an Consejo de Indias. à Valladolid; il était ip- 
pclé pour assister aux examens des pilotes et des maîtres navigateur- 
mais il ne parvenait pas à obtenir le poste convoite, à tause sans aucun 
doute, de l’opposition des pilotes, blesses par les attaques dont ils lu¬ 
rent l’objet lorsqu'il défendit ses premiers ouvrages de navigarior 

Le premier livre de Pedro de Médina, qu'il publia à Valladolid en 
1645 sous le titre de Aru ée nainyar. fut l’un des premiers du monde 
sur de telles matières. Les pilotes et les cosmographes de Ea Cua de la 
Contraticién lui dénièrent leur approbation, disant qu’il s'y trouvait 
moultes erreurs et fausses affirmations. Ce livre lût très rapidement tr î- 
duit en français, en l’italien et en l’anglais: il y eut une foule d'éditions, 
ce qui prouve Vinteret qu'il fit naître. 

Les livres et travaux de Pedro de Médina sur b cosmographie, dé¬ 
montrent la stimulation scientifique, fruit des, découvertes géographi¬ 
ques. Medma fut un théoricien, un homme studieux au plus haut de¬ 
gré. Cependant, ù transmit à ses oeuvres les connaissances pratiques 
des marins ou des pilotes. Son goût extrême le poussa a l’etude des 
sciences astronomiques et, en conséquence, i 3 art qui était alors en plei- 


62 


29 fVuifc jmntio 7'urrijfi^ Los veinliiui libres de I ca ingénue v lit nuqui 
nu 














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M RENAISSANCE ET SIÈCLE D'OR 


ru- vogue: l'art de marm ou la science de conduire un bateau d'un point 
j un j utre. en toute sécurité et rapidement, à travers les océans. 

BiHj lOGRftPHIE 

[' DE MEDINA &Ci-:"U’$t£pkis Edition fîcsiimldemaiwscviiotjliüTJliidn riliwrjde 
fv-r hj 4.H-. r n 1^-1 Prôlogo dt H Esfrj-.it Scella. JW—P HE MEDINA. Thi Dira ir 
. "m. -'upku i ; W’K Pcilto de Mpimi TïtfiiUtod jnd wjth jh Introduction 'h L rsuli Limb 
Chago. Tiw Lfniversiu Chiago Press, l' r I—L CRONE finira dr LMu«.inir nuiuiff ii ?ia* 
■ tçüfi.n ri n'if mriWr .w ît JfirJupffPmf de fr ürtrçwpfcw jii.\ ?jp; ftj Midnd, N Ajuiue, 
I' 1 *î —P PE MEDINA Oj:- if JW*.' .Ifatow Edition v pioUc^ci de Aned (kwujkî Pilcn- 
.u Midrid. Consf)0 Supcnor dç Jnvfstiiyooncv Cfîrntificiî. ]W —M DE LA PUENTt \ 
OLE A Ei'j tribsiiH jtctfièm Je ù Cm Jt Çuêuuüm ScviIIj. Escudi de tipognfïi y kbrerâ 
Salcsuius, 1^*).—Tfrarijj Jt EVpdijj n ' 42 —Strwr; ukrottf éf A-jfj, n." 3+ 


2'J. P SE U DO JUANHLO-Turriano 

L ■ 1-rinrjBiT Irhru, dV iin irtffîJMs , .«ffijaiüfij —XV[ L "" jièdï — 5 V, 

Il A k 2Wi mm —hipiet —Reliure en parchemin, 310 x 210 mm 

Mss. 5372-76 

LOS mHfnjri /fiWs iiV ùnjetfiitf y tnâquittûi. premier traité spécialisé 
^ur les ouvrages hidrauljques, est l’un des codex scientifiques tes plus 
importants du XVI siècle et, avec les manuscrits de Léonard de Vin¬ 
ci, l’un des textes les plus précieux pour l'histoire de la science et de 
la technologie, que possède la Bibîioteca National de Madrid. 

A l'origine, le manuscrit fut une pièce unitaire à la foliation suivie, 
mais il fut divisé au XVII siècle, en cinq volumes, forme sous la¬ 
quelle i] se conserve encore aujourd'hui, avec le contenu suivant: 
t-1 - : livres 1-5: Qualités de l'eau, propriétés, source, qualités et 
moyen de U trouver. Instruments de nivelle nient. Recettes 
de bitumes. 

t. j : livres h-10: Aqueducs. Conduits hydrauliques. Fontaines, 
Biefs. Citernes, 
t 3.: livres II-B: Moulins, 
t.4 livres. 14-1 S: Ponts. Matériaux de construction 
1 5. livres Î9-21 : Projet et construction de ports. 

[.a manipulation du codex au XV IL'™ siècle consista non seulement 
en une division capricieuse du texte mais encore en l'insertion de pa¬ 
ges de garde et de tables des matières. 

“Los venue y un libros de los veînte y un libros de Los ingerios v 
maquillas dejuanelo los quales 3e mandé escribir y demonstrar cl 
chatolico rei D. Felipe quarto rei de las Espanas,* 

V ni] à le texte qui sert de page de titre au premier volume. Inscrit 
dans une bordure rouge, il porte un écusson aux armes de Castille et 
Leon, a h Groix de Malte accolée et surmonté de la couronne ravale. 

à 

Le feuillet suivant porte l'index des livres contenus; cette énumération 
est précédée du texte: les cinq premiers livres des engins du juanclo 
Ingénieur en chef du Sa Majesté le Roi D. Philippe H, Rot dis Espa- 
giu's et du Nouveau Monde. Dédiés au même sire le roy D. Philippe 
h deuxième, son seigneur, par F intermédiaire de Juan Gômez de Moi a, 
son ia von « 

Juan Gomez de Moro, apparaît a nouveau dans les dédicaces des to¬ 
mes trois, quatre et cinq, en tant que donateur du livre au Roi. 

Ces grossières additions au manuscrit original —leur facture h a rien 
a voir avec l'élégance et la beau te du reste du codex— mirent sur la 
piste de la trajectoire suivie par la pièce, 

On a suppose que fuan Gômez Je Mora ■: 1586-1616 Grand Maître 
et seul Architecte de la Couronne qui intervint dans la restauration des 
ports de Cadix et Je Gibraltar, était intervenu dans des travaux hydrau¬ 
liques, qu'il avait acheté le manuscrit pour sa bibliothèque et que. en 



29. Pîtftdû Juatieio Tum'afra. Los vantmn libre* de le* mgenv* y Us rniqui- 
nis 

1651, lorsque son neveu Juan Caja le mit en vente. quelqu'un ! ' , hetj 
pour l'offrir à Juan José d’Autriche, grand amateur de sciences et co¬ 
llectionneur de livres, 

Nicolas Garcia Tapia compulsa minutieusement F Archiva Geni-ral 
de Simancas, l'inventaire de Juan José d Autriche sans trouver aucun 
livre qui puisse être ce manuscrit, dans la liste de ceux qu'il possédait 
a sa mort et qui lurent vendus aux enchères en 1681 JE en déduisit que 
la manipulation du codex fui postérieure t cette vente aux enchères et 
que f inclusion des noms de Juan José d'Autriche, dejuanelo T uma- 
no. de Philippe il et de Gômez Je Mora. ne se fit que dans te seul but 
de donner plus de prestige au manuscrit et d'en gonfler h valeur 

L’importance du codex ne passa pas inaperçue aux veux des hom¬ 
mes du Siècle des Lumières. Juan de Santandcr, Bibliothécaire en ehcL 
en fit l'acquisition pour la Bibîioteca Real et songea même a I éditer. 
En 3777 i] demanda un rapport a un savant notoire de ce siècle, Beinto 
Rails, mais le manquent n'arriva jamais a l'imprimerie. Il apparaît dans 
l’Index manuscrit de la Bibîioteca Nadonal qu’écrivit Francisco Anto¬ 
nio Gonzalez, que le Comte de Flondablanca cul egalement en son 
pouvoir Lun des tonies de l'oeuvre. 


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Il RENAISSANCE ET S t È C l E D’OR 


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J; p.irij'o Jniijr^o J'uJTWflii Lus vemnÜTi libros de los ingenujs y las mâqui- 


nas 


sentant ces caractéristiques. en raison de la connaissance très sommaire 
qu il avait de cette langue. En outre, les endroits cités ne coïncident 
p js avec ceux que Je mathématicien et astronome ne a Crcmone, cons¬ 
tructeur de planétariums et d'automates, au service de Chalcs-Qumr 
er de Philippe II, ait pu connaître en Italie ni en Espagne La connais¬ 
sance de vastes zones de F Aragon et de la Catalogne que possède Fau¬ 
teur du traité er la présence de Fàragonais dans le texte, ont amené ( lar¬ 
da-Diego a supposer qu’un aragomis écrivit le codex et v versa tout 
ce qu'il savait de l'eau et de son utilisation eu Espagne, El j du erre 
aidé par un quelconque italien qui lui fournit des informations sur l’ar¬ 
chitecture hydraulique de son pays. Il s'agissait probablement d’un mi¬ 
lanais, Gian Francesco Sitom, qui tut ingénieur îrdinaire de la Roji.i I >u- 
cal Caméra et pendant plusieurs années au service de Philippe II, eu 
Espagne, 

Garcia Ta pu attribue l'autonomie du codex à Faragonais Pedro Juan 
de Lastanosa. Lastanosa qui étudia en France et eu Belgique et vécut 
en Italie, prêta également ses services à Philippe ÎIentant qu ingénieur 
mécanicien et prit part a Finspecrion des travaux de Canal Impérial 
J Aragon et, avec le Maître Esquive], .i la description de villages et de 
contrées d'Espagne, 

La datation du manuscrit a également Sait F objet d’une polémique 
Reti donna celle de 1569 en se fondant sur le lait que Palladio ne figure 
pas entre les auteurs qui y sont cités, Caretj-Diego proposa la date Je 
1595, en se basant sur des données paléographiques. Par ailleurs, tar¬ 
da-! api a avance la date de 1570. année où il est certain que Lastanosâ 
fut exempté du service royal et disposa donc du temps nécessaire a b 
rédaction, dans sa retraite du Haut-Aragon, 


Le texte du manuscrit original occupe 483 feuillets recto-verso. 
F.i'Ws à l'encre, les caractères du début sont en cursive calligraphique 
harmonieuse et proportionnée (fol 1-264), mais le codex accuse J’in¬ 
tervention d’autres scribes qui. bien qu’ayant soigné le trait, n'obtin¬ 
rent pas la même qualité de caractère 11 s'agit malgré tout d’une cur¬ 
sive du XVI'" 1 siècle, jolie et lisible, qui alterne dans les titres et les 
en-téiev avec des lettres plus anciennes visant à orner et à annoblir 

Une bordure de style maniériste orne la marge interne de la premiè¬ 
re réuille. Elle est rehaussée d’une polychromie discrète d’encres rou¬ 
ge. verte et jaune; une majuscule historiée par le meme jeu de couleurs 
précède le texte. A l'intérieur de l’ouvrage, l’usage des encres de cou¬ 
leurs disparaît: les ornements dc^ differents livres se réduisent à des 
traits de calligraphie ou a quelque décoration de type végétal toujours 
à l'encre sépia. 

1 a conservation de larges marges, le type des lettres et 3a présence 
de cette décoration sobre mais soignée, indiquent que cette copie 
onçue avei un soin tout particulier tut un travail mis au propre a par¬ 
tir de brouillons préalables. 

On intercale dans le texte 440 dessins d'une indéniable qualité où 
sont représentées les machines de l'architecture hydraulique que Fon 
utilisait pour la construction des ponts, les engins qui mettaient en mar¬ 
che 3a force de l'eau et ceux qui servaient a Félcver. Bien qu'il s’agisse 
d un dessin scientifique, une intention artistique transparaît: les artifi¬ 
ces se situent, des que cela, est possible, dans un cadre nature L avec 
une référence humaine le paysage et les hommes du XVt siècle sont 


présents dans F illustration du codex. 

I un des points les plus discutés a trait aux auteurs. L.l page de titre 
du XVII ' siècle attribue a Juanelo Fumano la paternité du texte et 
il en a été considéré pendant de 1 - années comme i auteur, en se fondant 
uniquement sur la page de titre, comme source faisant autorité Les tra¬ 
vaux de Ladi&lao Ben et de José A. Garcia-Diego révélèrent que cette 
attribution était et rouée ( areu-] )iego souligne qu’il aurai r etc impos¬ 
able i Turmno d écrire en espagnol un texte de cette envergure, pré- 


Biisljcx-iuphie 

Lffj iTinmiJi |l|,'Mi ifr JW irççomv y Prôlogc J Arîono Gircii-DkSij.s Midnd. Turne; 

L c lHl —j. A CïARt’îA-DtBîO: El nunijscnœ antmidu jjoaiidü Turruno de L BiWiwc-, i \ 
rifHiil de Mjdr:d, en Lï Lirari'i'iLï esjraiii.fi 1 suit .>« ktiiwij L* Cjrilu fit lùpjiila «ntirr l~>fl-r, l, 'i 
Madrid, 1981—N. GARCIA TAPJÀ £4 2î hhtoséebi mjfmnw fit L> ndjwwf St*- Jir 
\il3jdolkl EJnieetiidiJ, !’WJ jr E-rJiii n.' »—;w r.hr.-:.-^ti ,v .L'--. n ' II 


30, M I S A L si h:-,’ j: Tiî/rifr — 1 V'Vtslfl —" V , 

*5) x LM! mm , jtistificjuofl df dinunsu» vinables—Vêhn —ftcbü- 
re en peau rouée. J* ! x .Ho mm 

7 v — l, 9, CLXX L 1 . 1 CCXXIII i . t. 3: CXO L t. 4 |I66] t. , 
t. 5 CCIII r 1 r, ; CtlXXII i , 1 7 CCLXXXV f. -If y t des fcudtci*. 
sjiis sblmicm. 

Mis 

CE Missel est considéré parmi les codices espagnols du 
XVI siècle, comme l’un des ouvrages les plus importants vt repré¬ 
sentatifs. de par sa calligraphie, par l'abondance et là personnalité des 
miniatures qui J'illustrent et en font le manuscrit le plus indépendant 
ei autochtone Ju premier tiers de ce siècle. 

Il est connu comme Misai me de Ciÿnfm, à cause de ses abondantes 
et brillantes enluminures et parce qu’il .1 etc destine i Fun des hommes 
les plus illustres de la Renaissance espagnole: le Cardinal Francisco Ji¬ 
menez de (.isneros. 

Bien que le Missel ait été fut du vivant de Cisncros. Je codex rtc pin¬ 
te pas seulement ses armes, mais aussi, à plusieurs reprises, lécu d or 
aux cinq étoiles de gueules de Don Alfonso Je Fonseca, qui tut Ar¬ 
chevêque de Tolède après h mon de Qsneros, en 1524 ( est-a-dire 
que le manuscrit fut manipulé pour l’adaptera h nouvelle nomination 

Les livres préparés et fabriques aux Archives Capitulaires de Folè- 
de. ont permis de connaître les noms de tous les artistes avant anter- 


CiC> 


3J. ,-VIcj/j, Pairs M- Afte pari ligeritncnie saber L ttrnguj jr j vïo.a 






1 




























I 


] i k f. NAISSANCE ET S I Ê CI L F. D 1 O U 


venu dans sa nulisi[ion ce, également, d établir un coût approximatif 
du Missel, lequel, de l avis de Paz ce Melia, a du atteindre quelques six 
cent nulle maravéJis. 

I hm l'exécution Jn Missel, intervint Gonzalo de Côrdoba «Maître 
es livres de la Cathédrale- qui y travailla de 15"4 a ! 51U, en se char¬ 
geant des caractères ce des enluminure. Bernardine de Candorrea, 
\l m$o Jimenez. Fray Felipe er Alonso Vâzquez y travaillèrent en tant 
que miniaturistes. 

Le svstimc d'enluminure est basé sur les bordures ornant la page en¬ 
tière quand l] s'agit des principales têtes. Elle est formée par quatre ban¬ 
deaux Je differente taille, celles du pied et de la marge extérieure 
273 X 74 mm. étant plus larges. La grande capitale est animée par 
une vignette qui rend compte du contenu des festivités ; il33 X St) 
mm, i I k petites initiales polychromes et l'alternance d'encres rouges 
et noires complètent la décoration de ces pages. Outre cette illustra¬ 
tion, les feuillets de vélin sont aminés par des franges dans les marges 
intérieures de leurs rectos et dans les extérieures des versos: fleurs, 
fruits, insectes se détachent sur les tonds dorés. Un autre genre de dé¬ 
coration marginale, fréquente dans les premier et second volumes: les 
terminaisons dont sont ornées les initiales et qui consistent en ban¬ 
deaux rectangulaires qui leur sont juxtaposés. Elles mesurent généra¬ 
lement ]m> X 45 mm. et sont décorées dans le même style que les bor¬ 
dures des champs or et azur sur lesquelles s’enroulent les fleurs. 

Les initiales sont également décorées: elles portent au centre, des rin¬ 
ceaux ou de petites scènes, le champ est habituellement doré et les let¬ 
tres inscrites dans des bordures triangulaires à l'encre vermillon; à d’au¬ 
tres endroits, ce ieu chromatique est alterné et I or du champ envahit 
toute la bordure de f initiale. 


Le nombre de miniatures du A/kjj' est surprenant: 2?U franges de 
marges latérales. 1866 lettres capitulaires. 322 avec des terminaisons, 
1316 Je taille moyenne et 2688 de petite taille. Bien que persiste dans 
les miniatures du Codex, una influence flamande et italienne, habituel¬ 
le sous ta Renaissance espagnole, il n en reste pas moins vrai que Sa ca¬ 
ractérisation des personnages, te traitement de leurs traits et de leurs 
expressions, sont propres au réalisme de l'art espagnol. 

Le .Wiii]/ Rh ét Cmera fut destiné à Lnsage de la Cathédrale: les 
traces des cierges et des lampes à huile qui illuminaient le temple, mar¬ 
quèrent ses îeuillets. Les variations des prières, les corrections qui sem¬ 
blèrent opportunes se firent successivement en marge, dans une écri¬ 
ture cursive, sans Se moindre respect pour la belle calligraphie du Mis¬ 
sel. Incomprchensiblement, celui-ci fut d accès facile et peu contrôlé 

Cet ouvrage que l'on mit quinze ans a élaborer, est relié en peau rou¬ 
ge, sur bois, scs nerfs sont .apparents et une pièce Je litre porte l'ins¬ 
cription "Mvsale tolcdanum ma misa - et l'indication du tome 11 por¬ 
te des fermoirs métalliques, 

Il entra a la Biblioteca National à l'occasion du désamortissenient 
ecclésiastique du XlX in “ siècle. 

BlHLlütiRAPUJE 

P DUSRîEU, .Uiwifjïnis li'Ejfüçv, pig 57—A PAZ Y MELJA Côdico nu> u^ublcs, 
Jif.4fi.Vf,, 7, 1902—J.A. CEàW BERMUDEZ: ÜWifluuno ét far bmî ilwtifi prvfcww ir Bttlût 
Arm ffl ËtpjCy. f. ÏI7.—J. W. BRÀDLEY A iiiiiv'iMrj y tn«iîMmn.<u> j/I ;>t 

frjphrn jiiJ LL»pyiJû.—III pig. 42" — HOMISGUEZ BOIÏHONA I! i* |Y • 

IV. pigs. LU* —Cflirflwrrfl, n 431 —£jqp. fJiTiîn ir ftïFç.-âj. r ' H ' —i >ifojn l J/-. Bar ■ 
loti. n H*—Afiwdbnw rtJ!laiirfiBÂ\ n 114— ANtiïlS. 12V :■ ■ : : •, 

IÎM-, Tl.° 13. 


‘fui lin 
foin 



pjirtpt&tr 
.uliilmn me loquclxinnl: 
jTtlcnm luiiriiï: 

.ni i im.i me JiicmtsiiicitP.quulii’ 
niu» câxhuiir ni tins iiilhhf.itip'ili 
'£> Isn minuciil.tn ni ui.i:quumlMi 
tourmIrqtdnft tîlu pji.Ouno. 

noLSqniC'diic muni 
n qb coliimie; urdtlci 

iniiGcnniinia%i>iligc:c)Hi.i 
cio n liai «icbuniueiq iiomr 
cnjjii piopTcaitoiiLo cxtwur 
ilniti nrrij ilim ïpm liliti nui. 

O.UI irai ut. rli.ircôinciuoio 
/l ilic iiliêilinrilcniii.i + };';:« 


bue illis.SrcpKi plbrVjjr 
n iis.i u te p tenue gijtu ïVri. 



V 


411 Afrsü/ ai io dt Toit do 


31. Alcala, Pedro De 

Arfe p£irq lüffw.Hifirif fiin k iVitfiiJ jui'jjjff — jtirjfudr pûr juin VjtvIi 
,L 5nS?| —lî-î f„ 4" —Cote, i-f — Erniurc geiJi. : tulle —frge de ntfr 
grav. xvlc^rtptliqme—flil? et iirjs xvl.—C!iraetêrt4arabes ga.vês sur 
bws.—RrhuK pew, prû» fw. iignK A Ménard Rebt nef i akt* 

Jirta drdvigv m i<M tffrfi'Jdiu | por Pedro de Alali| —jGramcü per Juin 
VjtcIî.3 Ai IdbîfîO 1505].—127 p| r: 4°.—Crue: A-K*. t.- 1 ' 

—Ëcnture nolh 2 uiJlfi — Teste a deux eol —Caraeîerts Jttlws griv 
sur bah.—Pige de turc gtivw,— Ecr (yp. —Gokiphon. — Ecu nvlogri 
phique lin ftoïsCilhoHques.—Rdiuie peau — \ Vlewrd- 

K. 2158 

A ['intérêt pour la langue qui caractérise l'époque des Unis Ca¬ 
tholiques, s’ajoutca prés la conquête de Grenade, le besoin de faire uti¬ 
liser la langue castillane par les arabes. C’est la ni son pour laquel e le 
premier Archevêque de Grenade, Ira y Hcniando de EiLiccr i, patron¬ 
na F édition d’uri dictionnaire hispano-arabe, le premier au monde qui 
permette de induire i 11 langue arabe, une langue moderne. Ci Jk- 
iionnaire publié sous le titre dt l* iViiJ»w/iâ/j ariirryn nr ftlra ij-rcl/mw 
sons la direction Je fray Pedro de Alcali, moine franciscain et arabi¬ 
sant, fut précédé d'une grammaire. ArkpdM Hgframtah iïbrr h ierryu,! 
lawpÿd, qui, à en juger par le prologue dirigé à trav Hcmando Je I - 
lavera, devait être du même auteur: -Suplico vo a vuestra schoria. 
mande que esra brève arte o obrecilh en uno con e| i iVjfrii/r.<M que yo 
interprété en la Icngua araviga sein pnestos en imprtsion* 

Les deux ouvrages furent imprimés a Grenade, par juan \ arela de 
Sa lania ne a. Dans le Dirrnujjriri. les données de l'impression figurent 
sur le colophon et celles de la J se déduisent du prologue et des 
e\ pes. Sur la patte de titre de 1 Arfr. une note tnanuscnte de là meme 
écriture que lex-tibns dit «Empressa en Granada, por Juan \ arela A no 
de l>0,v. 


6S 


U I.Cl^r. > Jti fM\!0 Ji . r J> lUfTtei 



























































































h renaissance et siècle do R 


Ce n’était pas une entreprise .usée que d'imprimer en utilisant fré¬ 
quemment 1rs caractères arabes; c'est ce qui explique que dans l'Arfc. 
pour s'excuser des imperfections de l'impression, l'auteur dam un pa¬ 
ragraphe intitulé AI le cto r du La présenté obra». allègue L’ignorance 
de la langue arabe des maîtres-imprimeurs. 

Juan Varcla de Salamantâ dont on sait qu'il habitait Séville en 1501, 
partit pour Grenade en 35iM. sur Les instances de T Archevêque, où il 
imprima plusieurs ouvrages entre 1504 et 1508, date a laquelle il revint 
i Séville, puis ensuite à Tolède, pour revenir définitivement à Séville, 
où il travailla durant le premier quart du siècle. De son atelier de Gre¬ 
nade sortirent les premiers illustrés de gravures sur bois de cette ville. 




J Klu iRilin.ccccratmus ucnirfo’ctt 

crùiiuiromiidi.T\*ft côimmi. jrfi 

‘ffÇuionceqpilncfticmài 
: {a; i»te iipcrnouir.is iMCtlr «à 
iiUbuirtrciiK» lumiieiôlinflii j 
: Un0lMiin.injfcpulinictiilb 
ttm/prrcunn:. ^ 

b um-.uiii-'Ulin illJin iiuio.’c. ti 
* i^jbcnuni' rtiotCT. 
‘>v îf S3dltioltis:cr films 

yr»W ^ ’y^ l jk "%( j y { 

i ,p \ pi '■ sMni^cITiioivciii v 

I 1 I t i >jr f I ijù H|fc. — tm. ViJ 

V J i Amyutù fit \xï hti 

cmfrcnicc jÈ 

■ rS. i^Lumrntvnini Cfiisnidpicon ÿj 

f; Bà]liMiïCfdue. €,ii*r,irct1onii c 

bi lu fcnr.VtflOîu p.im. Om no. ijà 


V' Àfrs.jJ .m' uït' Jt Toftdo 


Son départ de Séville coïncide avec le manque de gravures des im¬ 
prime* grenadins, pendant bien des années. 

La marque de l'imprimeur que I on n'a retrouvée que sur deux li¬ 
vres. le lAvj/udjjftf et Les CfX'deJuan de Mena, est très curieuse: die 
représente une nef sur la mer. passant face à un cap ou promontoire 
• m il v a mie tour. Sur tout cela s'élève une croix d’Archevêque au 
pied du laquelle on peut voir lus initiale I S (Juan de Sakmanca). Dans 
un cercle, une légende en latin, aux extrémités inférieures, des feuilles 
ut dus fruits, et aux supérieures, deux branches Je grenadier avec leurs 
Iruit*, somme taisant allusion a I endroit ou I on aurait du graver et 
employer cette marque. A Séville; il utilisa une autre marque. 

Les gravures qui illustrent les deux ouvrages peuvent être de Varcla 
lui-même ou Jun quelconque artiste de son atelier Sur les deux pages 
de titre, et occupant les trois quarts supérieurs Je La page, Jus armes 
de L Archevêque ut. au-dessous, lu titre en écriture gothique, Au verso 
de La page de titre, une gravure à pleine page représentant l'auteur pré¬ 
sentant te livre à l'Archevêque, lous deux sont laits a Grenade ainsi 


que l'écusson de l’imprimerie et celui des Rois Catholiques A la fin 
du YArte, sur le 1. 48, une autre xylographie provenant peut-circ des 
Flandres, moins grossière que les precedentes, représente le roi David 
entouré d’une bordure renaissante en quatre morceaux 

L'Ane est imprime en écriture gothique de deux tailles sur 31 lignes, 
avec des initiales décorées. Les i 42 au 4" qm traitent de l'Ordinaire 
de la messe, sont à deux encres IL commence par Le prologue suivi du 
premier chapitre, -de Las partes de là oracion en lengua araviga» À la 
fin. la table des matières ut l'image du roi David Au chapitre 37, l'alp¬ 
habet arabe eu grands caractères. Ni le nom de I auteur, ni celui de i im¬ 
primeur pas plus que le lieu et la date de l'impression n'apparaissent. 
[] existe une édition postérieure qui commence, au chapitre premier, 
par ^Del abc aravigo* qui. dans cette première édition se trouve à la 
page 37. Toutes les deux sont extrêmement rares. 

Le hbftiiwtota ou dictionnaire, également a caractères gothiques sur 
deux ou trois colonnes Je 33 lignes, commence par un prologue que 
suit une -Régla y dotrina rrniy provechosa y nccesaru para todos Los 
que se quieren aprovechar Juste i Mjfajfôht». A la suite, lu dictionnaire 
qui commence par les verbes Initiales décorées, caractères arabes, co- 
bphon et écusson de I imprimeur. A la fin. les Armes des R uns 
Catholiques. 

Sur la première page de titre, exdibris mss A Cullegn Raluans So- 
cieratis jcm,. D, lüimundi de Ven-. Reliure du XIX siècle imi¬ 
tant 3a décoration renaissance signée par A. Ménard 

Bibliographie 

Arru Rcp Col. m SA L VA M GALLARIX). H-7 NORTON, MX -Lu.-:, ju Heu 
Col 3295. SALVA. 2191 GALLARDO tW NORTON M'M HAZAN AS v LA RUA Li 
m S&tik Smfb. 1945 ,—FJ. NORTON. FViMni^ \n Spam J 50 M 520 , Qt i; 
Universu Pr«s, I.9 Nk—TV fitnw d- Esparii, n 45 


32. JIMENEZ DE ClSNEROS, 

Francisco 

JVl'iïh»!vi à ihif Fatum Xwjoif* \it Chwfm rjrj qnr u em/Jj â AJijü 
-if Hf']j<! ■ Jtjr ifliwvÉrir riw ’irtui wanteninTJtnr^ pttj *.l■. i%ro it Sjiv 
fWrtmw.—Alcali df Hciufts, 12 éc ortubre ISiHc—j]| ! 31" x 33" 
nui!.-Pipifr 

Mss ï>:r*' 

AU pied de la grmsuvi, la signature autographe du Cardinal Cisnu- 
ros. Au verso de 3a feuille, un sceau en plaque appose qui n appartient 
pas au document; en appendice un transfert autorisé. 

En 1508,l'Uni vers ité d 1 Alca la de Hen a res ou v ri t se* po rtes Le Car¬ 
dinal Gsneros avait obtenu en 1499. une bulle de fondation -.1 Alexan¬ 
dre VI; il s’agissait la d’une Université conçue dans l'esprit rénovateur 
du la Renaissance, lu tempérament humaniste du. fondateur se retleru 
dans l'organisation des études où l’étude Jus langues savantes prune 
—cette intention se cristallise dans la fondation d'un collège trilingue 
et J ans la publication de l'un des plus beaux livres de l'histoire de l'im¬ 
prime nu. la Mw ainsi que dans La révision critique de h 

scolas tique tradit ionnelle. 

Le noyau principal de l’Université étau Le Miyor Jf .S,iu Jf- 
étf&nso, installé dans l'édifice lui-même, Les Constitutions de 1512 pré¬ 
voyaient La création d autres E* colleges qui compléteraient La structu¬ 
re universitaire; ce projet n'aboutit pas et seuls collèges furent inau¬ 
gurés pour 216 boursiers. On ne conserve que deux du* constitutions 
portant la signature autographe de Cisnuros ms. 1"H5 et 6,.-4 du I Ar- 
chivn Historico National—section Universidadus— Les la cultes au- 





70 


33 Ijiro dti iutgo dr hi suent) 





















































































i 


I 


I RENAISSANCE ET SIÈCLE P * O R 






tvn secs p.ir L constitution étaient les suivantes: Arts et Philosophie, 
Théologie Lettres, Canon et Médecine. Le modèle suivi par le Or¬ 
dinal pour l'Université J'Alcali tut celui Je b prestigieuse Sorbonne 
Je Pans. Parmi les facultés, celle Je Théologie fut la plus favorisée, 
ses si]les de classe étant les plus importantes du bâtiment principal 
—réalisé par l'architecte d Alcali, Pedro e'Gu miel et superbement re¬ 
construit par Rodrigo Gtl de Hontanon en 1343—, et ses élèves les 
plus brillants du Campus. 

blülltK.RCPlIlf 

A (ÎOMEZ DE CASTRO Dr prforjfMfis j fnmafiv Aumuff GnafTw Cump-luti. 15A9.—L 
FERNANDEZ IH RETAN A ù mtm Midrd l^i-C AJ O YSAINZ DE 

ZIAM. Ri‘.Vf;- if i-- f WrfrsiM. hfe«pjuj> VIjJ r;d. ISlv-+,i — v DE IA EUENTE Riv 

'.‘ri» ilf là- • irittlli/jà:;. GfffJïfc , Ji s-jfjf'toi'ilrMfM Jf rfl«3Un-J <r. hw'u. Midnd 

|ks4—.SV —H. NASH DA LL: Ar [ kmniin ol Europe y iflr Miüfr Ajjf r Oxlbd. 19J6.—G. 
REYNIER: Lri'jf aniMsitàirt Tjit: TjitLirtiRr fc^ifsw, hm. 19)2,—A lî£ LA TORRE U Uni? 

- es ■ Jüd dr Aïoli DiEospin su hi aorn. jîmjia ErbMjriM, 21, 1929—Tfjawdf Ejpajti, n," 
& 


33 . LlBIlODELjUECO DE LAS SUER- 

ILS Atw dr riueiio iuï'rim:iin s cmmdidQ mudjdi h çimiti dil- 
:ii.irjMiii>oi lutin]Ijiu pof.jtu-nustinlmenicentendrepucdi — Y'j- 
Icmii; Ifwn JûfTre], L538.—XXXVJII (Le. XX XV l| f. JL {bois)i m- 
fel—Cair. A s . B |: , C-IT —Cülapkm —Ee goth—feintta irrtpri- 

J . r- >—1 y-lfcbns J- Sak» *ur les pkh j l'intérieur .lu 
Claude de Btauluvk,—jfcSlirc dttgftfl «« térs « franches dorw. 

R. 9 Dl 5 


PAGE de titre avec bordure a quatre pièces et titre à l’encre rouge 
avec initiale K y lo graphique, Le libre Je b' me ms n’est qu’un jeu con¬ 
sistant .1 deviner au hasard les réponses a une série de questions fon¬ 
damentales sur la vie. Dim b préface figurant au verso de la p, de t. 
le |’. u est justifié comme un passe-temps possible* supplémentaire pour 


lutter contre l’oisiveté, mère de tous tes vices et on lui enlève de l'im¬ 


portance en affirmant que les solutions aux diverses questions ne sont 
que de simples et disparates». En fm décompté, aihrme-t- 

dle. le bon catholique joue dans l'Evangile sa seule chance étemelle vé¬ 
ritable suivant qu’il agisse bien ou mal. 

Malgré tout, le livre lut inclus dans ïlndiiv de lihm prohibai Je l'In¬ 
quisiteur Hcrnando de Y aidés, en 1559. à un moment historique es¬ 
pagnol où la liberté hétérodoxe et humaniste de la première partie du 
siècle cède le pas a h ligne intransigeante Je l'Espagne de la Contre 
Réforme, 

Sur la I T a la suite Je la prélaee, on explique Sa façon d utiliser le 
livre divisé en plusieurs parties: b première portant 3a roue de la For- 
mue au centre contient 1" questions: la seconde contient les rois: la troi¬ 
sième les signes: la quatrième les sphères et la dernière les Prophètes 
cm vr trouve b réponse finale 

la partie des rois commence au verso de la f. 2 et s’étend sur 5 pa¬ 
ges El s’agit de gravures xy]o graphiques représentant sur chacune des 
page', quain rots asvh et entourés d'une bordure. Chacun d’entre eux 
envoie chercher la chance à vingt signes Ceux-ci (soleil, lune, étoile, 
scorpion, coeur, etc apparaissent gravés an centre de la page et. tout 
autour, six colonnes qui contiennent gravées sur bois, les 56 combi¬ 
naisons possibles de trois des, C est alors qu'intervient la chance de ce¬ 
lui qui cherche a deviner l'avenir. Il jettera trois dés et localisera sur la 
page du signe qui lui aura correspondu la combinaison égale i sou ti¬ 
rage. Au-dessous figure une indication qui le conduit à la parue sui¬ 
vante, à l'une des > sphères et a une rivière Les symboles des sphères 


Soleil Lune, Mercure, Saturne, Jupiter, Mars, etc. ; sont graves au 
centre, 13 s'agit de gravures sur bois entourées par Jeux cercles con¬ 
centriques OÙ sont imprimés, dans 56 cases cireulaires. les noms de di¬ 
verses rivières, Apres avoir cherché dans h sphère correspondante la 
rivière, celle-ci indique auquel des prophètes et des vers il faut se di¬ 
riger. Cette dernière partie des prophètes comprend de b page 25 a la 
28. Ces gravures sont au haut des pages, dans un encadrement et sont 
également xvlographiques. Au-dessous sont imprimes et numérotés 
divers tercets qui donnent b réponse a b question initiale Ici h pagi¬ 
nation saute de La page 32 a b page 35, Au bas de la page 38 se trouve 
le colopbon: "Fuc sacado d présenté bbro de Sas suenes porjuan f it¬ 
ère ëb métropolitain eiudad de Valéda. Aabose a XXXj dm ,l Julio 
Aho MDxxviij*. 

Au verso une gravure xyJographiquc représentant un sauvage 
armé d'une massue, accompagnée d’un ruban portant une devise me¬ 
naçante envers celui qui utiliserait le livre dans Fintcrmon Je nuire 
On connaît en langue castillane trois éditions de cet ouvrage, b pre¬ 
mière fut publiée a Milan en 1502. On n’en connaît aucun exempLin¬ 
itiais on en a b référence grâce au minutieux dt la BihîioSt ùi Q- 
iWjJjùm. La deuxième édition tut publiée à Valence en 1515, imprimée 
por Jorge Cûstilb C’est à b troisième —Valence, Juan |olk, 152ïk- 
qu appartient le présent exemplaire IL est dit sur b page de titre que 
l’on y corrige et change le compte du chiffre total pour que I on puisse 
mieux le comprendre En effet, l'édition précédente, de 1515. portait 
b numération des cases des sphères et des vers des prophètes en ch it¬ 
ères arabes, alors que dans celle de 1528 on revient à la numération en 
ehiltres romains qui était b plus étendue et la plus usuelle au 
XVII*** siècle. Les chiffres arabes commencèrent à s'imposer .m 
XVII " siècle. On pourrait peut-être ajouter i ces éditions une amn 


X.lîitâ* 


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vi Amiii/i' J*. GmU I O -. u[Li.it-< ■ h h! 

































2ino oe 






















































































































































































de 1535, dont l'unique exemplaire est conserve, parait-il, â la biblio¬ 
thèque Nationale de Vienne, 

Le Libre ikim^ à 1s sutrttt est attribue à lorenzo Spirito, poète 
italien ne à Pérouse vers 1431J L'édition originale du texte italien fut 
publiée a Viccncc en 1473 sous le titre *Ocï/e .^rtj» Elle lut suivie par 
31 autres éditions en italien, la dernière de 1553. Il y eut sept éditions 
publiées ers français. Le véritable nom de Spinto était Gualtcri, Je sur¬ 
nom provenant, semble-t-il, de son vif tempérament. 11 fut nus a l'a¬ 
mende et emprisonné pendant uti an à cause d’un écrit dans lequel il 
sat irisait les prédicateurs Je la ville. Il écrivit plusieurs poésies qui joui¬ 
rent d'un grand succès à l’époque et traduisit en vers les Mchuiwrpftwtt 
d’Ovide. 

[..'imprimeur fuan jofrre, originaire de Briançon, travaille à Valence 
durant la première moitié du XVI siècle. Les ouvrages qui sortent 
de son atelier a un moment ou la gravure xylographique était à l’apo¬ 
gée mêlent dans les illustrations des éléments italiens, germaniques et 
d'autres plus locaux, 

Bihuoërmmie 

I.rk ü J fi : ihYl i< ki mrKü Ydentu. Î52S. Estudao preluninj: de pavicr Ruiz Madrid, Mm- 
guinu bferos de k* Mdos Tiraipos! —PAL Ai), n " i î"H“3 — SALY'A ti, u 2522 — VIMDE! 
Solim BifcltP.Ejjikm, pîp üï-fiy.—Trt^rfls k h n. ' 58 


J4. amadîs de Gaula 

L jfro Jr <k ^vhJj «yfttfjnfrf mpi>c- hfiMnoéoi t Sm* 

'i-' —jSi'villi p r Jiü. rofager. 22|unio 1531!.—CCXVIE f.; m-fûl. (29 
• in —Coi* i-f'. (' ; " o h . A-K’ L' M .—Le golh—Raisflgnr- 
rnciuâ jr purlifinoti pm : ,ur le çotaphon —FeinBcî :mpmnm rc\"N> 
verso — Ha^e de tiirr xylographict 

R, 29% 

3 ’EDI lim de 1531 est Lun des beaux exemplaires en écriture go¬ 
thique. sortis de l'atelier de Juan Crombcrger, continuateur du travail 
de son pere, Jacobo, en qui il eut un excellent maître. El travailla a Sé¬ 
ville j partir Je 1525. Son père obtint pour lui le privilège royal pour 
transporter l'imprimerie au Nouveau-Monde. Il semble que fuan Fa¬ 
bius sortit de chez lui avec: les premières casses de caractères typogra¬ 
phiques qui servirent à l'impression du \Utmi à Aduim, en 1540 à 
Mexico. 

L'extraordinaire vision commerciale des Crornberger —qui étaient 
aussi libraires— fit qu’ils imprimèrent une quantité d’ouvrages de gran¬ 
de diffusion, entre autres, les romans de chevalerie. Cet esprit com¬ 
mercial ne nuisit pas j l'excellente qualité de leur travail. 

La page de turc, au frontispice xylographique, représente le héros 
armé a cheval, qui illustre la plupart des romans de chevalerie, avec le 
titre en rouge dans ta partie supérieure et inférieure de la planche 11 y 
a tics vignettes en taille d’épargne, à tous les chapitres, et une grande 
vignette, copie fidèle Je celle de l’édition de 1519, au début du qua¬ 
trième chapitre, Salvà, citant Brunet, considère qu’il s’agit d'une édi¬ 
tion très rare. 

L'Amadîs est probablement le plus important des romans de cheva¬ 
lerie espagnols et sans doute, le plus populaire, point de départ de nom¬ 
breuses suites et imita rions postérieures. Ses origines, de même que l'i¬ 
dentité de l’auteur, sont très obscures, Le première édition comme est 
celle de I5"H, imprimée a Sara gosse et signée par Gard Rodriguez de 
Montai vu, mais cette version en langue vulgaire hit sans doute écrite 
en 1492. date postérieure à L première édition du Tirant lo Blanc, im¬ 
primé à Valence en 1490 . ]] existe des référencés claires de lArtiadis, 
bien avant cette date, dans la littérature castillane et portugaise; c’est 
pourquoi l’on pense qu’il existait une première édition anterieure a 


3325. Portugais, espagnols et français ont revendiqué L paternité dé 
l’oeuvre, On a soutenu la théorie, aujourd’hui délaissée, que l’auteur 
d’Amadis fut un portugais, nommé V.wco de Lobeira. ne à Porto, et 
armé chevalier par jean 1er peu avant la bataille d'Aljubarrota. Ce qui 
pourrait étayer les arguments en faveur de Vasco de Lobeira, c'est que, 
dés 1385. il existait une histoire d'Amadis et les références de loin Gar¬ 
da de Castrqjeriz en 1350. de Pero Femas dans le Ortriiuivu dt ffa™. 
do chancelier Avala dans son Jècfuado dt Palativ, de Fernin Ferez de 
Guzman et autres, de montreur quelle était déjà connue au début du 
XIV <m ' siècle. Mon cal vo lui-même, dans le texte, fait allusion à Al¬ 
phonse IV de Portugal, en tant que connaisseur de l’ouvrage, 

L'intervention de Montai vo, dont personne ne doute aujourd’hui. 
Ei est pas nette dans la version que nous connaissons. Mais ce qui est 
certain, c'est qu'il ne se limita pas â copier et à transmettre les versions 
précédentes, mais qu’il prit part Rodriguez Monino affirme qu'il 
n "amplifia pas l’oeuvre, mais, bien au contraire, qu'il Sa réduisit d'un 
tiers au moins), à la création d’une version originale qui est le modèle 
et l’origine des versions suivantes. 

Montalvo (qui apparaît dans les éditions suivant celle de 1512, com¬ 
me Gard Ortonez de Montalvo, et, parfois, comme Gard Gutiérrez 
de Montalvo), vécut à Médina de] Campo, dont il lut -regidor et, 
dans la préface de l'ouvrage, affirme que parmi les quatre livres dont 
sc composait l'Amadîs primitif, il corrigea et modernisa les trois pre¬ 
miers. recopia et corrigea le quatrième et ajouta le cinquième; les •• Sa¬ 
gas de Espkndiàn* qui relate les aventures du fils d’Amadis. Il nous 
parle de b » correct ion de ori ginales esemos por diferentes y nul os 
esentores*. 

L’originalité de L Amadîs consiste en ceci qu’il introduisit la poésie 
dans les récris héroïques. Le côte épique du héros invincible, chevale¬ 
resque et noble, se trouve dans cette oeuvre empreinte d'idéalisme qui 
transforme les concepts de l'amour et de l’honneur Je multiples géné¬ 
rations. En combinant des éléments d'origine celte ou française sam 
Triscan et sans Lancelot. Amadis n’existerait pas), il crée un nouveau 
type de romans. 31 crée également un nouveau chevalier, qui comeru 
la grandiloquence théâtrale de l’ancienne chevalerie, ses normes et for¬ 
malités. mais qui transforme cr annûbliî son espriE. 

Il se peut que l'essentiel soit cette nouvelle conception de 3 amour 
qui détermine une nouvelle morale, par rapport à la passion des légen¬ 
des celtiques. L’amour y apparaît comme une adoration: on idéalise la 
bien-aimée, centre d'un nouvel ordre social, Amadis et Priant sont, 
en sus d'amants parfaits. Je parfait chevalier et 3a dame parfaite. Ils sont 
devenus un des grands couples d'amoureux légendaires. 

Le langage en est simple et prolixe à b [ois, et malgré la profusion 
d’aventures et de personnages, le récit de combats innombrables, 3 ap¬ 
parition de géants, de monstres, et d’éléments magiques, l imite urga- 
nique du livre et l’habilité avec laquelle ces éléments sont combinés, 
sont en tous points admirables ainsi que le signale Menéndez Pclavo 

L’extraordinaire popularité atteinte par l’Amadis. en son temps, est 
attestée par la parution de quelques trente éditions et échos d CLÎitaon- 
entre 1508 et 1587, 

La série d Amadis a sa descendance: Erpljirt/rdw, Lnwirti dt Grc u 
.‘TnjJL de Créer j. F/(iriîf/ dt .Vrjnoi et dr Gmu. sont les descen¬ 
dants du héros. 

Bibliographie 

PALAU. I !‘*h -Salu ]y~ -Hcrcdu 2W - I M BLEtXLA tort* tsfunob «Sri * é 
XV. en Huiiw {jfHfu/ sfc iJji inraiirti' — N AU 1 i 1 1S1 ES' Mortum c 

Antfdtt CTI ÆnOf HupjffJiinf —P DEL'AYANtiOS J3kv ü> ijuton* ,cr. ul prtS;- 
rtiï»w* y »« , Midruf. 1*'* —R FGULCHE DELHI ■SL Lj pluunocflncriin- 

Ui.n i'Aitudn, en Rtr»t ihfMtpt X\ ! ^ — M MENENDEZ PELAYO 1 tym< îr u 
iîjinn' 4 , Madnd, 192S.—Il THOMAS yr,-'i i.An ji'.iy fjjabfidjc 

1920 .—Tfsom -A Erana, n ” "ïi 


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km Cbeologia Del gonfcfoùe fu -afcajef* 
rad. Cradujido oeralli en jCaftellano : y 
eefpnco ville z q p:ou g d o po: ei nui f 5 H u ^ 
lire i rcucrcndtffiîîjo fcno: Don 2Uo nfo ma* 
rrtqnc Srçobtfpo oc Seuiüa Jnqmfldoï 
gênera l eneflos repues : % po: les fcfio:cs dl 
confejo oc fu -dfbajdîadocla fanera înqiu 
ncton.BiKgtde a fu mupjllultrciz reuerê 
dtlTimaScno:ia:t5wp3Ciropo:fu manda 
do (£nla mfisne^îimierfidad oeBIcala oc 
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I RENAISSANCE F. T SIÈCLE D'OR 


35. ERASMUS, DESIUERIUS 

fcmjïimir. 'na-wl üW UWl/fW iVlifliW t^mpUfVÎO pnm«D CT Utm 
pr ÈTJVmo HoEcfiillîta, iriduïniü Je ii\:. cfl Uiwllino ■, jprovido 
j r \U.nv.:- ManmijiiÉ. A ro - t > j> • de St* illj — Impirsso en U L'ns- 
■ r-îidjd de Akîk Ce Hwjrci ai au Je Mijud de Egu», j I S3i : | —j8|, 
( XXXVI f ' JO in —cote * m n —frge âe tnre bordure 
xykîitrjphHjue, ju venu cfuison ayl d'armes épiy'üpakî meta J-uii 
uül rxirduîr jfL’hnfaurjJf parcant le chipciu de rardinjl a lemblêmc 
de \i IHS — liutuln décorées —tenture ^ci<hique- 

Et 5079 


! EDITION Je rtVi^Mjnïkm d Alcali est b traduction espagnole Je 
I oeuvre d'Erasme, publiée pour la première fois, en latin., j Louvain, 
le 25 Juin 1515 Miguel de Eguia publia pour b première fois cette tra¬ 
duction en 1520) et ensuite en 1527 Elle parut l’année suivante à Va¬ 
lence et a Sangosse augmentée des Ofofifioj, 

Lorsqu'Erasme publia son ouvrage, il avait presque quarante ans 
dont il avait consacré dix-sept à une vie cléricale ou monastique qui 
s'était révélée pour lui une expérience négative comme il en avait été 
pour vi arrière t biologique en Sorbonne. Sa rencontre, en Angleterre, 
o/ee John Galet, fervent diffuseur des Epîtres de Saint-Paul déclencha 
chez lui une crise religieuse dont l'Hirçidrïdrcw est le premier et le plus 
sensible témoignage. 

J] considérait lui-même cet ouvrage comme l'un des plus impor¬ 
tants, et les l5tJ éditions connues, la plupart du XVI ' siècle, soit en 
latin, soit en d autres langues, sont b preuve de cet immense succès. 

I avait hoisi un style populaire et intime, plutôt qu érudit et docto¬ 
ral, qui répondait au besoin Ju moment de mettre en pratique les pré- 
eptes évangéliquev son opposition au phtrtsaïsme, l'arrogante vanité 
de la scolastique et le lormulhme monastique -qui ri est pas Je la pié¬ 
té- sont Jes problèmes très actuels au moment du débat provoqué par 
Luther et les indulgences. 

Le traducteur fut Alonso Fernandez de Madrid, Chanoine de la Ca¬ 
thédrale Je I b le nen, plus connu sous le nom Je 'd’Archidiacre de t’AI- 
cur en raison du titre de sa charge dans ledit Chapitre, qui transcrivit 
le texte eu un espagnol admirable "pouvant concurrencer le latin» se¬ 
lon Juan de Vaidés et que d'aucuns trouvèrent plus élégant que 
loriginal. 

Dans 3a préface-dédicace a l'Inquisiteur Général Maniaque, que ce 
dernier accepta de même que ta publication de l'ouvrage) grâce aux 
bons offices Je m>h secrétaire Luis Coron et, théologue cris mien. L Ar¬ 
chidiacre suggéré qu'il serait convenable que tes non-initié s au latin, 
qu'ils soient hommes ou femmes, puissent lire en langue romane - b 
ehnsti an a philosophia » Il t’ait ainsi siennes les idées les plus audacieu¬ 
ses du /*4Mih ■; d'Erasme et comble l'oeuvre d'éloges, tour en rappe¬ 
lai qu’elle a du i été plusieurs fois imprimée en maints pays d'Europe, 

La traduction a l’espagnol a contribué j la grande influence des idées 
J Erasme en Espagne. Auparavant, elles n étaient connues que du cier¬ 
ge et des érudits, niais, a partir Je 152b, Erasme commença a être con¬ 
sidéré comme le seul ayant su restituer la parole divine dans des tex¬ 
tes 1res appropriés a la consolation et au repos des âmes pieuses - et tnt 
vénéré comme l'interprète du christianisme le plus essentiel et intime. 
L gu b connut grâce a cette publication, un succès populaire sans pré¬ 
cèdent dam l'hiMoire de l'imprimerie en Espagne. 

Il s’agit d'un manuel Je christianisme intime ainsi que d'une admi¬ 
rable anthologie commentée Jes textes fondamentaux Je Saint-Paul et 
aussi des textes évangéliques qui s'acharnent sur le pbartsaismv. 

I a (Outre-lUl orme et la persécution dont Le ras mis inc lut l'objet par 
I inquisition, lit Je iV’riquinJknt au milieu du siècle, une lecture de mi¬ 
norités En 1 Ar) J figure a l'Index de l'inquisiteur General Vaidés, pu¬ 
blié a Valladolid, ai ri h i que presque toutes les oeuvres d'Erasme En dé¬ 


pit Je l'interdiction, et peut-être a cause d'elle, l'oeuvre d'Erasme a 
exercé une énorme influence sur la révolution de b conscience reli¬ 
gieuse créatrice de l'ambiance où allait fleurir le mysticisme. 

Sainte-Thérèse, Saint-Jcan-de-b-Groix, Frav Luis de I eon et même 
Ignace de Loyola connurent son oeuvre et en furent diversement 
influencés. 

L’exemplaire exposé fut imprimé par Miguel d’Eguia gendre et suc¬ 
cesseur d'Arnao Guillen de Broc», établi à Alcali vers 1524. lequel de¬ 
vait être persécuté quelques années plus tard, en raison Je scs idées re¬ 
ligieuses, Les théologiens d’Alcali de Hautes admirateurs d'Erasme 
dirigèrent leurs efforts edi tonaux vers la diffusion Je l'iirasmismc En 
1525, il fit imprimer rEtjgfjrrjdûffl en latin et publia ensuite d'autres ou¬ 
vrage? d’Erasme, dédiés à l’Archevêque Fonseca, arrivé a Alcali en 
provenance de Tolède, a cette époque. 

Cet exemplaire lut sans doute imprime avant 1534 Dans son ex¬ 
hortation au lecteur, le traducteur dit qu'Erasme avait écrit cet ouvra¬ 
ge «il y a vingt-cinq ans», et Fonseca. protecteur de ces éditions, mou¬ 
rut en 1335. 

Il s'agit d'un petit traité iu uctavo. en caractères gothiques, imprimé 
en suivant avec peu de marges et des initiales ornées, La page Je titre 
est encadrée par une belle bordure Renaissance et porte au verso un 
écusson aux armes épiscopales encadre par une bordure architecturale 
surmontée dans U partie supérieure du chapeau de cardinal et de l'em¬ 
blème IMS dans l'inférieure. 

Une «exhortation au lecteur au nom Je l'interprète suit le prolo¬ 
gue-dédicace dirigé à l’Archevêque Manrique puis, la division Ju livre 
et la table Jes matières et, enfin, le prologue Je l'auteur 

tilHLItXlHAWilt 

Ldiacwics i:i t'nfUjrrJiM i> nuipji' ,V .jfrj.Vri 1 iruJiJW Ediaon Je Ltimi$0 Alurivo hulu^u Je 
Mirctl batjillofi. Mklfÿl C.S.LC , Wh —J C GA H Cl A LOI 1 E^ kw p JV tm f iprçwiJ j rm> 
plutmit, Madrid lmp. de Manuel TfSû. JIW — fruwi ir i;- r «jrâ, p ' Ni 


36. Milan, Luis 

LlèfO ir «Irffj i '( Jy'JilJj I t- iMiWj MllfuJoJf rJ .iKfgr 4> CôrtlpulV 

iopordun Lus s de Milan, dmgido à lasduntis — llniptciw cii v Je- 
cia jw Frirtmco Etai RtHniiw. 3* «vtiibfe |5Ï>[,—|JiU| p. p- pl 
il!, 7.5 fm oElnn»; —4 -Ht- A-N* —F. gùch —Coloption.—Rttaïe 

pvJu JWf petits lèr* düriS 

Et 7371 

CES1 le dernier exemplaire que Ion conserve Je ledirnm prin v 
Je cet ouvrage, peut-être à cause de son but ludique et divertissant pu - 
qu'il s'agit J un livre de jeux courtisans, 
f] lui manque 2 fi La page Je titre est encadrée par de', bordures et 
il y a, a la suite, une page gravée sur bois qui représente > daim 
la cour. La préface comprend 13 p de texte à 11 lignes en caractères 



■?- w 6orno#^i;c, ■ ,, rrtJ ford «rtetrd^ y = . ■ 
*■ rantraito m rro dutrdci / ' .-.J 

^ J 






V'i Alnjir, r.wj■ Lihro de mote% iii’ dansas v cabillrros iiimu!jd*i jucri» Jt 
rnidar 


Ifi 
















Vi .Uriiirj, Lj«.. I ibto Je mûtes Je damas v caballeros mtitubJo jui-go de 
midar 
















gothiques qui sont utilisés tout au long du texte, elle est divisée en 
deux parties; b première est U dédicace que I auteur c'ait aux dames aux¬ 
quelles il adresse plusieurs louanges qu'il développe tout du long: *Es- 
rrdlis rd um bran res, gloria de los cabatleros. espejo de gala, etc. Dans 
b seconde partie, l’auteur explique la façon déjouer: le chevalier te¬ 
nant dans ses mains le livre terme demandera à une dame de l’ouvrir, 


La page ouverte on trouvera des gravures opposées et, i côté de cha¬ 
cun d’eux, 3 ou 4 lignes de texte, les surnoms, Celui qui se trouvera 
près de b dame est celui quelle lira au chevalier etc est ce qu'il lui com¬ 
mandera de taire. A son tour, le chevalier lira le surnom auquel devra 
répondre Sa darne avant d'obéir à ses ordres, S’il se refuse à le faire il 
sera puni par les dames, devra donner le gage qu elles désigneront et 
sera mis ensuite dehors. Le jeu se répété avec plusieurs chevaliers et 
James jusqu’à ce que ces dernières décident d’y mettre fin. 

Les pages testantes, jusqu’à la fm du texte, sont des gravures xylo- 
graphiques encadrées de bordures géométriques et a rinceaux, repré- 
H'ritam de 1 ' dames et des chevaliers: il y a quelque huit modèles de cha¬ 
cun d eux qui se répètent et alternent au long de l’ouvrage. Au centre 
de la page se trouvent les lignes du texte, à savoir les surnoms mis en 
vers, d’une métrique primitive et variée iWofîMik, ipmjNÏkM, etc.. 

Le colophon figure à la dernière page, La reliure de cet exemplaire 
est signée Gnmaud 

En tant que livre de jeux de cour, l'ouvrage lait allusion —rensei¬ 
gnement du plus haut intérêt it d’autres jeux pratiqués â la cour de l’é¬ 
poque tels que et abejôiK la esgnma", et le pisagonzalo 

Le livre de Luis Milan s’utilise a la cour de la vice-reine de Valence 


dona Germaine de Poix, mariée auparavant au roi Ferdinand le Ca¬ 
tholique, puis au Marquis de Brandcnbourg et enfin au duc de Cala¬ 
bre. don Ferdinand d'Aragon. De 1526 à 15.36 h cour de Valence con- 
nair son apogée et reçoit les influences des cours italiennes renaissan¬ 
tes. Elle devient un tover de culture et Je rat finement social, riche en 

- 

l'êtes courtisanes où l'on cultive la musique, les représentations de far¬ 
ces et la poésie. Milan peut être considéré comme le prototype du conr- 
ti>an cultivé et polyfacétique. Eu tant que musicien si publie en 1536, 
â Valence, le LiW de MiSsira de eiJWto iiV wjtme wfifhMi fl Maestro qui 
est le premier traWa pour cet instrument d’une longue série apparue 
en Espagne au cours du XVI siècle. 

Il avait public, un an auparavant, son Libre de mtts, celui qui est ex¬ 
pose, qui pourrait être classe dans les courants de h musique lyrique 



traditionnelle régnant pendant k XVI siècle et ou subsistent les 
moules traditionnels de l’amour courtois des GiMikwrej espagnols du 
XV ™ siècle, t'eb était du peut-être, pour ce qui eu est de la métri¬ 
que au caractère de divertissement, d'habileté et de rapidité de versifi¬ 
cation que l'ambiance courtisane imposait x ses poètes. L ouvrage fut 
réimprimé à nouveau a Madrid par Anbau et Cie en 1H74 avec le texte 
de ti 1 Gmeww. Une édition faesimité fut faite en 1951 
C’est en 1561 qu'apparaît son troisième ouvrage: FJ wriftfnff ou il 
nous décrit les joutes poétiques, soirées, tournois et fêtes de la cour Va¬ 
lencienne. Ecrit en prose et en vers, l’ouvrage comporte â la fin deux 
lattes pouvant être jouées, dans lesquelles certains personnages dialo¬ 
guent en castillan et en vakneien. 

blBUCHT.RAW, 

GALLAK.DO v.iii tut 81 JG.-*4 MILAN t,' .IJjrtrk hiited iriradiEnj ircd tunsiTilsni K 
Ctiwlrs Jacobi Uiuverairtv Pjfk. tiv Thf Pdms&ylvjjiu Suce UpiveîMcy (*£1 310 
p%,-PALAU —SALVA V II « 2538.—Tficrfti it fejrô n -jv 


37. MILAN, LUIS 

Liiw ûi r'ii ïjlü ir i iHfiriü àt . jim ii, i j>î’ Ei' cofnjHiestti pi}r 

ikiij Luv* Mibn.. — Valcncu: pur FramâM J)ùj ïîoiîur., ■. 3 537 4 di- 
eicmkd I53fo —ll-Vl. [<fi| { û in-fol.-CoK. A* If GPL F ' 
F’Ci IT. 1-P ' , tt h —CokiphofiFciiJles imprirarés recro-vçr- 

>n —Fc. eoth —Scan fir li ÎÜibbcHca Kd —Real, holl 

r m\ 


L'OUVRAGE débute a b page 2 par une page de titre i deux en¬ 
cres entourée d'une bordure en quatre pièces. Cet exemplaire, cnuime 
rôtis ceux précités dans les répertoires, commence là ce qui permettrait 
de supposer a d’aucuns que la première page aurait été une tauvse page 
de titre, et à d'autres, comme CaJbrdo, que ladite page aurait pu p ir- 
ter le portrait de l’auteur. 

Au verso, une gravure xylographique qui représente une figure d’un 
roi assis avec b légende ••inuicrissimus rex lusitanorum-, et au bas de 
la page un écusson. L’oeuvre est dédiée au roi Jean 11 de Portugal; le 
prologue, avec une initiale xylographique commence par la dédicacé 
suivie d'une déclaration de fauteur qu'il a fini sou traite et qu'il s’agit 
là d’une méthode apprenant a un débutant à jouer de I instrument El 
établit les règles fondamentales pour que la viinieL soit bien accor¬ 
dée, b façon de lut donner se véritable tonalité, de l’encorder avec de 
bonnes cordes et de l'accorder grâce aux positions du chant. Sur le rec¬ 
to de la p. 4 une gravure xylographique représentant une vihuela* ap¬ 
paraît dans le texte et servant i accorder l'instrument: plusieurs • 
correctes d’y arriver sont exposées er ensuite les règles de base indis¬ 
pensables à tout débutant. 

Sur l.i p. 6 se trouve b structure J’JJ SUatro divise en deux livre >. 
le premier comprend huit cahiers Le premier cahier porte les règles 
et instructions d'utilisation du livre. Le second et le troisième contien¬ 
nent de la musique facile pour que l’élève puisse placer scs mains Le 
quatrième ci le cinquième s'enrichissent de roulements répétitifs pour 
faire travailler les mains et les doigts. Le sixième et le septième con¬ 
tiennent de la musique à laquelle sont incorporées quelques difficultés 
supplémentaires et qui exigent déjà une aisance des mains et des doigts, 
Le dernier contient de b musique pour chanter et jouer en espagnol et 
en portugais. 

Au verso de la cote B apparaissent, entre celles qui figurent dans le 
texte, les premières partitions musicales des «fantaisies Milan utilise 
le mot fantaisie comme un mot indiquant te genre, il l'utilise pour in- 


7« 


3tf .\punut Ptitu AMmtHïdlk'iiini c:*rs,ir(rum. 

















































































































] [ RENAISSANCE ET SIÈCLE I ) ' O » 


diquer b musique d'un solo instrumental. Au verso de U page cote B 
3 se trouvent six d'encre elles dont Mi lin dit quelles, ressemblent pur 
leur allure et leur arrangement aux pavanes ■ interprétées en Italie et 
que c'est b raison pour laquelle il les nomme ainsi. Quatre des pava¬ 
nes ont été composées par lut et les deux autres, italiennes a l'origine» 
ont été arrangées pat lui 

La musique pour jouer et chanter du dernier cahier comprend des 
l’îtiaMOTtt, quelques uns d'entre eux portugais, et le reste sont des ro- 
jfldPKtf et des sonnets. Deux encres sont utilisées pour la notation, la 
rouge étant réservée a la voix, 

La second livre commence pat une explication de l'auteur au sujet 
des difficultés plus grandes que présentent les pièces qui y sont com¬ 
prises. Il contient des tan tais tes auxquelles s'ajoutent, à partir de ta page 
a cote Q\ des riNdwioM espagnols et portugais que suivent des nmuu- 
• et quelques sonnets italiens. Tout comme dans le premier livre. 
Jeux encres sont utilisées pour la notation dans les compositions écri¬ 
tes pour être chantée avec accompagnement de vibucla. Cette partie 
s’achève par la ■ Imelligencia y deebrarion de bs tonos que en la mü- 
sica de canto figurado se usan* (verso de IC et recto de R r, J; à la lin 
Je la page se trouve le colophon et au verso la correction des erreurs 
d’imprimerie, réalisée par Fauteur, 

La vihucla est un instrument musical qui connaît son apogée au cours 
du XVI siècle, Elle devient, a cette époque, l'instrument par exce¬ 
llence des cercles de la cour espagnole ainsi qu'il en tut pour le luth 
dans d'autres pays. Four au long de ce siècle, une série de traités sur¬ 
gissent en Espagne dont le premier est celui de Luis Milan qui a servi 
de modèle à bien des traités postérieurs. 

Milan est né à [driva ou à Valence vers ISfHl Descendant d'une fa¬ 
mille noble il reçoit une excellente éducation dont l'apprentissage de 
la musique qui était l’élément indispensable â la formation de tout aris¬ 
tocrate et courtisan. Il habite à Valence pendant la plus grande partie 
Je \a vie. dans l'ambiance cultivée ci raffinée de h cour des vice-rois 
Dorïa Germaine de Foix et du duc de Calabre. En 1536 i! publie EJ 
ADcifre dédié à Jean 111, Roy de Portugal, Ce dernier lui accorde une 
rente de 7Û0 nTUzados". La vice-reine étant décédée en 1536 on sup¬ 
pose que Milan a probablement résidé quelques années au Portugal II 
mourut vers 1560, 

UlHiKKiRAVHIE 

« Mil AN w.'ir üwkkj Vikiu». 1AI> EdkîâriM.--ni CMnioâttKiu 

ac jutsve> tarda Mnrjlo Hircdofu, Toreulum l'JAI —PALAU îX WSO.—Lw it 
mj. n ' U), 


3K. APIANUS, PETliUS 

\ •? 'Jumiiüim i.jr jrmiE —Injokadi: |l’ Apunns|, 15-Ri — |X2| ! il].. 

in-lol —Cntr A-N* O' —Rcmuinf sur dm* tolérant.—Xvlognphitt. 
calumin«i,—Capitata nriiécs —i'-nlophon — Eeu lypoguphi- 
que —Si cjti dp Li BibbfKjee a Kpn! —Wdnirc p^au peins fers. 

R 1608 

3 A littérature scientifique devient dans iV^rwiMmcirw C^tvmn, un 
motif de luxe et de beauté pour réussir une des impressions les plus 
éblouissantes du XVI siècle l a recherche, la typographie et I illus¬ 
tration se conjuguèrent por créer un livre parfait. 

Deux tirages de ce livre furent réalisés, Lun de luxe —destiné a des 
copies de présentation— I autre simple Bien que les deux tirages aient 
été enluminés a la main, dans La relier d'Apian, les différences entre 
I un et I au tri sont considérables La Biblioteca National de Madrid 



38 Pttntf Astïotiomicum Caesufeum 

possède un exemplaire de chacun d'eux. La copie exposée appartient 
à 3 édition de luxe. 

Déjà la page de titre combine le texte et ]'illustration en un jeu J- 
formes et de couleurs, plein d'imagination. Le titre de l'ouvrage en 
caractères gothiques calligraphiques de grande taille, est inscrit dans 
une bordure rectangulaire. La décoration de b bordure est maménste 
quatre amours couplés, chevauchant des dauphins, supportent au cen¬ 
tre des parties supérieure et inférieure, les symboles du César il Aigk 
Impérial et la Couronne), volutes et guirlandes s'entrelacent, comblant 
les vides; deux médaillons de chaque côté du cartouche du titre —le 
cosmos à gauche et un petit paysage allemand, a droite— la complè¬ 
tent Au-dessous, inscrit dan 1 - un cercle, un dragon .nie écrase les rêtes 
de treize lézards disposés en rayons. Au pied de la circonférence, a droi¬ 
te et a gauche, des inscriptions latines La conjugaison des deux gran¬ 
des formes —le rectangle et le cercle— et des codeurs —bleu, or et 
noir pour le rectangle, vert et saumon pour le cercle— ont une saisis¬ 
sante force visuelle, 

La dédicace a Charlcs-Quint est au verso de la page de litre. La b ise 
du texte est formée par deux grands cois: ceux d'Espagne e: .i Alle¬ 
magne. Les dédicaces aux césars Charles et Ferdinand d'Autriche sui¬ 
vent sur le feuillet 2. Sur le 3 :l . Le pitre au lecteur, avec une gracieuse 
combinaison typographique: la colonne de gauche est disposée en cul- 
de-lampe a lignes perdues tandis que celle de droite se soutient entre 
des marges serrées. 

La table des matières, avec la liste correspondante d'épigraphes et 
d'énoncés, débute au recto du 1.3 —colonne de droite— et se poursuit 
jusqu'au recto du f 4. Une dernière explie mon au lecteur figure au ver¬ 
so de ce même feuillet. 

Le texte commence au recto du 5 feuillet Disposé sur Jeux co¬ 
lonnes. il s agit, du point de vue typographique, d'un livre remarqua¬ 
ble. El porte des en-tétes avec le litre sandé afin Je te faire coïncider 
avec chaque colonne, Les notes en marge sont également en caractères 


Ko 


> 4p[JnR , Pt ijru /Ut n ■ i lomiaim (.(jtrsanrutu 










--—- ■ . 



Hifbrjcttv&uma £erim fopfticqt ptTtc'’^ 
Hic H4 cognofttf „Ft bonj notlc voECt, 
INim ■p ''£tsj|ïjnîcni.ratar ccmparirehiij 
p' l> tibaeitj vciç J nai can« hifloriai, 
IpÆ uaipï*j r çiüa;UipMmt£didîiii 


Dïfcrt, 4 furie 'crie frltatoc.irefuij 
Iptr-v naiu ra: n m .1 ro r mira ai met ai 

Pcrapict, nu lli (Il :ta vd ut,\ pri j ï„ 
£cdatremr j ni mis .ïdtliit]i. 1 g re peruîTis, 
l^catnuitjâljcî ccsncfc veu 

































I 


N RENAISSANCE 


ET SIECLE 


I> - O R 


romains. L'imprimeur se permet tout au long de l'ouvrage, des jeux 
optiques avec h disposition du texte, qui contribuent à renforcer sa 
très riche décoration. Aux dispositions habituelles en tul-dc4ampe, 
Apian en ajoute d’autres d’une grande audace, telle que celle du f. 15 
verso, ou les colonnes d écriture s’incurvent concaventent. L'équilibre 
parfait entre la tache typographique et le blanc, la combinaison précise 
entre le texte et l’image —qu’il s’agisse d’une planche ou qu'elle s'in¬ 
tercale dans I écriture —font de l’AjfrtfWLimifuiii je livre exemplaire d’un 
bon imprimeur 

Outre J appareil illustratif scientifique, l'imprime est orné d initiales 
historiées au début de chaque chapitre, où sonr représentés des instru¬ 
ment-. solides géométriques compliqués qui témoignent des fortes con¬ 
naissances eu perspective d‘Apian, Elles sont toutes rehaussées par La 
couleur, 


mat Un» ftwarfe pii armat Pfracce 
p&ifcLEnria tirru™r gerufllojia, 

CÎJ^irt fuM/mili gEntÉctpiirtiinit 

te-Mlancti rijouAfi u; ïli^ü vÆl 

BTTc-ontd tnalo* înoimccrtibsc* 
aunqu r p a rrce m a « r la piôfan* 
[aLinjuaaodgajjlbtütaftietliïîa 
etpEjs fearrera DflçgquESfFiEuri 
pîoft(pï(n la ^nra-o^Eara^iuri 
,qu£ fajeriKccbintn mt( fibErana, 

<[ gnette crmiliàba tmit rie* M$aw 
van (fiiiipi ?aj mu? tw .1 a # letton 
5ï pBAf ce ^urrrn v« talîce ImSiEe 
pes milHSK MffttpiuûEittliblloa 
ta p :•! (r(mpiû de c dc : g rtciata, 


KUtttO 

que te Mrilimtl ÿm imb m fle? 
csbfaifBurbbnca aquefto la&Qï 
que en fouilla fo fa e^c ï* f [hnipafo. 

tffo 

friReoitita ettniempie ctfartolKto 
q,u a n ç n le fea leer tira rengj*n« 
t ton I rtra e c r oia n dû rtaana^ca 
que fij ertn itûttMrs fi cwierea tabes: 
tucp f tu pisrios fit frftcuuMi 
n j iruercü m r-sva fus l>âblâs mçuia 
snqptfito «moa faerrruçningutio 
i^mn^an kbiot^ecScbbat^i, 

©ra gratin. 


^TSlqui baîEftndfcgundo libîooefèalmcrt» 

m peracar ce JConUfl rmnipliÆ l qui meta seIc* alroe fl wue f firem acee 
beefr es f n ürmfiB q f 153 fq ç.ij* , |ÇjrLtitalecni?bclaB eftraÊt&s aueniurg a 
qu e a fu fçn :a a ton mixlja «loua atflbn. É a(Ti miTmo irmn «Iûb 
| niiwrtsbett?£>q^e£n srmaftfij'.ETCiVEBrlBa manuillûtaî 
aiiEmm raequc n cibflron foi mil 1 ? pKürto i canalleroi 
Bbîlotbca fi fa ceL empenne palmeon : r oen 
ÎEHarMe puncta bE ^nçtitcm. TbtEIo* 
na ea mif oiilce fl aplasiWe ■ iraDOÿi 
baoÉEçsncgÿ Ennucflrfttegul 
cafteLiflna^ÇocipxITaïLH 
mi nôblcflrour.fo* 

■ïlciüMoéSe 

Uillatnldà 

oafaeft 

^ifaruTobrnjfr. Srt&be nuit 1 
qumiemoa flqtiarentan 
Hgfrsgcrimtt 
ÊUfeirje, 

HÎWÎ 

ïfî 


enluminées avec une grande délicatesse et un sens très fin de h cou¬ 
leur. L'emploi de l'or se combine avec celui de l’argent. 

La première partie de l’ouvrage traite des planètes, des éclipsés, des 
positions astrologiques, de l'astrologie, du calendrier et du comput 1 j 
seconde partie décrit le mfffrrtfiif rutti plumuri. cadran qui permet de ré¬ 
soudre les triangles sphériques —les comètes avec les observations réa¬ 
lisées les années précédentes— et enfin, 3e tmuclum dont il donne le 
tracé et explique l’emploi. 

Charles-Quint, à qui l’ouvrage est dédié, fervent admirateur des ins¬ 
truments astrologiques, paya L’édition du livre qui fut réalisée dans 
l'imprimerie meme du savant. Le volume, suivant l’inscription du co- 
lophon “imprimé à l'inverse-— fut réalisé eu mai |S4n Cette édition 
fut suivie d’une autre édition en allemand. Charles-Qumt récompensa 
le travail de l’astronome en k nommant, hu et ses frères. Chevaliers 
d'Empirc et en leur otroyant une grande quantité de pièces d'or 

l’exemplaire provenant de la Biblioteca Real à une reliure de peau 
marron., ornée de petits fers à froid, Sur les couvertures, des filets for¬ 
ment un rectangle divisé en 7 bandeaux longitudinaux aux petits fers 
disséminés ornant les quartiers tormës. Les nervures sont apparentes 
et les entre-nerfs ornés, Il s'agit d'une reliure réalisée par le (’cntr:* de 
Conservation y Micro fil macion documentai v bibtiogrilka de Madrid, 
en 1983. 

Bibliographie 

tï. OWÈN: Apwnu'i Afironcmricuia Cxsjï«m and its Le:pri>: ÛQinnk /«inwi ' ■ ri- ■ 
fit .Aüwwni)', 2. 1971 —F. VAN ORTR.OY Bibli^rjpfnr de tVnim’ Jr Pierre Ap'.in Lt -, 
HlrrçrapiW ttuJrrtw, ïSiil —S. A [ONIDES. Caoar's AstÉnuomy f>ùn I^.Vi _• r< m r f 
rioijf Bruxelles, Bibiotcqur Albert 1.1%1. n ' 35 — 7>iwi if E^nanj, tt ?!• •• V ctr. * r -■ 
ifn 1 Mm . n33 


39. palmerin de Ouv a 

Lèft» eiik*mV J# fji'nm.'i ;!if rwu Jr Ies dJfw Bi. he.« rt jmii ■}>. PrrmjiVi\ 
im jûü j' i ih fffwndinii püW« )■ if Ji'jiav iift fiFhipr J> wfùirrrj y 4 t obo 
j?m iju'-.v tft'dll '« à Jj i^rnr üJ pitmain —\ SeviBa en ! as. lji^ü éjujri 

lio bercer, 1540]—CCVVV f., in-Ioi—Gûlc: i-/, t“, Kf Q" A^ 
B" — Ea. carii — Lo Tcnsciÿiiîinciuî d<-nn l-î- f àr l jdr«H' mbiiokjriphh- 
qui oui cté pris tiir frfol<spbi)h.—Feuillets unprsntô redo-verw - i r,\ • 
k i dfits col,—J l- ’ïïf r xytognphîqur 

R 9013 



^ ftr/nwriiï ét Qtit'n Lbhro secundo de Palmerin 

C’est du point de vue de l'illustration scientifique, que la décoration 
du livre est le plus idmirable Pour calculer graphiquement les posi- 
tions des planètes, Apian dessina des instruments dits -aequatoria pla- 
netarum , < onstitucs par des disques pivotants qui portent des gradua¬ 
tions et des indices. Ces disques reproduisent les révolutions compli¬ 



ces dessin- d'A pian consiste en ce que chaque planche ou *volvdlc* 
peut être utilisée sans table planétaire. Le premier des planisphères du 
livre :f *, srg. B3: est l’une des premières cartes stellaires imprimées, 
si l ort excepte celle de Durer, publiée à Nuremberg en 1513 Bien que 
les nolvelle- soient très maniables, Apian complète chacune d’elles 
par un ou deux exemples en latin, comme mode d’emploi. 

Cm trente-cinq planches de disques, gravures xylographiques sont 


BIEN que moins populaire que l’Aitwdh, la séné des Pd/mmurs ri¬ 
valise avec elle eu quantité Elles subsistent toutes deux lorsque le stvk 
ampoulé et b complication et l'extravagance des aventures en trament 
l’inévitable décadence des romans de chevalerie. Cervantes, dans le 
Quichotte, les cite comme les deux séries les plus et les mieux connues, 

PtflWmi de Qlwü est le premier livre de la série qui se poursuit par 
ftimtfifbfi, Mttdff, Plàlir, et Mefrr Le première édition comme lut im¬ 
primée à Salamanque et porte la date du 22 décembre 1511 sur le co- 
bphon. Contrairement à l'Armidri, le Palmerin de OIi’em a du être cent 
un peu avant la parution de cette édition. Dix autres éditions la sui¬ 
vent entre cette date et 15W* On ne conserve aucun exemplaire de l,i 
seconde édition, imprimée également à Salamanque en 151 fi. Il n en 
existe qu’une référence sur le catalogue de la bibliothèque de Fernando 
Colon. 

L’histoire et les aventures de Palmerin. ont beaucoup a voir avee sel¬ 
les d’Anudis de Gaule. Même le nom de la mère de Palmerin, Cruna, 
rappelle celui d’Onana, héroïne d'A midi s I ont comme Amadis er Es- 
plandian, Palmerin est un entant secret et si Esplandiir hit remeulr par 
un ermite, Palmerin l’a été par un apiculteur. Les amours de Palmerin 


^2 


39 PdJwJTH iif Olifi Libro segundo de Palmerin 







































































































r 3 RENAISSANCE El S I Ê C L F, P ' O U 


I 




et de Folmarda suivent fidèlement celles d'Amadis et d’Onana et leurs 
aventures ont quelques épisodes communs, 

L'auteur est inconnu mass Paltncnn et EMmaleon semblent avoir été 
écrits, sans aucun doute, par la même personne. 

H y a, a li tin de 3a première édition, quelques vers latins adressés 
ni lecteur par |uan Aguero de Trasmiera, nuis dans la première de Pn- 
(«idnvj ü est dit dans le colophon qu elle tut traduite du arec a l’csp.a- 
gnol par Francisco Vazquez, ce qui signifie qu'il ai est Fauteur. Bien 
des deuils permettent de penser que v'est une femme qui a écrit le li¬ 
vre et que Francisco Vizqucz pourrait être son fils ou, peut-être, son 
assistant Tous deux seraient originaires de Burgos ou de Gudad Ro¬ 
drigo, Ciemeticm, le défenseur le plus opiniâtre de l’origine portugai¬ 
se des romans de chevalerie, tente de démontrer quÀugu&tûbrica, l'en¬ 
droit dont on dit, dans l'édition de 1524, que provient la femme au¬ 
teur du texte l'por mano de duena prudente labrado») se trouve au 
Portugal 

Cette édition de Séville tut imprimée l'année même de la mort de 
Juau t mm berger et. peut-être après celle-ci. K Ile contient le second li¬ 
vre. les aventures de Prtmaleon fils d'AmadiS, de son trere E J oiendos 
et de Don Duardos. Elle fut imprimée pour la première fois a Sala¬ 
manque, en 1512. 

En 1524 le livre fut imprimé a Ciudad Rodrigo et Gayangos déduit 
du colophon que son auteur en était native et qu'elle tacha son iden¬ 
tité, sous le pseudonyme de Francisco Vizqucz. 

Il fut imprimé a Venise eu 1554 par Juan Antonio Nicolim avec des 
corrections et un prologue de Francisco Dehcado, fauteur de La Lej- 
«c? cmdii/MZj, qui nous dit du livre que c'est «todo un doctrinal de ca- 
ba Héros andantes*. ( 'esc un exemplaire unique qui provient de la bi¬ 
bliothèque de D. José Mini 

BitsuoytiM'iiii 

HAÏ Al XVII 2N?4 -HEREE1ÎA 24“ -!> CIEMENCIN; mutait uhwkM- 
r&: IkrccEru, !'M2 -A ])i 1MINGUEZ GUZMAN: JJ fjPra •rn!h!*> ilVunCr pn'mz /nrliiii 
M X17 Mis, l'>7S.-M MENENDEZ Y PELAYO: Orçwfi àt h amk Miiind. 

PJ2;> H di EiAYANGOS E^rp if u^iJCfn-: Mulrad. |S> —H FUMAS. Spani-iJi j«m JV 
fHgui « r.-ns.’-.-uif: pf Üindr,. Qmbndjtï 1930.—Ti hm àt Jüjpïi, n “ 77 


4i). CiliONCilLIO DE TRACIA 

I, ^jjrr.i .if#, àf i j.Vf'-' iji-dfrtii Im fâwiijpf» Jt TttM —|lmpninm- 
■k rts Vdla fur jicgme Ouinkigcr. ! " de dctxmbtc 15451 —14|. 

• l.XVrif \ ; in-tol (iwt: & \ s-/. h-C —h. |oth -2 c«l.-Cofo|>- 
Fh i ^■l , ijicdcüCEcgriWid«nmcï«,—Criv. xvl encadrées par lüc 
' 'fiJun -îid |".il nmijc *v« lilris J-r:* —Sispcrdibros * tiiblio- 
!i(ri|uc di. Mfllo» -Evtisüs *I:HK » uif ]j ■j’jÿjc I jjrdc —NtsUlinns 
iiumiuTi'r, sur les üirdo —Bordure Joree j Fintmeur Ji- li iCKivifiu- 
tc —Tranches dwm 

tt 3KX4 

CESI l’édition unique de ce roman de chevalerie, extrêmement 
rare Brunet cite une prétendue seconde édition de 15-17 que personne 
n'a vue. 

I auteur qui se présente comme traducteur, comme dans tant d'au¬ 
tres romans de chevalerie, est Bernardo Je Vargas comme il apparaît 
au 3 l "1 ibn - primero del invennble histonadiu suyo Nouareo en la 
lecuira gnega y Promusis en la btina ,. trasladada en nuestra lengua 
c n pan nia pur Bernai du de Vargas» 
il lut imprimé à Séville par Jacome ( rom berger, Fils de Juan Cront- 
berger qui continua ta tradition taimtiale dans l'imprimerie de son pcrc 
et de son grand-pere fi imprime peu de livres entre 1542 et 1552 Des 


©c t'en Cirôgtüo, fo. ccvviïf: 

ortinoiCi«cdfîiiü;ïU\fTPf ÆjfcJürij r Siiiifl elraf 

if;Mïo fit lu nrrrj grto Soif! r » fLI inu (im icnr# st w at ait treri *rrn c ef zft : :e 

«Hfl msï^üf^ w Ct^ j qui “f E-à'. ucumo mfl intC’irno'jtij 

fri t ii flrï fcfin wU pummc 13 tmfc'pi r.vy lUnmïsçlj Zli< mir. j. t :mj y io . J ,, 


3 Yi colfu rfcuttffù r Kiminü f ïr :ik cafo 
tnt rjis ùtti cvl çtju ?.! que ^.ÎSiiiTi re 3 y 

K^OfUpBvtâdorc^i piï Èç: rfr.-nitçil 
iquflli nuJajj ?sn4(,‘ cl bjjai, fu JtTirnec, 
no fltintip^pcl parte y 1 j tHeyni 
l^çijrtipcfo âfeRiiriqurilcwiNlojwitv > 
c; ; üo pc lia v vf tu Ai la ru ton mu? ff 
qiirfw (zi bilsill ifCcf iui plais fu mu y btjl 

pnefo^nfintc que bien ^ to acive n.i f f la pur 
rfdonqBcrtfSCneroîoe padrcsçnci m'un 
dkniTf Utegod 5 nfjriK rcffibiocl Sacro 

bapïitiPA/î P r- riVÿtn Cf fis tifTtn f'lu î 

pctdaia te ftif pufllo cicPibtcCnfiüilo,- q 


ta»J '^fï nos y 'ftnounif iïp tt i î t?n.ifno I 
ÊBTPfM ? ïto if y L nclî! T: j rt>- ruuy ÇfT.fTJ l 
cl üçjm.^lEirmpp&f runarnniicfo la rcy 
l‘J frf..-'! i Lpif ru fu Ÿitntrc faXi vtu k r p.r n 
ff muy h] UI2 vq Uf pende d rcrr a Pe & j 

ffi.lfrtiiinoïa liobCfi cnei fe^jirntcy tio 
frJtjüLJ ixuoor Ï racor latf t?fntc^ Cri./ 
poï Wilde fccrcro nue fu t i cun gwt rcfer 
muy çtrjnat y qeir «pa cc fa jpatbj l rncimj 
a&î^rtctn "tfsatitKM. C a ITï Lo Vfnquicn la 
ff^nnd.i pj rîfKfta H 'yrtf.tia Iryfrf wndc 
ptlîui"jriiiniic fe triQra od<?p toberiitop K 
ctxj6 wfte fEtcSlaiîc y QetKpafù infanif, 


^ a sloiü y bourra bebioe f odo poderofo 

y W Tu bcild i : i mi dre le rtcTrt 3 a ^llîctp É,ihL.v> t l 

irtiîcncibtcciLalltTCitwjiiCinmsiUûftjry i>c Cnài v Æbafc-î 

dwus Iji iïpd Tfr Êlcofrj n fc çitn Io-jf fl nut fl fibtî o 
rdiUlla tuf* tHfl4iJTCfl. natfua icut.Ec rerr 
y purftti 1 ? en mi tf c il no qec 

«E kn-güJ Ciltf LLiiu ata I aÇiÿ. 
lu iCifcrfiuanacnjl^u. 

n_l m aiiÈTj podc-J 

(iiMPeîtr4 lM 

ïf rctau. 

C p-.i ta iifr eiï GfuiStipoi ^ïrorr-c Cïè^ 

bcrgf r^îlrab-aft j plcî % foi Dt3* dç 
Cfjifflibic. Zlûopd iufaJ 
lEiiftoPfiïueOrci SjL? 

LildOr: ^Cfuf^iïW 
miÎT.tt.t.ilV. 

l*> 


4ti ét ’/Vjcio Los quatin LLbros 


trente et un livres imprimés avant 1550, huit sont des romans de che¬ 
valerie pour lesquels faeonte dit avoir une grande prédilection. Les im¬ 
pressions turent excellentes bien qu'on ne puisse les comparer m\ pre¬ 
cedentes. L'une des meilleures est celle de ürer^ihc ilV '/Varia impri¬ 
mée sur grand folio en écriture gothique .i deux colonnes, av ec des ini¬ 
tiales décorées. 

La page de titre est ornée par h grande figure gravée sur bois dun 
chevalier revêtu d’une armure, brandissant un espadon, portant un i h.i- 
peau à plumes, qui apparaît dans F .taudis de Salamanque de 1575 
Sur le tiers inférieur, le titre eu rouge et une bordure xybgraphiqiit 
entourant gravure et titre. 

Le premier livre s’achève mu la page 67 et porte au verso ta même 
grande figure de l’Amadis de Salamanque de 1519 qui représente un 
chevalier précédé de deux pages armés et suivi d’un écuyer a cheval 
portant la lance, 

La second livre, sans page de titre, s'achève a la page 114, et le titre 
du troisième est imprimé en noir avec une figure qui représente I ton 
Cirongilio escorté par deux écuyers. Ce dernier livre commence a 1 1 
page Iff) et porte sur le titre la figure de l'A midis de Séville de 15 \\ 
et 1533 avec des arbres et un château Marges étroites et les cahiers 5 
et Z sont échangés. 

L exemplaire de la Biblioteca Nacional Eut Ea propriété du baron de 
Seilliêre et pa^sa aux mains de l lcrcdia dans une vente a Londres, en 
1HM7 El provenait de la Sapienza de Konu Sur la seconde page tic gar¬ 
de, ms.: Ejempl de la Sapicrza. Londres (IH87). v Seilhere (2ü9 
pigs )». Sur la page de titre le sceau de la Biblioteca Alesandnna A 
l’intérieur de h couverture E'ex-tibns: ^IHR», 

La reliure du XIX 1 ™, en peau rouge, est ornée de filets dorés, ainsi 
que la partie intérieure de la couverture. Super-librov sur les deux plats 
-Bibliothèque de Mello- 

&mjcx;raihié 

PALAU 2s 2f»' -HEREDIA 24% —(-AILAR1X) I. i33-P DEt-AYANtrOX Un > 
..Mlmi, Mjdnd. |Sv — M MEMNDEZ PELAYO Onpnt 4r k nevdt, Midnd. 
JS2S-A IXLMJNGUEZ GUZMAN H Jr^ M’iJfjw iaptimeu mtjiJrifrgtc XVL 

SfVlItj. 1W5 —ÎocTl-i if f-f-ÂJ tl ' 






4j CttMgih de TrJtiii Lcd, qiuiri» lifen»'- 



































































































































































































































































































































J t renaissance ET SIÈCLE D'OH 


I 




41. MEDINA, PEDRO DE 

Vu j- lUMj'.rr —Vilbdotiii Frjrrsifo Fcrnindr^ de Orinba. 

IM5—|*|l'"lfl| 1 il( in-iol 

k. m 

AU XVI siècle ce fur suite des voyais de h decouverte, fleurit, 
d,nh. J.i Péninsule Ibérique. IVarie de marexr» ainsi que l’on nommait 
alors la su en ce de la navigation. Les travaux de Francisco Falciro, Pe- 
ir- Je Médina et Martin Certes, turent pendant plus d'un siècle, des 
livres d'usage courant dans toute l'Europe Rodrigo Zamorano, jolo 
baptisu l avjnha et Andrés Garda de Cespedes, publièrent également 
iêN ouvrages sur ce sujet, ouvrages qui eurent une grande diffusion ï 
la tin Ju siècle et au début du siècle suivant 

L'ouvrage de navigation le plus connu fut l'Ariï à Snvtgar, de Pe¬ 
dro de Medana II Vagit du premier traité publié, uniquement consacré 
,i celte science; ie qu’il enseigne est bien présent dans les livres publiés 
aux XVI et XVII siècles sur la matière, puisque les navigateurs 
européens de ces siècles y étudièrent. 1 accueil favorable fut unanime, 
peculement en France où Ion tira douze éditions —plus qu’en Espa¬ 
gne— Je la traduction de Nicolas Nicolaï. Les erreurs relevées par Mt- 
l hel ( oginct, traducteur de la version allemande en I V5, suivie de plu¬ 
sieurs rémi pressions, n'entravèrent pas sa diffusion Outre le français 
ci l’allemand, le livre fut traduit a l'italien, à l’anglais et au hollandais. 

L’auteur îiii-inéme rédigea pour renseignement, un résumé de YAr- 
'• qu’il intitula /ftjjmi rente de Hdi'e^iriérr* deux lois publié à Séville 
(1551 et 1563), 

Pedro de Médina dédie son Ane de Stivegar au ••Serenisimo y muy 
esdarecido Senor don Phelipe principe de fcspana», poussé, entre au¬ 
tre'. raisons par • considérar quan grau numéro Je genres riauegan... y 
vtendo qu.uj largos y peligrosos ami nos por el mar se ha zen y que po- 
i-os de lus que nauegan sobre b que a la nauegacion se requière, la eau- 
- ! es porque ni av maestros que b ensenen, m libros en que Jo kan... - 


L auteur compila dans son ouvrage toutes les connaissances utiles de 
son époque, pour la navigation, en les expérimentant au préalable, en 
voyageant plus en homme de science qu’en marin, et les classa mé¬ 
thodique ment en les expliquant a l aide d exemples Ce fut le fruit de 
sou travail de Cosmographe faisant partie de la { m de Contrataném 
de Indus de Séville, où par surcroît, il enseignait, d'où ses intentions 
pédagogiques. 

L'Ane de Smgfit reçut l'approbation des cosmographes de la Casa 
de Contrataaon, et celle Ju Consejo Real de Su Majestad a Valladn- 
lid, où se tenait la cour et où le livre fut imprimé Sur la page de titre 
—imprimée à l'encre rouge et noire —sont gravées les Armes Ju Prin¬ 
ce Philippe. La typographie est gothique arrondie, caractéristique de 
l’imprimerie espagnole de la première moue du XVI siècle. Le tex¬ 
te, sur deux colonnes, est orné de belles initiales gravées. Il est illustre 
d'abondantes figures explicatives. 

L'exemplaire provient de la Real Biblioteca et a du entrer a îa Jii- 
blioteca National avec le lot original de la fondation, envoyé du Palais 
par Philippe V. Il est décrit dans I ktiiVc de iW libr&s que rient su Àkçrs- 
tad en la foire Alla dcsce .Alcazir de Madrid, rédigé en 1637. fa re¬ 
liure primitive a été remplacée par une reliure moderne du 
XIX nra siècle, qui protège le livre: en peau grenat à nerfs et entrenerfs, 
bordure et coins dorés. 

Bihlhocmpiue 

M FERNANDEZ DE NAVARRE!! MI\mcû .WarïJwu, |[. pip U th-m: a- d 

\jniifj, pa§s ]S6-lùi.—F HCATÜ5TE M i wslf|5ra r n ' 4M. pjgj. lü’-IT—IF GU1- 
S.LEN TATD: \ artfi Je m/tau Id . fiiwjiia dprmdra j ib*rqp m Jik-.i i pm 

pigs. Iii-ll — L. TOftÛ Y SUIZA NoU) b»gri.licai de Podro 4c Moiim en AVn.L-uvf < ra¬ 
dio/ Hupanm, l'93fi {1 pig 31-38 &rp Tr»» i< pj s 2S*. Ht Oiptu- -u.' a; 
fiï%rafù (É#| f n* m p%, 53 &p U Cm u, pigi. 13 y 17,-j.M. LOFEZ PINER0; 
Êf jrrnlV HJL-ft’ü.f. pj'O 158-163 — U rflM BIWJlrK Il” IM — .S.i<n ■ iAt:’ii^ :<■ î,-- n :4 





;<\tw x luucctir 

en que le contrenen rexlao bo 

<1 j b bqcnaïuuc 
<pctô Ion nca IIiriooT fc toi c ùber, hcc h j po; 

PÉrigkijjirerc 
j tti ffimo v m ny cfcl jrefrid o k fi o:, 

rtJclj^ooe gftilije. 


Con p:cinlcgiouupcruJ 


4( VL^iulî. PrJ^i Je A rtc de luvcgir 


42. Finé.Oronce 

Lis ici JrMpi Jt !j ffrwifilM prdiCku Jr l luduesdos drl 
I j'm eu Icïtpi «pandii pr Pedro Juin de a Btenoia. , y dispuestci 
s ordeudùi por Hicronimo Cîtriva —1553 —2oH- p ?f.i f .'I 1 
mm,—Figüfrs ^èoiîièirîijüri i IViserc —Paper —Hdiirn- en pirck imn 
ewr jvee petiu fers dores 

Mss 9437 

DANS la présentation de ce manquent Ju XVI siècle, on i voulu 
imiter celle d’un livre imprime: On s’est servi d'un encadrement gra¬ 
vé, à trois pièces, rehaussé dans la partie supérieure par un ad de lam¬ 
pe inverse pour encadrer fin format ion manuscrite de la page Je titre 
du traité. C'est un cadre architectural a motifs typiquement renaissants 
—angelots, tètes de mon, dauphins, atlantes— une délicate xylogra¬ 
phie dans laquelle la signature IDV apparaît au bas de la page h 
page de titre est ajoutée et ne forme pas de cahier; elle pourrait être 
postérieure au manuscrit 

Après la page de titre d y a une page de table de matières, le papier 
est également différent du reste Je l’ouvrage et l'écriture est postérieu¬ 
re, peut-être de la fin du XV11 " siècle. 

A la suite le Jirigido j! Voue y /ferrure pmapt Phtlippe (pig. 
5-Hl) en cursive, très soignée, Ratures et corrections en latin ont essa¬ 
yé de le modifier, La traduction Ju livre de Fmé commence a la pag. 
Il et finit a la JE Elle est écrite en cursive, l'écriture est d’une main 
différente de celle du prologue, i ligne tirée; on remarque la ligne tra¬ 
cée pour féenture; h casse ;235 x S4" mm, a été conçue en tenant 
compte des annotations en marge —mires du traducteur— qui auraient 


H6 





41 Mfduta, foin dt Ar?c dr navcgir 


























































































































42 f'jjfr, Otvatt. Los dos libres de U geomeina pria ica de Ünmcm Fin™ 

du sc trouva dans les marges extérieures.. Ces notes sont écrites en ron¬ 
des. de peur format, tracées avec une plume plus fine. Les figures géo- 
mctiiques s'intercalent dans le texte et sont aussi laites a la plume. 

lille est foliotée et porte la numération des cahiers de 8 pages dans 
l’angle intérieur gauche. 

Sur Ij dernière page écrite* à ta fut de I ouvrage. On lit ■tfëducida 
por Pedro Juan de Lastanim en Brnselas atio 1533 cstarido en compa- 
ma de Gin va 15 Februanj 1553. Vires et ingeniü". Cette écriture est 
dit lé rente et postérieure au texte. 

La reliure originale a été perdue; 1 actuelle est du XVIII™* siècle, 
exécutée en parchemin teint en vert, à petits fers dorés, grossière imi¬ 
tation des reliures réalisées en peau de celte même couleur pour le due 
de U céda dont fa collection tau partie de la Ribliotcea National, Lite 
a une pièce de titre en peau rouge du XIX " • siècle *Qrmm Gmnark 
pwiiiij" Sur le dos de la couverture, une cote topographique antérieu¬ 
re "A.i 7b*, manuscrite et imprimée. 

»Con cl deseo de ayudar en algo a nuestra nation tuve por bien de 
hurtar a otros ma vores estudios y ocupaciones mias algunos ratos de 
trabajo: para porter en Ictigua espanola la Gcomctria vulgar de Croit- 
tio, porque me parescin libro que merescia y fai]mente podia eufrir tra¬ 
il uccton. por ser su stilo mas vulgar que latino y tratar las. vulgares me- 
didas de tas lineas, superficies y euerpos mas copiosa y mis ordenadj- 
mcnic que îrigûn otro libro que yo ha va Visio. * C'est ainsi que Jeréh 
nimo ( driva, cosmographe de Charles Quint justifie dans le prologue 
au Êutur roi Philippe II ce qui le mena a traduire en espagnol l'ouvrage 
du mathématicien français O ronce Fine. La responsabilité de b traduc¬ 
tion s'est vue attribuée a i astanosa et Girava, sans que I on ait pu dé¬ 
terminer d'une façon précise la participation de chacun d entre eux: sur 
la page de titre, Pedro Juan de b hstennsa apparaît comme traducteur. 
Dans le prologue, G ira va se présente aussi comme tel, au début de trai¬ 
té on lit «Dos libros de Gcomctria vulgar de Ûrontio Finco Ddphina- 
k tnduzidos en tangua espanota pot Hieronimo Girava tarraguncs*, 
et enfin, au début du deuxième livre, une note d’une main différente 

m 


du reste de l'écrit rite *traduzidos por p jp. de Lasranosa» L’addenda 
qui achève le manuscrit et auquel nous avons fait allusion attribue a 
Lastanosa la version en castillan. Il convient de remarquer que toutes 
les mentions dans lesquelles Lastanosa apparaît en tant que traducteur 
sont toujours d’une écriture différente de celle du reste du nianusenr 
et semblent postérieures. Dans l'inventaire des biens de Lastanosa, réa¬ 
lisé à Madrid en 1576, figure entre ses livres le manuscrit d une tra¬ 
duction d'une géométrie pratique {f. 508 r.j. 

Ce Lastanosa, à qui Pinello et Latassa attribuent h traduction, fut 
membre du Consejo de Gucrn et mathématicien en chef a la Cour de 
Philippe 13 

La Gtomrtm de Oronce Fine, éditée a Strasbourg en 1544 était un 
ouvrage de prestige à l'époque. Son auteur était professeur au Collège 
Royal depuis 15.52, bien que sa valeur ait été par la suite décriée L'ou¬ 
vrage est divise en deux livres, quatre parties et quarante sept chapi¬ 
tres. Les cent soixante quatre dessins qui accompagnent le texte sont 
d'un trait joli et précis et d'une conception très renaissante. Quelques 
dessins sont réalisés sur un papier différent qui a été collé. 

Ce manuscrit figure dans l'Index de manuscrits confectionné par An¬ 
tonio Gonzalez au XïX*" siècle. Il a du entrer à la Biblioteca Njcio- 
nal au XVIII r,nc siècle. 

Bibliographie 

POTOSTE, b* 231 -A. ALVAR y FJ BÜUZA: La ÜWeria de Am Ptibojiuq Je Uu- 
nosj en Madrid, 1576 Tiodi jpjnc de At'A fArckiw if Aft^jmnaJ.XXXü- 

XXXEII —k DHL AttCO y GARA Y: Lj rwArrcfl drf X I7J «i romu j l j.r-.r.-g 
Madrid, 1954.'—f LATA SA nutvi à f* ficn'iWB dnfMftS, E. p. 344—L l 'I N Kï ■ i 

fiütaUfif Mhiii, III, col, ]334—Eïf. 13 ëymtl « b BjMiaKfa Maju i f, n.* À3L—&XMS 
TTitou?^ r ht Ajti, n. u B 


43. DlOSCOKIDES , PEDACIUS 

Àamitli nsjrrrru «dirtirüT —Anvers 9 un Duo, 1533 —|8|, 614 32-IJ 
p. gnv.; ia-fob—Cote: A-4]/ —Grat xy] mlummô -Vé¬ 

lin —kdùuiï (ïrolier. 

R 8514 

CE I I L édition du Diosconde est la première traduction a l'espa¬ 
gnol de Lun des textes les plus importants pour les études pharmaco¬ 
logiques, L’auteur de la traduction, Andrés Laguna, suit dans ce tra¬ 
vail, un courant traditionnel de transmission de ]a matière medicale 
les savants de l’Ecole des Traducteurs de Tolède utilisèrent, en effet, 
la traduction arabe du IX siècle Histifan Ibn Basil, revue par te mé¬ 
decin de la chambre Abbasi if-Mutawakkil, pour traduire au latin, 
l'oeuvre de Diosconde. La première édition espagnole de Diosconde 
en latin, est un travail réalisé a la fois par Antonio de Ncbrija, Lun des 
hommes les plus illustres de la Renaissance espagnole, et par 1 impri¬ 
meur de La Bible Polyglotte d'Alcali, Guillén de Brocar, qui impnm.i 
cette version en 15! H. dans la ville siège de L Université d'Alcali 

Lagirna s'imposa ]a tâche de traduire le Diosconde (avec des ver¬ 
sions précédentes au toscan et a l’allemand) bien conscient de l'impor¬ 
tance d'élargir les frontières de diffusion et de lecture de ce texte fon¬ 
damental. Au cours de ses voyages en Italie —if étau le médecin de Ju¬ 
les JJI— il se chargea dexamincr les codieçs grecs de Piosioridé qu’il 
put découvrir. Son ami, Juan Ferez de Castro lui prêta en Espagne un 
■codex précieux» grâce auquel il pût compléter les informations qu’il 
possédait déjà. Ljguna ajoura à ta consultation directe des sources, ce¬ 
lle de l’oeuvre imprimée par un autre grand érudit, Andrea Matihiolï, 
qui Lavait éditée en 1544 à Venise; le travail de Laguna consista a com- 

42. J4rtf, Ot«uy Le» dw lihras de h gcomttrij prsetica Je Qrormo Rnro 


































« 




.arm’? S k rnfrtiîT 
ifisiJ-_i i d: j _ J j (i 
iîr; tm cfpi jj . 


)TWLxm ü*m£os (Ut>tMW> b* pAStofimflrit 
(ùi c^ptM} U froiMÂdo . ‘î oéjtxJt (o ymyno tfimbu* atti/ulvL 
^j7 U. vcfftauÔH (M([vfcyo ^iaal nava en doun e^fuo : junim/o y h 
(fyfaio f(aM) [Ayt U hoYvzo'fitol it/mwtL, ajmvtmdoy tetrfCMndtft 

Qfa hwito^itfcjt temwt Æ w m de^u (4 dm Ma ty\u4U*(-- 

tuw , y Uttw dvxtodo MM ko a Mm- uvrvn nvtd .- 
L t» htvhA n aujLOUArtMd MX.M1 mrd hwof y tfwMrodtl 


irùiMuùs'ACS) ConA&I , y AJQ untA'bH, y AIKw fiMd 
tcnttfeyuiMfaùftoWt dtduppyr dt U M fmmro cttTutlùù& 

y |*y U d °^f d ftùwJuùiACDj cttnüji ^ (i- MoJLcja 

( [lJt C D, Mvd f< IwW fa (mua, MuMâ S f I*Tn»-tn 

m (jim*. ftl • Awmwfm u*oJtfo-AJ cm 
-j q j ^ îutyÆ -tmwn Â2> ttn h H ■ y f/n 

co%duw* LtiMjthA AI cou il 

otoji Æb art* L'"****^ 

jtmjrc üuU Ud* (onJu n$- 
fcndim,- Qw Uyfvr 

lofa fa al dt. 


okalu^ 






































RENAISSANCE ET SIÈCLE D ' O U 





4.5 Ouiji<iriJr>. Pedaam. Àcçrca de b mater» médicinal, 

plcicr les illustra trions en y ajoutant des dessins qu’il avait faits lui-mê¬ 
me d'après nature. 

Le passage an crible et h rigueur président cette première traduction 
à l'espagnol: chique spécimen décrit est identifie en grec, latin, arabe, 
espagnol, français, italien, allemand, "barbares (jargon utilise par les 
apothicaires , portugais et catalan. Simon de Souza —» perle des- apo¬ 
thicaires et chercheur zélé— et Luis Nùikï, médecin de la reine de 
France, prêtent i Laguna leur collaboration, en lui livrant la termino¬ 
logie portugaise. 

Le travail de Laet s'harmonisa avec ce désir de soin er d’étude qui 
émane du texte; le choix des types d’impression, l'alternance cursive 
commenta ire.:, romaine texte) produit un effet optique d’une indé¬ 
niable beauté. Ces caractéristiques ressortent encore bien davantage sur 
le vélin ou fui imprimé l'exemplaire de Philippe II. Le rapport entre 
l’illustration et le texte est plein d’équilibre: les xylographies —586 des¬ 
sins de plantes et 77 d'animaux— s'intégrent dans la page avec un sens 
didactique. 

André Laguna dédia l'édition du Dioscoridc au Prince Philippe dont 
F caisson ,m\ armes de France et d’Angleterre brille sur la page de ti¬ 
tre. Un exemplaire tut spécialement conçu pour le futur roi d’Espa¬ 
gne: F utilisation du vélin comme support, l'enluminure soignée des 
xylographies, les bordures exquises qui encadrent Pépîtrc nuncupative 
et la splendide page de titre architecturale qui commence l'ouvrage, 
fom de cette pièce Lun des joyaux de la Biblioteo National de Madrid 

La reliure en cuir, de stvie Grolier, conserve des restes de l’or et des 

j 

teintures rouges et bleues qui ]’animèrent et rehaussèrent l'écusson ro¬ 
yal que porte k plat supérieur: le plat intérieur rappelle, grâce a deux 
légendes englobées en quartiers, que le Prince Philippe est Roi d'An¬ 
gleterre et de France; le dos aux nerfs apparents est orné et doré; Jeux 
fermetures métalliques assurèrent l'intégrité du livre qui est dans un 
parlait état de conservation. 

Bibuoowfhœ 

F PIQTOSTï, tr/irtrc.i n yj-^ >*• — Ut Tr r n 4.U. 25-7-J5S.—J. 


PFETERS-FGNi AINA5 fliFi ut/ imfipftiii’Kf Lu ' >19, pici ihT-lss.— M BA¬ 

TAILLON Li Maseru Mrdiu de Ùiascônde*. Transmis™ mdfevit v inurfiinsu, ni fiuif 
LV||(. 195C. pin» 2J2-2S2 -W Cnnyre* 1 rflffm* , jDid dV ftiuin/ifu j£ A p . n 144 
piii 5“ —T HERNANDQ fVdat^ Auarfo, Miami. T*X -hvr LfOw.u.fuç 
2& —la wu hAtyMb, n — Tarn.- b £jpiw, n *' S.-.nwïï^ rimgli fa A#* r. \s 


44. Vives, Juan Luis 

Jo, LiOluiiT î’ri'h rdi'fnrjRi m Juns jJudfuTii iubm.. baulraf jpa 
Nk. Episcopum üniorcm], 15 m — 1 v Ml MJ? p . 978. |2) p , tat- 
tûl—Cotr. a-îA f*.A-Z*, aW'. kk'. Ai-ZïA Aa-Zf, iAi-iZaf 
AiA-LILA MmMf NuN" 

H. 25673; R 32076 

PARMI les philosophes de la Renaissance et tes plus grands huma¬ 
nistes d’Europe, se détache l’image de Luis Vives, -el genio mas uni¬ 
versal y sintctico que produjo el sigloXVi en Es pan a-, de l'avis de Me¬ 
néndez Pelayo. Né à Valence en 1492. il étudia la philosophie scolas¬ 
tique l Paris, comme tant d'autres espagnols de son temps, A partir 
de 1512, il habita Bruges, où il se maria, pins plus tard, Louvain, où 
d obtint une chaire de classiques latins et tir b connaissance d’Erasme 
Celui-ci eut une grande influence sur sa pensée et surtout par son al¬ 
titude face à la scolastique reflétée dans une éloquente invective qu’il 
intitula \n psmMfiltctkw. IL adopta ! attitude qu’il maintiendra lace 
aux juristes, dans son dialogue Aeàes ieçum II écrivit toujours en btm 
Sur les instances d'Erasme, i! prépara une édition commentée de I i 
Cite de Dieu» de Saint-Augustin, oeuvre qui lut mise à l'Index après 
la mort de Vives, en raison de son influence erasmienne. Il vécut éga¬ 
lement en Angleterre où il connut Thomas More et d'autres humanis¬ 
tes anglais, grâce auxquels il fut nommé précepteur de la future Marie 
d‘ Angleterre, fille d’Henri VlïL C’est pour elle qu'il écrivit Dr irntitu- 
nom- fmime ihnsiianar, qui avec De dririplrim et les dialogues scolaires 
écrits plus tard, sont les ouvrages de base de sa pédagogie. Cette der¬ 
nière, fondamentalement rélormatrice de renseignement, le place a la 
tête des pédagogues de son temps. Il passa scs dernières années a Bru¬ 
ges où il mourut en 15411. Pendant cette période finale de sa vie, d s’in¬ 
téressa vivement aux évasements d'Espagne et aux bouleversements 
religieux de l'Europe. Ses oeuvres sur le pacifisme: De ronwrdid ri àt>- 
e&tdiû humain De Ptfi/ÎAitrMf. etc., sont te trust de ce pacifisme, 
Comme tous les humanistes, il est, en effet un pacifiste convaincu, 
pour qui la paix est le suprême bien de l’homme. 

En tant que philosophe, il a peut-être été excessivement vanté Lu 
tant qu'homme de ta Renaissance, c’est un précurseur, un théoricien 
du changement et de la signification des nouvelles tendantes. 1] réflé¬ 
chit aux causes du déclin des études philosophiques au Moyen Age et 
proposa les méthodes propres a leur insuffler une nouvelle vigueur 
Devançant les empiristes, il signala l'importance de l’observation et T 
l'expérience, dissociant l'observation externe, plus appropriée a I étu¬ 
de des phénomènes naturels, de l'observation interne permettant d ac¬ 
quérir b connaissance des phénomènes psychologiques. C'est dans ce 
domaine qu'il peut erre tenu comme un précurseur de la psychologie 
moderne. Son ouvrage Dr dNjJHtr ri viià est encore valable par tout ce 
qui touche a la mémoire, au langage er aux passions, 

U Intwfactw tid sapieiaiam et Dt f nn?nj pkilwphid sont le fruit le plus 
mûr de la pensée de Vives, Au moment de sa mort, il avait achevé la 
Driî’rijjii fidti chriîriiMiîr, une brillante apologie de b toi et un homma¬ 
ge à b religion catholique. 

Vives montra son désaccord avec toute littérature privée de but di¬ 
dactique et tenta de baser la science sur son utilité. 


yo 


43, Dt0*i*ndri r Prd&cim Acerca de h maleOi médicinal 































Lib. III. De Diofc. 


T ï S T t C ï I ï S. 


TESTICVLïS ALTER. 






W O M 1 K 1 » 

* Sr TtpJt'JTtâ- 

/«tTfcplj 
Xfftfrv , bif Af- 


S O M ft K * I 


* Scginmot 
d cod.anï t- 
guoqut: tsç- 
ne toîfaWaAO 
«pi.ïfc* T fi a 
&if<* ÎTTi 1 
TC'-AA 


KO MÜ fin a » 


mugeres Theiïalîeas fuelen bctier con ïeche de cabra fu rayz temezica.y veidépara incitar lot 
apetitos venereo$:anfi como lateca^ara les repriminyquek vna beuida, rduclue îafactdwd 
de la ocra. N ace por pedregâles,y pot arencfos higares. 

Gnegg 3 j. apj(jf»Lit.Cynofbrchifi J & cefticulu* tams.Ar.Chafiaîkd, 

De ocra i uerte de Companon* Cap, cxxxvl 

Ü L ocro Comparions de algunosdichoSerapîaSjy en efpecial de Andréas, por fer fu rays 
^vtil à mu chas cotas, tien c J as ho/as femejantesà las del puerro * emperomaf anchas, ma* 
gralTas 3 algun tanto Jucngas.y iobarcadas haziafu nacimientoiel taïlo de vu paîmo : las dore* 
atgo purpureas.y la rayzcomo pequenos companonckoa;la quai aplicadaen forrnad'empla- 
itrojeluelnelas hmchazones^irndificalas U aga s, réprimé aquellas que vajicündiendojconi- 
ge 3as fiflolas,y mïtigalas inflammation«s*Secay echadaenpoluojatap la corruption de la car 
rie,y las îlagas con optas y maîignas^neenla bocafe engendrais Bcuidacon vino, reftiinee! 
viencre.Efcriuen las mefmasçoûs deaqudb^quedd companon delperro. 

QnsgijjOj^ii xirffliï tài■ Lat.TefticuîusSeràpiaf* Ar.Àrdiis 

Del Satvrion. Cap. cxkxvil 

A L Satyrïon llaman aigunûsTrifoliurrnporquetpGr la mayor parce produze no mas de tre# 
hoja$,y eflas mdinadasà tierr^,y ieme jantes àaqudlas delà Romaza>b del LirîOjaimquç 
menoieSjV roxas.Su rdlo estampilla,? de la al cura de vncodo.Ia florbLmca 5 y como aquclla 
dc\ Lirio.darayz bulbofa,grueiïa como vna mançana, roxa pordefuera* pordedcncroblanea* 
ni mas m menas qiÿe vu bueuo,y dulcey tabrotaal guftodaqual conuicïie beuer con vinone- 
groy auilero,contra el Opiftocono.V taras tambien delta,fi quiliercs latilfazer a la dama, p or¬ 
que^! eg un dizenjddpieitay aguiioneaîa virtud génital* 

< triega, E®Tïfn^ rpcpi'&eft Lac* Sarjnmn trifolium. Ârab.Gaiî ASthaîtfb.ïîaf. TcÂiculuf vufpi*. Caft, Cat. 
Satynon. 

DelSaty- 









ï I. RENAISSANCE ET SIÈCLE D * O U 


■ 




La première édition des oeuvres complètes est telle de Bâle, de 1555f T 
puisqu'au para van t, des collections partielles avaient etc publiées, telles 
celle de Louvain, v 1523 ou de Bile 15.58. Dans 3'édition de 1555, corn- 
me le du b page de titre, il ne manque que les commentaires à la G* 
t'ridi Dt\ de Saint-Augustin, L'édition de cet ouvrage, imprime a Bâle 
par Froben, en 1566, peut être tenue comme la suite des oeuvres com¬ 
plètes de l’Evcsquc, qui y lait allusion sur la page de titre, lorsqu'il dit 
que Ion peut trouver les commentaires à Sa tnt-Augustin «apud Fro~ 
béninm navente:*, 

Gregorio May an s y Siscar édita a Valence, de 1782 à 1790, ses oeu¬ 
vres complètes en latin et en huit volumes. A sa mort, son frère Juan 
Antonio continua l'édition sur la base de celle de Bâle. En 194748, la 
première traduction en espagnol fut publiée par les soins de Lorcnzo 
Riber avec notes, commentaires et bibliographie de Vives. Déjà, au 
XVI ' siale, il existât! d'innombrables éditions des oeuvres indivi¬ 
duelles. Le premier ouvrage traduit à l'espagnol, eu 1528, est La rw- 
fmoïért Je la mujtt rntfid/M, dont il existait déjà huit éditions au 
XVI * siècle Suivent le Dcjpertomtit’fîJo, b Introéiama La sMuria et 
les Diàlûgûs Je ta leirçiui latins, jusqu’au XVIO 4 ™ siècle, l’oeuvre de Vi¬ 
ves tomba dans l'oubli, oubli que May ans tenta de réparer par son édi¬ 
tion des oeuvres complètes. 

Les deux tomes de cette édition de Bâle surent imprimés en grand 
folio, à ligne tirée, sur 32 lignes, avec des marges étroites. Eu-têtes dé¬ 
corés. initiales historiées, titres et débuts ornés de piments stylisés. La 
page de titre, typographique, offre une combinaison de lettres de dif¬ 
férentes tailles, en dégradé, typique du XVI " siècle, y compris des 
cursives et des caractères grecs. Au centre, T écusson typographique 
avec le nom de 1 imprimeur, EPI SCO l\ montre un bras qui soutient 
une sorte de crûsse pastorale, sur laquelle se lient une cigogne: c'est là 
une allégorie de 3a sagesse profonde. 

Sur le f. 678 du tome I, un colophon: Basilea, per + Nic. Episcopum 
iumorem. anno MDLW Sur le tome I. f. 978. «apud lacobuni Pa- 
ruLmi. impcnsis Eptscoplii binions ». Au verso, dans les deux tomes, 
un écusson typographique similaire a celui de la page de titre, dans un 
enca drenient architecturaI. 

Sur le feuillet 1 v. du tome I, privilège en français, accordé par Hen¬ 
ri 3J à Nicolas FEvesquc le Jeune, libraire et bourgeois de Bile. 

bjhiia.to.HNn 

Editions tibias aimpletïi. Tttd y nvttt Je Lorcrtïfi Ribcr Madrid, AgmUr, 194741 -HA- 
LAL.2',f '<% — H V AG AN A Y BiMithiOpfïiç hufmliquc eMtipéiHtSuliirr En fîn-irr JN«- 
pmpt, XLII p. 7n j-h i.-—A ilONliLA V SAN MARTIN U» I m f h Neuf* d<l 
JtnHnnifflia, MmIikI. 1W-J ESTEI.HICH Vt ws, Wim Ram, L'Ml—F. MA TF. U Y 
LU IRIS Jj f jijwfliim AiA'isyrifiij èm moim ât ]j dt luis l ’u'a, Bar- 

Bihhr.ii -. i UmlfaL 194*1 —kl ,'s.-n Ni.- Lut-, t( «cpaimufir, Vaücnni, RMI — TrKuws d< 

LipirU . tl "9<l. 


45. Cabezôn, Antonio 

J; niH.kd pjrj Wi/j t J714 j.- 1 : W,'j — Mjcinà Frjnroco Sindifï, 
h B — [I3j. 311 1 . in-ltj] —Notiti™ njuïicjk chifrà 

R. 3891 

LORSQUE (’harles-Qumt fut proclamé roi d’Espagne, il se soucia 
de la musique profane et de chambre, et fit venir pour sa chapelle des 
chanteurs des Flandres. Mais, en 1526, 3a brillante Impératrice Isabelle 
de Portugal, rétablit la C a pilla Real de Espaha, créée par Ferdinand le 
Catholique et disparue peu après sa mort, ou l'aveugle Antonio de G- 
bezdn se mu .« son service. A la mort de l’Impératrice, en 1539, Char- 

y2 


Ics-Quini ordonna que Cabezôn demeure au service de ses enfants, les 
infantes Marie et Jeanne et le prince Philippe. L artiste les accompagna 
au cours de leurs voyages en Italie, en Flandres, en Allemagne et eu 
Angleterre, sans que sa musique perde en nen. pour autant, de son ca¬ 
chet espagnol si marqué. 

Antonio de Cabezôn (151Ü-1566) exerça son art au service de la Mai¬ 
son de 3’Empereur et de son fils, le Roi d’Espagne. Dans b dédicace 
adressée par Hemando de Cabezôn —éditeur de son père— au Roi Phi¬ 
lippe, il dit: -No hubiera sido pequena la aventura de... nu padre si 
dexara despues de su vida perpetuadas pur sucession y herencu Lis dm 
principales cosas que en clla tuuo, que fueron d arte de la Musica, que 
tan estimada fué de todos, y d emplcarb en servioo de V .M que cl 
tanta esrimô». L'édition —posthume—lui accorde le titre de *Müsico 
de la camara y cj pilla de! ftey Don Philippe nuescro Senor*. a qui elle 
est dédiée par le compilateur. 

La musique que l’on garde de l'auteur, considéré comme l’un des 
plus importants de l'histoire de 3a musique espagnole, est contenue 
dans le Libro Je djra mieva para mla, arpa y vihuda de Luis Vencgas de 
Henestrosa, publié en 3557, du vivant de Cabezôn et, dans la compi¬ 
lation faite par son fils sous le titre OFw ût Mütia para mîa, drpj > 
vihuriü. 

Les ()hra$ son précédées de fa Dédicace déjà citée de Hemando de 
Cabezôn à Philippe II. dune préface au lecteur en hommage â b Mu¬ 
sique, où l’éditeur n épargné par les éloges i son père et de poésies 
louangeuses de Juan CnstobaJ Calvetc de Estrclla et de Pedro Lai nez. 
Les armes gravées du Roi occupent presque toute la page du titre 

Buhiocraphie 

Edil Uipfflg, H HPfo. prcpifJldi puf Felipe Pfedfcll Nurvi d çampdi Jr h de Leip/it t 
Htgiftjo Altglés Hâfrdûiii, l%6 |‘Mùmun«K« <k h Miiaa Lipwofi nJ. XXVII XXVID 
XXIX}.—H ANGLES-J SUBIRA. Oiàlep .Vfh,4 III. it: «t. pjp 75--F-H ANGLI." 
Anton K. de Qhczfm; iü vida y >u obn. En Ajîwifw Afitfi«f r v. XXE (1966}, pigï 1-15 |EJ mi- 
iBcru «ci dédjcida i Cibnon| —Us rau n.‘ 112 —H (JC 31LET: Vfjr (w «f » - 

efijrtuf ai XfT^ l'iris, 19B2— M..S. KASÎNliK (Tr^nws y fyUu «.iir jiVJ nmr.. r-'. • 
rmmPifsj if Itiii Hjiceloni. 19Ü2 


46. MARTINES, JOAN 

AJi'j:, — I5 ü 7 —N i.jircD —5»" x SOI mni plin ï Ai v 9 in —Vé¬ 
lin —Reliure en peju 

Vitr. 4-2U 

CE magnifique atlas manusent se compose du 19 cartes à double I - 
!io, dont le dessin occupe presque toute la surface des feuilles quadril¬ 
lées par dus filets de diverses couleurs. Splendidement cnlumméa du 
lavis de couleurs et de feuilles d or et d'argent, les cartes sont collées 
deux par deux ut ont une riche reliure du XV] " siècle, en peau '• i u- 
gc, ou quatre panneaux servent de cadre a l’écu du PhiJippu 11, avu< 
les armes de ses royaumes de la Péninsule Ibérique, d ltahe et des H.m- 
dres. La décoration du panneau extérieur est faite de fleurs de lys styli¬ 
sées dans dus ovales, celle du suivant contient île petits animaux, peut- 
être à caractère symbolique, rappelant lus vertus du Roi: 3e pékan, k 
lièvre, le faucon, ou héraldique: l’aigle bicéphale, le dragon, etc.; plus 
au centre, il y a une étroite, frange dé trophées militaires romains qui 
délimite la partie centrale ornée du motifs floraux délicats, dessinant 
des volutes fieu mimées sur un fond criblé de points également dures, 
entre lesquels courent de petites bestioles. 

L'ensemble est formé par six cartes de navigation ou portulans, où 
l'information se borne a la zone côtière; deux mappemondes diverse- 

44 Vives.. Jvm Lhj.s 1o Ludovin vire vjknuni upc N. 







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îiomponti ^c!cfmpfo?ig 

lucuIentilSmî Maadma cma lecogmtjCoûagca 
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Vcnaïcm Apud loannem patuum ïcperles 
&V«»4âa laçobi&sb LOréAuico, 


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II. RENAISSANCE ET SIÈCLE l> ’ O R 


nient projettes et onze cartes où figurent l'orographie» l'hydrographie, 
les villes, etc. Les cartes offrent un aspect assez atcbïsant, avec des élé¬ 
ments décoratifs, des formes et des graphies quasi médiévales, route- 
fois, les informations qu elles fournissent sont du milieu du 
X Y' 3 sîède. Mariitics a supprime les pcrson n âges royaux et les éten¬ 
dards si fréquents sur les portulans du moyen âge et les a parfois subs- 
mués par des écussons. Il continue d'utiliser des caractères sercu-got- 
htque* en deux couleurs, le rouge et le noir pour b toponymie, bien 
qui! u tdtse sic s minuscules romaines pour indiquer les régions ci les 
accidents géographiques importants qu'il désire souligner. L orogra¬ 
phie est scénographie) ne, représentée par des chaînes de montagnes de 
différentes couleurs et ombrées d'or et d'argent L'hydrographie est en 
bleu avec des touches d'argent et, les côtes, profilées d or. Il représen¬ 
te les villes par des groupes de maisons, autour d’une église ou d'un 
château et parfois, par une minuscule vue panoramique. Sur les mers 
et les océans couverts de routes de navigation, des bateaux naviguent 
toutes voiles dehors. Il y a des roses des vents splendides, en rouge, 
bleu, vert et or. de 16 à 32 divisions. L’échelle graphique est représen¬ 
tée p.ir des troncs de lieue dans des filets de couleur. Sur les deux map¬ 
pemondes ne sont indiqués que les parallèles et les méridiens. 

Cet atlas de joan Martincs est très intéressant puisqu'il est la synthè¬ 
se de deux des courants cartographiques du moment: le Courant tradi¬ 
tionnel Eiiajorquin spécialisé en portulans manuscrits du Vieux Mon¬ 
de. avec tous les vices moyennageux, très beaux du point de vue dé¬ 
coratif. mais dépassés quant à lin formation, et celui de l'école carto¬ 
graphique des Pays-Bas (caractéristique de 3a mentalité renaissante). 
Hile utilise de nouvelles tonnes de représentation cartographique adap¬ 
tées i b gravure chalcographique qui leur sert de moyen d’expression, 
et qui applique les recherches récentes dans le domaine de l'astrono¬ 
mie et des mathématiques en incorporant constamment les nouvelles 
connaissances géographiques apportées par les voyages cfexploration 
continuels qui se réalisent alors On peut dire qu'il y a un contenu nou¬ 
veau sous une vieille enveloppe. 


4*. .Wjrruirj, 4,cUi 


! Raynaud-Nguyen, dans l'étude qu'il fit de cet ouvrage, signale 
qu’il s'agit en grande partie d'une version manuscrite des atlas gravés 
de l’époque, concrètement de l’édition du premier allas, au sens mo¬ 
derne du terme, qu Abraham Orteil us avait édité a Amsterdam, m 
1570. Martine* utilisa également en certains cas. des sources vénitien¬ 
nes et. très rarement, portugaises et espagnoles, qui auraient cependant 
été plus exactes et à jour pour ce qui concernait les territoires améri¬ 
cains et d‘Extrême-Orient, 

On ne sait pas grand chose dejoan Martine*, simplement ce qu'en 
disent les signatures de ses cartes, qu'il vécut a Messine, au moins de 
1556 à 1587 et qu'il tut nommé par Philippe II, cosmographie r- x il. 
entre 3587 et 3591 et s en alla vivre à Naples, 

L'Ile de Sicile fut incorporée à h Couronne d’Aragon par Pierre lll 
en 1282 et resta espagnole, saut pendant de courts bps de temps, jus¬ 
qu’au traité d’Utrccht en 3713. Sa situation au milieu Je 3a Méditerra¬ 
née (elle est équidistante de Gibraltar, de Suez et d’Odessa était h de! 
qui contrôlai! h cote italienne, le nord de l’Afrique ce en même temps 
une tête de pont contre les turcs et une barrière empêchant leur pe¬ 
sage ver* l'occident. Le* émigrations du juifs de Royaume d’Aragon 
vers nie ont du être fréquentes et, parmi eux. des cartographes ma- 
jorquins qui revivifièrent leur école dan* la nouvelle île, C. est dans cet¬ 
te tradition que se forma joan Marnnes dont l'ascendance ar igouais* 
est donc indubitable. 

L'oeuvre connue de joan Martine* est très étendue: plus d'une tren¬ 
taine de pièces entre cartes et atlas, datée* entre 3556 ce 1591 ! mais 
b plus riche et la plus complète est sans doute, cet atlas de la litblio- 
teca Narioità) de Madrid qui. une fois connue de Philippe II. ; : • . - 
qua probablement se nomination de cartographe royal 
Les cartes qui forment l'aila*, 19 en tout, sont les suivantes 
3. MAPPEMONDE, avec les hémisphère* oriental et occidental 
correspondant au Vieux et au Nouveau Monde, en projection ortho¬ 
graphique équidistante. 

Sut la partie supérieure, le titre T VP VS O R BIS TERRA UM et su 
l‘inférieure, la signature et la date: Jwm Ifarfjirrf Eu AL'sjjj G. 15X~ 
Cest la seule carte portant un titre apparent et une signature Dans 
huit phylactères alterna n veinent bleus et rouge* et or. les noms des 
vents entourant la carte. Les parallèles et les méridiens sont en noir 
Kh f Equateur, les tropique* et les cercle* polaires représentes par I 
lignes droites, se détachent en rouge 
Peut-être selon le prototype Je Marcator, l'Amérique apparaît h- 
formée au sud suivant b façon caractéristique de l'école arrograpni- 
que des Pays-Bas¬ 
il. PORTULAN DE LA MEDITERRANEE, DE LAT LA NU¬ 
QUE NORD ORIENTAL ET DE LA MER NOIRE Carte de na¬ 
vigation dont le centre est la mer Thyrénknne. Six rose* des vents jo¬ 
liment décorée* ornent ce portulan type de l'école majorquine T 
cartographie. 

Ilî L’IRLANDE, IV. L'ECOSSE. V. L'ANGLETERRE four 
dessiner ces cartes. Martine* '.'est servi de celle que publia i'rtebus 
dan* son édition du TVcrrmui (MR Trtrmrn de 15 n portant le n r 
AiEflitif, Sccfur Cf Hrtozttâf Suy BritannkdT /mm'aniM Ehwiplïn fl l’a 
morcelée en trois partie*, en les agrandissant beaucoup et en leur don¬ 
nant une apparence plu* ancienne, mais le* données qui y figurent -Huit 
celles d'Ortéliu*. Ce dernier, à partir de 1373 introduit à son tour, dans 
les édition* successives du Tfarurw*. de* cartes individuelle* de I Irlan¬ 
de, Je l’Ecosse et de l’Angleterre, bien plu* complètes et exacte* t ri gé¬ 
néral, nuis Martine* n’a pas du les connaître 
[, Ravnaud-Nguyen suggère que Martine* a pu réaliser ce* carte* 
pour préparer l'invasion espagnole des lies Britannique* par 1 Invinci¬ 
ble Armada, invasion qui eut lieu en 1588. nuis il aurait été plus lo¬ 
gique d'utiliser de* renseignements plus précis. 

45. Cabtiin. ArtWfNi' Obn* de musses para trda, ■■ vihucE 



94 



























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C A P A R A TECLAARPAY 


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lacamara y capilla del Rey DonlPhi* 

lippe nueftro Senor. 

31ECOPILADAS Y PVESTA5 EN CIFÎIAPOR HERNANDO 

tkCabcçon lîthîjo*AnfiiTicfmüMulko dccamata ycapiAa de fa M^eftad. 

DI RI G ÎD L<A S. CR. AL BEL Z ET DON 

Philip pi nuejlro Senor. 










































































ES RENAISSANCE ET SIÈCLE D'OR 


I 


V[. LA SICILE Ccst la carte b plus complète et b plus njebe- 
ment enluminée de l'atlas, ce qui est logique puisqu’il s'agissait de h 
patrie Je Marrines. L'île apparaît divisée en trois, suivant les régions 
administratives qu'elle avait depuis l’occupation musulmane de 827: ft 
tdf dt Mona, h i i de \Uzaro et k Val de Valdettoto que l’auteur dif¬ 
férencie par b couleur de leurs montagnes: vertes, bleues, oranges. Au 
centre de Elle, les armes d’Aragon et i l’est, d’une taille disproportion¬ 
née, le volcan Etna couvert de cendres et lançant de grandes flammes. 
Tout le territoire est parsemé de petites villes groupées autour des égli¬ 
ses, Celles de Piler me. Messine, Catane, Syracuse et Trapan sont par- 
ticuhi rement remarquables avec leurs murailles,, églises et maisons des¬ 
sinées presqu'â b façon d’un miniaturiste. Sur b cote, il dessine des 
tours de guet et, sur b mer, huit navires aux voiles déployées et deux 
splendides roses des vents complètent La décoration. 

Vil LES ILES DE LA MEK EGEE. Pour faire cette carte de na¬ 
vigation, Minines a probablement utilisé une source vénitienne, tan¬ 
dis que '.ur b carte de CHYPRE (VIII; il a pratiquement copié le n: 
39 du Thtiitnm d’Ortelius: «Cypntj /jisuJff*, bien qu'il air triple 
3'échelle. 

IX. MAPPEMONDE. C’est une représentation ovale du genre 
Ortdius Elle est entourée par huit têtes souillantes avec des phylac¬ 
tères qui contiennent Les noms des vents, C’est une copie quasi fidèle 
Ju j' pu. Orhk /’firjFiMffl n." 1 de 3'atbs d'Otteiius. Dans sa carte X 
qui représente le SUD-EST ASIATIQUE, il copie b caria 48 d’Orte¬ 
lius: dans h XL LA PERSE, b 49 et pour b XXII: AYAMAN, Olim 
ARABJA FEUX, iS s'est fondé sur b carte 50 d^Ortelius: «Tumi lm- 
pcn'f DrM'nptii^, mais en prélevant seulement la péninsule arabique et 
en augmentant I échelle, li met en relief les ruines de Babylcme, près 
de l'Euphrate, en dessinant d’étranges constructions, peut-être les jar¬ 
dins suspendus et, sous b Mecque, place la légende: jwrfi ê ferro don 
•f,j ijie/jfft mâxvrrieilo, prés Je montagnes ou Ton voit de minuscules 
portes rouges couronnées par une demi-lune. 

XIII. i AFRIQUE. Elle représente le continent africain, les côtes 
du Brésil, une partie de b Péninsule Ibérique et les côtes d'Arabie. Il 
,i fondamentalement utilisé la carte n. 4 dOrtcîius; *Afrim Tabula 
.Vitra», mais il y a des traces d'autres sources, probablemente portu- 
glises, dans la zone du Golfe de Guinée et i l'embouchure du Niger: 
où sont indiqués les bas-fonds, les îlots et b toponymie différente. 

XIV, LTXEAN PACIFIQUE ORIENTAL Carte de navigation 
de 3,i côte-ouest américaine, du Mexique au Détroit de Magellan et de 
li ôte-nofd de la Nouvelle Guinée; pour la faire, Joan Maniocs a uti¬ 
lise la partie ouest de la carte n. 2 d’Ortelius: ^,4?ncnVdf sire uùv\ 

PIOIU descriptlO* 

XV 1 AMERIQUE DU SUD, Presque rectangulaire de forme 
comme si est habituel dans les cartes flamandes, puisqu iil s'est fondé 
mit ladite me d'Ortdius, bien qu’en l’agrandissant et en supprimant 
la frontière qui séparait au Brésil, les territoires espagnols des portu¬ 
gais annexés lorsque Philippe II fut nomme Roi du Portugal, en 15$). 

I ’.ubs s achève sur quatre portulans: XVL L'ATLANTIQUE SEP¬ 
TENTRIONAL; XVII L’ATLANTIQUE OCCIDENTAL; XVIII. 
LA MEDITERRANEE. ORIENTALE; Je premier est marquant pat 
sa grande beauté plastique. 

I Volt le rippcjn mclui pat I bas Çifdj ta l'iïiiroducîioiï ni Êtt-ïumlr ér li Biblwlrci 
NicidÉil 

BiBLJix*A;mn 

t K1 MINtiU ÏZ iît 1 11 t K INA In'■ W7 —A tIGRTENÀO Qircÿttjü r , drf..yr,.-Vi pdFfu juract 
; r,ai> : XV l r XVU. TîAs . il l| pp 2Î3-IV -| IBANËZ CERDA JnrrotiWiri-'i j Ij /dt- 
• irt* tf.-jnrii' Àri Aù je J«n farteiu': J .9". MjJné, Mmmtriio dr Eduac»6n . Ckiicü, 1973 —I 
RAYNAUD-NGUYEN t.i-mnatiw Jlr le - mop . . w -’ Jri üii- Ij .'Ira Je .lfiwqitf àr La Hotb 


om v ACtAr! Wi'i'jf Ltï jscrtita, urws mimifi h « AIN™ m, pp 

242-W —Jattes Jt fcpaù. I) • Al.-Sfiflürt rtin^fJi Ae Ajfo, n *■ 15 


47. CALDÊRONDELA B.SHCA, 

Pedro 

ChkMh if lifen. ri itp p fj pifirj, cioiu pot D Mro Qldrron de 

h flirt? —Grïflciodu X VIT 1 * siècfc —{3é6| p Ml, 350 X 230 mm 
C. ■'Que st rwrt hiïD d dir 
U nmt&iiudj cbioiri sotnbra Irii» 

IF -ts pofqiàt supo dingir lis lltus 
dondt sélo es r jï«i fferirsptHnda. * 

Relui n-m peau, x 25tJimn — Pièce de: tietc *|),J hgucroh Li ftc- 
n, dl rayo y la pstdu* ™Ongsw Ccwide dt C&veUon 

Mss—14611 

LE manuscrit est une copie de présentation réalisée avec des détails 
qui montrent qu’il s’agissait d’un exemplaire exécute avec un soin di¬ 
gne de son destinataire. 

Ecrit à la plume, les encres rouges et sépia s'y alternent dans un but 
décoratif. Le texte est inscrit dans un encadrement forme par un dou¬ 
ble filet. Des traits calligraphiques et une écriture soignée remplissent 
rectos et versos des feuillets portant un double numérotage: pagina¬ 
tion contemporaine manuscrite et foliation au crayon postérieure 
Vingt-cinq dessins pliés. 345 X 450 mm., au lavis et à b plume, qui 
représentent des scènes de b comédie, y ont été indus. 

Le manuscrit a été restauré et la reliure primitive a été substituée par 
b reliure actuelle en peau. 

Le premier feuillet est remarquable grâce à T utilisât ion d’un texte 
plus grand et du jeu chromatique des encres * Fiesta de la eomedia que 
mandé) cjecutar en et real palano de Valencia del Excmo. Sr. D. Luis 
de Moscoso Ossorio, Hurtado de Mendoza Sandovd y Roxas, coude 
de AI ta mira... virrey y cap. gen. del Keyno de Valencia*. 

Suivent une description du local où l'oeuvre fut jouée et de la leu 


47 CaMmm de J,« Btfrfj. Prit* Comcdu de |j liera, fl rayes y i.i pstdra 



9^ 


4ii Mftftafi. Jptin. Atlas, 


















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H RENAISSANCE ET SIÈCLE D’OR 


I 






qui s'ensuivit f. I v a f. 6 v); puis un poème laudatif pour la Comédie 
*La fiera, cl rayo y b plaira % écrite par D. Francisco Je Figuerola f, 
7 r. a L 21 v E, * César ca, augusta, fiel région dschosa- F, -felizcs, 
fdizes y etemas y citmas»); comedia Je La fiera, el raya y la piedra* 
■i 18 r à f. 63 v., de f "I v a 107 v, 1B v. a 148 r, | Comme il était 
coutume lors des représentations au Siècle d‘Or. d'autres pièces s’y 
trouvent intercalées: entre le premier et 3e deuxième acte de la comé¬ 
die, on joua Bj y/c enirmesaêQ de El <mor y b Espmnza m Putedo» 
écrit par 1). Joseph Ürti. secrétaire du Royaume (C. «Dejadtnc, de- 
jadme .. F. -para machos siitlos- 1. 63 r. a i ~\ r.j et entre le second 
et le troisième acte, le Bayk eMmHfWn êf d ! YriJe ma de Shyo» écrit 
par Don Franco Figuerola ‘C. En fin que esso soccde?« F. «Que con 
su luz la ateudàn de* f, 108 r. a F 113 v,), a coniinuadôn de la Co- 
media va la "Mogiganga de las fiestas de Valertna en el Jardin de Flo¬ 
ra . es en vio don Francisco Figucrola» (C, -Ha del templo; esta en casa 
la Divina» F Carlos y Mariana vivant f 348 v. a f, 15H v.), le codex 
j’achève par un bref résumé de la fut de la représentation [B8 v. a f 
160 r.). 

Cf >-M, :i r :j y c y /d pied ni tut jouée pour b première fois a Madrid, 
au mois Je Mai 1652. La mise en scène dont parle le manuscrit est cel¬ 
le utilisée a Valence chez le Vice-rot, le 4 Juin I69>> à l'occasion du ma¬ 
riage de Charles 11 avec Marianne de Bavière et de Néobourg. 

I es premiers feuillets décrivent le cadre où eut lieu b représentation 
et en exposent les détails Bien que prévue pour la Fête-Dieu du 21 
mat, elle dut être ajournée de huit jours, en raison du mauvais temps. 
C est b salle des gardes du château que Loti choisit pour monter le pla¬ 
teau puisqu'il s'agissait de b plus grande salle dont disposait Fi ni meu¬ 
ble. La scène fut construite en pente, b partie de derrière s'élevant a 
Il empans et celle de devant à euf pour rendre plus aisée h visibilité, 
Au-dessus, un frontispice de la même hauteur que b pièce, 38 empans, 
dont h baie avait 23 empans de hauteur et 22 de largeur sur laquelle 
était suspendu un rideau peint - par les audacieux pinceaux* de José Go- 
mar et de Bautista Bavuca, scénographes célébrés, disciples de José 
Candi. L'animation sonore du poème et de la danse fut dirigée par le 
Maître de chapelle de Saint-Martin, le licencié Francisco Saur no. 

De ce point de vue là, le manuscrit a une grande importance. Cette 
introduction qui expose en détail les dimensions du local et de la scè¬ 
ne, la disposition des loges et le nom des collaborateurs, de meme que 
les dessins qui illustrent ce codex, en font un document précieux pour 
Léiudc de la scénographie théâtrale en Espagne au Siècle d'Or. 

II est particuliérement intéressant pour mieux connaître le -théâtre 
d’intérieur* de Calderôn: représentations données dans les châteaux, 
qui exigeaient non seulement une mise en scène toute spéciale, mais 
encore un changement dans le style lui-même de b comédie. Un ac¬ 
compagnement musical approprié a une représentation dans un ch⬠
teau et la machinent qu’exigeait une représentation sur scène avec pros¬ 
cenium, impliquait de grandes différences entre les montages des co¬ 
médies que 1 auteur avait préparées pour les trétaux ouverts des eona- 
/t et ceux conçus pour des espaces fermés 

Il avait déjà réalise des montages de ce genre j Madrid au Palais du 
Biicn Retira, avec la scénographie des régisseurs officiels a l’époque 
Vos me Lotri d'abord et plus tard. Baccio del Bianco, Les vingt-cinq 
dessins Je ce manuscrit montrent comment les scénographes espagnols 
ont continué â travailler au cours des années suivantes. 

BlIlUOGftAPIflE 

PAZ Y MH IA I. 12*—K Y K HEICHENBEtttiER m^ T kwlu. h^bûJnCMt- 

Kissd VctIjl- Thide, m. n «W4 -h,;.- tmm. ^2-155. —A VALU U EN A PUAT. O 
wiii. Kur Il La '\m, fj rjy , fr mm Midnd. GAP. 1931,—< AL/Jff(?0\ fJi: LA 
JUfltt.A s.'iuv,. h’!-6* i .tifiij,' îih'itï j-od jwràMdbi AsHu^rvip’üf Umvtrsiiv ol Toronto 
Pwii. |t97i|.-M SANCHEZ MAKI AN A ht wJr um\U ùi.j hUdruI MtmswnûddCuJ* 
ton. I 4 **" —Tfu-f, 1 . i' Eifjiia n " 1-iP 


48. Hidalgo,Juan 

Winm-j rcotiirvo «ta—XVII*™ siècle—2 f.; 22 * 32 cm — 

€. ‘Tomme Dw. como permîtes ■ 

m mm 

L HISTORRXjRÀPHIE du théâtre musical espagnol est représen¬ 
tée par une génération de chercheurs qui se sont spécialisés dans la ques¬ 
tion; il faudrait citer entre eux Miguel Que roi, qui a publié de nouvel¬ 
le' sources historiques, et Martin Mo reno qui a publie la ZarzucL de 
Duron -Salir cl amor del mundo» et aussi - la guerra de los giganies*. 

Le manuscrit que nous présentons ici, est de Juan Hidalgo, compo¬ 
siteur espagnol de musique religieuse et profane 11 est également fau¬ 
teur de «Tuflos divmos y humanos* Ce fut fun des premiers com¬ 
positeurs de musique pour Dopera: Celas afin del aire matan». sur un 
texte de Calderôn de ia Barca. Les oeuvres de Juan Hidalgo, Duron, 
j. Na vas, correspondent à l'épanouissement d'un théâtre lyrique qui 
démontre l'importance du XVEL" siècle dans la musique: nous assis¬ 
tons, en effet, à la naissance de b -zarzueb». qui sera l'apport de l'Es¬ 
pagne au théâtre lyrique universel ut. aussi, aux premières manifesta¬ 
tions de l’opéra. 

L'ouvrage du Danielle Becker englobe l'étude du théâtre espagnol 
au XVII "- siècle: Juan Hidalgo, Sébastian Duron, Francisco Garau, J 
N a vas. Scs recherches démontrent l’orientation nouvelle du genre lvri* 
que en Espagne après J. Hidalgo. Le vrai style lyrique hispanique tut 
b -zarzueb» en deux actes, d’influence italianisante. Cependant, Hi¬ 
dalgo et Calderôn exceptés, les espagnols n'abordent pas ce genre, â 
l'époque. 

BlULIOGRAfHlI 

HECR EK DA NI EL L L Le hspinico y lo icaliana ni d i»ao li n-so npuiol d-I mçJo XV11 i 
m• i iti Cm&m htonitum! i/iViW* rn .Xji'j mm Lijjtfwm ta Mùwj ift OrnAifJi. Madnd. V* : - 


49, Cervantes Saavedra, 

Miguel de 

JJ m$mm .hrJjij.v intr tjiKjrnt ir l'a .Vwk compurtio par Miquel «Er 
OrvjnifN Saucdrj dmgido il duque de Brjjt ufaiinJt de b Purhb 
■Jt Alrowr, sfnordf lis villasBc ùpifli. Cuncl tliirt;u:l}D5 —En Mj- 
drd: p>r lu*is de h Cucsti. vendent cm eau dr Frmnwà BabJrt, libftro 
dd rey m moi, !«6HI2|, 312, |«| f. a ■' -Cote &\ 2&*, 

A'2Q H . + -2 * 4 —Erreur^ de fdsitime—Relîucç pirdifmin i 
Ifr’j dures 

Cav 1111 

CETTE première édition d’un des romans les plus importants de b 
littérature universelle est une rareté bibliographique, non seulement 
parce qu’il s'agit de l’édition pnneeps d’un texte exceptionnel, mais en¬ 
core parce que les facteurs qui interviennent dans son impression et sa 
diffusion, en firent une pièce peu courante. 

La première édition du Quichotte fut extrêmement négligée errata 
fi profusion), manque d'accents, de ponctuation, erreurs de foliation 
et ce qui est plus grave, des morceaux de l'original tel le passage du 
vol de l'âne de Saneho Pana par (hués de Fasamonte n'ont pas etc in¬ 
clus dans l'imprimé. L'auteur ou le libraire l'avant constaté corrigea en 
partie ces défauts dans la deuxieme édition —également de Juan de la 
Cuestà et de la même année— et tentèrent de retirer de b areu b non 
le plus grand nombre possible d exemplaires. Si l’on v ajoute que le 
tirage n’avait pas été grand, il va Je soi que les exemplaires de l'edi- 


i;8 






r Calttnèa Jf b ftmj, Ptit&. Comodh de h liera, cl rjyo y b ptedrj 











































































































I t renaissance et SIÈCLE I) ■ O R 


non pnncqps sont jujolj rd'hui cxtremenient rares. 

Cette première édition lut inconnue pendant plus de deux siècles. 
La seconde impression de Juan de la Cuesta, quatrième dans l'ordre 
îles éditions du Quichotte, vint occuper la place de la première édi¬ 
tion ( estauXVlïI siècle que Bowle signal à cette édition rare, dont 
l'existence ne fut cependant pas démontrée jusqu'au XIX siècle. 
( 'est en effet à ViccntL- Silva que l’on, doit le travail de recherche qui 
aboutit a établir I ordre des éditions de Juan de la Cuesta. Il releva dans 
le Cara/iiffff ef Sp aflriij and Portage Bwks, Londres 1829. les différen¬ 
ces existant entre les deux impressions. Brunet dans son Muniirl Jrr Li¬ 
braire Paris 1830. rapporta la nouvelle et. c'est à travers ce Catalogue, 
ïuvrage de référence obligatoire pour tout chercheur et bibliographe, 
que se répandit l'in formation sur l’édition princcps. 

La date de publication de la première édition est du début du mois 
de janvier iNb; les exemplaires furent remis à la ■■ Hcrmandad de Im- 
presores de Madrid - a h mi-mai. Bien que le licencié Murcia de la Da¬ 
na a!firme à 1 "errata que «ce livre ne contient rien d‘important qui ne 
n or refonde a l'original», les fautes que présentait T impression, dé¬ 



vision Ou ne tint aucun compte non plus des formalités légales requi¬ 
ses ju Siècle d'Or pour que les imprimés pussent circuler: le livre sor¬ 
tit sans la licence du Vicaire de Madrid, sans la censure religieuse ni 
l'approbation civile du Conseil Royal. 

Mass lu succès obtenu par le roman fut immédiat; 3e Portugal ile- 
v.mçi d’autres éditions espagnoles: c'est avec une autorisation du 2b 
lévrier 16N5, que |orge Rodriguez l'édita. Il s'agit d une édition hâtive 
où l’on commit presque toutes les erreurs de lu première; de nouvelles 
erreurs s'y glissèrent Le travail de limage réalisé par l'inquisiteur ap¬ 
prouvant fray Antonio Freyre, acheva de gâter le texte. Pedro Cras- 
beek. imprimeur a Lisbonne, publia im média te ment une autre édition 
mu fureur reproduites les errata et les omissions de texte de l’édition 
pnneeps, outre les dernières butes et suppressions de forge Rodriguez. 

Francisco de Robles. le libraire qui était intervenu dans b première 
édition tenta de devancer ces réimpressions portugaises er il demanda 
h privilège d’impression pour les royaumes du Portugal et de LA ra¬ 
yon, lequel est inclus dans la nouvelle édition de Juan de h Cucsra. 
On corrigea dans celle-ci une partie des errata et le texte manquant y 
fur ajouté C’est a partir de cette édition que furent tirées les nombreu¬ 
ses éditions successives. 

HitmofpRAnfii. 

RIO RICO, n 21—CAUARUÜ 11 ,./■ I7M.-SALVA, l|. n " IS4.V—fAI.Al. III, p 
M —V E ]i H P ASTI m lin CU - L REUS- firWutfra ,uj m(i« èt ta > ■•‘■us sfr Ifr^rf St O 
viKit. Madrid, m. n " I -SIMON DIAZ. Vlll.n l? 1 ?-SUIVIE,n.^l -SÊRIS n * I -GL 
YANF.I I n 1 -Fjdifiuiîrt Ij. amilrs, ftmxkm por Frwnitu Lflpcï bhr*. IS"1 — Iîjkc- 
ta» I forcrii i icntîfico LiSî-rarii Tdduioioci, —New York Hispunic Soocty of Ame 
n- j. 3^3 —San Sébastian ÜiblitKeea Nikvi. ICM —ïrm' à fcpaiw, n - 


50. CERVANTES SAAVEJÎRA, 

MIC U EL DE 

> |r '”■> ; ■ • : > a .UdcM : ampunio jw Miguel <A< 

i ctv^hicï sjj,v. ir-j -Nur.i o.l unr pur la Ri/j! A. nîrrmi E^pabi»- 

U -En Madrid pmi : ■! J»njmii rhaira Î'hii -4 v ;!i 4 .— o t 
V M*. t.< >.\lv 1W F . |B| 1 •>. iiiv —( n;t |f, A-Ü" 1 A*? 1 . 
-A-.f A-/' 2A-2B" —r II ;|J| ils r H»| ! de srav — Cote || . 
A-Z 1 2A-2Z* 3A-3F’ .KV-h III |l| i XIV. 3re. p j»| ï de 
cm -Cote AB* A-/*. 2.A-2P* 2Q -i JV: (4 Mp.|fft|( de 


ürav.-Cott: []’. A-Z 4 , 2A-2V 1 2X\-(iriv dalrojcrapiiHjiifs -En* 
libmde DJo* \t J AkiïhO y Tûledo —Real peau brume 

R 323714 

QUARANTE-DEUX ans apres l'édition de Tonson, cette magni¬ 
fique édition espagnole est réalisée en l7Hty Le projet naît a rassem¬ 
blée que la Real Acadcmia tient le 11 mars 1773, lorsque Vitente de 
los Bios termine la lecture de son «ïïqrfo ,iV ,l%nri Je CfnuniH y jwicm 
Jf >n.v ohms*. L’Acadenna, satisfaite du travail, décide de faire une ■ edi- 
aon correct a y magnifie:! de Don Quijotê que es la principal y nm per- 
fecta obra de Cervantes, aiiadicndod trahit) de I Sr. Bios, porque ser¬ 
vira para dcscubrir las perfcccioncs de esta obra- 

L "imprimeur choisi fut Joaquin îharra et l’on nomma une commis¬ 
sion de trois académiciens: LardizabaL Bios et Tngueros, chargés de 
superviser l'entreprise. 

On suivi: pour le choix du texte, les éditions de Cuesta de 1W3 et 
IWK pour la première partie, le second et seul tirage connu jusqu'à nos 
jours datant de 1605, et pour ta seconde partie, i édition pnneeps de 
1613, en acceptant quelques corrections et variantes des éditions de Va¬ 
lence (1616) et de Londres (1738). 

On dérida de réaliser l'édition en quatre tomes in cuano, en com¬ 
binant quatre sortes de lettres; Texu>« pour l'oeuvrt » Rai n:gi n.i 
pour b préface, «Anastasia* pour les prolégomènes et "Entredos- ptiur 
la vie de Cervantes qui précède le roman 

[barra présenta a l'Acadetnia quelques modèles de lettres qui fvin oc 
refusés car ou les trouvait défectueuses et on décida une nouvelle fonte 
de caractères, en suivant les matrices Je la Real Biblioteca. sous b di¬ 
rection de foaqutn Gil. Le papier Lut commandé à la fabrique de lost 
Florens, en Catalogne, et finalement le 4 février 1777.1barri préseï : i 
les premières épreuves du Quichotte. La beauté des caractères 3Wf ec- 
cable harmonie des noirs et des blancs, font de cette superbi éditiim 
un exemple de b maîtrise d’ibarra dans le domaine de l imprimcrie 11 
utilisa pour la première lois dans cette édition, son invention pour sa¬ 
tiner le papier imprimé afin de taire disparaître les traces hissées p ir L 
presse. 

On soigna particulièrement les illustrations en choisissant les meil¬ 
leurs dessinateurs et graveurs attachés a 3 Academta de San Fem.mJi 
L'intérêt fondamental fut de réussir une mocographie du Quichotte, 
vraie et nettement espagnole On utilisa dans ce but, des types et des 
personnages nature, on copia les costumes et les accessoire s sur les ta¬ 
bleaux des pilais et on s’inspira de la riche collection de b Real Ar- 
meria, pour les armures et les armes. 

Sans compter les frontispices, il y ,i en tour 3f planches, i ' 1 sont h - 
smees par Antonio Carmccro. 7 par Joseph de! Castillo. 2 par Berna r- 
do üarranco, une par Joseph Brunete, une par Gcronimo Gil et m:, 
autre par Grcgorio Ferro Les graveurs furent: [ Joaquin Fabregaî. 
Francisco Muntaner, Fernando Selrua. joaquin lialJestei M.muel Sal¬ 
vador y Carmona, Pedro Pasaul Moles. Juan Barcelô et Gerônimo 
Gil. Les en-têtes, les ornements fin a b et les initiales, d'une grande beau¬ 
té de trait et d’une exécution délicate, furent dessillés par Antonu t 
Isidoro Camkero et Rafael Xirneno, plusieurs artistes contribuèrent â 
la gravure; 



rît* ( fivuttfi ■ S.r.rtTJ fj. Afrgwr/ El ingcnmsu hidalgo donQiiix <îe ■ -Mali 
cha 


I OO 





010751 

ELINGENIOSO 

HIDALGO DON (\VI- 

XOTE DE LA MAN CH A. 

Compuejio por ^hCigueide Cernantes 

Snauedrœ, 

DÏRIGIDO ALDVQVE de BEI A R, 
Marques de Gibralcon, Conde de Barcelona, y Bain- 
res, Vizconde dcbPuebb de Alcozer,Senor de 



Con priuîlegio de Caftilla, Aragon, y Portugal. 

£ M 0 % JD* Por luandelà Cuefta. 

Veadefe ea cala de Francifco de RobJes , libreto del Rey nio fcoor^ 






















PRIMERA PARTE 
DELINGENIOSO HIDALGO 


DON QUIXOTE 

DE LA MANCHA. 


CAPITULO PRIMER O. 

Que irai a de la condition , y exerticio del famoso hi¬ 
dalgo Don Quixote de la Mancha . 


. il un Lugar de la Mancha, de cuyo nombre 
no quiero acordarme, no ha muclio tîcmpo 
■^que vivia un hidalgo de los de lanza en as- 
tillero, adarga antigua , rocîn flaco, y gal- 
go corredor. Una olla de algo mas vaca que 
carnero , salpicon las mas noches , dueîos y quebrantos 
los sabados , lantejas los viernes, algun palomino de ana- 
didura los domingos consumian las très partes de su ha¬ 
cienda. El resto délia concluian sayo de velarte , calzas. 



de velludo para las fiestas con sus pantufloS de lo mes- 
mo, y los dias de entre semana se honraba con su vello- 

TOM. I, A 











Bîg* i 


r_- //rV .VJS. * :) ii /fi Vf I Æ 


./> riy.*V ffr/ î'f-j/j/jr /sx J‘x*r/ifin y ütfAsiKï? 








v 










E V;- '' 



















































































































































































































































il RENAISSANCE ET SIECLE D'OR 


On décida d’ajouter a Loeuvre une carte des voyages de Don Qui- 
jjotc, réalisée par Tonus Lopez, et un portrait de Cervantes* gravé par 
C.mnoru et dessiné par Joseph del Castille, d'après un tableau prêté à 
la Acaderma par le Ccrnde de A gui la, Le portrait, dans un cadre ovale,, 
représente le buste de Cervantes, entouré d'éléments décoratifs de ca¬ 
ractère ailégonuuc. 


Bien qu'on pensa d’abord que le tableau pouvait être le fameux poi¬ 
trail de JiureguL on démontra ensuite qu'il s’agissait d’une oeuvre du 
XVIII™ siècle, copie probable d'un original fait du vivant de Cervan¬ 
tes par Jaüregui ou par un autre artiste. En ce qui concerne l'icono¬ 
graphie cervantine, ce portrait a une grande importance, car, suivant 
['exemple donné par Kent dans l'édition anglaise de 1738, l’autorité et 
le prestige dont j ouïssait la Aadeima, le 11 refit sc propager si rapide¬ 
ment, que dans la plupart des éditions postérieures, dans les collections 
de gravures d’hommes illustres, dans les anthologies littéraires ou dans 
les Livres scolaires, nous trouvons toujours ce portrait ou l’une de ses 
innombrables dérivations ou réminiscences. 


Le travail préliminaire de D, Vice rite de los Rios, comprend la vie 
de Cervantes* avec un aparté indépendant qui recueille les preuves et 
documents justifiant la recherche biographique, une analyse du Qui- 
jotc, cest-a-dire une étude en profondeur du roman et un plan chro¬ 
nologique de l’oeuvre. 

Deux ans après, en 1782, la Acadcmia patronna una nouvelle édi¬ 
tion J’u ri j or mat plus petit, également imprimée par I barra dans un 
but de divulgation moins exaltant. 

Cet exemple lait partie Je la collection d un sévillan, I). José M J 
Asensiu y Toledo, grand spécialiste de Cervantes, qui, dans la seconde 
partie du XIX m siècle, réunit un grand nombre de publications sur 
Cervantes, d une qualité exceptionnelle, 


tflBl KX.RAWIIf. 

H S ASBEI iif lunitfÿfjT'-.;. fJi'n fjtaÿiVi P605-J. loitdon lh’H—J. (IIVANhE MAS 


HuMrijjidfiürJrCfnuHiri jidQupu \iM. m —A GONZALEZ PALÏNÇ1A <& 
tMHK> j.< Jri .. Maiims, 1**T —L ilSTEHl. U um* jV li iûUùim AL 
p Wtwco I'jWI—( î-M Jri RIO Y RICO 1 :jj": >■ fa v,,j.'h j.- i.rru-:- j f 

la tau.' .VUûnd. Wl -l klfs Y LLOSELLAS: Mj 0 fnfcain.j 4 L, -j. jr 
à Ormtta Snvtùa. .Midné. IG 9 $-l 90 i- 4 . RUIZ LASÀLA :Jvfét ta y Mira 

>n>m ; —ZjfâKüu. I%K —K 'SERIS Lr Urtwrif: 11 rrjft !rnj & fa WiçjüJi Üwirtjf >■! Aur 
ftM eAiùmtt dt Ikn Çjlii.wf <,ni atfrAdhtoPir, fompnw Jr Nftmj tditKr.f . mwUflfN'tif , r M fi às- 

r^E èwffjfjii'i, Lîfcnna, I'jSj.—| SLNt BENAtîES Ainiiifrafij inn\i ii ,j r-Ancuir? do •. 
vnpittfi Àodt J(0î ta ivr forubiu 1WT -lî VALLAUARES KOLIMN: On?™ y ml- 
•‘nrj uV k im^rciü Wiiin/ni, Madnd. !^1 


I 





SI EjrdnJrj. ffiii fijpd/rij Dcicnpdûn dd universel. 


SL Lii'iiriifw.Jtwtf btipiûra Description del universo. 


51. LAVANHA, JOÂQ BAPTISTA 

ü'f.î, Njpuîvj Jd t *irr y<m. —X V H 1 ”” iiédc |1(il3 —270 x 200 
mm.—Pipici 

Mss, 9251 

EN 1582. conseille par Juan de Herrera, Philippe |[ fonda 1 Aode- 
nua de Ciencbs qui ouvrit ses portes dans l’Alcazar Royal de Madrid, 
le 1er Janvier 1583. A rassemblée des professeurs avait assiste le por¬ 
tugais joâo Baptista Lavanha, né à Lisbonne au milieu du 
X V [■ " siècle. Le Roi Philippe IV* le Prince Emmanuel-Philibert de 
Savoie et le poète Lope de Vega furent d’illustres disciples de 
l'Academia. 

La van ha avait réalisé scs première études dans >un pays natal, mais, 
doué pour les mathématiques, le Roi du Portugal, Don Sébastien, lui 
accorda une bourse pour perfectionner ses études en Italie. 

Toute sa vie professionnelle s’écoula sous I influence de la Maison 
d'Autriche: c'est a travers l'Academia de Cknaas. que Philippe II mit 
en contact Lavanha avec la Maison Royale 11 lut le Cosmographe et 
Grand Chroniqueur de Philippe 111, poste qu’il occupa de même sous 
Je règne de Philippe IV. jusqu'à sa mort, en 16-24, 

Il enseigna à rAcademia les Mathématiques et Jj Ihéorie Je la Na¬ 
vigation. Ses explicitions furent ensuite recueillies dans ses livres de 


104 


















































qtax/xj C&uetUc i fôCiï, 6 u 

teôf e/Aqu-â-, Aà-ù L Sïccjttz &f 


■es amhn4&4iï& pâ{uett4 àcùis ç vcmw 
'u#ô CaÛmàL i j^tcvudo, eut m &lAt 




a^i-Z&udqtf. (itht 






















































RENAISSANCE ET S I È C L E D'OR 


science, Lun de ces ouvrages sriemitiques esc la Dcsmpridn dtl LViurr- 
:-Li r écrite expressément pour L Maison Royale et dédicacée au Prince 
qui deviendrait, plu^ tard. Philippe IV. U {fcïnjHÎw est un traité d’As¬ 
tronomie dans lequel - on décrit le Monde en déclarant sa forme et en 
prouvant h nature de ses parties, leur nombre, leur forme, leur em¬ 
placement, leurs dimensions et leur mouvement « L'ouvrage est inédit 
et ce n'est que par ce manuscrit autographe de son auteur qu'il est con¬ 
nu, signé par lui-même à San Lorenzo cl Real, le XX août MDCXIII 

Lavant]a, qui signe "juan Baptista de Ahuana», employa une calli¬ 
graphie cursive mais très soignée, a toutes les pages. Le texte y est pré¬ 
senté dans un encadrement garni de filets à l'encre noire et or; dans le 
texte sont intercalées des figures géométriques dessinées a l’aide d'un 
trait parfois mince et d autres renforcé avec de loi. D'autres figures 
astronomiques plus grandes, sont peintes Je façon exquise en minia¬ 
ture à l'aide de couleurs d or et d’argent Les titres des parties de l'ou¬ 
vrage, les initiales sont également enluminés avec les memes belles cou¬ 
leurs. 

Le manuscrit tait partie du premier lot que Philippe V fit incorporer 
a La Bibliotcca Kcal Publia, aujourd'hui Biblioteca National. Il est en 
outre décrit dans le catalogue des livres qui se trouvaient dans la tour 
principale de l'Altazar édifié sur l'ordre de Philippe l \, en 3637. 

Reliure en maroquin noisette avec des filets et des tranches dorées 
ci jaspées avec des Sers dorés de 1 époque sur le dos. 

ftlISLIOGMPUIt 

\ PltATOSTE Ml rtfflrijfïïtf. pâg>. I&M62.-C FEREZ PASTOK: MJ maiW™, Il pigi 
31 '-3^2 — M GAROA MIRANDA, -, R. 5ANZ. fîiogrifîis df don Juan biutntj Livjrïj. «i 
An\ Uir."i J. r^-irJ ! d pM rJ PhflJra if ijj OWra.v àt Sfrilftf, 1 91 1 pjg 1 ? 14- - M4 T —J A 

SASH.HEZ FEREZ: Aions^ra/ïii wèirJ puit Bsurirtfl btarj. Midnd, Rül AfidtlilU de Ckhois 
Esjdas, Fîulis y Nîtunles, 1934. Exp, Gm^^n," 18, pig, 25—j-M, LOREZ PINERQ: 
G j/fr it wlvujj. pigs IJ'. IM. 1*2, |h\ 231— J SIMON DI A Z Mkyjù XII. n 
3?WÎ-3 l R , 4 pjgs i-JHj&E? —U, t,- i? MfjtyAîfo. n “ JÛQL 1 — Sflflifff .'fie Ajjfs, n " 37. 


52. Ve ci a Carpeo, Feux Lofe de 

La jW tata —1613 —‘[131] f-, 217 * 145 ram.—C- -Lsîsæo, Que lui- 
djs jxm«Uv Turin FîCvOS> F. -A^i p» les disortos di lin h co 
mrdw Mu.* —IReliutc ius peuc* ftn signée Gnmâud, 2' 11 x 155 
dur.— 0[igjiK: Os uni. 

Vm 7-5 

COMEDIE autographe de Félix Lupe de Vcga. Un faux-titre ma- 
nusc ri t à c aractèrcs du XIX-' s lède p recède le tes te rectov e rso de 120 
feuillets. 

Ecriture bâclée a l’encre avec rectifications et ratures qui montrent 
bien qu’il s’agit d’un travail de correction. 

Deux numérotages y figurent: une foliation à l’encre —contempo¬ 
raine du manuscrit—et une pagination au crayon. La foliation débute 
des le commencement de la comédie, le faux-titre du XIX-'". celui du 
manu si. rit et la liste des personnages qui précèdent te premier acte n'é¬ 
tant pas foliotés. Par contre, 3a pagination au crayon commence au 
taux-titre contemporain de I"autographe. 

A la page 114, â la fin de la comédie, une invocation pieuse «Loado 
u'à d Sanmo, Sacra mémo. Amen», la date et le lieu «en Madrid, 1 2H 
Ji. abnl de 1613* puis la signature et le paraphe "topede VegaCarpio*. 

A la page I2U figurent la demande de licence et les licences qui sui¬ 
vent * Vca esta comedia d siertuno T homas Grazian Dasinsco y vis- 
ta me b trasga. En Madrid, 26 de octobre de 1613*, "Esta comedia in- 
titulada "La dama boba" se podri représentar reservando a b vista 3o 


que fuera de la lectura ofrceiere y lo mismo en los cantares y entre- 
meses y bayles. En Madrid, a 27 de octobre de 1613. Thomas Gracian 
Dantiseo*» «Dasse licencia para que se pueda représentai esta comedia 
conforme a la censura, En Madrid, a 30 de occubrc Je 1613* Suivent 
le paraphe et finalement une licence très postérieure autorisant la re¬ 
présentation de la pièce ainsi que celle d'un enfretfiti, en date du 7 ium 
1616, 

À l'exception du premier acte, les deux autres portent un faux-turc 
particulier Sun, sur une page à part, la liste des personnages qui v in¬ 
terviennent, L’indication du premier acte précède le début de b comé¬ 
die sur len-rétc du même feuillet. 

Reliure en cuir dont la teinture est faite en dégrade qui va du tabac 
au vert olive; il y a un double-jeu entre des fers dorés et a froid. Les 
fers dorés forment une bordure sur laquelle est frappé un losange cen¬ 
tral et les fers a froid ornent de façon échelonnée les angles formés par 



r 


Tl ? 

53 CMaén Jr i'j ftir.j, /■VJre El nugifo prûthgKMO 


les dorures. Les nerfs sont apparents et les emrenerls sont ornés ave 
des fers a froid. 

La signature Grinuud apparaît a l’angle inferieur droit du plat su¬ 
périeur Elle est du XIX’' 1 siècle. 

Lope de Vcga remit le manuscrit de la comédie, écrite pour elle, à 
l'actrice Jcrônum de Burgos. jeronima —la (ïcrarda de la Dorotca— 
représenta la pièce pour ia première fois avec un grand succès et La 
Jdïïia boba devint très populaire 

La première édition de cette comédie ne tint aucun compte de ce ma¬ 
nuscrit autographe Fermi les douze comédies qui figurait dans I édi¬ 
tion de "Novena Farte*, imprimée a Madrid par b veuve d Abnso 


tort 


.52. I Vifj C.’jFpri?, /yJjx Lapt Jf L J dima bobj 




















































































































































































































































































































































































































































































































































































Il RENAISSANCE ET SIÈCLE P ' G R 






Martin de Balboa aux Irais d’Abnso Pérez en U>37, La dama tafa est 
un exemple clair des métamorphoses que subissaient tes oeuvres dra¬ 
matiques. Des copies ma nu sentes des comédies circulaient entre les dif¬ 
ferentes compagnies qui les incluaient dans leurs répertoires: des dé¬ 
coupages. des addenda et tout autres genre de manipulations étaient 
fréquents, les acteurs adaptant foeuvre a leurs possibilités et au goût 
Ju public. Il manque, dans l'édition princeps de La Àmû bÿbr, des ti¬ 
rades et des scènes entières; son impression fut évidemment faite a par¬ 
tir de l’une des méchantes copies qui circulaient entre les compagnies 
théâtrales. 

La Biblioteca Nanonal conserve un autre manuscrit de cette comé¬ 
die du XVII " siècle sur laquelle se retrouvent grand nombre des va¬ 
riantes et des changements du texte de ï édition de 1617, Ce codex de 
fd feuillets porte 3e nom et le paraphe de Luis Ramirez de Àrellano, 
célèbre personnage du monde théâtral du Madrid du XV.II siècle, 
connu sous le nom de -El grau me mon a-* car il était capable de retenir 
les textes des comédies qu’il voyait jouer pour les revendre plus tard 
aux comédiens. Au début du texte se trouvaient les siglcs de son irère, 
Juan iù ni ire 7 de Arellano dit -El memorilla», à qui Ion peut attribuer 
une partie du texte de cette copie. 

BittiKxaiAFniE 

PAZ Y Mc:LIA l n 811)-KüCA.MORA: n.* 45JJ.—RENNHtT Y CASTRO: pig. 
t(fi—Editions Bjbknca Nitional. [93? pusimilj — k SCHWEWILL Unumicv -of Calh 
loniû Publtcitiom in Modcni Pliiklogy. 1918,—J GARCI A SOftIANO; Rm! Acjdeniiâ 13- 
panoli, 1929—E. jULJÀ MARTINEZ. Madrid, Hctnindû, 19.35 • Bibtiorca CUvia. 
tllXXj—^^rofwriij Lpjw Jr 1 r;o- Midnd UibliMec.» Ntfttfflal 193>.^£xpiui- 

<ii« atfii%Ka A.' ü'.vumfKo] BfwjRifîw y xquwtigkà à EfJdü Madrid, l'59, n ' 

Jr Efpüôj n ' 3 05. 


53. Calüeron de la Barca, 

Pedro 

ET priwïefjo:o — T6A" —172| i : 25 * Ifo' «un.—C, «Infemita 

dr.jfi,vnft :tuv dote phuscro im m Hitones - F. «fiirpççido a Dioj d 
ilitu v olkrb a cscm if denuevo- —ftehurc mosaïqués:ugmxCnnuud, 

230 x 167 mm —Origine Osuria 

Vîtr. 7-1 

MÀNiUSCKIT autographe de Pedro Caldeion de la Barca, écrit a 
l'encre sur 66 feuillets recto-verso, [lest précédé d'un taux-titre, d’une 
autre main, postérieur à b comédie, intitulé "El migico prodigioso. 
Comedia en très jürnadas de D. Pedro Calderon de la Barca*; suivent 
deux feuilles en blanc et la troisième et dernière conserve un fragment 
d’une autre comédie. 

Il y a des corrections et des ratures, Les marges sont envahies par 
une écriture prisée et nerveuse tracée a l'encre dans le but évident de 
fauteur de gagner de La place, ce qui le porte même a renverser le sens 
de l’écriture pour pouvoir y introduire des rectifications. Entre le pre¬ 
nne r et le deuxième acte, il laisse un vers blanc et, entre le deuxième 
et le troisième, seule subsiste la parue du verso du feuillet laissé en 
blanc par b fin de l’acte. 

Sur L page de titre, a la suite d une invocation pieuse, se trouvent 
le litre de la comédie, le nom de 3 auteur et la dédicace: Para ta villa, 
de Yepcs en las fiestas del Ssrnu Sacraniento ano de 1637» 

le premier et le deuxième actes portent une foliation propre, a l’en¬ 
cre. Le troisième ncsi pas folioté, 

Sur la reliure sont alternées, sur fond tabac, des encres vertes, ocres 
et vermillon, dans les quartiers que forment les fers azurés, Sut le car¬ 
touche ovale du plat supérieur, le titre et la date de l’ouvrage Les tran¬ 


ches, apparentes, sont dorées Les nerfs et les entre-nerfs sont égale¬ 
ment mosaïqués. La signature Grimaud se trouve an pied du plat su¬ 
périeur. Elle est du XIX siècle. On conserve deux versions de fcï 
mà£iw pmhym, celle-ci étant la première, recueillie par la manuscrit 
de la Bibüotcca Marion al, qui appartenait au Duc düsuna, connue 
sous le nom de -version de Yepcs* a cause de h dédicace a la ville fi¬ 
gurant sur 3a première page et qui fait allusion a la premiae représen¬ 
tation de b Gwrnhd qui eut heu le jour de la Fête-Dieu de 1637 La 
deuxième version se trouve dans la -Harte XX des comédies diverses 
jamais imprimées, réalisées par les meilleurs auteurs d'Espagne* et a 
été éditée i Madrid en 1663. 

La deuxième version est meilleure. Celle du manuscrit reflète une 
partie préalable du travail, les ratures et les rectifications qui y figurent 
Gisant allusion a la phase préparatoire de l’ouvrage, La comparaison 
entre les deux versions nous rapproche du travail de correction et de 
révision que k dramaturge faisait de ses productions la «version de 
Yep es» fut publiée par Mord-Fatio en 1877. 



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5.3 C'.jJJrwrj Jf la iiarin Ptdrc> Ei milieu prodigidsù. 


t7 prfliïÿiotf considéré comme l'un des meilleurs ouvrages re¬ 
ligieux de Calderon, se situe dans la ligne de ce que l’un appela les co¬ 
médies dites j dc saints», caractéristiques du baroque espagnol, où le 
sujet du repenti qui devient parangon de sainteté s accorde parfaite¬ 
ment a cette sensation de fuite commune aux moments du désenchan¬ 
tement que connaît le siècle 

La comédie que l'on compare d’ordinaire aux Fausts de Marlovect 
de Goethe puisqu’elle présente 3e sujet dit pacte diabolique, provient 
de sources que l'on retrouve dans l’Hagiographie espagnole, la legen- 


tofi 


53 (.jJiifTrt Jr i'j Baria. /VJ/ Et migico pr«dig:owt' 










^ VED ^ KTf IBVÆM B OMINO, PB O OMNI B VS. QVÆ BETKIBVI T MI HI 


| p^ Tzr'fr r r 

. d : ^(tefrartra fculpiorlfâaiit! 


- Il ç* 

















































































































































































































































































































































































































de de Se. Cyprien CE de Sainte Justine qui se trouvait déjà, avec quel¬ 
que!. van in ecs, dans le Hn> Sdurtorawi du Père Rivadeneyra et chez Al- 
fonso de Yillcgas. 

Le romantisme allemand lit Pelage de cette comédie et contribua à 
T internationalisation de cette oeuvre représentative de h plénitude du 
second sivk de Calderôn. 

i 

HlÜUOGRAFtflt 

PAZ YM EU A I. I%t —K s R KURT REtCHENBERGER MrqHMrj kaÛmh faCd- 
êtm. Kïs«J IW-ft MORE1-FATIG Heièofn Hrnnmgfr, 1877. Pjrtc VT —CALDhROS 
.'>! Li fïdflr • fouir- J9Sf-.SS i ifrlridf arrrf Jrd" dm./'idOT MlVyjpfy, Ultivcrwty of T O- 
«mto ht*, [l l >71|. un l*um —A VAiBUENA BRIONES: OéfJi Cmplau, h, |. pp 
n>5-642.—A VAL BU EN A PUAI Ziia^Mj, Ebiti, l*?S3.—'tojwjiflfHt fri TosreiKu-flffliaf, N* 
y œqmliqM dr EjfJirrf, Muirni 1959, n tl(l.-Tm Jf lypjâr, n ” 1% 


54. GRACIÂN, BALTASAR (S, I.) 

E Hrw dt i n iMudi' j u 5 C K .U j>J RV} 1 V .S D Er/ipne W ^imt- 
r. -XVft’ mr ütcfcHl|. ^ L E-j oi bl 22 * 16 m —Papier.—Re¬ 
bute bnllmdjj'ke 

Mai 6643 

MANUSCRIT d’origine inconnue qui devait déjà figurer dans ta bi¬ 
bliothèque de Philippe V, et est cité par Gillarde comme "Hflwpafr- 
jm 1 fMflércj ijüf debe imer tU, Dediautc a Felipe IL». Les catalogues 
des manuscrits de la üiblioteca National réalisés par Juan de Iriartc et 
Antonio Gonzalez en font état en ces termes et sous la cote S.206. 

Sur la page Je titre, parmi plusieurs qualificatifs du héros, qui sont 
barrés, on peut lire: B Mme de LG. êediüiào ci iVi 5-C.JÎ.AI. dei kty 
\.S fe/rppe d' quarto*; c'est la première oeuvre de Baltasar Graciân, â 
laquelle correspond raient les initiales L.G. de son pseudonyme, Loren- 
7o Graciin, initiales qui apparaissent écrites sur la page de titre de ce 
manuscrit, mais d'une autre main que celle du reste du texte. 

Farmdli le considère comme un * manuscrite original con correccio- 
nes dcl autor« et les recherches d'Adolphe Coster et de Miguel Romc- 
ro-Nsvarro prouvent, grâce à l'étude comparative des lettres autogra¬ 
phes de Graciait, que. aussi bien le texte que les nombreuses correc¬ 
tions Romera-Navarrcj en a compté plus de 1200) sont de Gradin lui- 
même (lecriturc a l’encre sépia, de type bâtarde, se caractérise par sa 
façon detre, perchée a droite, et ses traits clairs et réguliers, qui rem¬ 
plissent les deux faces des pages). Toutes les pages du texte gardent 
leur foliation originale à la main. 

Il faut insister sur un autre point, qui est celui de la connaissance de 
la méthode de travail et du. style employé par Je Père Graciân dans la 
composition de ses oeuvres. On observe d'innombrables corrections 
•sur les 43 feuillets les feuillets 2". 27, 39 et 43 sont vierges) surtout 
sur les Pmon> V, Xt. Xllt. XIV. XVII, XVIII et XX: un mot, ou 
une phrase, ont parfois été corrigés trois et quatre fois, ce qui change 
complètement leur sens original, 

Les corrections, quelquefois inintelligibles de ce manuscrit, puisque 
les mots remplacés ne sont pas biffe et qu'il n'v a pas de renvois dans 
le texte indiquant où doivent se placer les corrections faites en marge 
ou sur un feuillet a part, ont amené Romcra-Navarro à penser qu’il 
pourrait bien s'agir d'un brouillon sur lequel Gradin aurait corrigé le 
texte qu'il aurait recopié au propre ensuite. 

Ge manuscrit est dune grande utilité por éclaircir certains aspects 
obscurs de l'édition imprimée, Ainsi on trouve a la fin du livre auto¬ 
graphe, un éloge ,iu Coude Duque de Olivarcs, disparu dans ['im¬ 
primé 

110 


L’oeuvre s’inscrit dans le courant provoqué par la publication du 
Prince de Machiavel, Bdtasar Cnciin rassemble dans 20 «.primore*', 
les qualités —prudence, connaissance de soi-même, intelligence natu¬ 
relle, courage...— que don posséder l'homme supérieur, celui qui at¬ 
teint la renommée grâce a ses écrits, >a vertu, scs hauts tins ou sa po¬ 
litique. C'est lâ le »Heroc* de Graciân qui deviendra le -Politico* le 
* Discrète «... suivant le caractère dominant On y trouve aussi les ger¬ 
mes des thèmes qu'il développera dans ses oeuvres postérieures, de 
même que sa façon de les présenter, soit sous forme de ■pnmorcs* (le 
*Hcra>), d'aphorismes («Oracuk» ;, de discours - Agiriez*» ou bien 
de crises ( ti crûicdn*). 

Quant à la structure ces chapitres appelés «Primorcs» sont conçus 
de façon symbolique: apres une allégorie servant de titre, viennent des 
explications, des définitions, des exemples (influencés par Plutarque, 
Erasme, Giovanni Boléro... illustrant la pensée initiale pour terminer 
sur une exhortation finale, a b façon des moralités des fables 

BtBllQGftAPiElt 

M BA TJ LORE Un lus-tro dî nitudm gqcunot: 19îtë4%3, Eîi Ardimim Hnicmaun fooo 
iiiuJhu, Rony ((%>}, XXXIV, p 162-171 — M BATLLORI En m w i BJusir tira™ 
En Ardiivum Histonniin SocxtiEKjttu, RMpi(|973], XLIJ. p 355-3T4 —A. COÏTER. EkiO 
lüir Graojn. dudr bso^rap-Kinue fi rnnquf Ers Revue Hiüpjmijisc 11913;, XXIX \ 
347-75} —M ROMERA.-N A VARRU &tu4n> Af it «Ef Hrw- ^«crfuc oirr v.Hi- 
airrKïrarfs jr^filnr Miàndi CSC. IW6 


55, Gracjan, baltasar (S. i.) 

El Umt ' dit Lorenzo ÜNciin InfcnaWi,—En fto wp-ini* imprrtwon 
nucvinicntt cturcgido — En Madrid.; par Ditgo EHu, 1633—fx , 7i.?t 
P] en bl, 16 " —Cote f, A-I s —Sceau de Panul de Gayango^.—Re¬ 
liures pjTthnmn 

R, S36>5 

CETTE édition imprimée pat Diego Diaz, en 1639. est b plus an¬ 
cienne que l’on conserve de Lï Hewe du Père Gradin. Comme l'in¬ 
dique la page de titre elle-même, le texte est une «segunda impression 
nuevamente corregido*. 

L’auteur er est Lorenzo Graciân. pseudonyme adopté par le Père 
Biltasar Graciân —en raison de sa qualité de jésuite— qui signa ainsi 
toutes ses oeuvres, sauf «El Cûmulgûlori&*- 

La date de la première édition a fait l'objet d'une polémique: i atas- 
sa, en se référant aux éditions de -B 1 Ffftw*. lait mention de ! une d eh 
les "en Madrid 1630 en IG et d une autre «en Huescan publicada por 
Lasranosa en 1637, «dcdicado al Rcy nuestro scûor*. Nous pensons 
que la référence à une édition de J630 est erronée, puisque Graciân lait 
mention dans son texte â des faits qui se sont produits apres |63n; peut- 
être s’agu-il d'une confusion avec l'édition, m 16. , tirée a Madrid en 
1639, que nous commentons. Il existe des témoignages contemp^runs 
qui confirment l'année 1637 comme étant l'année de b première -•.li¬ 
non de «B He™> Soulignons b lettre adressée par Andrés de L z- 
tarroz a Lastanosa, 3e 2 septembre 1637, depuis Saragossc, où il est dit 
«Los passades dias me dio,... el amigo Juan de Garnit el Heroc de 1 o- 
renzo Graciân, publicado por v.m , y en él hay mucho que admirar, 
ver la concision de su estilo v los mistenos que en el se comprenden 
Obra es de poco volumen, pero de mueha compréhension* Citons en 
outre, 3e témoignage de deux des enfants de Lastanosa. C est ainsi que 
Vmcenao )uan de lastanosa, dans son ouvrage *Hahitatiw de musas 
ncreo de dcxt&s y mile de Wrtutuw*, louant le mécénat de son père en¬ 
vers Graciân, écrit: *les saco cor destreza de sus rrunos vanos escn- 
tos... contra su voluntad dio a la estampa El Heroc. \ lo iniprimiu en 


S4 Oman El hère* 







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ï I RENAISSANCE F. T S 3 È Ç L E D'OR 


Huesca y b ofrccib por rica primada al Rcy Ntro, St. el ano 1637» 
Par ailleurs, Hcrmencgildo Lasunosa, dans son manuscrit intitule *Rt- 
jjtmnr de lui A «tores mpfrsos t y mnuttfitos que Juébi de Don lïncmcit» 
Jmri de . ", mentionne ta dédicace Je Gradin dans son -He- 

roc que se rniprimiô en Huesca d aho 1637», Cette dédicace signée a 
( alatayud, en août 163", est recueillie par le docteur Vidania dans une 
collection d’éloges dédiés à Lastanosa par plusieurs auteurs, lorsqu'il 
publia son Tratodo de la moneâa jûquttû* , en 1681., 

En raison de ces témoignages, on pourrait penscr-et Coster le pen¬ 
se— qu'il existait en 1637 deux éditions de «B Htm*, l'une d’elles dé¬ 
diée au Roi, ainsi que l’atteste le manuscrit conservé a la ËibJûteca Na¬ 
tional de Madrid, et une autre dédiée à Lastanosa par Gradin, où il 
loue sa maison et son mécénat. Ces deux éditions seraient la preuve 
de la popularité et de la diffusion de cet ouvrage, de même que le té¬ 
moignage de Lastanosa qui, dans son ouvrages tSimmie medalUs dei- 
moàdas updifolrt» (Huesca, 1645) diten parlant de Gradin, qu’il lui 
avait procuré quelques monnaies romaines pour sa collection, et qu’il 
fut "celebrado por sus attifkiosos escritos, como lo publtcan el Heroe 
un p res h seis vezes en diferentes rcinos*. De ces six éditions parues en¬ 
tre 1637 et 1645, nous connaissons celle de Barcelone de 1640 (Simon 
Diaz en cite une autre à Madrid en 1640» mais rapporte aucun élé¬ 
ment de localisation ou source de référence), une traduction au français 
réalisée par Nicolas Getvaisc en 1645, outre la présente édition. Au 
cours du XVII ■ siècle, suivront d autres traductions de I ouvrage de 
Gradin, a l'anglais (1652), du vivant Je l'auteur, et à l'italien, à la fin 



Si Gm'iifiu t.dspmuj l'ÿnrpj inirorcus honori Fcrdmandi Ausrnci Hispï- 
nmum In fini h 


du siècle ! 1695). De nouvelles versions en ces Jeux langues virent le 
jour au cours du XVI11^ siècle, Elles furent imprimées en périt for¬ 
mat a diffusion populaire (an N. . in 16. comme l'édition que nous 
commentons, Cette édition in 16. correspond aux livres dits de po¬ 
che», à cause de leurs dimensions réduites. Il s'agit de plus, en ce cas, 
d'une impression bon marché et de qualité médiocre. On a utilisé pour 
le texte des caractères romains de grande utile par rapport iu format 
réduit, et des cursives pour les en-tête des Primai dont se compose 
l’ouvrage. 

Il convient de citer la réimpression de cette édition, réalisée par Cos 
ter en 1911, en consignant les variantes du Codex autographe. Ce der¬ 
nier signale qu'il utilisa deux exemplaires offrant de petites différences 
typographiques, l’un deux portant un colophonet des initiales ornées. 

Tant l'opinion d’Ustarroz précitée, que l'éloge —"Es muv donoso 
este bnnqumo aseguroos que conticne cosas grandes»— attribué au roi 
Philippe IV. auquel il avait été dédié, indique que t’oeuvre de Gradin 
reflétait bien les goûts de son époque. 

Sa grande diffusion et sa popularité sont mises en évidence par le 
fait qu'il lut meme imité par d'autres auteurs te! que loseph Laynez, 
qui, dans »£/ principe christmo»... (1641), ouvrage dédié au Comte- 
Duc d'OIrva res, a copié des pages entières de *El Mme* du Père 
Gradin, 


Bibuog&aphie 

A COSTER: Baluur Grmin, «urfr btogrjpSiiqui- « enuqur En fto'Uf Hu/wmaur ' H 
XXIX, p- 347-753 —A. CIÜ5TEH. Sur une mnmcfrçwi de Lêdurcm de EJ lier-.* A- l r : ■ . 1 
Jîiw Mjpffliqmt XXJIE, p. SW -I FEO GARCIA Brève Ktmlio de El Hcîm Je Gu- 
•nin En jBolcrin; it h L'nii'WÜLzd tit Sutfiigfl 1 ir Cfluipnstfif '''-i* 51-52 f ^ —B *- • !•’ A - 
U AN CT Hp#, i, on tin «tudtft flîptû dt Arturo Finmli: Miând, Nu —H GR A41 AN 
fifm^nSKÎn Jt ta rdittfn Je JéJ9, puMjitfda cm la w/uitfrï dri Cêdu iwü;j. k ’.Iji-j » • w*:\ 
éé suüff ptf- Molpkt C«to Cbinres. Ml. 


56. Gevartius, Casperius 

Pün/u jit.'mrM hi.wfn Fndiiwm/i Aunnafi — Aittuer- 

piai. tannin Mniraus, 1W| — |K|, IBS. |6| r |2A] pl loi v< 
an).—Vdlm 

R. 818 

L'ENTREE a Anvers du Cardinal-Infant Ferdinand d Autriche, 
nommé Gouverneur des Pays-Bas espagnols par son frère Philippe IV 
pour succéder a Isabelle Claire Eugénie, lut revêtue de toute la splen¬ 
deur qui accompagnait les visites royales i L époque baroque, et tout 
particulièrement dans les villes de Flandres et d’Espagne A l impor¬ 
tance d'un accueil cligne d’un Gouverneur —par ailleurs prince du 
sang— vint s'ajouter l'apothéose duc au héros vainqueur des suédois 
a Notdlingem succès encore frais dans la mémoire des organisateurs 
des fêtes qui eurent lieu en 1634, quelques mois après 3'heureux évé¬ 
nement, lors de l'accueil fait pat les habitants de Bruxelles. 

Les échos de la réception du Cardinal-Infant à Bruxelles, le 4 no¬ 
vembre 1634, ne s'étalent pas encore éteints que le Conseil de la ville 
d* An vers décidait de préparer avec le maximum d'éclat, la réception 
du nouveau Gouverneur et en jurait la date au 1 > avril de I année sui¬ 
vante. La ville voulut surpasser la splendeur qu'avait revêtue I entrée 
de Charks-Quint en 1520, telle du Prince Philippe (devenu plu> tard 
Philippe IL) en 1549 et celle des Archiducs Albert et Isabelle en 15W 
Le programme des festivités prévues pour l’entrée lut commandé a Ni¬ 
colas Rocfcox, Pierre Paul Rubens et Gaspard Gcvacrt ou Gevartius. 
Rubens fut charge de la décoration de la ville; il dessina les Arcs de 
Triomphe et les trétaux pour la réception et Gevartius en tu autant 


1 12 


$$ Gmiàn m Btihaw r El hcroc 







































































Vnlibro enano vn va - 
rongigante, y con brc 

ucs periodosjinmorta- 

les hechos. Sacar vn 

varon maximoj efto es 
milagro en perfeccio, 

y ya que no por nacn- 

». 











.Fê del Correct or. 

J 7 STE Jibrointitulado, 'El 

fferoe de Loren foGracian* 

eftà bien,y fïelmenteimpref* 
fu con fu original. Dada en. 
Madrid à. 12. de Abri! de 

1639. 

M-J ^ 

El Lie: Muret a 
dcluZUna. 























1 K TI Ci EUE JMl'EJUO h K Mi A tt l AM X A«î. "■IXN'Jt’: 

Ï'AVCti K>. JVB1ELC I [ £ ELT VF.HFA i AHE 3VPERIJ0* 


'X >.U 7 », 


NT R O ÏT V,S 


H O N O R I 

.'TIU’NLÜSEMI PÜ1NC1P1S 

FERDINAND! 


H 1 TA ■! ! A V il'<T -7 sTTlS 
S, R, E. C A R D, 
BEEtiARVjV ï E T B V|î CA ' M D10 N V> \ 
GVBIrRATC'IUS rtc. 


S P. Q. ANTVIRP 

D EC n E TA ET Al; ,K„ A T A 
C A iti ut a ?i .'i ri a .*>j I i ! 11 ji ,ift S ~ n h h. 
p::.« Viilan.i Asnrvr. RHa m Anij’j 


cdiiijima A tfit, n tu fus k-.ytî, 

A 1 ,- K A J ., MA El, A SV l E J. TJ L V Jf V V.. 

Pr.pn.UJt, I.wttfy .i T'lit PAVES 

Fl vFiE VJ iî £ .VUJ, imrntaf Jtt rHUnï 

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X-t'Anr.' ilnm-.'i.'in,' 

C Aâl* ¥. K. J VV L\ E v A tt I V S r 

i A-n hlihUmMrfiu AuntcipiilJH-’ 

i-J.-'l l.WTllA Ç.UJ.t’TSA >1. V.-.-j. nrj.’i, 

Im M.H Tj vK AUhttt'piJ' JH.' V? t*iir .Lr|in. *TJÜ 
4 kTjJj.'JÎl TIIF.C1: , J i. TVIPI N 
---I BniriF~.fi g 




m^JT^rX AtM- 1 1J L'JDOF,' a TVI-OES! 

































































































































































I [ RENAISSANCE F. T SIÈCLE D'OR 


I 


pour k travail épigraphique, Tous les artistes d’Anvers collaborerait 
avec Rubens. 

Ce qui n’aurait dû être qu'une manifestation artistique éphémère ac¬ 
quit un caractère de perpétuité lorsqu'elle iut recueillie dans un livre. 
Gcvartius se chargea du texte; les dessins de Rubens servirent de base 
aux gravures au burin de Théodore van Thuldcm disciple de Rubens, 
Le concours Je'- trois artistes permit à l'imprimeur Johannes Meursius 
de publier l'un des chci-d'oeuvres de la typographie anversoisc. Toute 
].i genèse et l’explication de l’ouvrage imprimé est contenue dans un 
magnifique frontispice gravé, au sein duquel les éléments architectu¬ 
raux renferment des portraits du Roi Philippe IV et de Philippe et son 
frère Ferdinand formant une scène pour entourer le titre dessiné par 
Gevartms de façon épigraphique: POMPA INTROfTVS HONO- 
Rl / SERENISSIMI / PRINCIP1S / FERDINAND! / AVSTRIACÏ / 
HISPANIARVM INFANTIS S.R.L CARI) BELGARVM ET 
BVRGVNIONVM GVBERNATORIS, etc. i A / S.P.Q. ANT- 
VERP. DECRETA ET ADORNATA f Cum mox a nobilissijnâ ad 
NORLIGÀM parta Victoria, ANTVERPIAM Auspicatissimo 
Aduentu suo hearet XV. K AL MAIIANN.M.DCXXXV. A rcus, 
Pcgmata, Icotiesq; à PET. PAVLO / RVBENIO, Equité, muentas et 
delineatas /Inscription!bus et Ebgiis ornabar. / Libro; Commentano 
illustrabat 'CASPERIVS GEVARïlVS LC. & Archigrammatieus 
Antuerpiamis, Accessit LAVREA GALLOANA, codcm Auctore 
descripta. ANTVERPIAE VENEVNT EXEMPLARIA APVD 
TIIEQP, A TVLDEN, Qui Iconum Tabulas ex Archetijpis Rubenia- 
nis dehneauit et sculpsit. Enfin, à la suite de la Censure de Gaspard Es- 
trix et du Privilège de Philippe IV, ANTVERPIAE / EXCVDEBAT 
JO A N NES MEVRSÎVS TYPOGRAPHVS IVRÀTVS 'A N NO 
SALVTIS M.D.C.XLL 

L’ilhistration a été enrichie par le portrait équestre du Cardinal-In¬ 
fant peint par Rubens sur gravure de Paul us Pontius; des vues pano¬ 
ramiques de 3a ville d Anvers, ainsi que son plan, s'ajoutent aux es¬ 
tampes d'Arcs de Triomphe, les trétaux et les carrosses du cortège re¬ 
produits dans leur totalité avec les détails des tableaux qui les parèrent, 
L effet, superbe, est éblouissant sur les exemplaires imprimés eu vélin 
et coloriés à la main. 

Dans la typographie, on a joué avec les alphabets; rond, cursif et épi¬ 
graphique. De petites gravures intercalées, à l'execution extrêmement 
fine, reproduisent les médailles et les monnaies qui ont inspiré l'orne¬ 
mentation par 3eur thème historique ou mythologique. 

On connaît deux exemplaires imprimés sur vélin: celui de la Bihlio- 
teca National de Madrid et celui de la Osterreich Sîaatbibhotek de 
Vienne, tous deux coloriés a la main. Un autre exemplaire sur vélin, 
non colorie, se trouve à la Bibliothèque Nationale de Pans, La bibliot¬ 
hèque madrilène possède deux autres exemplaires du tirage sur papier. 

La Pompa madrilène a du entrer a la Bihlioteca National dans le lot 
transporté de l'Alcazar. sur ordre de son fondateur Philippe V. L'ou¬ 
vrage est mentionne sur une page ajoutée plus tard à l'index de 1637. 
Il s'agirait de l'exemplaire ayant appartenu à Philippe IV. 

La reliure eM d'époque. Cuir grenat foncé sur lequel des lignes pa¬ 
rallèles forment un encadrement double de filets d'or au sein desquels 
se trouvent des ters ornementaux dorés à feuilles d'acanthe et des fleu¬ 
rons sur les angles du cadre supérieur; ces fers alternent avec des rou¬ 
lettes .1 froid renaissantes Des plaques métalliques unissent les plats 
aux broches. 


BtoUIDG BARBE 

tur •••'•. rs -Ml. 2 m -J R MARTIN 7« dnntfmt tn l*f /i/fi’i-'w.—fifrfr- 
. L.OIidofl, NfVi Yïitk. l'C] — I E MAC-CRATH r'i'mpj rjilKirliti: frtÀnùnJi Lon- 
Jftn UnnmKK JT! Tcih doaonl niccincigrihjJj ai Kuhcnkiu, Amtaiel —P BEÜKEK 

] 16 


Prwlmti, imiftrmtü As jh Thülrt » h )hr rn , Pins,. l'Mü—£a rmi Jyjifap. 

JirJfj, I)' 106 


57. QUEVEDO Y VILLEGAS, 

Francisco 

Pt&Vtàfm\a A Dm pflimAr jr lus ijtff L irirf^n y feaii if Jsj jm* it *1*1- 
lïfijn Ofttmu ^ tu Allia fR l'flj gu-jnoi y pm/futurnt* dtjpfr — Eft41 —[7H| 

I—Rjj k loi mm—Refaire en nur ralgc et fers dores, 170 x 1>> 
mm 

Vite 7-7 

MANUSCRIT autographe de Francisco de Quevedo El remplit r 5 
feuillets recto verso, précédés de [rois autres feuillets; le premier ma¬ 
nuscrit en caractères du XVIII" siècle se réfère a une lettre de Diego 
de Mendoza et porte l'indication: «ce traité de la Providence de Dieu 
est l'original de la propre main de Francisco de Quevedo*; un guidon 
de renvoi *V. 284.» qui répété a Sa main en tête de page, indique que 
l'exemplaire avait déjà fait partie du fond de la Bibliotcca Real Sur ! In¬ 
dice de mumittrifc*, hit par Antonio Gonzalez au XIX ™ siècle, figure 
l’entrée de ce codex probablement du XVII ( 1,1 siècle , Suivent deux 
fcuilllers en blanc. 

Ecriture à l'encre, très régulière. Las références textuelles sont sou¬ 
lignées. La foliation du manuscrit est faite au crayon. 

Sur la page du début du texte, apres le turc et l'explication du titre 
sc trouve la dédicace: «Al padre Maurido de Attodo de la Sagrada Re- 
I ixi on de (a Comparua de Jésus y lector de Theobgia en el Go le gin Ji, 
b riudad de Leon». Au verso, et à la fin de la dédicace, la date -1 de 
xbre 1641- et la signature -Fr. Tomas de Villanueva». 

La reliure, en cuir rouge, porte des fers dorés formant nue gr( eque 
entourée de filets. Au centre du plat supérieur et du plat inférieur, il 
y a un quartier rectangulaire lormé par un filet, et les angles sont arron¬ 
dis a l’aide de fers libres fl entonnés, Dos surchargé d ornements; tran¬ 
ches dorées, Gardes en papier peint. Elle est du XIX <n siècle. 

le Trâtùdo de la Prùvidmia de Dm a été écrit pat Quevedo au cou¬ 
vent de San Marcos de Leon où il fut emprisonné apres une subite 
arrestation, en décembre 1639, et ou il demeura jusqu'à la disgrâce lu 
Comte-Duc d'Olivares, en 1643. 

C'est au cours de cette difficile période de sa vie, que l'cvèque de 
Léon, Baitolomé Satitos de Risboa. consola et encouragea l’écrivain 

Quatre lettres que [iartobmé Santos de Risboa lui adressa montrent 
quel fut le processus de Fécrimic du Tratodo jV fj Provtdmia i k Du 1 - 
l’évêque lui procure les livres, conseille les citations à inclure, suggéré 
des changements et, tout cela, sur un ton affable et mesuré, plein dt 
modestie, tout en reconnaissant la valeur de l'écrivain et sa solide 
préparation. 

Avec 3a première lettre, l‘évêque envoie à Quevedo les oeuvres ik 
Forciro. dominicain portugais du XVI ■■ siècle et celles de Saint Jean 
Chrysûsiomc. Ëartolomc Santos, afin de lut éviter toute fatigue, sou¬ 
ligne l'essentiel. 

Les trois autres lettres accompagnent le renvoi de chacune des par¬ 
ties formant le Tratado —L'immortalité de l'âme, fin compréhensible 
disposition de Dieu pour les félicités. La constance et la patience du 
saint Job—, Dans la deuxième lettre, l'cvèque lui envoie des durions 
de Saint Augustin et lui conseille de prouver ses thèses a l’aide d exem¬ 
ples. Ainsi pour étayer l'affirmation que les dignités et grandes char¬ 
ges ne sont point des faveurs mais plutôt des châtiments il suggère ta 
citation faite par Nicolas de Lvra a L Eudes tas te Dcns un post-scrip- 

Tei Cm'diiite CisprtiMJ l-^ompa. inmutus hurnon Lmlinandi Auîiraci Hispa 
nanum fnfiniii. 






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JAKO,^ i A ÏT\ 

1 PAE^ •./ : LH<oR. 























































































































































































































I J RENAISSANCE ET S ! £ C l E D'OR 


luTii. l'evéque fait à nouveau preuve de déférence, en s'excusant de Fi- 
Llcgtbiliïé possible Je sou écriture et promet une copie mieux calligrap¬ 
hiée si la lecture ers est trop ardue, Dans la troisième lettre, il pondère 
l'opportune référence j Saint Augustin ei signale une erreur du ma¬ 
nuscrit. Dans la dernière lettre, il donne à nouveau son approbation 
au travail de l'écrivain: combien les citations d'auteurs qu’il a lui-mê¬ 
me suggérées sont pertinentes et combien les exemples a l'aide des¬ 
quels il illustre le discours sont didactiques. Il suggère en fui à Queve- 
do Je traduire à l'espagnol les citations de Saint ]ean Chrysostome et 
autres auteurs, puisque cela élargirait les limites de 9a diffusion de l'ouv¬ 
rage. L"évêque appuie cette pétition en taisant allusion à l'un des as¬ 
pects de l'écrivain où son génie brillait également; celui de traducteur 
et connaisseur des langues classiques: «costandole a Vmd. tan poco el 
traduarlas. y sabiendolo hacer con tanta gracia (eosa que aeiertan po- 
cos] debe Vmd. hacer este beneticio a tas que leyeren este discurso" 
Les quatre lettres de 1 çvéque Bartolomc Santos de Risboa sont im¬ 
primées avec la première édition du Tratada de la Providmcia Je Dm 
taitt à Madrid chez Juan Àriztia aux (Vais de Francisco Laso, en 1724». 
dans l'édition des oeuvres complètes. Les lettres sont datées des 23, 25 
et 30 août et du 25 octobre 1642. 

BruLKjëWPHE 

Edinorij Midnd ai U Impmua de Juan de Arizm, î osa de EranttStt Labo. 1730-24 —Ma¬ 
drid m U tmiprenu de SincEu, P'JtM,—Madrid Biblkircci de- AuïOf« EspocnoËR^ XLVIII.—L. 
ASTRANA MARIN Madrid AgmUi. 1^41.— CjuJ^i? it tu Jt J,ah Frmifit if Qufvt^ 
mtA ififiifiLiJüHi p iifJriydjs.. Madrid. B.A F....XXIEE, pâg. IXXXVi,—J O CHOSBY Cira 
fnfj f. ! wWiiA Jii'iu- it Qutt'dc, Londres, 1975—ijpwjfïffl Mtotyiu if f ifi- 

iïimrHrd }■ ar.jwïïfôjîtp 'it Bpjtli. Madrid. l'îîSI. ai/' 419 .—Team if tipaiw. ri." 108. 


58. Marseuar, Charles 
Philippe 

.Sfr mies uni /fjjjHitJtiwiti fAmnpu fiulrfuttins CWi l Vi» 4 IW jjit btfEctiftr* 
r iN#h«fiJ n. -ie jffjji/ #ii»n sfon, i^Jf rt jijb ifjitfrwü. |Qro- 
lus Rbî de MarselLirJ —JBnmDic s r»,, Uvt 2 | —12 |i , | 1 | f degnv., 

:n-i..î —^hj sürc ■.hjlu^rapbquer-Vélïft et pap«r —Sceau de 1 j Bi- 
Hwtta Real—Rdiüue peau. 

Et m 

LA chasse apparaît généralement dans les livres illustrés du 
XV31 " siècle sous ses aspects les plus décoratifs et cérémonieux. 
Comme la genette et F escrime, Part de la vénerie fut une condition in¬ 
dispensable de l'éducation des nobles, Dans toute l'Europe, des livres 
furent publiés ayant trait à ces matières où l'illustration réalisée en par¬ 
faites chalcographies est, en quelque sorte, le protagoniste du livre La 
clientèle aristocratique a laquelle ces livres étaient diriges exigeait que 
leur publication soit toujours un objet distingué et de luxe. 

En Espagne, le livre de chasse avait une longue tradition et des an¬ 
técédents aussi exceptionnels que le Lifrm de Afonrrrid d'Alphonse XL 
manuscrit conserve à h Biblioteca del Paliacio Real de Madrid. Au 
cours du XVII siècle est édité l'Oipr y digiiâaé k /a mzj de Juan 
Mateos iMadrid. Francisco Martinez, 1634) singulièrement important 
où les gravures sont le document graphique dune journée de chasse à 
contre de la Camille royale. 

a 

Le livre dédié par Charles Philippe Marsella: au Prince Balthasar 
Carlos n est qu’un prétexte pour lui offrir une splendide gravure de l’é¬ 
cole flamande. Le format du livre (510 mm), remploi de deux sortes 
de matériaux différents pour son execution, le traitement s pénal de la 

11 s 



POS1 K LU 1 A i l 


—T**. • 


■** - 1 i. a» ■ ■■ Ihi ■■ 1 - 

s e R f: n r s s i m v s primep s 

B A LT H A SA R CA ROLV5 

HÏSPANt t M PER II FVTVRVÿ OLIM ARMTER, 


53 -UjEiWkr, Charles Philippe. Sercnwimi Hispaninum. 

chalcographie et la typographie utilisée font de la Vmtio une singu¬ 
lière publication. 

Une allégorie typiquement baroque est le motif de la page de titre- 
frontispice qui ouvre le livre. FJ le est réalisée sur vélin (495 x 3Hi 
mm). Au centre du champ visuel une dalle avec l'inscription du tim 
et la mention des destinataires est surmontée par trois bustes: le dieu 
Mars sur un piédestal, flanqué de Minerve —à droite— et de Mer eu r; 
—a gauche—. Un merveilleux paysage flamand sert de fond .t l’estam¬ 
pe; à droite de la dalle, un veneur royal s'incline devant le prince Bal¬ 
thasar-Carlos, qui lui tient son fusil déchargé. À gauche, un jeune ve¬ 
neur montre une peau d’ours portant les armes royales. Au pied de U 
dalle gisent les deux pièces que le prince vient de tuer, un taureau sau¬ 
vage et un sanglier. Deux chiens courants eu laisse contemplent Lagu- 
nie des animaux. Mars, dieu de b guerre, symbole de h force et du 
pouvoir, Minerve déesse de la guerre et protectrice de FArtiquc 
symbole de l’intelligence et Mercure, dieu du commerce, s’unissent au 
prince. Le style baroque est rendu par b présentation simultanée de 
deux plans différents; la scène réelle J un moment de b journée de chai¬ 
se et la scène iréelle des dieux qui y président et qui introduisent dans 
le développement du texte des significations nouvelles et différentes en 
changeant le sens primitif de l’image. 

A l’exécution impeccable de la chalcographie signée par Cornélius 
Galle, se joint la beauté que lut apporte Je coloris ajoute par U suit.: 
douceur et nuances de tonalité dans le paysage, estampage des fonds 
accidentés qui se fondent dans le ciel et vivacité et couleurs des vête¬ 
ments des personnages et des animaux sanglants. Les caractères épi¬ 
graphiques du titre et le nom des destinataires —une note supplémen¬ 
taire pour rendre l image plus solennelle et b rapprocher de I antiquité 
classique— ont des touches d’or 

Cornélius Galle réalisa le travail à Bruxelles en 1642 El appartenait 
a une famille de graveurs issue d'un des maîtres les plus importants: 
Philippe Galle, créateur d’une école d'excellents graveurs au burin qui 
travaillèrent, presque exclusivement, pour l’illustration des livres. 

Cet exemplaire, bien que multiple puisqu "imprimé, devient une piè¬ 
ce unique de par son traitement spécial, il a été la pièce de présentation 




57 Quevtih y Villffta, Franowa Providcncu df 1 *im. 



















































































































































































































































































































































































































































I E RENAISSANCE ET SE t C LE D'OR 


créé pour b h mille royale. Le prime Balthasar Carlos, personnage 
avant joui Je toute la sympathie et de La (faction Je la cour et du peu¬ 
ple, fut lui des modelés préférés des artistes du Oro, Son ima¬ 

ge apparaît fréquemment dans les livres qui lui étaient abondamment 
Jcdics. ( e fut un des modèles les plus appréciés de Diego Velâzquez. 

HuHHMOtAllN 

M F U N K lt ftnr W f r a P 3W7.—LE B LANC: p. 2KL-WURZBACK p 

i^ifi — KKAMM II. p 5tHl —NAtrL.F-K. IV. p — tajwsiiiiw B w m lt R&lwtm Sm&- 
■ijJ. hRW, » Tfii*p> Jr üpiWii, r "56 


59. CONCORA Y ARGOTE, LUISDt 

I hSf r- Jî f) ( [ I fl| | ir (rtUfifiVd l'.'iih jJj i niir.'ii.'iti'Jvü? iiM i*J JMtf D .Alt- 
iiufii* E L'.iiu /Hfiirif ii Li iitf, .SiTinp Jr Rtfisv-mJ W kiii» 1 .ftihn D. Qu- 
pjt Jr (jM^nuii. (.iwJi Jr OliliAn. i 1 jiiynr Jr SjnfutM U jltfjw fhi-Ji- 
jji ai rrr- iivmh ■ - INC — i v —VJm —MrJiiiif pdü. 3N 1 K 17ü n»m 

Ko aS bis «et 4ù 

t LS I' tin livre important puisqu'il s'agir d'un des sommets de la 
poésie espagnole du Siècle d’Or. 

Date Je UûK le 12 décembre ! dédicace). Manuscrit célèbre et 
luxueux, en vélin, préparé par un ami et admirateur in Huent du poète. 
Un ne connaît pas le nom du copiste. 

Caractère calligraphique castillan, détendu, incliné à droite, aisé, 
avec quelques liés élégants, sp, st, aux traits bien dessinés et très lisi¬ 
ble. pari ois discrètement orné de volutes dans les traits de 3a fin ou du 
début des lî N.M et quelques autres lettres. 

Les mots sont penséparés. 

(limions au pied du centre du plat entre les deux lignes Je la bordure. 

Encre nuire pas trop oxydée, 

I rois volumes de IX î. .124 pag., 5 I.; Eli E. 34V pag, h t. et I 1. IÜH 
pi g 2 31J x 190 HiiÏÏrnHcnÉ's. 

Les vers sont écrits à une colonne, même ceux de une inmor. 

i a livre présente des faux-titres joliment décorés de fleurons pour 
séparer entre elles les séries établies: aspects réthoriques ou métriques 
sonnets, buttants, quatrains, etc.) et ensuite, par * matières* (héroï¬ 
ques, morales,, érotiques, etc) Les feuilles de * contenus * (faux-titres) 

1111 des doubles frises de roseaux ou de demi-roseaux avec fleurons 
aux ititers il les des côtés et des sommets des angles. Les feuilles cour¬ 
tes ou blanches portent également Je beaux fleurons au centre. 

Décor de bon goût, mais très abondant, eu ce sens qu'il révèle 3"in- 
teufion de réussir un livre spécial, distingué, élégant, digne de la va¬ 
leur dt Ion v rage que Tou [misent et du grand seigneur auquel il va 
être offert. Toutes tes feuilles ont une double bordure géométrique. 

Le manuscrit est 3e reflet des imitations réciproques entre imprimés 
ct manuscrits, a une époque où fart typographique est pleinement im¬ 
planté, quoiqu'on décadence, à cause de la mauvaise qualité du papier 
ei du vieillisse ment des caractères grossiers et usés: il n"a pas seulement 
une page de titre au Jébui Je sou premier tome, mais aussi, un 
frontispice 

La page de titre, aux caractères abondants du lait de l'énumération 
des titres du Comte-Duc, a une dédicace plus inspirée par le compila¬ 
teur que par le poète lui-menie. dont le texte est inscrit dans un ovale 
couronné par les armes du Comte-Duc, tenu par deux angelots ailés 
qui s'appuient mit des pattes de meuble terminées en griffes de lion: 
sur un piédestal a double saillie, aux figures allégoriques ct a la devise 
insulte sur les abaques («Cedit Minervae Phoebus. Vivit et Minibus 
timbra h, et un uriom he d écusson où l'on spécifie un détail du titre 





91. ( ,i[iFj((if.r jr AiipL’fr, Lut» de. Obtas Je I) luis de Cîtsiigtifi 

L’ensemble est couronné d’un phylactère portant ta légende * Philip 
IV. MuniEàcentia*. Bien que le titre et l'auteur ressortent du lait qu'ils 
sont au premier rang et en caractères plus importants, il n’en reste p;i 
moins, que le nom de l’éditeur du manuscrit est dûment mis en va¬ 
leur. A b suite de la page de titre, vient la lettre-dédicace, sur deux 
plats, avec 3a signature autographe du compilateur 

Le frontispice est formé d'un portique architectural avec une fenêtre 
à pilastres (surmontés de boules du style Escurtal) où sont adossées des 
têtes d'anges d'où pendent des guirlandes. 

Au milieu, inscrit dans un rectangle aux triangles courbes, un ovale 
où apparaît le portrait du poète a fige de soixante ans, dessine à la pl s 
me avec la. technique du burin. Au bas de Ej fenêtre pend une tarée 
aux profils irréguliers et avec des guirlandes de chaque côté I )ans !' m- 
brasure, avec un D initia] de deux lignes, le Imita ni (mis dans la bou¬ 
che du. poète mais J'auteur inconnu): -De amiga idea. de vaticine 
rnano...» et au pied, les sigles A. A M L Sur la corniche, un ovale en¬ 
tre guirlandes sur le champ duquel figure un ccu portant les armes de 
(idngora et des Àrgote. Le portrait est présenté a la manière des célé¬ 
brés portraits du Lfe de Francisco Padkfo. Le nom du peintre belge 
auquel il est dédié est inconnu <>A un pmtor flamenco haoendo cl re- 
tralo de dondc se copio cl que va al pnncipio de este libro* ) un sonnet 
de Gôngora -I iurtas mi bullo y euartdo mas 3e debe» qui figure romc 
I. pag. H6. 

Les trois volumes sont reliés en maroquin vert du début du 
XX " siècle, par F, Bedford. Au dos, les dorures disent: ■ O bras de 
Gôngora. Tomo E, II y NI- 


I 20 


S" Qwflvdf» p t TTffijHif./ rjNLMÉ,- fWidrncu de Dk» 








































5 


Vn <m£tû 4 Am ma, Ainidt stt P&çxOi - 

Cta, cwite&o TnafpziuU &nié>c^ 

tô wftric z l£u£zj an aJÿUïtes ntrrc - 

Î1#£ iPrtnc (frMv?2-e- < n & } &>n afï'rnt . 
Arj0<z/>s?c?K^ tàmêp vnj^ervcA 

CHcrfio, >nal ?ersHazùrfc 0 &t??z 

Ao ‘ lAicrt£?o. €>tn h pfJypr ficmpej 
fiaio •'*" —-- ^--1—A - Ar?-- 





Gfy ^ * fa ^09)4 ^ fïtti&tûb €£ 

Mtnsxjt'r'o , ùn VâCztfûSH^etttc, ad /- 
£n cùsc @ué ét UlcCo cn &i AeA/cntp?/^ 
CcnM?x f pttfaArctS, 
di MrrrtKco ftfP ty£j&s t > j£>£0) isreje tt- 
p(p cpTito ç*hrishcwp. &u fCftr a cfô- 




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Put fi y Tncjcf cptzi Atr*<sriTVïzp /%£> 

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tcicü & ÿercdkAatci YÛvdo*uStfp~ 
Tnarct pC&nsejfe AL Ar'tA&éefa 
TfpurcYt&tiïdc- Jtm t 0ê 

pero ueVe^AcuCm, 



Aut% M'unir TU/aAen PHfn Af'fpYdcKj 

ûsi^Ht' cri eri*MtiKJl&iA ti /nprtnt) 











U RENAISSANCE ET SIECLE DO tt 


L'entrer du manuscrit à h Bibliotech Nacional a eu lieu» via Gayan- 
gos il avait appartenu auparavant a Sancho Rayon). H n’est pas sût 
que le livre air effectivement appartenu à la fameuse bibliothèque du 
Comte-Duc qui était. semble-t-il, grand admirateur de l'oeuvre de 
Gûngon (PelJiccr 3 y consulta-i-ilr). 11 aurait été curieux de pouvoir vé¬ 
rifier le prix auquel ce bijou aurait été estime à l'époque de sa paru¬ 
tion, lorsqu'il entra dans la collection d’Olivares. 

A une époque ou les poètes n avaient cure de faire imprimer leurs 
compositions (lorsqu’ils ne s’y opposaient pas carrément» par orgueil 1 1 
alors qu'elles circulaient en copies manuscrites qui étaient même ■* ven¬ 
dues au prix fort", du Pcllicer, des encourant ainsi le dou¬ 

ble danger des fausses attributions (peut-être pas toujours bienveillan¬ 
tes ou innocentes) et de la détérioration progressive des textes; ni Que- 
vedo, ni Lope de Vcga n’eurent ia chance que leur oeuvre ait été re¬ 
cueillie avec le soin et l'amour donc fit preuve Monsieur Polvoranca à 
l'egard de celle de son ami Gongora, Le manuscrit Chacon (postérieur 
a l'édition imprimée réalisée par Lopez Vituüa. incomplète et pleine 
d'errata et de défauts) vise a être complet et (du lait qu'il consulta l'au¬ 
teur ) tend a rendre des textes, iidèles, authentiques, avec des dates de 
rédaction et quelques notes révélatrices d’allusions ou explicatives de 
circonstances. De son te que la simple omission dans ce manuscrit des 
fausses attributions au poète, équivaut à leur exclusion comme 
apocryphes. 13 est dommage que la collection ayant été achevée peu de 
temps apres l.i mort du poète, on n'ait pu consulter celui-ci pour tou¬ 
tes les compositions et que le collecteur ait donc introduit quelques 
oeuvres admises, de son goût («en général on les a. considérées de Don 
Luis») pas toujours avec bonheur, suivant les critiques quL ont pu dé¬ 
terminer l 1 inconsistance de quelques attributions. Même la partie corri¬ 
gée par l'auteur, fait parfois l’objet de quelques réserves mineures, par 
exemple la datation basée sur des évènements historiques. Mais, dans 
l’ensemble, le manuscrit Chacon est en quelque sorte» l’oracle gongo- 
rien, le canon textuel de l'oeuvre du »cisne dcl Betis». 

UlEÜ.IOGRAPHJI. 

Eâmofi Foukhe DcSbost. New York, Hispamr 5onrty. 1921,— H FÜULCHÉ-DtLBOSC 
Mûtes sur trois manuscrits do oeuvres poétiques de Gongora. W.H., VU. 190(1.—J DQMIN- 
(>UE.Z ItORDONA MinUninm .iri Hup .ibki v XVIII.—I EINTRÂMBASAGUAS: En 
rruifru* JorrJjii.' m h ftEne^u'.lïj jV Madrid. 1%2.—L) ALGNSQ, forndr-ns y map 
Miiind, 1955 -DOMINGUEZ BOFtÜÛNA. n * M.-Twm It Eyw, n \M 







■ > 



58 . Mander, { Jwi'u ■ Vkihyft Seremssimi Hiqunintim 































































































































































































































































* 





Jà ^l'iUUtl 

jim. 






in v. cf itjc. 



































































































































































[II. le x v l ] P** Siècle 


François Lôpez 

^ Un]vcfsj[t de Botdejux K) 

* l INDUSTRIE typographique espagnole a été victime, comme tous les autres 
secteurs de L économie, de la terrible crise où s’est trouvé plongé le pays, de 
1640, date limite que Ton assigne au Siècle d'or, au milieu du XVI1L siècle. Rui¬ 
nés par la concurrence des centres d'édition étrangers qui écoulent dans la pé¬ 
ninsule de nombreuses impressions en langue castillane sans que le pouvoir civil se soucie de 
les en prémunir, les ateliers d'Espagne, durant cette longue période, produisent surtout des ouvra¬ 
ges de peu de volume, faute de capitaux pour affronter des entreprises coûteuses. Il eut fallu, 
alors que l’Espagne était envahie de livres français, italiens, hoHandais, dont rien n'entravait l'im¬ 
portation, imposer une politique protectionniste, comme l’avaient fait d’autres nations. Or le 
très long règne de Philippe V (1700-1746), le premier Bourbon d’Espagne, s’écoula sans qu’on 
fît rien dans ce domaine, malgré les plaintes et les propositions de plusieurs typographes bien 
conscients qu’une grande réforme était souhaitable et facilement réalisable. La seule nouveauté 
de quelque conséquence que Ion doive signaler durant la première moitié du siècle est la cen¬ 
tralisation des permis d’imprimer et des demandes de privilèges, qui affecta à partir de 1722 les 
royaumes de la Couronne d’Aragon jusque la autonomes. Seule la Navarre continua dès lors a 
bénéficier d’un régime particulier. 

C est vers la fin du règne beaucoup plus fécond de Ferdinand VI, qui vit s'ébaucher de vas¬ 
tes projets et poindre enfin les Lumières, que d'énergiques mesures furent prises et appliquées 
pour arrêter l'invasion du marché hispanique par les productions étrangères. L'Espagne ne pou¬ 
vant encore faire tous les ouvrages en latin qui lui étaient nécessaires, on interdit du moins l in- 
troducrion dans le royaume des livres imprimes en castillan au dehors.. Ces nouveaux règlements 
de 1757, qui devaient d'abord se heurter à b résistance acharnée des grands libraires, habitués 
depuis toujours à tirer d'autres pays des éditions dont la vente leur procurait de grand profits, 
allaient naturellement se révéler très bénéfiques pour les imprimeurs, et û devint plus fréquent 
de voir les mêmes gens cumuler les fonctions de libraire, d éditeur et d'imprimeur. 

Quand sous le règne de Charles III (1759-1788) se font sentir les effets conjugués d’une 
conjoncture économique globalement favorable, d’une remarquable croissance démographique 
et d'une plus saine administration, d'excellents typographes, tels que (oaquin Ibarra et Antonio 
Sancha à Madrid, ou encore fienito Mon fort à Valence, peuvent donner toute la mesure de leur 
talent. C'est alors aussi qu'une Imprimerie royale est installée au coeur de la capitale, après que 
s’est constituée une Compagnie Royale des imprimeurs et libraires, chargée de fournir à l’E¬ 
glise ses livres liturgiques jusque là imprimés aux Pays-Bas; 

Si l'on ne dispose pour le XVIII 0 siècle, non plus que pour les époques antérieures, d’au¬ 
cune statistique bibliométrique, on peut du moins aprreaer le rapide et vigoreux essor des arts 
typographiques dans la capitale et en province en comparant les chiffres suivants puisés aux mei¬ 
lleures sources. En 1770, Madrid, avec une population de quelque 15fl.CK.Ki- habitants peut-être, 
possédait vingt-trois imprimeries équipées au total de 111 presses. Deux seulement en com¬ 
ptaient plus de 12: celles de Joaqum 1 barra et de Francisco Marin. En 1792, vingt huit ateliers 

125 



Sj!w5ü<i Criqiuj, Grpp Conjuration de CjuEsn-i y peru dé Yuprw. 




SIÈCLE 


t I t LE X VI n ,mr 


étaient en activité, dotés Je 209 presses. Les plus importants étaient ceux de Benito Cano 24 
pressesj, de l'Imprimerie royale (21), de 3a veuve Marin (21 ), de Gabriel Sancha , 16 . de la veu¬ 
ve 1 barra (15), de José U mm a (14) et de Placido Bareo (U). 


Le volume des annonces de livres publiées dans la Grtrtto <k Madrid et les titres recensés 
dans la première ébauche de bibliographie nationale,, la Biblioteca periâdka qui parut de 17K5 a 
179î, donnent à penser que le développement de ta production fut très considérable, non seu¬ 
lement dans la capitale, mais dans les principales villes du royaume En effet aucun centre pro¬ 
vincial ne fut sacrifié à Madrid, et une indéniable prospérité se manifesta a Valence et à Barce¬ 
lone notamment. 


Pans 3e même temps tous les arts du livre se mettaient à fleurir. La fondation de l'Acade¬ 
mie royale des Beaux-arts de San Fernando en 1752 avait été le prélude et l'origine de ce re¬ 
marquable épanouissement car beaucoup des meilleurs graveurs d'Espagne s 5 y formèrent et 
contribuèrent à donner aux ouvrages sortis des presses d'I barra, de Sancha, de Mon fort, de l'Im¬ 
primerie royale, leur élégance et leur grâce néo-classiques. Comme dans d'autres pavs, les pein¬ 
tres participèrent à cette oeuvre collective. Ou retiendra les noms de Mariano Salvador Maella, 
Antonio Gamicero, José del Castille, Gregorio Ferra, Luis Paret, et des graveurs Manuel Sal¬ 
vador y Carmona, Fernando Sel ma. Pedro Pas eu al Morales, Joaqutn Fabregat, |uan Barcelo, 
joaqufn Bail ester. Francisco M un tan et. Mariano Brandi. Juan de la Cruz. 


Le souci de doter l'Espagne de tous les moyens nécessaires au développement d'une pro¬ 
duction pleinement nationale incita le Gouvernement i interdire en 17581’importât ion de livres 
étrangers reliés et à importer les matières employées dans le métier de la reliure, A cet égard 
les meilleures productions espagnoles de l'époque se caractérisent a la fois par une parfaite as* 
similation des styles français (la reliure dite «à la dentelle» surtout) et par des formules origi¬ 
nales, dans la teinture des peaux (la «pasta vakneiana') dans les reliures «de cortina*. 

Les quelques caractéristiques qui viennent d'être mentionnées sont celles qui attireront aus¬ 
sitôt l'attention du visiteur. 


D’autres choses qui importent beaucoup aux historiens du livre et qui ne sont guère ap¬ 
parentes doivent être aussi rappelées. S'il se trouva toujours en Espagne d’excellents typogra¬ 
phes capables d’imprimer des ouvrages d’une grande beauté, pourvu qu'on leur en fournît les 
moyens, le pays, jusqu'au règne de Charles III, fut très dépendant en ce qui concernait les tech¬ 
niques et les matières premières. Les caractères d’imprimerie étaient soit importés soit fondus 
dans des matrices achetées dans les Pays-Bas le plus souvent, Pour remédier à cet état de choses 
des avantages substantiels furent accordés en 1763 aux imprimeurs, fondeurs et tailleurs de 
poinçons. Peu après, un orfèvre en la matière, Eudaldo Paradell, était appelé à Madrid ce con¬ 
cevait le projet de fabriquer désormais tous les types en usage en Europe, en s'inspirant des mei¬ 
lleurs modèles, pour que l’Espagne fût dotée d’un «Corps d’imprimeurs aussi florissant que ce¬ 
lui des nations les plus cultivées», Le projet séduisit Charles III qui retint cet artiste à la Cour 
et le chargea de fournir à toutes les officines du royaume les caractères grecs, latins, hébreux 
et arabes que le développement de ledition érudite rendait nécessaires. D'autres fondeurs se d:s- 
tmguèrcnt un peu plus tard, tels qu'Antonio Espinosa de los Monteras. 


Le papier, pareillement, après avoir été importe durant deux siècles au moins, principale¬ 
ment de Gênes, commença d'être fabriqué en Espagne. Alors que les libraires, dont les intérêts 
s’opposèrent parfois fortement à ceux des imprimeurs, avaient longtemps prétendu qu'une pro¬ 
duction nationale ne pourrait jamais égaler l'étrangère, de nombreux moulins furent implantés, 
ce la Catalogne réussit à produire en quantité suffisante un papier de très belle qualité. 


\z(* 


mm 




Ml LE 


XVIII' 


SIÈCLE 


Durant la senconde moitié du X VIII 0 siècle, on le voit, ce que l’on appelle assez impropre¬ 
ment le «despotisme éclairé» est en fait marqué par une amélioration des techniques qui est sur¬ 
tout le fait d'initiatives particulières, le pouvoir civil se contentant en générât de bien accueillir 
les meilleures d’entre elles. L'impulsion, en somme, vient du bas, d une société où les énergies 
depuis près d'un siècle se sont accumulées. 


Les livres exposés sont sortis des presses de Joaqum Ibarra, d'Antonio Sancha. d* André* 
Sotos, de Bemto Cano et de l’Imprimerie royale. 

Le plus grand imprimeur espagnol de l’époque, et peut-être de tous les temps, Joaqum 
Ibarra, mérite une notice particulière. Né à Saragosse en 1725, il vint s’installer à Madrid en 
1740 et commença à imprimer sous son nom en 1753. Son officine fut considérée par le poète 
Victor Alfieri comme <da piu insigne stamperie d'Europa», et ses confrères Didot et Bodoni 
firent aussi tes plus grands éloges d'Ibarra, artiste minutieux et novateur, maître dans l'art de 
satiner le papier, inventeur d’une encre singulièrement brillante dont il emporta le secret dans 
la tombe. Le Saüuste qu'on peut voir ici est une des pièces maîtresses de cette exposition. Le 
Français De Bure en a ainsi vanté les mérites: *L exécution typographique est de la plus grande 
beauté, et nous ne craignons pas d’avancer que ce livre est le plus parfait qui ait paru jusqu’au 
présent pour Légalité du tirage. Il est extrêment rare, parce que le Prince s'est réservé toute l'é¬ 
dition pour en faire des présents». Le prince en question était l'infant Gabriel, auteur de cette 
traduction de Salluste. 

Les autres typographes dont on peut voir quelques productions furent d’estimables arti¬ 
sans qui faisaient en outre dans la capitale le commerce du livre et furent parfois éditeurs. Ils 
ont eu en province, surtout a Valence, et à Barcelone qui, dans les dernières an nés du siècle, 
jeta les fondements d’une prospérité éditoriale qui a fini par la porter en Espagne au premier 
rang, des émules tout aussi respectables. 

Qu on ne s'étonne pas de trouver dans l'adresse de la très fameuse Coleccién de irajes de Es- 
pma,,, le nom d’un Français, M. Copin. 19 ne s’agit pas d’un imprimeur, mais d’un des nom¬ 
breux Français qui, du XVT siècle à nos jours, sont partis en Espagne pour y tenter et souvent 
faire fortune dans la librairie. Michel Copin aura attaché son nom à celui d’une admirable col¬ 
lection de gravures de Juan de la Cruz, faites à partir doeuvres peintes par Manuel de la Cruz. 

le renouveau matériel et culturel des Lumières devait être bientôt compromis par les 
guerres de la Révolution et de l'Empire, dont l'Espagne sortit épuisée et profondément meur¬ 
trie. Aucun typographe, aucun libraire non plus, semble-t-il, à Madrid, ne fut le fondateur 
d’une longue dynastie, et c'est avec nostalgie que l'on devait évoquer plus tard ces Lumières 
qui, pour les Espagnols, laissaient attendre un avenir plus heureux. 


t 2J 








t 1 ] I. F. X Vltl'™' 


S [ Ê C L E 


I 


60. QUEKJOSE 

Fbxa o titurii k Us pimi*s ftt u mm m Bsjmm su luitur 0 
Jostph Qucr, cmjjiMdt S M.. CwMiiltùr de iüi Rrjto Ejut-ciIOs. Au- 
lifïïiirr.i d t Bolonii. dr h ftcil Medici Mjtntenif v primer Prefeor de 
tUïLinià dfl Real |jrd:n tk PÜnttt dr M»dnd—Mïdnd por jtudun 
fbin j, st na il j ra en casa de D. Angel Corridi, 1742. — * t iÏI , «Moi — t 
1 144|. 4*t2 p., f 11 f de griv pL, 113] f de griv. —Cote: f] 2 . i\ 3D\—r. 

2. flfti. M p„ |.Î2= { de gra* -Cwt |f. /. A-2P 1 -t 3: |I2|. 436 
P-, [T)\ f. de gm —Cote: |f. &L A-3C\ 4 [4|, 471 p , |M| 

t de g;rj\ —Pièce de tiiic avec frontispice —(ïrivuie sût 11 page de ti¬ 
tre —fihaleogTapSno — Sceau de b foiWfotrra RraE —Rel peau avec p<s 
tits fers dorés.—Sixpcflibnw. 

3/44637*40 

[OAQUÏN Ibarra, imprimeur de Chambre et de la Rca] Acadcmia 
et grand protesȎ du roi Charles II], imprima lՎdition printeps de 
l'ouvrage du fondateur et premier professeur du |ardfn Botinko de 
Madrid. 

I impression fur fastueusement conçue: qualité du papier, choix de 
la typographie, abondance et qualité des illustrations, toujours dans la 
ligne de 1a netteté et de la sobriété qu'exigeait une étude scientiliqlie. 

L'ouvrage est dédié a Charles IIL une épure mineupativc dans une 
élégante cursive. La «Advcrtcncta a] Icaor* a b même genre d'écritu¬ 
re que l’ensemble de l’ouvrage, romaine et très lisible, Les tables des 
matières à deux colonnes, à la fin de chaque tome, ont un ordre al¬ 
phabétique: les débuts sont disposés en paragraphes français. Dans le 
premier tome, il n’y a qu'une table des matières de «Choses remar¬ 
quables», mais, dans les suivants viennent s ajouter la - Tabla genén- 
Cd", I ” Indice de los nombres sytionimos* et la «Tabla de lus nombres 
castdlanosu. 

A part l'ornement que suppose l'harmonieuse disposition des textes 
en soi, l’opposition blanc/îache typographique et la typographie choi¬ 
sie, le livre est orné de gravures, à l'en-tête de chacune de ses parties: 
trois dans le premier tome, précédant 3e "Prologue*, «Isagoge*, le 
fDiscurso analytico sobre los metbodos botimeos* et une, au début 
du texte de chaque tome. Ce sont des gravures chalcographiques où 
apparaît 3a signature «Marin fl.*. De petits ornements décoratifs moins 
importants y sont indus; on a employé la xylographie pour ce travail 
d’illustration secondaire: des initiales, des vignettes, des culs-de-lampe. 

La partie graphique importante de ce livre est due aux cen c-quatre- 
vingt-sept gravures botaniques qui l’accompagnent, authentique illus¬ 
tration scientifique pleine de rigueur. Ce soin des chalcographies., gé¬ 
néralement de 150 X 150 mm. dans lesquelles ü y a le dessin de cha¬ 
que plante et sein nom en latin. Au bas des gravures, apparaissent les 
signatures Marin ft.» et sur d autres "Mann menor ft.»; quelques 
planches ne sont pas signées. 

II y a deux gravures décoratives à pleine page, dans le premier tome: 
b page de titre frontispice, de genre néo-classique, représente la déesse 
Flora, couronnée de fleurs, assise sur son trône, prenant les épis que 
lui offre une jeune fille a sa droite, tandis que deux amours lut présen¬ 
tent des paniers de fruits et qu’un troisième, assis à scs pieds, mange 
une grappe de raisin. Sur un fond architectural composé d'un arc plein 
cintre, une inscription épigraphique: -Dais crcavit Medumam in hcr- 
bis»; au bas une légende est gravée: ''Flora Hispaniac indigena-. La 
thachographic est signée «Isidro Carmzaro invçn et detin*. La com¬ 
position du dessin de cette gravure démontre la qualité de l’artiste qui 
là réalisa: Isidro Camicero, directeur Je sculpture de l'Academia de San 
Fernando, peintre et graveur également: la distribution des masses dans 
ce dessin, b disposition du groupe et le traitement des personnages dé¬ 
voilent la main d’une personne qui manie habilement les volumes, qui 
est habituée à la dimension du corps humain et sait distribuer les per¬ 
sonnages, avec une grandi: aisance 

128 


A la suite de b page de titre typographique, il y a une autre gravure 
à pleine page, une représentation des armes royales, signée «Lor Ma¬ 
nn menor ft. Mti.«. 

En tant que chirurgien de I Armée, José Qucr profita des détache¬ 
ments de son régiment, pour recueillir, lots de scs voyages, des spé¬ 
cimens botaniques, étudier la flore des différentes régions « prendre 
des notes qui aboutiraient, à la fin de sa vie, à la «fiord tipanoh* II 
parcourut le Levant espagnol en 1728, b côte d'Afrique en 1732. et réa¬ 
lisa son premier voyage en Italie en 1733, ou il prit contact avec les 
professeurs de botanique les plus prestigieux —parmi eux. Tilli, direc¬ 
teur du jardin Botanique de Fisc De retour en Espagne, il perdit son 
herbier au cours d'un n au I rage, mais il recommença son oeuvre et, 
lors d’un second voyage en Italie, récupéra et compléta ce qu'il avait 
commencé auparavant. De retour a Madrid, en 1745, après avoir ren¬ 
du visite aux plus prestigieux professeurs de Naples, de Rome et de 
Montpellier, où il fit la connaissance du célèbre Sauvage, Qucr fut 
nomme directeur du jardin Botinico de Madrid, créé par Ferdinand \ i 
en 1757. A partir de ce moment, le savant acheva scs travaux pour édi¬ 
ter l’ouvrage qu'il avait préparé pendant toute sa vie. Avec scs visites 
au nord de l’Espagne, il put compléter l’herbier et le manuscrit de ffo- 
w mdfrifturô laissés inédits par Vêlez et qui lui étaient part émis, et gr⬠
ce aux données qu'il avait en main, put commencer la publication de 
l’ouvrage, en 1762. 

L'ouvrage de Qucr resta inachevé, a sa mort en 17M. Gômez Or- 
tega le continua cm 1784, en suivant le même plan mats en y ajoutant 
la nomenclature «linécnne* que Qucr iVavait pas voulu inclure, en rai¬ 
son de l’affection qu’il portait à Toumcfor et, de sa rancune, fruit T 
F attitude de Linné envers les botanistes espagnols, 

Cet exemplaire appartint i la Bibliotcca Real dont il arbore F s, eau 
Ce fut une copie spéciale , comme le démontre sa belle reliure pcsu 
verte, avec bordure de délicats petits fers dorés sur les bords des i ou¬ 
vertures, formant des ornements floraux sur un filet de petits 1ers, Au 
centre, comme super-libros, les armes royales. Les tranches sont do¬ 
rées* Si y a une pièce de titre sur peau rouge «Qucr Flora Espion: h 
Il est du XVIII"™ siècle, 

UtJSUOC.RAPHlt 

PALAU, XIV, pig. M —R. PASCUAL: fl tamwjw Qtarr f Vibnu, U --h, 

e Insiimto de Hihotj dr la Mcdicina. IV7D — M COLMRRIQ: La farinr^ ;i Us fvLwrwi k U 
ffflifuwfjiif i 13&—| SEAIPFHF. ¥ (ÎUARINOS. Èiwp J> u * fî'Wi.-•• - • r. 
iwfa ir Us fWfOftS rsmJnri!"i ki rniüJn k (Jffoi f/J. IV. pigs 2fl)-2fc1 — T>tw Jr J r : ' - n 
27Sriotta Artvÿi rJif Aj», n " 52. 


61. BIZ C A Y t. GÉNÉRALE. 

1770-1780? 

ürsmpfKW it la (fia. jpnmifdlti Uftm kl S-mm- if ViZiffp —1.1 br- 

llf Hîdrti,TmEnçr,“|t' 77 (x 178 f|i ?].—1 cinr. ms., 21 « 31 Ctn —Manus- 
çnl sut pipicï j l'mot nrur —( ins'ïTiphK- par mnp^ dr profil R rptr- 
Knunofidc noyaux 4 t populidoo 

Me. 20263 Æ 2 

ON ignore qui est Fauteur de cette carte quoique l’on puisse I attri¬ 
buer a une autorité civile ou ecclesiastique, qui, exerçant scs fonctions 
en un endroit quelconque du Senorio de Vizcaya. répondit au ques¬ 
tionnaire envoyé par Tomas Lôpcz. 

Tomas Lôpcz y Vargas Machuca (173Î-I802), peut être considère 
comme l'un des fondateurs de la cartographie nationale Après un sé¬ 
jour de neuf mots a Fans, faisant des études de Mathématiques et au- 


W QutT, joif Roia «pjirola 




ito"" 















































11 ! LL X V ! Il**' 


SIÈCLE 


très spécialités avec dis maîtres prestigieux D'An ville, bataille et Dé- 
heulland) et dans des centres non moins prestigieux (Collige Mazann, 
( ’abinct cartographique d'Anvilte et Collige des Quatre Nattons i, il re¬ 
vint en Espagne et mit son plan en marche. Imbu de l'esprit de l’Ency- 
dopédie et essayant de nationaliser la Société, il envoya un question¬ 
naire aux archevêques, évêques et curés de paroisses, ainsi qu'à quel¬ 
ques fonctionnaires civils de chaque diocèse et bourgades d'Espagne, 
leur demandant toutes sortes de renseignements de caractère histori¬ 
que et géographique. AuGabmete de Manuscrites de la Bibliotcca Na- 
aonaL on conserve 20 volumes des réponses au questionnaire, se rap¬ 
portant a différentes provinces d'Espagne (pas toutes), en dehors d'une 
série de feuilles détachées non reliées. C'est l'un de ces papiers qui est 
exposé ici. Il existe un volume à cote Mss. 7311, sur 3e dos duquel fi¬ 
gure la mention Provindas Vjscortgadas*. Cette carte aurait du être 
reliée avec le reste des réponses qui compose k volume dont nous par¬ 
lons. Cependant, et pour des raisons que nous ignorons, il resta déta¬ 
ché a part. 

Ou ignore également la date exacte de la confection de la carte. To¬ 
nus Lopez mit son plan en marche à partir de 1766 et pendant quel¬ 
ques trente ms. envoya sans cesse des lettres à plusieurs personnalités 
et conserva les réponses afin de pouvoir réaliser sou projet, dont, le 
résultat incomplet et manqué, est conventionnelforcent appelé «Dic- 
donario Geografico de Espar! a». 

Il v a deux dates sur la carte: 1731 (Cabo OgOÉO: «En esta cabo ma- 
taron los lequritienses un tigre en el ano 1751 ». On appelait sans soute 
■■tigre* un chat sauvage ou tout autre animal considéré comme tel, 
puisque Don Ramon de Iturriza y Zabala remettant à Don Tonus L6- 
pez les Relaciones retendis a las Encarta don es de! Scnorio», évoque 
également l'existence de "tigres* dans ses forêts) et celle de 1732, dans 
la partie inferieure de la carte. Nous savons donc, tout au moins, qu’el¬ 
le fut réalisée postérieurement à cette dernière date. 

En général, les différents villages du Pafe Vasco répondirent avec re¬ 
tard au questionnaire Ils ne turent peut-être pas non plus les premiers 
i le recevoir. Nous possédons, de toutes façons, k témoignage d'un 
ch a pelait] de Portugal etc. Manuel Antonio de Ouvarn. qui, dans une 
lettre adressée à Tomis topez, en date du 18 août 17^4, fait allusion 
au retard apporte dans les réponses et dit textuellement: 

No ignora Ud. el sobresalto y mkdo que ha causado y causa prin- 
espa(mente a los saeerdotes de este pais la proximidad de los franceses 
por lo que muebos se han ausentado y los mas han retirado sus dectos 
a lugares de Castrlb. por lo que se servira Ud. disimular la tarda nsa 
de los diseiios que desca hasta que se trinquilice la genre, que no babia 
ni pie nsa en otra cosa que en la invasion de enemigos tan erueks...» 
(Mss, 7311, fol.). 

D'autre part le Pais Vasco réagit maintes fois, à la tin du 
XVIII- siècle, contre les désirs centralisateurs et unitormûtes de l'ad¬ 


ministration bourbonienne; quoiqu'il ne semble pas qu’à aucun mo¬ 
ment on eut le désir de cacher des renseignements à celui qui avait été 
nomme «Geognfo de los dominiez de S.M.*. Tonus Lopcz sc vit 
donc forcé a multiplier ses questions ï certains curés de paroisse, ce 
qui semble rentrer parfaitement dans le cadre général des habitudes, 

La documentation reçue par Tonus lopcz constitue une source 
d'une valeur incalculable pour l'étude de la société de son époque. 

Si les cinq premières questions sont conçues pour permettre k car¬ 
tographie de Pcndroit. k reste suppose un ensemble de renseignements 
géographiques, économiques, administratifs, politiques, démographi¬ 
ques etc. Des renseignements sur les sources, les réseaux hydrogra¬ 
phiques, les eaux potables, la bon nique, les maladies, le monde, les 
herbes médicales, le déboisement, La production minérale, agricole et 
d’élevage, les manufactures, les rapports commerciaux, les foires, les 
chemins, les légendes, l’héraldique, le système des poids et mesures, 


les travaux publics, la géomorbilitt, b géographie de la population, 
les aspects relatifs au climat, k situation astronomique des communes, 
les centres d'enseignement, les oeuvres religieuses, les notes biogra¬ 
phiques. les renseignements urbains, le patrimoine htstonco-documem 
taire et un long, etc., qui constituent, sans aucun doute, une très im¬ 
portante source pour b reconstruction de notre passé. 

Si 1 oeuvre de I ornas Lopcz a été souvent critiquée parce qu’elle 
manque de rigueur et dobjectivité, d'interprétation des renseignements 
tournis et, en général, de b méthode scientifique que fou exige au¬ 
jourd'hui à l'histoire, il faut cependant, sans tomber dans l'anachroim- 
me, tenter de la situer dans son époque, Nous poumons y inclure le 
jugement de M. Marcel sur l'oeuvre de Lapez. jugement très |usre, ,i 
mon avis: 

« Antes de b obra de lopcz no existia un solo mapa en H s pana en 
tan gran esta b y que eontuviera igual numéro de dates. Cicrtamente. 
son numerosos los deLeetos. v son considérables los servirios que ha 
prestado. Si este hbonoso luior lue solo un cartogrifo y no un geo- 
graio, si no siempre supo hacer uns juiciosa sekcnôn de lus datos que 
reeibia, si a menudo le ialta crittca, si no tuvo ninguno de esos datos 
de ingenio que abren numerosos horizon tes para una dencia y prépa¬ 
rait su transformation y renovation, al menos tuvo el mémo poco fre- 
cuente de haber doudo a su patria Je un instrumente de trabajo, que, 
aunque concedo que lue incomplet», lue de los mas utiles a k admi¬ 
nistration, a los économistes, a 3os histotiadores y a los gedgrafos»: 
■■Elgcôgrato Tonus Lopez vsusobras .—RevueHispanique, T, XVI, 

m). 


Bibliographie 

I BECKEB: laii fltMJjoîjçf^rafïcw pi fü^jw, Madrid, 1917. Dp. XV p 1^*-2fl5 y Cap XX. 
p. 250361—A.F. fiUSHINGS: Gouiktc Bcseïirtiknig éa Lopmsehen Chilien von Spirunv, 

«l BlfJlffllkk X-îinfflï l'un *Mit iW^jrlrr:, Qpgtiifhiuhm flunimi anJ Xj.<i/*î. 1 ipcndi-.. 

37 x pane-, 9 wpdembn: 1“ft. p ï98-3^-. Berlin -H CA BEL (rfÈjpsî j ^.-nidiiMî ** ; h- 
Pi.’-'u M jrffo XXV, Birdom. I9&X Dp. VI —(I. MAki' F.i El §K>$rifo Tennis Lep.. . su 
ahn. Eflayo <k biopriln csnogiafte en fliïJfim i/f b Æm/ .'taüfoms.df :j Hijïwtj F L UI. 


62. Salustius CRISPUS, C AIU s 

JU CfiuurJiK"! if (] dL'Jirj y La ^Hftfy‘ j'f VW^rTd por Dyo Xabsuo Cro- 
po — En Madrid: por joachin Hum, 1771—|f], l'Op., f 10| S àrfjiïï 
(11.; mTol —Cwt: t -2 + \ A-JCV 3D ; —Rigr dr mrr grivtr —Du 
^fivurw i hjkogrjphiques i pleine pige —En-tctnes. vipnrucs rt njpn>- 
|n privés. —t^olophon — Er rom une et iXi^nT —Rcl Je dupryt rcwr 
gc ivec petits ter, dorr. sur lo couvemire -et les ée<nru;ons -Tnncbo 
dorén —(jirdes de meure 

R 16375 

L’EDITION des oeuvres de Sa! lus te •Conjmciôn it Gmlina y Cww* 
Je V •• que réalisa joaquin J barra en |7"2. est considérer connue 
l'une des plus importantes réalisations de son im prune ne et I un des 
plus beaux livres du XVIII™ siècle. 

Papier, typographie, dessins er maquettes, illustrations, traduction 
et notes, tout y est extraordinaire. 

On attribue k traduction à Gabriel Antonio de B or bon. fils de Char¬ 
les Eli. membre de la Aademia Je San Fernando, considéré comme au¬ 
torité à f Académie espagnole. Infant d’Espagne qui se consacra à 
l'exercice de b peinture et de la littérature, loin des inquiétudes poli¬ 
tiques Je la Cour En traduisant Sallusic au castillan, il prétendit, dit-il 


62. Stftatid Çttspui, t.'iijffi. Conjunctcin de Caulinj y gwrrrj de Yugurfj 



1.10 



* 





u ytrort/ ni 


tld /// c7L4dW?7&. 

Martial. LiKXIV. Epigr, k)l 


1 






































































S I £ C L E 


I 


lit LE XVIII'"- 


I 



(i2. SjJji.rn» Oujiij... Ci)-.' Cûiijuracion de Cjtilini \ gui-rra de YugBrti. 

dans II- prologue, que les espagnols pussent lire et comprendre sans dif¬ 
ficulté. ses oeuvres, h langue espagnole, grave et nerveuse, fut pour 
l'Infant un instrument parfait qui s’atommoda sans violence aux tour- 
mires des phrases et mots de la lingue latine, Il eut toujours pour but 
de s en tenir fidèlement à ( original et de le suivre de près. Cest pour¬ 
quoi d employa des mots désuets, qui étaient cependant les plus adé¬ 
quats et les plus sonores, et rendaient à l’espagnol, la noblesse et la ma- 
[esté du temps jadis 13 maintint, dans La mesure du possible, l’ordre 
synthétique de l’original, tout en conservant les structures des pério¬ 
des latines. 

Le texte sur lequel il fit la traduction, fut une édition que les Elze- 
vier avaient tirée à Lcyde, en 1634, et qui était très renommée. Il com¬ 
para cependant cet imprimé i d .mires sources manuscrites, a sa por¬ 
tée deux eodiecs conservés a la Biblioteca de El Escortai. —G. Plut 
11 U il II et O-Plur HL. n; 27, et un manuscrit de sa propre bibliot¬ 
hèque Entre les imprimés anciens dont il se servit pour contrôler le 
texte d'Llzevier, ressort une édition incunable de 1475. 

I intérêt porte aux oeuvres de SaLluste par les historiens espagnols 
avait toujours été vif et ils l'avaient pris pour modèle: Diego de Men- 
dujajuan de Manara, Antonio Solis l’avaient imité. D’autres, comme 
Pedro Chacun et Jerommo Zuma. avaient annote ses oeuvres. II exis¬ 
tait des traductions à l'espagnol de Vasto de Guzman, imprimées trois 
fois au cours du XVI siècle: Logrono, par Eguia, 1529; Med ma del 
Gmpo, par Pedro Castro, 1548, et Anvers, par Martin Lu cio, 1554 
—et celles de Manuel Svenu— Anvers, par Kccrbcrg, 1515, Madrid, 
par Francisco Martinez, 1632. Cependant, aucune d’entre elles n'avait 
réussi à être en corisonnante avec h valeur du texte original dont elles 
n avaient su capter le style, ce qui amena l’Infant a entreprendre cette 
nouvelle version originale, eu suivant dans 3a mesure du possible, les 
écrivains du XVI siècle, maîtres de b langue espagnole. 


En IB04* l'Imprimerie Royale tira une édition populaire du texte la¬ 
tin et de la traduction de Gabriel Antonio de Borhôn, en petit format 
m Hr. et en deux volumes. 

Francisco Ferez Bayer, directeur de la Real Biblioteca, rédacteur du 
Catalogue de celle de FEscurial et. restaurateur de celle de Salaman¬ 
que, humaniste prestigieux, philologue et orientaliste, était le précep- 
leur des entants du Roi. Ce fut lui qui se chargea de superviser la tra¬ 
duction de son disciple et Je rédiger la dissertation sur l'alphabet et la 
langue des phéniciens et de leurs colonies. 

Ce furent les représentants les plus prestigieux de la gravure espa¬ 
gnole qui se chargèrent de l'illustration. La participation de Manuel Sal¬ 
vador Carmona, pensionné a Paris par Ferdinand VI en Charles III, 
premier espagnol Membre de l’Académie des Beaux-Arts et Directeur 
de la section des gravures de la Academia de San Fernando de Madrid, 
est b plus remarquable. En marge des vignettes, en-têtes et culs-de- 
lampe, Salvador Carmona réalisa trois des chalcographies à pleine page 
qui l’agrémentent: deux d’entre elles sont les seules chalcographies fi¬ 
guratives qui apparaissent dans le livre; c’est pourquoi elles sont spé¬ 
cialement intéressantes et ont pour but. de marquer le début de cha¬ 
cun des ouvrages. Les gravures, réalisées d'après des dessins du pein¬ 
tre Maella, sont deux burins dune exécution impeccable. I a troisième 
gravure, signée de lui, est réalisée sur un dessin d'Antonio Salvador et 
est une des illustrations numismatique* qui étayent l’explication du tex¬ 
te de Ferez Bayer, Montait, Fabregat, Ëallester, Asensio, fsadro Car- 
meero et Juan de la Cruz, se chargèrent de l’illustration scientifique Je 
l’ouvrage, Cruz Cano, géographe pensionné de Sa Majesté et acadé¬ 
micien Je San Fernando, traça à échelle le Afajw de Africa v tfùijimc;- 
t(dv la Numidia Antigua mmMo a ingtam de Vi^ru. segün ,5’jIjonc 

Le travail de Joaquin Ibarra, fut également un comble de bon goût 
dans le choix des types, selon b fonction diverse des textes dans l’ou¬ 
vrage. Une cursive calligraphique dans le Prologue et, une romaine 
pour h l 'rifa dt Sehtffiu toutes deux taillées par Antonio Espinosa, ou¬ 
vrent le livre. La traduction prime sur l'original latin: une belle et net¬ 
te cursive pour l'espagnol occupe les trois tiers de la page k texte en 
latin en petite romaine, est à deux colonnes Les notes en romaines F.l- 
zevier viennent à la suite des oeuvres. La dissertation sur les phéni¬ 
ciens et la table des matières, disposée sur deux colonnes, utilisent aus¬ 
si ce même type de romaine, La combinaison de tout a 1 jeu typograp¬ 
hique est partaiîe parce que la combinaison des espaces blancs et celle 
du texte et des illustrations, lut également le fruit d’un calcul parfait 

On tira de cette édition 120 exemplaires, que l'Infant Gabriel Anto¬ 
nio distribua comme hommage de fauteur. Une des copies lut adres¬ 
sée à Franklin qui, pour manifester sa reconnaissance* envoya en échan¬ 
ge les »Aetas* du Congrès Américain. 

BlBLlOGfbMPHlE 

PALAU, mil p 424-S AL VA p 434 —[ RUIZ L ASALA, Jwpk ftmr y Atofri Zin- 
im-UPDIKE, II, ? 71-75 - TtKwùEspM n." 112. 


63. VILLEGAS, ESTEBAN MANUEL 

La» fwiniJi j rrjijiïutir A ik don Este™ Mimid de uJk> 

Kîs —En Mâdîxt: pof don Aniwuo de Slndw. :"4 —1 v H — e i 
E.XXXIX. 435 $ . |2j pl de grjv —Coeé i-r’ A-2D7 2E —12 
l- 4 l — J P " lUpI * tuav.—Cote i*. b*. A-0 " —Pjsc de turc frf- 
Oipices «CDTL* <M S Qjtnoiu stulpi» — Pnrîtiti de i juceur ■ M"îô 
]o grivô ■. — E s-hbm : mpnmt « Libres* dr! Li. mnjà? 1 1 Ci y nui t- Al - 
hcTEu de la Bintri» —Reliure peau bnuuc 


I U 




63 l’iîUgas. Estttert Afjpiwri Ljs crânais y triduccion de Biseau 
































































































































































































































an le xviii'"' 


S I Ê C L I 


I 


LA réédition qui se fit de cet ouvrage au XV3]1 1 ,,,<r siècle, lut 
conçue pou: que 3e résultat en son un livre sélect, digne d'un public 
spécialement friand des écrivains du Siècle d'Or. Cette publication ré¬ 
pond à la tendance des éditions de h seconde partie du siècle en Es¬ 
pagne, lorsque des ouvrages d'autres auteurs classiques furent impri¬ 
més, Cervantes parmi eux, avec une conception de critique littéraire, 
de rigueur dans la présentation des textes, et de luxe dans les présen¬ 
tations n'ayant rien à voir avec les rééditions populaires des auteurs du 
XVI*™ siècle, qui se faisaient alors. 

Vicente de los Rios, membre de la Real Àcademia de la Histona et 
«supemumerario» de La Academia espanola et de celle des Buenas Lc- 
tras, de Séville, se chargea de cette édition. Il avait, en 3a remettant 
sous presse, l'intention de divulguer ces deux ouvrages de ViUegasi les 
"iYérïffli* et la traduction Rethos, devenus rares, et étaient considérés 
comme très appréciables en tant qu échantillons de la poésie lyrique, 
tant pour la pureté et 3 élégance de leur style, que pour la discrétion et 
le bon goût de l’auteur. Vicente de los Rios prétend que les lettres es¬ 
pagnoles s'insèrent avec ce genre de réédition, dans une ligne d'édition 
déjà rodée en Europe et qui était celle des éditions critiques d’auteurs 
classiques, 

Les textes de Villegas rf ajoutent ni notes ni commentaires superflus 
i ce qui avait déjà été imprime sur le poète, au Xtl r ’" r siècle—édition 
Je 1617-1 B—. on v ajoute maintenant des traductions d’Horace et 
J'Anaduton, qui étaient manuscrites dans l'exemplaire des brma> que 
possédait 3‘éditeur. 

L'étude de Rios sur Villegas occupe trente-neuf pages du premier vo- 
Itntic et précède l'ensemble de fouvrâge. Il se basa, pour le réaliser, 
sur les sources manuscrites suivantes: deux volumes des Disert&àtotti 
critiques, eu langue tanne qui appartenaient au Père Sarmicnto, un co¬ 
dex de plusieurs lettres et ouvrages, en vers et en prose, adressés à to- 
renzo R a mirez de Prado, qui se trouvait dans la Librairie du Colcgio 
VLyor de Cuenu, de 1 Université de Alcali de Heuares. et la copie de 
trois satires que l'auteur du Parnaso Espanol, qui avait déjà publié une 
notice sur 1,5 vie de Villegas, possédait. L ouvrage traite de cinq aspects 
différents du poète: la détermination de son lieu d’origine, en s’appu¬ 
yant sur Nicolas Antonio, les dates de sa naissance et de sa mort —épo¬ 
que où l'on cire celle ou il écrivit les Ecriras, la taille de Fauteur, la 
qualité de sa maison et de sa famille qui. de lavis de Vicente de los 
Rios, no deben mjrarsc tomo supertluas en las Mémanas de un sa- 
bto, .-moque a primera vista lo parezean, porquc el estudio, aplicacion, 
literarura y demis prendas personales resaltan y lucen mejor sobre el 
ton do de la nohlezj", ses études et, enfin, le mérite de son oeuvre, où 
l'on fait une évaluation de ses poésies et de ses traductions et où l’on 
disserte sur la capacité de la langue espagnole pour la traduction des 
vers latins, 

Les gravures qui illustrent l’ouvrage, sont trois chalcographies: une 

page de titre frontispice, ouvrant chacun des deux volumes et un por¬ 
trait de P auteur, dans le premier tonie. Les artistes qui le réalisèrent 
furent deux représentants d importance dans l'histoire de la gravure 
espagnole, membres tous deux de l.i Academia de Relias Art-est Ma¬ 
nuel Salvador Car mon? et Pedro Pascuat Moles. Salvador Carra on a 
exécuta la page de titre-lrontispice: une guirlande de fleurs sur fond ar¬ 
chitectural encadre le titre et le numéro du volume. Des symboles corn- 
plèteti! le sens de Si gravure: au bas, ta lyre et la torche et, rehaussant 
ta guirlande, deux colombes entre des nuages, Amour et poésie—Ve¬ 
nus, Apollon et Hyménce— complètent le court message du urre abré¬ 
gé, Le portrait de 1 auteur, réalisé par Moles, semble vouloir mainte¬ 
nir, dans un goût du Jix-huinme siècle, le portrait rxpe d’auteur d é¬ 
dirions classiques: une bordure ovale dans laquelle s'inscrit le nom du 
poète, encadre son portrait en buste: c’est 1a vision idéalisée d’un Vi- 


Hegas juvénile, celui de l'écrivain dans les années où il conçut son 
ouvrage. 

L actualité de Foeuvre de Villegas au XVIII siècle, et son iniluen- 
ce sur les poètes de ce siècle, fut grande. Son oeuvre s'ancrait aux ca¬ 
nons de la poésie du dix-huitième: ce qui est le plus célèbre des Emi- 
r< 2 .< sont les «canrilenas» et les «anacreonticas», tant celles de l'auteur 
grec, que les siennes; 3a version en espagnol de FAnachreon est consi¬ 
dérée comme F une des meilleures L'emploi des vers heptasyllabiqnes, 
l’adaptation des strophes saphoadoniques, son effort pour réussir en es¬ 
pagnol, a suivre ta quantité syllabique, en composant en hexamètres 
et pentamètres, et son lien direct avec les poètes de l'antiquité, firent 
que cet écrivain du Stglo de Oro ait joui de l'estime des poètes néo¬ 
classiques, imbus de l'esthétique classique, qui revivaient avec en¬ 
thousiasme tour ce qui se rapportait .'i l'antiquité grecque et latine 

Bibuochajpwe 

PALM. X c IIL. p. 366.—UPDIKE 11, p 6,—£ M. "s ILLECjÀS Jyài&i »< jwt&iii. Midrid. 

1 àt jEiyijna. r. ’ ] 1 j 


64. CRU2 CANO Y OLMEDILLA, 

Juan delà 

Cdfwflim de frai« if Esprit idicn.* d^fipus moimiiï >fu: tmpmetô 

Iftfw loi Jf jus iiiffiJiww: iii'iJiii'j i7i Joj vdmmi Lan «At ifuat/fnriii if j 

foie «rur^î draprsu v griudi por I). Juan dt la Crai Cano y 
Holmcdilb. —En Madrid casa de M Copin. 17"" -M. 68-69, 7>76, 

!J| pi, drgfïV . in-fol.—Manquent to planches 67, " <-7d ""-fs] —éira- 
oires flHlfûgtafl?hiquo.—Page de h Ire gravée —Teste ai espagno l a 
français -“Hollandaise am êwns, 

br m 

DES dess m a tcurs très connus eu Es pagne, au X VIII m «le. in te r - 
vinrent dans la réalisation de la Colrffidii Je tiajfs Je féspiïij: Manuel de 
ta Cniz qui signa trente-deux planches, Antonio Camieero, auteur de 
sept dessins, Gmllermo Ferrer, Luis Parut y Alcàzar. qui en in m\ le 
reste des collaborateurs, Jirneno, Munoz. Dâvila et Juan Bergaz, plus 
modeste dans leurs apports, formèrent peut-être partie Je ce groupe 
Je curieux à qui Fauteur demanda la collaboration pour ta page de ti¬ 
tre de l'ouvrage et à qui il promit de payer par autant de cahiers qu'ils 
enverraient de dessins à son domicile du la calle Principe, a Madrid 

L'ouvrage se compose de sept cahiers de douze dessins —bien que 
l'on n en connaisse que dix du dernier cahier, faisant partie de l'exem¬ 
plaire de ta bibliothèque de Bartolomé March, Le nombre exact .1» 
estampes qui formèrent ta Collection, est difficile a déterminer. Il man¬ 
que douze planches dans cet exemplaire de ta Riblioteca Nactonal î 
numéro 68 est colorié et appartint sans doute à un autre exemplaire, 
puisqu'elle est découpée et collée Les trois dernières gravures sont nu¬ 
mérotées au crayon, ce sont celles de Joseph Espcjo, Afijw/ iiümdo —ce 
nom est inscrit à l'encre, au pied de ta gravure— et Tmje Je rta'jm* a 
ta atrfr^ua ejpiiftata Les gravures, de 3U5 X 22? mm sont numérotée^ 
sur la planche, dans la partie supérieure, et portent au pied un texte 
bilingue, espagnol et français, avec le nom de ce qui est représente Le 
résultat final Je l’ouvrage n'est pas celui qu'avait prévu l'auteur et quïl 
promit en l'éditant, puisque son intention était de présenter de deux 
en deux planches, d'abord les costumes les plus usuels du bas peuple 
du rovaume et ensuite, les plus recherchés Je ta noblesse portés depuis 
environ deux siècles. 

Les cahiers n’ont pas une unité thématique; le régional sc mélange, 
en effet, au populaire, le national au colonial mats ce métissage entre 
les types er les costumes contribue, sans aucun doute, a enrichir I ou¬ 
vrage surtout compte tetiudu fait que pour ta réalisation des dessins de 


i Î4 


M Cru.: Qmc Judfj \it Jj Catecriûn de tri] es ii< Espirw 




( ’OLECCION 


! )E TR ATI: S DE ESPANA 


us Dominion 


TUmdida en dos //>lumenes. son os ko t } 

Jûz-s Estampas t'atfa i/m 
Dijpuestii y Cmmida 
Fer JD Juan de la truz Cane v 

l/ 

Cntoÿrafi Fbnsi&nado de a 
< ' mdù y £ lue t /< :■ las JR. ea /es enA '/nias de *. f, Fernando t 

■y Sot/ed&d /ïnseeUijUiù de les JhnJyes de/ Puis. , 


llülmedi/lei ^ 


TOM O PRIMEIU) 


> î ' /ulidu il 1 7/ - IAa/■’ 7 r / £ t Vj£/ rff.J/A 
(lopin Carrera de J. JeronhaosJ 


M.DCC, L XXVII 




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e/jYvmer /A ?////nan Je estât c liées ton que se Ja al PùM/cû Je des en des esttmyhi^ saldmn/os Jraf t \e mus 
usf/a/ssda le TJen ■ Jûl]\ syno;y anal. f&qtutdoj /es mus rares de faJSJo/deza Je &>d& /ajMbntùyion t hlaJos Je Jos Siales s 

^ v.-" ^ ^ ^ 

esfiïjiârte adp(j m à&tdo que las eiwiesûs defu-cm o dsn/re Se fa Cotie que qastason connutlies t iifquJi Jiheye se / esiua/rej-ses 
C&nùctdo y exsistetiie en alswi 1 heh/\ Zlif/spl femmui Je la Ihwisuli* seran rceompensados son otirvs àuifos quaderns ' 

l.. ' (Y 

seme fiosasrsmdmen Girùfyô sm J/a a.Jhe^ lv(&\ iy/v enM/JnJdalle des' Jrinaips A. Jl. ouaefc Jrsÿwide- 






































































































































personnages de lieux déterminés, Juan de h Cruz s'adressa a des des¬ 
sinateurs qui les connaissaient à fond: ainsi c'est Parce, qui fut exilé ï 
Puerto Rico et vécut à Bilbao à son retour d'exil, qui dessina les per- 
sonnages portoricains et basques qui figurent dans les cahiers trois et 
cinq de h Collection, 

Grâce aux dessins originaux destinés à la Collection et qui se sont 
conserves, on peut déterminer l'intervention de juan de b Cruz. en 
tant que graveur Ün conserve à b Biblioteca National k dessin de 
Faret "EhTum de Pu tri? Rko »; la » l alenàima». dejosejimeno et de Ma¬ 
ri ne I de la Cruz, qui comparées avec les gravures, permettent d’établir 
k s nioditications faites par fauteur lorsqu'il les passa a 3a planche de 
cuivre, ce qui ne fut pas toujours la meilleure solution. En général, le 
graveur se soudait surtout de mettre en valeur ce qui] y avait de plus 
classique dans k dessin, pour donner aux personnages cette allure sta¬ 
tuaire, en accord avec la conception du "type que prétendaient repré¬ 
senter les traits individuels, les mouvements, reflet d'une instantanée, 
les gestes trahissant tensions ou passions ont été sacrifiés pour obtenir 
que h figure ne soir pas tant celle d’un personnage vivant que celle 
d'un archétype impérissable, Cruz Canû accentua donc le caractère sta¬ 
tique des images, moyennant un traitement différent des ombres et des 
lumières, un changement dans les proportions et les volumes des li¬ 
gures ou dans les masses des drapés. 

L'oeuvre de Cruz Gno reflète l'influence de son séjour de huit ans, 
a Paris, où il fut pensionnaire de l'Académie des Beaux-Arts avec Ma¬ 
nuel Salvador Carmona, Tontas Lopez et Alfotiso Cruzado. Un genre 
.ï la mode, dans la capitale française, était alors «Les Cris de Paris», 
une série Je gravures représentant des personnages pris dans le bas- 
peuple, parmi lesquelles celles, très connues, dcCayluset Fessard, gra¬ 
vées sur des dessins de Bouchardon. La vision de l’artiste français, loin 
du goût rococo et enjoué des autres peintres et dessinateurs, était 
exempte d idéalisation. d "évanescences: ses modèles tendaient à se pré¬ 
senter plus comme des statues que comme des personnages se mou¬ 
vant dans un cadre tracé. D’autres artistes, tel Charles de la Traverse, 
purent avoir un influence sur lut et sur d'autres collaborateurs de la Co¬ 
llection, comme Luis Faret Alcazar. De la Traverse avait produit une 
série de gravures, Gritii td J foc azzmi del pop&h di Sapait en 1759. rat¬ 
tachées à une tradition baroque, avec des traits de style très proches 
de ceux de Boucha rdon. dans la ligne que suivrait ensuite Cruz Cano. 
Il s'agir la d'antécédents immédiats dans 3 oeuvre de l'artiste espagnol. 
Il se peut que certains travaux antérieurs, comme celui de Dr tip/ognii, 
PtfrfipT vu. de Giuseppe Maria Mitelli (Rome I66fo, aient pu exercer 
utic influence sur lui, ou bien, l'aient inspiré, puisque ses gravures cir¬ 
culèrent d'abondance en Espagne, et que son style annonçait celui qu'a¬ 
llaient suivre les artistes précités, 

Lj remarque que Cruz Cano écrit au bas de l'image n." 76 donne 
une idée de la popularité qu'obtint cette Cdwifa '-en Francia y Aïe¬ 
ul,mu esrin copiando esta colcccion sin gracia alguna vcndîéndola en 
maestros puertos de mar, esperamos para poder continuJtla que la IV- 
mnsula que la ha protegido no preforiri las contrahechas». Mais des 
années plus tard, la Gfmiéfi exerçait toujours son influence sur pein¬ 
tres et graveurs, bien que la perspective J artistes tels que À, Rodri¬ 
gue* et Rivclles, s'éloigne de la recherche de l'archétype présent dans 
l'oeuvre de Juan de la Cruz et s’intéresse plus aux aspects documen¬ 
taires des personnages, leurs collections de types et costumes suivent 
un style qu il avait crée. 


Bihuogmphie 

J LRl L i A NO Y Ht H ME PILLA 1 .-.ru ;.*•? de r.w> Je ma» MtjguM ut dmij 
lYoki^a dr Vileranti J*oal WM. m\ inJ UC —PALAU. IV. p lYî-Ttsms it bpuL 
n* IU 


AS. Fernandez de Moratin, 
leandro 

Dam tmm-i ‘Mt. |3| i n H., f. 2I-IR-3B x 1# 
mm— Pcjl arctiit jvee pet ils l’m dûtes —Do* omr. 

Mu 5617 

LE journal autographe de Leandro Fernandez de Moratin couvre la 
période de sa vie qui va du U mai 1780 au 24 mars ]H0H 

Les journaux de son père, et le sien, furent reliés en un seul volume, 
à la Biblioteca Nacional; le manuscrit en feuilles détachées i lorigine, 
tut monté sur onglets de papier pelure afin de coudra plus Gaiement 
la reliure. 

Après la page de garde et deux pages vierges, le manuscrit débute 
par l'annotation de Leandro Apnt, of my Father and mines» «Apun- 
tes of my Father and mines); cette feuille est la première numérotée au 
crayon, dans ] angle supérieur droit. De la page deux a b page neuf 
recto, le journal de Nicolas Fernandez de Moratin. commence en jan¬ 
vier 1778 et terminé 3e 4 mars 1781], La première annotation du tour¬ 
na] de Leandro commence sur cette meme page, le 11 mars, lorsqu'il 
écrit: RÜbiit parer». A partir de la feuille 16. viennent quatre feuilles 
i]7, 38, 19 et 2(.î) vierges, d'un papier différent du reste du manuscrit. 
L'écriture reprend au recto de la feuille 23 et se poursuit jusqu',, b feuil¬ 
le 118 verso. La feuille 139 est plus grande que les autres et on a du 
plier la marge extérieure, afin quelle tienne dans b reliure. Cette der¬ 
nière feuille écrite est attribuée à Silveb un ami de l'écrivain, qui a - 
pia sans doute quelques brouillons de Moratin, se rapportant à des évé¬ 
nements des cinq premières journées de Juillet 1797. Suivent sept fouil¬ 
les vierges, non numérotées et deux autres gardes blanches plus I.* 
garde. 

foi Dkirw est incomplet, il y manque les feuilles correspond.int.. ..i 
période 1783-1792, et qui se reflètent dans 3e volume, en ces quatre 
feuilles vierges intercalées entre b ]6 ,:| " et la 21 

Jusqu’à la feuille 16, le manuscrit est écrit sur deux colonnes et, a 
partir de la 21 r "'. à pleine page. Les mois se détaehent eu en-tête, *. • - 
cupant chacun une colonne, fis sont sépares par une raie lorsque la dis¬ 
position du manuscrit change. 

Le Dwrw est écrit avec des abréviations, c’est un mélange d'espa¬ 
gnol. de latin, de français, d’italien et d’anglais et il se caractérise par 
son manque de voyelles internes. Mais, pour suivre sa lecture, il n'est 
pas seulement nécessaire de reconstruire les mots, mais encore-, de se 
familiariser avec le style employé par ] écrivain pour la rédaction, et 
qui est loin dette habituel: syntaxe négligée, verbes mal conjugués 
phrases elliptiques, orthographe absolu renient arbitraire par laquelle •: 
essaye parfois une approximation phonétique, néologisme utilisatior 
d’un latin nucaromque et traductions littérales de mots étrangers I >,nu 
ceci ajouté à l'emploi Je symboles et d'abréviations fait que le journal 
soit un journal à clefs, et comme il arriva à Lun de scs éditeurs.. I lare’t- 
zenbusch. qu’on puisse en tirer des interprétations erronées. 

A partir des anomalies observées dans les notes de certains jours, 
a pu reconstruire la rédaction du journal. Moratin prenait des nu tes 
préalables, a la hâte. puis, il mettait au propre ces brouillons émis, sur 
n'importe quel papier. Les lacunes qui apparaissent dans I ouvrage. dé¬ 
montrent que L écrivain ne fut pas toujours constant dans sa tâche de 
correction des notes, On a aussi conservé quelques uns Je ces billets, 
brouillons de son journal, auxquels il se rapporte dans des lettres à ses 
amis, 

Moratin commence sonjoumal à vingt ans, lorsque la Academu lui 
avait déjà dorme un accessit de poésie, lors, d’un concoures. H reçues]le 
les. armées pendant lesquelles l'écrivain commencé à rédiger son oeu¬ 
vre théâtrale, lutte pour trouver un emploi et entreprend ses voyages 
en Europe, voyages qui le mettront ai contact avec de prestigieuses 


J 3 6 


Mi Br.,. /itr« Ümfljrj ( tiUvuàn de animales \ muttsiruus 





hU'IMflÜ'HH I 


wnmidmpu 


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r\ ' * 


y 


































Ml LE X V M l r 


SIÈCLE 


personnalités de ion siècle. En 1787, il réalise son premier voyage en 
France, en tarte que secrétaire du Comte de Cabam'fo voyage qui dura 
un an. Des années apres, en 1792, alors qu’il avait déjà donné h pre¬ 
mière de *£f viejo y L irina* et de " Li (omtâia nurra», j] obtint la per¬ 
mission de faire un nouveau voyage. Apres un bref séjour à Bayonne, 
il passa par Bordeaux et arriva dans un Paris révolutionnaire, Moratîn 
s'intéressa aux évènements politiques du moment, bien que son jour¬ 
nal ne reflète pas le choc très spécial d'une nouvelle situation sociale. 
Par contre, son séjour en Angleterre le tu réfléchir, et le développe¬ 
ment de la vie intellectuelle londonienne provoqua son admiration et 
sa curiosité. Il commente dans son journal sa nomination comme mem¬ 
bre du "Club Hispamis dont il rédigea les statuts en tant que secré¬ 
taire. C'est également en 1792 qu'il adressa à Godoy, un projet de ré¬ 
forme des théâtres et qu'il s offrit a la diriger; cette proposition devien¬ 
drait une réalité quelques années plus tard; en 1799, il fut nommé di¬ 
recteur de la Junta de Direction de Teatros. Il parcourut ensuite l'Ita¬ 
lie, pendant trois ans et, au cours de l'un de ses séfours à Rome, il en¬ 
tra à la Àcademia de los Arcades, sous le pseudonyme d lnarto Cele- 
nio, En 17%, il rentre en Espagne et obtient un emploi stable en tant 
que secrétaire de la Interprétation de las lenguas. Jusqu'en 1808, date 
à laquelle il achève son journal, l'auteur lutte pour la rénovation thé⬠
trale, lait rejouer ses comédies et prend parti pour les "airanCésados* 
pendant l'invasion napoléonienne. 

Ce manuscrit de Leandro Fernandez de Morarm s'inscrit dans la 
mode du XVIII 1,1 siècle: l'usage d un journal intime était alors très 
courant chez les hommes de 111 lustration: Cadalso, Jovdlanos. Blanco 
Wliire, écrivirent les leurs. Cependant, le jorunal de Moratin est dif¬ 
férent: moins littéraire mais plus unie pour la reconstruction de la per¬ 
sonnalité de l'écrivain: son journal reflète des aspects inconnus et hu¬ 
mains. bien que Ion n'y trouve pas de réflexions sur les évènements 
vécus. 

üi&mxiAAmiF. 

AU UI LA R HINAL UE. p .W.-J.E. HAHÎZÈNBUSCH, Ohm pktomi *r D taJ» ï«* 
iw-dr* àf .tluHïw Madrid, 1887—L FERNANDEZ DE MORATIN Dàtru' Ediftâh MOtuU 
por Raie ■■ Mireille Andioc Madrid, Castilia 1YW —Tmm 4r Eipaiu, n ' U s 


66. Bru, Juan Bautista 

' . t..! vi Ji jK*mVj je iflfflsrrwi iri fi«r Gtifiuifft Jr Haronj .YîIwm/ it 
.'i'jjr,; fhir Juin BitiUiü ïfrii. —En Midnd. en U smprenu de An- 
Jr^ de Sût te, 1 TfMMtfi.—2 , in-jol—( 3 |3ijj, 7Ht p , 35 f. de 
et»v —Coiç-1 i ' T ' A-T V —t 11: [6], 7frp ME 1de grav.—Cote: 

A-T' —Gnv ehileogripJiiquH., roi i Ij mun —Rel peau verte j 
pctib fers doré.—Page de dire frontispice grav. dufrogrjplucpw —Sur 
un pilastre une pej« de lion sur bqudk - iiwcrm le titre el I iutcur. 
surmoïKér par I'Elus^w Royal, palmcrtfi et Heurs, SrtfKnt, papillon, 
dcpkr.it. pksiur. ifos « loir ippiriissmt dflrièfï le piliurt, au promet 
plan, a aiuehe. loitue ex làird 

mm 

LA CokïKW à animlts y nwiî,s!m£tf est h première production scien¬ 
tifique du Cabinet Royal J’Histoire Naturelle, ouvert au publie, pour 
la première lois, le 4 Novembre r 7 fr Un premier cabinet d’histoire 
naturelle avait été fondé en 1752 par Ferdinand VI sur les instances Je 
[). Antonio du Ulloa qui en for je directeur jusqu'en l“55 En I7fi7. 
3e Cabinet prit un nouvel essor grâce a laide technique du P, Florez, 
insigne pal y graphe augustin et grand connaisseur de l'histoire ru tu rel¬ 
ie, Il favorisa l'enrichissement de la collection et profita de l'appui de 
Charles 111 qui Lhonorait de son estime et recourait souvent à lui pour 

138 


_1_ J; 

?« 



66. flru.J'iMN BjwJùIiJ. Colccfjôn du animales y monstruos 


demander conseil sur d'importants sujets. On fit alors l'acquisition 
d’un matériel riche et abondant de valeur, et, notamment Je L impor¬ 
tante collection de L) Pedro Franco Dâvila qui fut nomme Directeur 
de Cabinet eu 3 77’I. et de roxoellentc collection de dessins du Baron 
de Thicrs, entre autres. Le Cabinet tut installé dans rimmeu-blc qu'oc¬ 
cupe actuellement F Academia de Bel las Artes, n. 13 rxu d r Aluü 
Charles [11. bien décidé à organiser un musée qui n'aurai r rien a envier 
aux plus riches du monde donna l'ordre aux Intendants le Province 
Je toute la Péninsule, aux Vice-rois des colonies et tout parti cuIiltc- 
ment au clergé. Je contribuer à son développement et à sa splendeur 
Franco Dâvila en fit autant et, en peu de temps, on réunit une riche 
collection divisée en cinq salles consacrées aux minéraux, pierres pré¬ 
cieuses, mammifères et oiseaux, insectes et poissons, mollusques et !■. - 
silos. Venaient s’y ajouter bois et graines, costumes et ornements na¬ 
tionaux et étrangers ainsi que vases précieux, camées, objets en enst.i 
Je roche, agath.es, etc. 

C'est sous b direction Je D. Pedro Franco Davda que le musée en¬ 
gagea Juan Bautista Bru, célèbre peintre et dessinateur vaicncien. IJ n- 
Cupa ce poste jusqu’à sa mort en 1799, [] tut alors remplace par I^h.J 
Moineau qui, à la suite de l'invasion française, l'abandonna en 18' * 
pour laisser la place à son successeur, Salvador Duvben en 18]4 Bru 
était un bon dessinateur et aquarelliste Sa CoJe.ririn J< jriiW/t >■ mcr. : - 
rrww est dédicacée au Comte de Floridablanca «Juan Bautista Bru. 
peintre et naturaliste dudit Cabinet Royal et membre d honneur de 3a 
Real Sooedad de Madrid par mandat supérieur en Lan 17K4- Le se¬ 
cond tome fut publié en 1786. 

Le premier volume qui comptait "H pages en lui lu, était illustré par 
35 gravures pleine page, en couleur, de mammifères, d oiseaux. Je rep¬ 
tiles et de poissons, accompagnées d'une description individuelle Je 
chacun d’eux. Je second volume compte 7] gravures. Bru évite tout 
groupement systématique et décrit les exemplaires sans aucun ordre 
Le travail est instructif, agréable et d’une valent indiscutable compte 





SIÈCLE 


III LE X V II l* m * 


tenu de son objet. Dans sa dédicace au Comte, il explique son (men¬ 
tion d'instruire non seulement ceux qui fréquentent le Cabinet Royal, 
-mais tout le royaume». 

Dans L préface, il expose le plan de l'ouvrage et dit qu'il s'est oc¬ 
cupe de *ce qui appartient à Sa structure des animaux plus que de ce 
qui concerne leur?, moeurs- bien qu'il y expose la nature de leurs ali¬ 
ments, h façon de les chasser, etc. 

Etant donné que les descriptions des auteurs anciens sont «je plus 
souvent ambiguës*, il se sert des exemplaires «que nous possédons 
dans ce Cabinet Royal, en copiant fidèlement de l'original, les cou¬ 
leurs, [importance et les dicmcnsions, que le lecteur pourra reconnaî¬ 
tre en les mesurant à l’aide de l’échelle au pied de chaque planche". Il 
a pris grand soin que «la description et la peinture soient naturelles". 
Il définit dans le moindre détail la forme externe des animaux des pays 
étrangers, la description des animaux communs étant plus succincte. 

L utilisation du nom provisoire de chaque exemplaire parallèlement 
a la nomenclature d'auteurs célèbres, tels que Linné ou Buffon, est in¬ 
téressante afin que «chacun puisse reconnaître ceux qui sont élevés ou 
habitent dans leurs provinces". 

I es gravures ehalcographiques coloriées sont excellentes. Le nom 
manuscrit de l'anima] représenté est inclus au bas des pages de la gra¬ 
vure et de l’échelle, en pieds ou pouces, et figure dans la partie supé¬ 
rieure de celle-ci. 

Le texte est imprime à 1 aide de beaux caractères ronds, à ligne tirée 
avec des larges marges; sur les pages de titre typographique se com¬ 
binent plusieurs types Je caractères et elles sont précédées par un fron¬ 
tispice chalcographique qui est le même pour les deux volumes: sur 
un pilastre, une peau de lion sur laquelle sont inscrits le titre ci le nom 
de l'auteur, aux Armes royales, a palmetres et fleurons. Derrière le pi- 
Loue: un serpent, un papillon un éléphant, un phoque, un ibis et un 
loir. Au premier plan, à gauche, une tortue et un lézard, 

La rdiure moderne, en peau verte est bordée de petits fers dorés; 
sur le dos, une pièce de titre: « Beu R. Gab. Rcyno anima To. U. Le 
deuxième tome fut relié en parchemin en 198U, par la ütbhoteea Natio¬ 
nal. 

toLlOCMMlli 

AJ BARREIRO: B ""'••-rv XuViMui Jf Ci£THïiî. : t jiV • Mïdnd, CYJ C, Instfeuta de Ci cit¬ 
ais NSjîumJcsJ'W de Acosu, tW4.—Smmrfi ûu n î} 


67 . cnuz Cano y Ol.medilla, 

RAMONDELA 

î i' iWwiiw JIf 11 !j >djrnrtr< f dtfiBârirai df D Rd.-nm if ’j 

Ou: y Grill mu iuâéo Ldrr« Dw«<>: —Madrat. m U Imprenu 
Rai. FfM97| — l'fv ; S — : 3, Lu uiperîuidifo. La nlvjàc-vou. 
lis seiwnus de mwh La prtiïinnich huilida. La oposiciôft a Conçio, 

Los pree» de oro La embarizada ridicuU El du Jf campes - L.XXX. 

Vif', p . | 2 ] i' yn bi— - 5 = s h-?' 

t. m 

IL s'agit de la première édition collective des ouvrages dramatiques 
Je l’auteur, qui furent vendus, dès sa sortie, a la Librairie de Copin de 
Madrid, f îet ouvrage est important, plus que par la valeur que lui don¬ 
ne le tait de rassembler les oeuvres dramatiques qui circulaient en im¬ 
primé depuis 1768, par le Prologue qui le précède et qui est le reflet 
de la polémiqué théâtrale qui sévissait à Madrid au XV||I ch siècle. 

Protégé par le Comte d'Aranda, Ramon de b Cruz avait triomphé 
a la Cour et était un des favoris de la noblesse. Il participa Et aux têtes 
royales avec des des mtfmkdm ou des introdituma. Ses saynètes 
se représentaient avec succès. 



(Vi Bw.Jutin Cûiccclûii dv animale y mousmios. 

Son théâtre, qui se rattachait à celui des précédents auteurs du ma- 
tiques castillans, tut fortement contesté par les clients assidus de la «ter- 
tulia- de la Fonda de San Sébastian, des écrivains proches de la ligne 
néo-classique qui ne toléraient pas un genre aussi éloigné du leur con¬ 
ception théâtrale et qui représentait clairement tout ce que les néo-clas¬ 
siques voulaient rejeter de la scène. 

Nicolas Fernandez de Moraium dans Lu Dfk'ngam, ainsi que Fran¬ 
cisco Ma ri a no Nifo et ïomâs Iriarte, F auraient vivement critiqué. 
Mais, c est sans doute te jugement de Pedro Napoli Signordli dans son 
H i; fenii Critka dr hs Twtm qui fit réagir le plus vivement R a mon de¬ 
là Cruz. 

Le Prologue du Ttatiû ô Cokecwn de SiipHcffi est utilisé comme cadre 
de sa défense. L'auteur y expose les raisons qui le poussent à écrire ce 
genre, et, c’est dans ce sens qu’on peut le considérer comme une ma* 
mtestation de cet autre courant théâtral du genre traditionnel er • cos- 
nzü". Pour réfuter les arguments de Signorelli, Ramon de h Cruz uti¬ 
lise les sources classiques marnées par scs détracteurs. Il allègue que 
son théâtre poursuit, comme le recommandent Horace et Boileau, le 
didactisme préconisé par les néo-classiques, et qui tente de poursuivre 
le vice et le ridicule dominants, Il défend les demandes de traductions 
d’auteurs étrangers et prétend en avoir pris seulement des choses lici¬ 
tes, qu’il a triées pour les incorporer à ses propres oeuvres, reflet de h 
vie réelle et des usages contemporains, mettant en scène les évène¬ 
ments quotidiens. Ramon de b Cruz plaide pour le théâtre réaliste, 
«castizo" et populaire, tact* au drame ou à b comédie du goût français, 
fidèle aux trois unités. 

Le AlernflndJ ïîtmrio se fit l’écho de b parution de cette première 
compilation des oeuvres de l’auteur. Au mois de septembre 1786, il pu¬ 
blia le premier compte-rendu sur ie livre; on y reflétait assez fidèle¬ 
ment l’esprit du prologue et le contenu des deux premiers volumes 
Au mois d’octobre 1787, 0 annonce la sortie des cornes trois er quatre. 
Ce deuxième compte-rendu laisse transparaître la critique. Après avoir 
résumé le contenu, il est dit que bien que les pièces soient destinées a 
ridiculiser quelques vices du bas-peuple er amuser le public —ce qui 
était spécialement dans la veine de fauteur— il y en avait quelquo-u- 


U9 






FERS ON AS. 



B. PABLO. 
B, BLAS. 

B. LUIS. 

B. ROQUE, 
B. ANBRES. 
B. JORGE. 
B. PEDRO. 
B, LOPE. 
D. a J U AN A. 


D. a AN A. 
PEPILLA. 

B. 1 J AC J NT A. 

SU HIJA. 

PAGE l.° 

PAGE i.° 

UN ASM AT ICO. 
UN LAC AV O, 

UN COMPRADOR. 


un mozo que no ha:.’ j. 


La Scena es en JSÏaJriÀ 





3 


\ 


Calîe public a t atv avie s an de quatido eu 
qtiando algunas gentes } hombres de capa, 
y mugeres de tnantilla , por eîjoro , para 
major verisimilitud:y salen de militarmuy 
soplado JD. Patio, y de cap a de grana 

y cor b ata D. B la s. 

ü. PABLO. 

noche , Don B las y perdiste 
una grande cuchipanda. 
jQué linda cena nos dio 
Senora Dona Juana ! 

r>. blas. 

i'Cena ? <Pues no fue ayer dia 
de ayuno ? 

l>. pablo. 

. Bien lo reparas ; 

colacion quise decir. 

p D. BLAS. 

paia colacion basta, 

A 2 





111 I È X V î 11*-' 


SIÈCLE 


nés qui mérita km d'are partïcuhèrctncnE signalées, par nu lesquelles, 
id: (riùlms, H pidmclrt. El rnriéo sohùnio et La Jritrcru y iaboéü Toit’ 
tes les rasons allégués par lé Mnnmii en faveur de ces pièces, ont a 
voir avec b conception dramatique néo-classique et se résument fina¬ 
lement. en leur pouvoir de dénonciation des défauts sociaux qu'il î al¬ 
lait corriger. Il loue; toujours dans le même sens, les traductions die Lu 
et Je Ewgeaia qui font partie des tomes quatre et trois. Le 
.Yfcffwridf continue de rendre compte en 1788 et 1790 de la parution 
des tonies suivants de l'oeuvre. 

Une autre collection de saynètes fut éditée en 1820, par Agustirt Du¬ 
rait. On y inclut les textes critiques de Signordlu Moratin. Harztzen- 
busch et Martinez de la Rosa sur le théâtre de Moratin. 

Bibuogmfmie 

ACUILAR PENAL E. p 699-7134.—PALAU. IV. p, f M -RAMON DELACRUZ Ssinttn 
tdiciôn. fsnulio y [tous por josc Osira ■, Cilva. Zirogoia. Ebro, l*M| —Ttwm k igprâ, 
n m. 


68. Fernandez de Moratin, 

Leandro 

L*r ( ’mfj'u (fflfi'ji (fi fini fflfflS, 0\ p rpM, ff> fJ CiPi’lj-Tf J fl N-'h 

i.tpf tn 7 Jr k Madrid ai b àfiani de Bi'mto Lino. 

|W] -72 p JC -Cote p 4 -Cm 

T. 12LH4 

CL fut Benito Cano, Lun des plus prestigieux imprimeurs espagnols 
du K V S II s icc le qui fut c 11 a rgé de ni et rrc sous p ressc I a p rem ière éd i- 
tion de Lu amiedid ntieva. La mise en page qu'il réalisa reflète parfaite¬ 
ment l’esprit de Eoeuvre et le résultat Lut un accord homogène entre 
le fond et k forme de ce qui fut imprimé. Une présentation typogra¬ 
phique sobre et élégante, aussi bien sut la couverture qu'à l’intérieur 
de I oeuvre, rend la lecture de la comédie agréable et permet au texte 
d'être toujours vu sous les mêmes canons de tjlsûii et de clarté qui do¬ 
miné rcnt l’auteur lorsqu’il I écrivit. 

Sur i.i couverture, l'alternance typographique de lettres romaines et 
capitales de deux tailles différentes et deux dispositions géométriques 
—titre et explication forment deux triangles inversés, alors que la jus¬ 
tification a une forme rhomboïde— séparées par un grand espace blanc 
sont les seuls ornements. Dans le texte il utilise le jeu typographique 
de lettres romaine et cursive cette dernière pour les personnages er les 
notes. H y a de grandes marges, des espaces blancs bien distribués. La 
maquette de ce petit livre, bien qu’il ne fut pa-> une édition de luxe, 
lut conçue avec grand soin et attention. 

l’auteur signale —dans le prologue que Bcnito Cano fait ressortir 
en lettres romaines plus grandes— que b comédie est une peinture fi¬ 
dèle de l’état actuel du théâtre espagnol, et qu'en concevant la trame 
et les caractères il n’a pas voulu se limiter aux aspects individuels mais 
rendre les situations et les personnages qui sont présentés sur la scène 
universels. L’oeuvre a un but moral et tente de sensibiliser l’opinion 
publique au sujet des abus que les habitudes et l'ignorance ont intro¬ 
duits peu à peu sur b scène. L'auteur fait remarquer que son livre est 
comme un miroir pour ceux qui s'obstinent dans l'erreur de bisser le 
théâtre abandonné et rejettent b décadence de k poésie dramatique sur 
le mauvais goût national. La comédie est un acte de service de l'écri¬ 
vain qui s'en sert pour faciliter le travail dit gouvernement en sensibi¬ 
lisant (opinion publique au sujet des problèmes posés dans le domaine 
du théâtre. 


La première de Lu rumfJb mhetu eut lieu au Théâtre dd Principe de 
Madrid, un des trois théâtres publics —avec celui de la Cruz et celui 
de Canos dd Peral— qui existaient alors dans b capitale. Dans une let¬ 
tre adressée à Juan Pablû borner. Moratin commente les incidents Je 
k première représentation ou les «chorizos* —nom qui désignait au dé¬ 
but les partisans de b Compank dd Principe— faillirent faire tourner 
b représentation en échec. Malgré les nombreux applaudissements qui 
accompagnèrent le baisser de rideau. Moratin prétend que le succès du 
premier jour fut plutôt incertain mais que le second jour et tes cinq sui¬ 
vants ois k pièce resta à l’affiche, démontrèrent clairement que la Co¬ 
media* avait fait un triomphe bien que son ton soit pessimiste dans le 
bilan tmal au sujet du but qu'il voulait atteindre grâce a elle, c'est-à- 
dire b révolution heureuse et b réforme théâtrale, La presse s'en lit Lé¬ 
cha; le Diario de Madrid, journal dirigé par les néoclassiques, en fit 
l’éloge en soulignant son didactisme et son bon goût, le style naturel 
et familier propre à chacun des personnages et le respect des trois uni¬ 
tés dramatiques et autres règles respectées par b pièce sans détriment 
de sa fraîcheur et de son esprit. 

Bien qu’il y eut plusieurs reprises, le Memorial Ltterario fut allu¬ 
sion en 1794 à trois ou quatre d'entre elles depuis b première C elle 
de 1799 fut particulièrement significative: Moratin obtint du juge pi - 
recteur, responsable officiel du théâtre, l'approbation de façmi officiel¬ 
le des sept points d’un écrit qu'il lui avait envoyé et qui concernait le 
professionnalisme des représentations (régularité des répétitions, p: - 
parat ion à 1 avance des costumes et décors, deux répétitions générales 
avant b première, etc....:. La compagnie de Luis Navarre* prépara la 
nouvelle mise en scène Je La Comcdia en suivant ces nouveaux prin¬ 
cipes scéniques, L oeuvre fut représentée du 27 juillet au 4 août. Le ni¬ 
veau de qualité de la représentation était visiblement très élevé et gr⬠
ce à lui, le progrès et le triomphe des nouvelles mentalités dans k u - 
nouvcllement du théâtre étaient mis en évidence. 

Quelques mois après, ces progrès administratifs obtenus par Mura- 
rin, seraient consolides par l’apparition Je lordonnanci n v. k : , 
novembre qui le nommait directeur de k "Junta de Direction de Tei- 
tros* et lui confiait b mission de s’occuper de b réforme de la scène 
La lutte que les néoclassiques avaient menée, soit par des manifestes 
comme celui de Mariano Luis de Urquijo, Garcia de Villanueva u 
Gaspar Melchor de fovclbnos, soit par des oeuvres suivant sa phiS - 
sophie dramatique telle Lu iumedrj nut'va avait triomphe 

Gu rti bat lista Bodoni fit en 1796 une belle édition de eetu neuvre 
espagnol. Pietro Napoh Signorelli en commença l'adaptation en 
français que termina ensuite Art bus Fleury et qui tut éditée J Paris • 
1860, En allemand il existe une édition bilingue réalisée en ! v " par 
Manuel Ramajo, 

Bibliographie 

A.GUILAK FINAL. III. p 354 -PALAU. V. p 332-I FEU MANDEZ DE M« SR ATIN u 
...wdu nwTj £r si iür î* «J** Edifions. fttroduciwiç* ■, rou* J< John Hovu lir t. • Mnw An- 
dwc Midnd, Cirtalii, |T' —Twi-r k ti ' 1 1' 


69. JOVELLANOS, 

Gaspar melchor de 

fQ& s ârjmiw J Pmcuj —119?3| —[2| È; 21" x D mm — C *1 
o Pourra. I lxkiu MjjUtu» 

M» 12958* 

MANUSCRIT autographe de l'écrivain Gaspar Melchor Je [mv!L- 
nos, acheté en IISMH par b Biblioteca Nacioiul .i Ccsâtco Ürdeu. 


i 4^ 




ni. le xviii*™' 


SIÈCLE 


La page pliée forme un cahier de deux pages, b première est écrite 
des deux côtés, la seconde sur le recto, Ecrite à la plume, sa présenta¬ 
tion. est soignée, sans corrections trahissant le travail du poète; il s agit 
d'une copie au propre. 

Il existe a la Bibliotcca Nacional deux autres manuscrits de cet ode, 
dans le ms. 3809 intitulé de D. Cmpui Mekhor dejcvtlknos, 
197fi, et dans le ms 3751, codex mélange intitulé Camiones dri Sigh 
XVUt où Pou trouve des compositions d’autres poètes de ce siècle. 

Le manuscrit exposé est l'original, copie révisée par J T éerîvain lui- 
méme, comme le démontre t’analyse des variantes des deux autres 
manuscrits. 

L’original n'est pas daté, cependant on trouve sur les deux autres ma¬ 
nuscrits cette mention «Gi/tto, u 2~ de junw de 1793». 

L'ode se compose de quinze strophes, formées par trois vers en dé¬ 
casyllabes accentués sur la quatrième et huitième syllabes et un pen- 
rasyllabc adonique; elles sont séparées par des chiffres à l’encre, 

Jovelianos dédia cette ode à José Vargas Ponce alors qu'il allait em¬ 
barquer a Carugena sur l’un des bateaux de l’escadre qui mettait le 
cap sur la France avec laquelle les hostilités s'étaient ouvertes le 7 mars 
de cette ntéme année. Vargas apparaît dans l'ode sous le nom poétique 
de l/Mmi (Mantua carpetana), El était lieutenant de vaisseau aux or¬ 
dres de Juan de Lan gara et il se trouvait dans la capitale pour travailler 
sur commande de Tofino à l'Miiï hidwgmfuo. 

[ alierre avec la France avait soulevé l'enthousiasme des Espagnols 
.ai: lui prêtèrent leur appui matériel et moral, jovelianos partage ce 


même enthousiasme; on ne le trouve cependant pas dans b composi¬ 
tion de José Vargas Ponce qui résume dans sa poésie son opinion sur 
b Révolution Français qu'il qualifie de monstre féroce. 

Vargas Ponce, ou quelqu'un d'autre, envoya cette ode au chanoine 
Gonzalez Posada qui crut la recevoir de l'auteur lui-même. Posada écri¬ 
vit à Jovelianos en toi faisant quelque critique sur la composition. L'é¬ 
crivain lui répondit par une lettre du K J décembre 1793: «Ce n'est pas 
moi qui vous ait envoyé l'hymne car je vous assure que je n’en ai gar¬ 
dé ni copie ni brouillon; quelqu'un d'autre qui l’appréciera plus que 
moi vous l'aura envoyé car ayant été écrit une matinée ou je taisais du 
courrier il est évident que je ne le prenais pas très au sérieux- 
jovelianos, comme c’était la mode a l'époque, choisit un nom d'Ar¬ 
cadie pour signer ses poésies. (Jovino* et chercha pour les destinatai¬ 
res de scs vers d'autres noms évoquant l’Antiquité: GaUcd, Cl en. hur- 
itv.. Sa poésie, dans la ligne de l'école poétique de Salamanque contri¬ 
bue, comme une facette de plus de sa production littéraire a tracer le 
profil de cet homme qui, dans son activité si variée d'écrivain, est ce¬ 
lui qui reflète le mieux la complexité idéologique et littéraire des es¬ 
pagnols éclairés, 

EHBUOGSAWIIJ; 

Editions: R M CANEDQ: OIf«i«i àt vanu flfwu ta pra» • vmvdtl E^mt; St. D. GifpJ r ’W- 
lAwr Jf Jow/Lhpî. JdVicndéiJ ttm nûm par D fT .U Ç. Midr.d. ImpKisu Leon Amirili, 
mmî 2 , 1 , p 83 —J CASO GONZALEZ Milikt iefovellam, ftviùb Oviedo. Ins- 

[i.[ij[Lh df Eiiudios Asturiinos, l%l, p 281 — TVkws il Ejwm. n.- 1 I1H 


FLORA ESP AN OL A, 

à 

H I S T O R I A 

DE LAS PLANTAS, 

QUE $E CRiAN EN ESPâNA. 

S U A U T Cl a 

JOSEPH QL'h-X, ü FJjJ Ji\0 VE S..M 
Cstijukçr de fat Excràtûi i/kjrftrutcb dtf hftïtn* 

ta de itaW-t„ de h R> ,tî Alt,-bu M,m> ittnfi , y -jPrî» 
mer 'Prcjtjfw d.. 'BstMiu iki J.tréu ift 

'Plvitif de Midfid. 

TOM O PRIMER O. 



CO N LICENCIA. 


M OUD- ï ! ■: J lAc kll s litAKhA | ClCr de hl LtO&t ■ 176J- 

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60 . Quer f jôii Flora espanûla 


143 




















































ï V. LE XIX- 


S E Ê C L h 



Im\ François Botrel 


Gérard Chastagnaret 



UUR b plupart des Français. 3e XIX :,nî siècle espagnol se réduit le plus sou¬ 
vent au mieux a quelques clichés hérités des voyageurs romantiques "Tra bs 
montes* et ravivés par le succès toujours actuel de la Carmen de Bizet. Il est 
vrai que cette méconnaissance, doublée parfois d’indifférence, ne date pas d’au¬ 
jourd'hui est les manuels d'histoire n’aideront pas a la corriger: l’Espagne du XIX siècle est 
toujours absente des programmes scolaires. 


Deux séries de facteurs peuvent expliquer cette situation. La première tient tout simple¬ 
ment à l’histoire paradoxale des relations entre les deux pays. Jamais en effet les liens n'auront 
été aussi profonds. La France reçoit les afmumdos qui ont soutenu Joseph, le «roi intrus-, puis 
les libéraux chassés par la « promenade» victorieuse des Cent mille [ou presque) fils de Saint 
Louis. L’Espagne qui a accueilli les prêtres réfractaires pendant la période révolutionnaire de¬ 
vient, après 1880, le refuge de religieux conduits à l’exil par la politique an ti congréganiste de 
la III'" République. L’émigration économique s’exerce d’abord surtout de la France vers l’Es¬ 
pagne, où l’on trouve, dans les villes, des milliers de Français établis dans les professions les 
plus diverses, depuis la boulangerie, fief des Cantalous, jusqu’à la direction des entreprises. Puis, 
à partir des dernières décennies du siècle, le mouvement tend à s’inverser et les Espagnols com¬ 
mencent a chercher du travail au delà des Pyrénées, durablement pour certains. 


La France reste presque jusqu’à b fin du siècle le premier partenaire commercial de l’Es¬ 
pagne, précieux fournisseur de vin pendant la crise du phylloxéra, jusqu'en W\ Les hommes 
d’affaires français prêtent à l’Etat espagnol, financent la construction du réseau ferré et de la plu¬ 
part des grands équipements urbains. Rivale de b France au Maroc, l'Espagne l’accompagne 
dans ses aventures impériales coloniales jusqu’au Mexique et en Cochinchinel 


Paradoxalement, ces relations ne favorisent cependant pas la connaissance: les exilés poli¬ 
tiques créent ou confortent une image «noire* du pays voisin; les relations économiques et fi¬ 
nancières sont trop inégales; elles sont source de frustrations et de récriminations mutuelles et 
suscitent plus de clichés que d'intérêt véritable envers le partenaire. Une situation bien illustrée 
par l’aveu que font au début du XX™ siècle, des hommes d'affaires français de leur ignorance 
des réalités espagnoles ou par b superbe d'un Rémy de Gourmont à l’égard d’Unamuuo -cé¬ 
lèbre à Salamanque et inconnu à Paris*. 

El faut cependant reconnaître —et c’est la seconde série d’explications— que l’évolution 
meme de l’Espagne a pu largement contribuer à entretenir cette indifférence. En un temps où 
les regards se tournent vers l'Angleterre de la Révolution industrielle et de F impérialisme, puis 
vers F Allemagne et les Etats-Unis, Y Espagne dont on glorifie volontiers le passé reste en de¬ 
hors du concert européen. 

C est d abord un pays pauvre. Pauvre de 3a perte de ses grandes colonies américaines pour 
soyeuses de métaux précieux. Pauvre d'une agriculture qui manque sa modernisation et laisse 


V Afoêwiz. Minueco dd (àj]]u 


14S 





IV LE XIX'"' 


S t Ê C L E 


le pays confronté —jusqu'au XX ::r: siècle— a des problèmes de subsistances désormais ana¬ 
chroniques en Europe occidentale. Pauvre de lechcc de son industrialisation, malgré quelques 
foyers industriels catalans, as tu riens ou basques. Certes, le pays connaît une réelle croissance 
économique, surtout pendant b deuxième moitié du siècle. Mais son intégration au mouve¬ 
ment d'industrialisation de l'Europe est surtout celle d’un pays pourvoyeur de madères premiè¬ 
res, importateur de produits manufacturés. 

Aux difficultés du développement s'ajoute l'échec de b démocratie. Les élites de b fortu¬ 
ne, traditionnelles ou nouvelles, confisquent à leur profit U modernisation des institutions hé¬ 
ritées de l'Ancien Régime, depuis le système seigneurial jusqu’au pouvoir central. Dans une Es¬ 
pagne, confrontée à plusieurs reprises à b guerre civile et en particulier à de longues guerres 
carlistes, [es multiples prununriamiftUiitf libéraux qui brandissent h constitution adoptée à Cadix 
en 1812 échouent les uns après les autres, Il en est de même de l'épisode fédéraliste de 1873, 
véritable proudhonisme en actes. De réactions en Restauration, ces échecs révélateurs de la fai¬ 
blesse des assises sociales des aspirations démocratiques font que la vie politique n'échappe fi¬ 
nalement aux coteries de b cour isabelme que pour tomber dans un faux bipartisme et une al¬ 
ternance «pacifique» étroitement contrôlée par l’oligarchie, alors que régionalismes et nationa¬ 
lismes commencent à s 'exprimer avec force. Le «désastre» de 1898 qui entraîne la perte des der¬ 
nière col ouïes d outre-mer est l'aboutissement symbolique de trop de faiblesses, 


L une d’elles, et non la moindre, est une scolarisation insuffisante. L'Espagne, dont la si¬ 
tuation en ce domaine était, à la fin de l'époque des Lumières, assez voisine de celle de l'Euro¬ 
pe, connaît au XIX siècle une forme de régression. Il faut y voir les conséquences des diffi¬ 
cultés économiques du pays mais aussi les effets de b démission scolaire d'un Etat qui se con¬ 
tente du masque d'une loi générale d’organisation de renseignement votée en 1857: l'essentiel 
de b charge scolaire pèse sur des municipalités aux ressources souvent très bibles, amoindries 
par la vente des biens communaux. Les résultats sont très inégaux selon les lieux; les moins 
défavorisés sont les citadins tandis que l’analphabétisme régne dans les campagnes méridiona¬ 
les. Au total, moins de 3a moitié des Espagnols savent lire et écrire au début du XX r11 siècle, 
et il restera jusqu'en 1920 un bloc d'analphabètes de quelque 12 millions. 


Et pourtant -—autre paradoxe— l'Espagne vit ce retard structurel dans une sorte d’iso- 
chrome intellectuelle avec l'Europe et surtout b France, Certes, il but près de deux décennies 
pour que le néo-classicisme ambiant fasse place au «chaos*» d'un romantisme dont les dimen¬ 
sions prométhéennes sont, malgré barra ou Espronccda, moins évidentes et en tout cas plus iso¬ 
lées que les références au passé et a sa permanence. Les accents de la révolte se perdront d'ai¬ 
lleurs bientôt dans k conformisme dune volonté de réconciliation nationale et d'harmonie, non 
dépourvue de brillant comme en témoigne par exemple un luan Valera. académicien a 38 ans.., 

A la faveur du retour à la paix civile, on assiste à partir des années 184Ü à une extraordi¬ 
naire floraison du livre et plus généralement de 3’impriméi en liaison avec b modernisation de 
l'appareil de production paraissent alors les premiers quotidiens modernes avec leurs feuille¬ 
tons, les revues illustrées a ['usage des familles mais aussi l’imposante * Biblîoteca de Àutores 
Espanoles» imprimée par Rivadeneyra et d’innombrables brochures qui traduisent une intensi¬ 
fication et une diversification des relations économiques et sociales. 

Alors meme que le marché national tarde à se constituer et qu’envuon la moitié du réper¬ 
toire théâtral est encore étranger, on assiste a l’émergence d'une historiographie «nationale*, 

■ Nation traduite", selon l'expression du «costumbriste* Mesonero Romanos, l'Espagne est en 
effet a la recherche de voies qui lui soient propres. Elle en trouvera une, pour partie, en Alle¬ 
magne avec le Krausisme bientôt fécondé par l'esprit de «libre examen « qui se dé veloppe à la 
faveur de ht Révolution de 1868. 


r 4 o 



IV LE XIX*"' 


SI ÈCL E 


Responsable d une certaine façon de la disparition du premier manuscrit des poèmes de l'an¬ 
cien censeur de romans, mais «poète des poètes» Bécquer. cette rupture va coïncider avec la 
première organisation du mouvement ouvrier et permettre un certain développement d'une 
mentalité «scicntifico-positive. Elle favorise aussi l'essor d'un roman moderne plus réaliste que 
véritablement naturaliste comme Le Docteur Centeno (1883) de l'immense Galdôs venu des Ca¬ 
naries à Madrid, ou La Régente (1884) du «provincial universel», l’Asturien Leopoldo Alas. 

Mais 1884 est aussi la date ou une fraction importante de l'Eglise catholique peut encore 
affirmer que «le libéralisme est péché» Et s'il est des penseurs soucieux de l'avenir du pays, si, 
pour les bibliophiles, la qualité de l'édition espagnole n’a souvent rien à envier à celle d autres 
pays, û ne faut pas oublier qu alors la production bibliographique de l'Espagne est cinq fois in¬ 
férieure à celle de la France, Souvent aussi, elle conserve un caractère traditionnel dans son con¬ 
tenu et ses modes de diffusion. Alors que fleurit la production «industrielle» mais si savoureuse 
d’oeuvres lyriques appartenant iVigênm éko et que les nouvelles formes de sociabilité que sont 
les Athénées ou les Cercles favorisent une lecture publique encore limitée, le OwJf Pfflmples 
reste, dans la littérature de colportage, un classique du peuple et le vieux romancero est toujours 
chanté aux veillées. 

Plus que la romantique Espagne qui peu a peu disparait au grand regret même d un his- 
panophile aussi averti que Mérimée, plus que P Espagne des Arènes sanglantes, c'est donc l’Es¬ 
pagne des décalages et des disparités qu'il faut apprendre a connaître: en retard par ses structu¬ 
res, elle vit, dans beaucoup de secteurs et de.,, tètes, a l'unisson de l'Europe, Entre Madrid et 
un hameau galicien, il peut y avoir un siècle de distance, L'héritage de la musique populaire 
nationale recueillie par Pédrell est rendu universel depuis Paris par Granadosou Albénîz, la Bar¬ 
celone de Gaudi peut-être l'avant-garde du monde.,, 

Oui. il faut faire L'apprentissage de ce XIX" siècle espagnol qui à la fois manifeste sa soif 
extraordinaire de progrès, d'ouverture sur l'Europe et revendique implicite ment son droit i une 
inscription différente dans le temps de l'Histoire; il faut percevoir les grands courants écono¬ 
miques, sociaux et culturels de l'Europe à travers le prisme d'une situation nationale profon¬ 
dément originale. 


Connaître —enfin!— et comprendre l’Espagne du XIX tfflt siècle est sans doute, pour un 
Français, l'occasion d'une mise au point de son système de représentations; c'est à coup sur. 

pour lui, la seule façon d'être vraiment européen. 


147 





IV LE X 1 X rmf 


S I Ê C L E 


70. VALËRAjUAN 

• -m ‘J.'irifffd- ri Jdifri.w it JuJn I JiVm Jm .VtfvJ>f Ompt- 

Ui —1WMWN —127 Ifflirti. 

Mm y.m*' 

TOUS les spécialistes Je Juan Vliera ont signalé l’importance de son 
oeuvre cpistolairc: Je l'avis de Panard, elle est comparable a ses ro¬ 
mans et i ses critiques. 

Las lettres Je Viera publiées jusqu’à ce jour, sont très nombreuses. 
Si l'on y ajoute les inédites et celles qui ont disparu, nous constatons 
qu’il s'agir d une correspondance réellement écrasante. 

V liera commence à écrire à ses parents, dés sa jeunesse et continue 
à le taire durant toute sa vie. Cvrus B. de Coster, dans sa bibliogra¬ 
phie sur Juan V liera, donne la liste des lettres publiées, en les classant 
par destinataire. Parmi les collections les plii> importantes, on cite gé¬ 
néralement ses lettres intimes a parents et anus, sa correspondance avec 
Menéndez Pctoycs, lamayo y Bans, le docteur Thebussem et ses let¬ 
tres de Russie. 

Parmi les nombreuses collections de lettres, il y a lieu de signaler cel- 
le «que onstituc l.i correspondance adressée a Narriso Campillo. com¬ 
me la plus abondante et la plus intéressante. 

Plie n’a pas pourtant pas été spécialement étudiée. Editées par Do- 
mingucz Rordona, ces lettres sont a peine citées par les spécialistes de 
l'oeuvre epistolaire de Valen, sauf quelques mentions isolées Je Ro¬ 
driguez Marin, Elles forment cependant un ensemble très significatif 
puisqu'elles permettent d apprécier presque toutes les caractéristiques 
épistolaires de l’auteur. 

Il v a en tout. 12" lettres, 87 datées, 40 non datées, écrites entre 186U 
et la lin du siècle et achetées, en 1912 au tïls de Narciso Campillo. 

Elles sont écrites sur du papier de toute sorte Je qualités et de tor- 
ituts, bien que la double feuille prime. Elles ont entre une et huit pa¬ 
ges. (i s'agit généralement de papier blanc et lisse, bien que quelques- 
unes d’entre elles portent IVn-tcte de l’auteur ou des Légations d’Espa¬ 
gne à Lisbonne, Bruxelles et Washington, du Congrès des Dépurés, 
du Sénat et du Ministère des Travaux Publics. Elles ne présentent m 
corrections, m post-scriptum, mais on v trouve fréquemment des écri¬ 
tures superposées. 

l'origine en esr assez variée. Les lettres écrites à Madrid sont les plus 
fréquentes, mais de nombreuses ont etc envoyées de Lisbonne et Je 
Washington. D autres proviennent de Doria Menas, Paris, Bruxelles, 
Cintra, Biarritz et Vienne. Quelques-unes ne mentionnent pas le lieu 
d origine. 

Les sujets abordes sont, comme dans les autres collections épsstol,li¬ 
res, des plus varies. 

Les opinions sur auteurs et livres de l’époque sont fréquentes, tes 
noms et les titres, concrets. Il fait souvent allusion à des périodiques 
du moment, 

Hem oeuvre elle-même est son principal suiet. Il parle constamment 
de projets en cours, de nouvelles publications, de collaborations à des 
revues, de traductions qu'il réalise et même de traductions de son 
oeuvre. 

Ses commenta ires sur des affaires personnelles et familiales, sur des 
problèmes économiques et professionnels, etc., sont egalement fré¬ 
quents. Quelques lettres contiennent une critique des moeurs, tout par¬ 
ti' LiIkTcmeni certaines envoyées du Portugal ci des Etats-Unis, 

Ce qui est cependant Se plus significatif Je cette correspondance de 
Valera, est la variété des sujets dans une meme lettre, en sautant con¬ 
tinuelle nient de l'un a [‘autre. 

Quant au %tvle. J csr marqué par le contenu et le sujet, tri général, 
il ■''agit d’un si vie élégant mao facile surtout lorsqu’il traite Je sujets 
personnels. Rappelons 3a lettre très émouvante dans laquelle il annon¬ 


ce à Campillo la mort de son tils Carlos. Dans d’autres, ;i introduit 
des détails humoristiques et utilise parfois directement, un style 
familier. 

Les deux lettres qui ont été sélectionnées ne font que confirmer ce 
qui vient d'être dit. 

Dans celle Je 1862, il parle de lui-même. Je sa formation et de ses 
écrits, ce qui ne 1 empêche pas de citer, avec une certain e goguenardi¬ 
se, des noms concrets d’actualité: «EJ Marqués de Pidal. pur eiemplo, 
escribe haber: a ver. v orras cosas por d cstilco, 

13 donne incidemment des nouvelles de Laverde, Je Ram irez de las 
Casas-Dcza et Je son propre frère 

La lettre Je ]NHC> est surtout consacrée a un sujet reneré dans J an¬ 
tres: le naturalisme et l’oeuvre d’Emilia Pardo de Bazin I es commen¬ 
taires sur sa situation personnelle ne manquent cependant pas 

S’il (allait résumer le contenu de ces lettres, il faudrait souligner le 
souci de répandre son oeuvre. 

On remarquerait, en second lieu, les critiques aux personnages du 
moment, à certains secteurs sociaux, ainsi que des généralités jsm? in¬ 
différentes sur l’oeuvre de Campillo. 

Mêlées à tout cela, des nouvelles de sa vit privée et professionnelle. 

lîl BUOGFt.cn tu. 

EJiiwim: Coiwiiinn dd iittor d? Pfpiu jmioifz. Cirüs iticduu «ir dun J-ujii v j. E:d:s ■ 
dfj. Doiniugucî Boîdofli Sf^ra k w SüMiWm» -Wîh-. 1 . Wn-,- V, Il ' 

a li] IV3fV -M. BERMEJÜ MARI OS IV Us tmmitibta .arras j;- don Juin jh, t • s - 
o WiW^ini f Liaro Cucticr Madrid, SW —f t v AND Vatrta en mi à ,,nji tn* ■ < 

i jW JI rKJlrrj ËjrftlfflM. 1 SNfrfi.—CC DE COSTER. BiWu\‘ulrj trli. j Jj .'ujw ! j.*- rj v,.:r 
l' r " —R P.tCE.^1) L'aainc épisiohirt dcj.\ ifaiVjiJi Hiir-oi^ni 1 Mil >’ 4 I■■'« ■- 
! i R EGU EZ MA lî IN fVn jir-jJi I dJf .■ r ^ Madud ! 'C3 


7!. ÜECQUEI!. CUSTAVO ADOLFO 

Lh à foi $imwy Colccoon de pwvfiios, luumtntoi. ;dri& \ pr¬ 
îtes éi- fosas Jitcffiiirt que se concluirin o no H‘:’un wpk cl vira:.: 

]k' (rüiiiavo Adollo CtiudiO l> Btttjufr —1868 WdnJ I" fnn—I 
i + uni p,;î,i5 t 2fô min —Toile noir avec dtb vrfi m t«d«. leurrée 

Mm. Ü 2 I* 

LE Libre à les gimhm est un manuscrit autographe de Bécquei 
acheté en 18% par la Biblioteca Nacmn.il. a doua Comuelo B de (>rtsz 
Il s'agir d'un livre commercial ««o nus bien de seras» d après Rafael 
Montesmos. rave et avec les pages numérotées mécaniquement Sur fa 
couverture, figure une étiquette autour de laquelle sont indiquées L-s 
données de la firme commerciale: Livres raves Julio (laisse f alk Je 
Rehrorcs n. 3-Madnd Encuademaciones. Au centre de IVtiquette 
le titre, Le nom de l’auteur et la date jumo de 1868 
A près la page de n t re • pàg 1 un t rou ve la « In t r« >du ce K >n sin h mu- ,i 
(pâg. v7). Fessai inachevé "La miner de piedra- pags ‘VF 1 la table 
des. matières des «Rimas» pigs. S29-531 . un dessin au crayon .urr> 
bué a Bécquer, collé i.pig 533) et le texte des «Rinus... la page com¬ 
mençant par cette phrase: «Roesias. que recuqrdo del libres perdidn 
;pag. 537-600). Les pages 2. 8, 26-52H, 352 et n.H sont blanches t i«. , 
pages 3-4, 235-216, 271-272. 44Î-M et 557-558 manquent. 

La quantité de pages blanches, qu'il contient est surprenante. Com¬ 
me on l’a souvent répété, un ami Je Becqucr lui donna ce livre. Le pne- 
tc commence à y écrire en juin 1868 
A cette époque. Bécquer avau déjà donné a Luis Gonzalez Bravo. 


148 



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IV L t. X ! X r - 


SIÈCLE 







k moment de scs poésies, pour qu i! en écrive h préface. En septem¬ 
bre de Li s ne El ic année, pendant l'incendie de la maison du ministre, le 
manuscrit disparaît Cest a partir de cette dak que Béequer copie dans 
le iét,- tfï los %mion£' les •• Rimas» du manuscrit antérieur, au fur et a 
mesure qu'il s'en souvenait 

Le Ltap à ins était en clïet destine â être une récapitulation 

de nouvelles oeuvres ci est devenu par le tait du hasard, l'unique ma¬ 
ri eh en t qui recueille presque toutes les «Rimas». Béequer pensant rom- 
pleur le livre avec de nouvelles oeuvres, relègue les “Rimas» a la tin. 
eu souvenir de ce qui avait etc perdu, 

Le bl*x consacre aux Rimas- commence par la table des matières, 
qui n'en est pa% une, car elle ne renvoie à aucune page de l'oeuvre 
l\ig>. 3.33, on trouve un dessin au crayon, collé, de 158 x |72 mm,, 
vk;s date m signature. Vidal Bcmto Revuelra, qui pense que ce dessin 
est un ngmal de liée quel, indique qu’il s’agit du jardin de la maison 
ou vécut la ta mille Bccqucr. 8. rue San Udetonso, a Tolède. 

Les Rimas ■ ne sont pas numérotées et sont séparées tes unes des 
autres, par trois astérisques places en triangle. Elles sont écrites avec 
s -::;. *. qui laisse supposer qu'elles ont été copiées sur un brouillon an¬ 
te rieur (.xa explique aussi que le texte des «Rimas» coïncide exacte¬ 
ment avet la tin du livre. 

(.oninie nous Lavons dé|a dit, le manuscrit est a b Ribliotcca Na- 
ion.il depuis |N% C'est grâce à Ram on Rodriguez Corrca, dans son 
introduction .1 L première édition des *■ Rimas», que nous avons en¬ 
tendu parlt t k lui pour U première fois Ensuite, un perd la trace dts 
Lr/nn m norrrflpif• et, en IWÜ. Narcisu (’anipilln dans le Diario de 
( .idi?, nt\ .i nouveau illusion, en le considérant disparu II réappa- 
T.iit ependant un an apres, chez dofu Consuelo B. Je Ortiz, A b Bl- 
. bqudk Franz Schneider reparle du manuscrit autographe de Béequer 
J importance du manuscrit est exceptionnelle pour établir le texte 
des Rimas ». puisque h première édition posthume, réalisée par les 
amis du pi ici'. Ujtiïi'ii R 'drigüc? (airtc.i, Augusto Ferrari et Narciso 
t ..impilto, différé considérablement du manuscrit La découverte de 
S; inu id. i permit Je retrouver le texte authentique de Béequer, qui 
avait subi plusieurs transformations dans les éditions publiées |usqiù 
t Lite date 

I Vautre part, une fois le premier manuscrit disparu, remis j Conzi- 
lez Bravo, k /.itae à devient le seul manuscrit de Béequer 

vimtenaîH presque mines les -Rimas» et le point de départ d'autres édi¬ 
tions kit tires 

Les part k u la rites que le manuscrit présenté et qui le rend dllïîrerr 
de la première édition, résident dans l’existence de trois poèmes \up- 
prsmes dans ['édition, l'ordre des -Rimas- et les corrections visibles 
sur le manuscrit, 

En et qui concerne l'ordre des Rimas , il reste .1 découvrir si les 
, 11 ms qui firent ! édition changèrent l’ordre établi dans le Ubm \lt ta 
i. 1 poii«i ■ ou, en réalité si; souvinrent de celui qu’avaient les Rimas* 
dans Je manuscrit perdu et qu ils um u a Essaient Etes certainement. 

Quant aux 1 orrection\ k principal problème qui se pose est Je sa¬ 
voir qui en est l’auteur 

Les critiques ne se iont pas rnis dVctord et, alors que les uns pen¬ 
sai? qu elles sont l’oeuvre d’Augusto Fcrrin Schneider), les autres 
toicitT qu’elles sont de t an pillo ikuninguez Bordera, (iustavino 
d: JtecqtkT lui-mérnt Montestnos, I bac ou des amis du poetv, mais 
sans les identifier Berniez. Balbfii. Alatorre, 


liaHI M H .H -M1UI 

'H>, > >«tz Midn<1 E rirrini r |N7I—A M f. J ' * H R t VihK ti'Xln nT!_jin« J< lj% H:- 
mis d* Bo.qw.i Wri lîm^idr MaIi^u /fi-pditiur MX 14' ! »| —<».A BEt QUEH üM'if 
•>!' Nul- |T- itninaï (mil Ion n l.riiJMJUiic tvruJ ki > :rarK: np- mn de Lh Riiïi^ tta- 


!id tkltun y Anmit» Roldan H ucsimil Vudud. pr> \ BECQUEN ùm.-j, . . t-.- 
m koimil Acftnpûido d t U wrnïnî paydj maria ikvqurr. por Rand Monta»»* 

Madtiü. l'iw —k HENIÎEiZ ar Mv.yw/w w,-«<udi a. ,n,:.v 4 j. fl- Bucno» 
XîiifN r*r*l — 1 BENITfi REWELfA En cl fabii- ét k* çomonts Heequrr v 1 oLcdo- K- 
'■m if FMog iü *141 THi.-J m LIIEZ ÎABOAIM la nrdnucioji J: b> Km»* 

dr Ciusuvo Adolio Bèxprr Ou i« VfM'ij. G-n<v.i' frJ^nwoi’i- Jr Hr-.-jü. :j- \*.i?in-eai 
I'*' —I IXIMINtîLIEZ BaiPDONA: El lutografo dr j*s Bmk jr Hce<}iKT lfn>fj ik H*- 
Iq$\ù hpiwà., X 


72. l'EREZ G.UDOS. IJINITO 

Ei iiSfiir t.rar<Tni — 1 |hvh,t-Mji lïWt—X"K J (>S X ]t^ mm —Au- 
cognphr 

Stv. 23227 

LE manuscrit de El Jocfar f Viirnw entre a l.i Bibhoteca Nacional en 

im 

Avec lui. s'enrichit h collection déjà fort abondante de manuscrits 
galdostens autographes de la Bibliothèque, dont quelques-uns son 
mentionnés par Carmen Bravo Vilîasante. 

On conserve avec lui. une lettre de hun de Macias y del Real du 
IH mars 1 l J|4, adressée a Ansclnua Comilez, qui fournit des rensei¬ 
gnements intéressants pour llustoire de ce manu sent luan Js Maci, 
raconte que le 13 août 18 ( >7 -Benito Ferez (dldôs me regali las . , ,r- 
nllas Luiginales de su novda H dorter CViitcmi Ud. que usa. Jesde hau 
ninchos ados, conio seudotiinio literario d nombre de "Alejandro Mi- 
quis H , desea ptvseer diebas tuartillas y yo se las en vio, COU mucho gus- 
to, pues reconozeo d prdereiité derecho quetiene " Akundm Miquis 
para conserv.sr mis papeles de tamiha- Inutile de préciser que k héros 
du roman se nomme Akjandm Mlc|uis 

Apres cette lettre, nous n‘avons plus de nouvelles du manuscrit jus¬ 
qu'au début dé l'année l l fH4. où on Je retrouve au Lycée LraiK.,ns i 
Madrid. 

C est en effet, le 13 janvier de cette même année, que Madanu Mu¬ 
ter and remet k manuscrit au Rresideut du (iouveniement espagnol I 
27 février IUM4, k Directeur Cicneral del Libro y Biblioteus k remet 
b Bibliotéca Nacitmai. 

Le manuscrit comprend 8"8 letttllets non reliés et distribues en deux 
tomes 

Le premier compte 3KÜ feuillets dont les numéros 7-X, l'n. U>4.3» 
290, 2'7J. \]} et 524 sont en double, et R s numéros 2*# -1 ■ ;r 

manquants. 

Le deuxième tonie m compose Jl 488 feuillets dont ks nunli ri • 42 
11V et RjR sont en double, et les 13. 14. 32 et 4fit manquent 

Il est écrit sur différentes sortes de papier I auteur se sert parfois 
de pages deu utilisées, sur lesquelles on trou vé souvent, au verso, des 
textes barrés au crayon bleu et des dessins—par exemple la page 123 v 
ou apparaît la Puer t u del ( armai de Saragosse. au crayon 

L'ouvrage commence sur Je kuillet 1, par le premier chapitre lii- 
[fodnmoi: j b Biologia et ne mentionne pas le titre du rmuan 5 
l’angle supérieur droit, h date du début Ju roman; 3 janvier 83 

J] est surprenant que le litre n'apparaisse pas au début U se peut 
qu'il manque une feuille portant ce titre. 

tu revanche, 1 ! est indiqué au début du tome 11 Sur 1 j dernière page 
-488 du second tome— k' titre est répété ainsi que le lieu et la date 
d élaboration du roman Madrid. Janvier-Mai 1883. 

l e manuscrit, .1 3a plume, est couvert de ratures, parfois de simples 

71 frH'fü-iv 1.1 ÈiKrcuic lift gurîHJim 



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CAATÜ C3^* ^CC^VLX/t^ 





IV LE XIX ” 


SIECLE 


mots et parfois de plusieurs lignes, ainsi que de corrections intercalées 
entre les lignes. 

Le docteur G merle fait pâme, dans l’ensemble des oeuvres de Cal- 
dos, de la série de romans contemporains qui commence par Le des- 
hariuù et dont font partie, entre autres, E afflige Afwfo, Lu prahtàiiib 
et | ; L>rcu riiaid y Jaaata. 

Le roman se déroulé, de même que /Wwntjfj et Lu de avec 
lesquels si forme un tout., au cours des dernières années du règne 
d'Isabelle il. !)e l'avis. de Fernandez Montesinos, -debid de planearse 
en d verano u otono de 1882-, 

Bien que Je l'avis de ce dernier, il s’agisse d'une «génial novela». a 
roman n’a pas été l’un des pins étudies par la critique. Les bibliogra¬ 
phies de S ad et t. Garcia Lorcnzo et Woodbridge ne mentionnent pas 
d'essais spécifiquement consacrés a cet ouvrage. Il va meme des di¬ 
vergences lorsqu'il s'agit de l'analyser, car. en effet, si pour Montra¬ 
nt)* -CSM es la novela de Alcjandro Miquis*. en revanche, Germàn Gui- 
llôn affirme que es la novela de Felipe Centeno. 

Ge roman possède plusieurs des caractéristiques des autres romans 
Je ta série, comme, par exemple. 3a vision de b misère madrilène que 
nous trouvons également dans La JfJirTrdedti et .VJtffmwiiiiî, ou bien 
encore le thème de F usure, à travers Torquemada, personnage qui ap¬ 
paraît pour la première l'ois dans ce roman et que Galdôs réutilisera 
dans quatre romans 

BHHUiTMIttAWIIE 

I du km - J.,'... i. . ■ i.'ipjri'f. Madrid, Lmp delrüuinwkli 1**3 —t. BRAVO V[LJ-ASANÎ.E: 
h.- rr.jnihi?:: le i.ijîûôü en il Btbhotixi NjckhmI ■ .oiI,p;.< ffijpjiüMir<«idii«'> 25<v232 
nnu‘| ( ORSEA El siraMisnm mitsco en Ij> nowltt de Péltt (uldôs. Tk*mra> 
XVIII (1%3 -I FERNANDEZ VUÎXTEülNl» Mv* 2‘td Madrid. |MS ~ti LU- 
LLON UnuUJ de f l JcKi'.'T t’oirenQ’ (.Wrnw Wi<pjK!uiBrn.jiMi. 3*-232 ! ■"'*”! —A 
HOlMit U ■. M RA MOS Nom pjii uni vrlalurj de El «ItH'tot L lïiîciw* en d ten- 
tmano àc su puWkioon Arufo tijWosuwjf, XIX l'W; 


Comervatoire -Espagne- est l'une des études les plus importantes le 

XIX siècle, deuxième partie La renaissance musicale- D'Henri 
Collet, ouvrage dirigé par A Lavignac, où est analysée l’oeuvre des 
musiciens précurseurs de F éclosion musicale: FedrdJ et Olmedo. On 
cite Pocuvrc théorique de Pedrel!; -E U'tUo IrViiu ftpjHef jHjfrwr ai oyL 
Af A • et ]' -'AwftJojjid dV tn;^niiidj rsparWo» il sera considéré comme 
le précurseur d'un nationalisme auquel s’unit le sentiment populaire, 
on cite, en parallèle deux de ses opéras * L'Ultimo Abcnzcrragio» et 

Quasmiodo». L'analyse se poursuit par l’oeuvre de Otafio, Gilbert, 
Luis Vilbba. et s'achève sur Albéntz. Grande* et Ricardo Viries On 
trouve, avec cet article, «L'essor de b musique espagnole au 

XX f "' siècle»» qui tente à nouveau de déchiffrer les prolégomènes Je 
Sa musique au XIX r " c siècle. 

Bjwiographii 

H COLLET Lf ATA wâ( pjfjw Lr wimamt Rjhv "O j. • • .•* 

Jr b iwwifjf <s_p^Wf jm XX r " sïfrff Vins IMjit Aiinii; y t .rjua^üb Riras. 1’^—H J 
COUItZON b'ihjH P'Jffi} ti Fc: JVrm hr:■ f 1 * 1 ’ — A GAUTHIER Aibm: MjdfiJ 
1978 —G. jEAN-AUBHY: Jw* AMéûr, ÉCÉtàfif twi, London. 1917 {1977) Lamxaqutti 
It> rurjLtfui. ITm, 1922 - 


73. A L II £ N1Z, 15 A A C 


.Vfmwui' v (rjfJf —Madrid A Itanum 18W.—5 p M on — ï>eJiej- 
df l'iineur m Harmcn 

\s yîfiê* 

GIt AN ADOS, ENDKJ'L'E 


f.J jm i nj7^:j»rjr pjru?.— Midtià. Ildflonse Alicr, 19 5.—11. 

3 p . 33 on 

m m a 


l’EDÜÎLL. FELIPl 


Qmuwii-jV !-■ vjpj ,, ;.i ,'i jii..-- j.Tj — Miànd £<! Vidal s Hiioy Berna* 
tïi;ui, 1*7> -f p. 32 cm. 

M IM! 7 


LA musique espagnole, tant profane que religieuse, entame au 
XIX Met le une renaissance dont les fruits sont recueillis tin de siè¬ 
cle Une génération de musiciens surgit qui mettra en valeur des chcfs- 
d'oeuvre oubliés Pedreil, Federico ülmeda, Luis \ illaba, Arriob,. N 
Umjüo, qui prépareront l’apogée musicale espagnole. Les études mit 
tétre période sont, avec celles du XVI Siècle, les plus caractéristi¬ 
ques de l'hispanisme français. Des musicologues très renommés nous 
ont laisse quantité de recherches Ibr exemple. I ouvrage d’Henri Col¬ 
let Alhcmz y Grandados*, la plus sérieuse et le mieux documentée 
des premières études publiées. Il laudrait citer egalement A Gauthier 
ou Jc.iu Aubry et G Laplame pour leurs recherches sur Albemz. 

L'article publie dans Erri-y.iVroîic Je Irf Aikoipf et Dutimum- du 




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D»p»ftllado.-*TodciK ,<* 

i>n. > transe ipc]<in p esî^n reservados» 

L DEFONSO ALIE 

£ditûr cie ttysKri 

PROF! ETA RIO DE LOS FONDOS EDfTORTALE 

V|DAL llïmona Y bockta, manuel SALV 
y espaSa musical 

PLAZA DE GRIENTE 2.-MADRID 


Nvt Pîaj î 50 



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73. ( rriUMi/dj jii.jr 






































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EDÏTORES 


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73. fWrrff, EfJj pe. Quasimodo 






























































































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! R tu. ï v.f Z s / 'ai muni}* n if as con (C 7 ► \ 

f i’OR I XAkTONÏO CUACONJ'ONCE'kLtoA 
S<iiJorjia PolmrtumL ^ , 

J L Esc. SENOR D. ( JASPA R DE ( rVXWAVj 

f .av/Æ hh Oliyar BS,Dv<^mSMhvcâm 

\ R}„ U. Ü, tnjtia. fit IIdlïch< r , f W/<-.ÿr& . loi Ml *. 

iwfjv ( vio m / ■: A?jv/h f/. / *■/ £ i utulforizu 1 w* f j 

V un v;. / ni or *tii u or <■ ha l i a tHfàtn ; Y au, a!ht nuio-r j , 
A,V: :shu lias, Ch tj ining&nc* : il . /V^/ C ; ; &■ v. ■ | 

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INDE D’OEUVRES 


ABÜ NASA R ML HA MM AJ i m ÎARJAN U-r ARABI ftiri ;J- 
jnwu'ijh: Hfi Ï4I Ci.1 r. 

A BIT ÜA( ARIA JLifcr. dr jprar !im Val, I jM» m Cat □ '■ 
ÀLBENIZ. liai*: .Uhwm iti OUe .VI 37WT JI Cil n ^ 

Alt. Ai A. Mn> i: Am pa« !i,yuk. sir uto la ifeiiWJ atanga R Z! Vf 
Coi. it* 31. 

ALONS0 L>E SANTA CT 02 I.W pnw?j; ir vJ-i ta uta Jtl «iiihJ.- 
R« ÎH- Oc fl ” 

AMADIS DI GAULA Us frt l&ttf. k Améhs <U GiuU mufmrtt 
imjüiiUf Aijf^Jprw-iA-.; r SrVll3j R ÏÏ3& £ n." 4 

AMAN US. PclCJ' i ■rri"k-tii 1 1 ,.- Gar*ntvm K IMR Cm s 38 
AVERROES. GmmMbdfj à h m&ma M» 5013 Qt. n” 17 
BECQUÈR.Ouscivo AdoHfl hr*>Je ta t wMrr: Ms» 13216 Cu n “ 
"I 

lil/< AYE Ornenfc 1 T 7 "* I “Wt Dfu rip .-•.r Jt . j .rut: ) pmnpak Lh- 
•urt! ,it} Stnmi [»ï,:ajrj Mil. 202(53'K2. Cu n *' <!■! 

BRI |Uj: 1 fUjICHtl f '.oîtm&f d> Jirimdffi y •r,-w-JWi,«; JW Rtil O&ÏWJr Jr 
Hiifww \anwai Jr .UüJrid £R JiSrS £ jt n.“ ta 
CAfltZON. AnHHUhi (ht Jt mrnia pats :t,u -vpa j i '-brk M >WI 
Cil. Il ' '45 

I Ai.HERON DE LA bAhCA. Ptfdfïi t svtàie dr h fan <1 ny: ■■ u 
.nifüAj Mst—i 4M J Oc n ‘ + 

CALIXROK H F I A B.UCÀ Pedro fc,' .njf:,, M(«w Vau '-1 
Cic n "53 

CANCIUNÊRODEH1JAR Mu 3883 Oc n." W. 

CANCÎUNERO DE STUNIGA Vitr 17-7 Oc. 19 
< ANÇiïNER DES COMTES U'UtCELL Rr, As Cat. it’> 
CAST1GOS * Ji'.m 'M's.'; i< J?n Dm Sm* Mu J*J5 Cat n ' 3] 
CERVANTES 3AAVE1.TRA. Ms^acfde £1 ’iy^twe hiklpi i:v (junteit 
j. .j .lOrfu Ccri' IIS Ci? n "AS 
CERVANTES SAAVEPRA; Mttuclde £i 'iffu.;HJ .y itnQuixM 
i u .LtaOu R £37 M Car n-'5" 

£, |R< )NCIUO HE : h! AC IA I. • ji.j,'. iii"-..' dr'. air •. . : ; • j.m Ci- 

Tmm K m Cil n." A" 

cgnciuorum cquectiû. Mu istz cir ** : 

CODEX CAUXîfNUS Mis !6l" Car r S 
CKONICA GENERAL %5.s W]7 Ot n. M 1« 

COLON, i nscotiS D.-j.'.- Jf «dt-ffiiwif Sri p/?iwr l'rdrr Jt iruuhnmttm 
, ! ir.-.;-. it- dr !lr KTiCf l'IJIr M« V'IT Ùl. Tl ‘ J 5 

i HUZCANO VOLMEDUlAjiüiv it L OWiCt^jk Jr £ T -à 

AIHTH JlTrli'l.r Iittlii' .-r JrO.':- Je jW'li.'. 

Et 5B3. Car. n W 

£ RL l CANli > i iLMEDIUA. Rimon de h ïr;if.- • Jr ' • 

j‘, tir'.f . ,3'Ui' nfrj Ajffljrüdi u'r [) i/r ù Cmr i Ci'iii rnTFc 

h> ç.jJ. Jjhi,', 1 Djûhhi T 369.3 Oc iC'A" 

! d 1 - ?S£ ' iRIDES, EVrij. i- ,4(n-a dir ii vuttfw neJmHii R sSjJ ■ .• 
n.* A3 

[DISPUTAS r' fj: r dr -• rn':i.' -•waiv.Jr.-i A''AA Cit H ' Jr. 

LR A "-0 .JS. Mode; us C-ijnt*-:. mjmrj iti nvffc .£i«lwiw R 

(.«. ir " 33 

IIRNANDEZDEHEREDIA. I'jjd Or;'-: tnpir.iktt . ■■uni.* 

w it .Uma Mss im Ai Ci n ■■ 1f> 

FERNANDEZ DE MORATîN, L«iv<tr<s .üMiüii. hwu. œ Jr- ; ■: 

rtr • "■’ J. r^reiffiuLî f« ri f i'iW Jri JVtSfjjw en " !•. tfherif it '"‘Ç 

T 121W Cac. ir -t». 

\ EJRNANPEZ F)E MOR ATIN Lcuidru Diane SU» V.l" 

Oc 

rlNL. OlÜIKf L' l3n«! Jr |J .V.iWftîJ pitb'ü Jt OlWMJi’ FlHe'.’ 
Mss u 37 ( ;r n " 42 

CrER't ATtUS, £ .-.jH-ri'.i-. l'mpi iirtrwih ftiinwr D' I 'U'iJi ABUlriüj Hi>- 
rî'irJFh". «'urjfr'i R Slü i je n " 5f> 

UiNCORA Y AHGOTE. Luis it i»r*. j rD lui JrG^tj Ro 
15. 4> h» te 4fi Cat n ■' 59, 

CRA( I A S. Ekltjyr Biitre R Or75 Cit n ' 55 
'.RA. IAN Bj:Ij-:.jj Eih(K*ÛL G JeJ ;ï. ; Ms* WJ} Cj; r "M 
i. A OR AN ' i iNOLTS] A Dt ULTRAMAR Mis MR? Cm i*.- 11 
* .U A N ADOS. LrrWpr i ! - j-j nau.'JKiar ifkllji* SL r '<î- C« 
t\°7i 

HIDALGO- Jiosi Vlmm'j . ^ir-i i> si VS»! 22 Car t) as 
IBN IALDUN //i.li'i'r Ji rli'ia-'ir■■ i-iJr-var? Ms* 52IA Cn r ‘ 13 
ISIDORUS HISE'ALENSIV Oufrnri f£jj«,sV', St*». HHMM. Cai n 
3. 

jIMENIZ DE( ISNIROS. Fjjikiv • IWi ■ it ! r-' M- 
?323 ’ u Car n ' 32 

JOVELLANOS Cjij.ii Mrlclw» ik Oi» dt E 1 :•'«*' - . .. Mis 

imF' Car n.*‘6S 

JUAN RUIZ AR( [PRESTE DE INT A hh> t- Vi» v3 

Cji n 13 

LAVANHA, Jcitt bajiriMJ D. mr . - ie\ imui - SU* S2A1 s n n ‘ 

51 

LIBER lUDlCEORLLSi « iu<n«re«fi Vm ]*-» ( *i -i ^ 

EL UURO DE ALEXANDRE Vut >1«i Oi n O 
LlflflO DEL 10ECO DE LAS SUERTES H Wft ir. n " .33 
LÜ1*ES. Efftiitt (,r,-ir:..; jV f) L'J. J V::ll 2>î£ < it H' J" 
MARSELLAR, Cîiarb Phtlippc Snffli:iinH Hhjfaq.v'b'w l'in;.tp-■ R 
922S Car n " ÿ- 

M ARTIN LS. Jaan Aù Vnr C2»i Cat ti M. 

MEDINA. PfdfiOc 3m -M:- Jï .LUh Cat i; ' A| 

MEDINA 3Viir.> it >P«ia Jr .‘ÿrjtphu ir.>;j fr ■ .l?;r ir.- frJft J. 
AfrtA«a SU* Re:. 2!5 (Il n > 

MILAN. Ldi» l'.iL,-.:, k .:'r j.-:. . '(fjii. ■ «rj.- f. - ; 

J'ar R 7271 {je n V. 


SRI AN, Luis Jr «hit. J it Sri h h f J Jr ntJn iirJi.’a.jJ.- U .1?;. If 

R 93BL Cal raC37 

ME5AL af Mi? Jf H*,Via Mc Cai n >• 

MUSIQUE tsfHgtmlr fflUf ,'jfar XIT et XITJ rt,H ;. Jr M tfaVai 
Cir n " 22 

NERRIJA Anianiü dr Jn-r.-J^rii':.• Vnr ‘-I Or. r Z' 
RALMËftIN DE OLIV.A, JLiArr icpJi' Jt Pdi'nmr que itda dt Dr aflnr 
Ht^un t» aamsi dir PwaejJf# R 9RU. C« iî ‘ .W 
l^EDRELL. F«sipe Gtisium .« ai.Jiw .ir SI 'p. 22 ( *f 

n.* 73. 

l'EREZ GAI .DOS Rcnru Ei j.m.t £ r^m,' Sl« 2222" Cac r ’ "2 
RO EMA DEMEOCLD M». Vice M7 Cac. n là 
ES.ALMI CiirJKd fr Hr-nqi M» I 1 "! Ol r 'à 

PSELTiC'JUANELO-IURRIAV! ... it . renies 

iflpjaip.-. SUi 33 7 Z-7i c i. Car n' j 1 
QUE R. JoSf Ni>« Ofiw *' Eiii.xj Jr U. pJjirj.. aur it (mx 'I Ej-njifl. 
! -utôMii Cat. n. 1 * fa« 

QUEVE1X) ¥ VILLEGAS. Erannscu Vtwiàtm jr D.v jidJr.idj Jr ■ 
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HESITEZ ELuWi: E'i-ait U Mtiuiaii A Tjar.'rr.- A.r. !{;• SU-.- 

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uf Medifval EluJift, l'W 

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■i ! Nu - L ff MA’-.vrr. I9-V6 Madrid Mmisaciw J-, A.. Iru; • EJ|- 
Tttdcut i pourrai Jv Libn ■ h BiNnnttas. l'Wj 
IMII. IU '“.NAtK’NAl Madüil i'j> i,-f '-i f ■' »• r.- 
Jt Ja fi'Hh'iiij .Vjiv'' - IcKpirtirtôit BiMioku Naa(-::.il. Madnd 

■-.i-:It.nrTf-m>ti-,vitp:e [wj Midnd. MuniHimmde( idrtira. Dlret- 
nàn (.nierai dtl Libre h BiWHKetJi. IW 
IM EU I, 'IM A NA( ION Al M*jnd Jitn urann ?mvrj/ J,- manu icniiw Jt 
'rBirii' ï.., 1 A;. 1 Madrid EXieiinvii Crftsljl de AffluwHV Hi- 
Suffis. l'Jil 

ISUHIGAS, Pedro Lei maïuabCtHi i rniiiütiitft de -J llihlkiirej t entrai 
!.• BjKckfU ns f.i/'wr.-iiih hedr 1, pp d'A-AA 
HONII.I A Y NAS MARTIN. Adulh? J.-• tVn .• ■i.-- lu ;• p'. .• 
,-f. "v Hadiid. lmp k l. Ru’biu. 1V]V. J -, 

Mit Ai '! I A !U é - 'U..-J'i 1 /li'.m-marer .J-.’Ir^rr;iflrfs amf 

sppi.ii.'.' London B Qujritdi IX-'-INfr A i 
HR AV O Vil | ANAMTE, Carmen «Los imiiuscfflï«.df Oïilusenla Hs- 
bluHfta Nanonal» En fjijJmip /Jw.-tuf!,-"•!•.:• T 1 "' 1 -"! r-p 

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itÀ hrüitqfifhy Turonc!i. L”ii3 ver.it h Vit-ï,, 1971 
c Al*ÈL. Horjui. (jr.’.'u'u . fil Lf fepHtml de! iitfi* Xf.Y Har* 

telnni, 

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J • WW U » M.'- .'«wiif Nar ■ i* .1 fj-inj MtHitpeltrr, I’J"] 
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CARHAILLAC, Loua dMÉ f '(fWlIiM un tnttrriïw.n. ■< 

Miiind. I ondo de ( j|euu EiKmi'mui, ï’ r ' i ' 

CANIRI BiiiVhna tu? -u iuna t-urulrm Madri,!. Pnrr .i 

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le* it Hr.'Lar Ait* m JApjr.j Madnd Rea! AtaikTiaikYinTerrjni- 
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CEJADOR. I HiilenjJf j J./nfuj I . - r:'; .',, .■ . M,.Lnd. 3 ip,t- 
pralu de L Reviu* de Ar.,hr,.* H F h-ieri'. •. itiuwin, M|î 
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sind Scrvin Jf PublKaflOlKV •!•:. MilPirnin dr 1 3:;-J. | r n 


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COLLET. Hmn fc-jvjp* Lt XSX ■ léiTe EJrujnone punir La rriraoun./ 

inHiirure i'ani. IVV 

COLLET Henri I. dr Ji uiiin^if r. v "-\-.*Y du .X.Y'...irdr Pjiù, IVÿ> 
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aïo. UIiko Hixpk !VA?*FV5: i h 

EÜEÏÏENtKÎURG. FS N.'.'i rrinfijiW' ‘ ■ -n.' ■ *.■ ■ P' - 

iWyur .Ndréuafe tfr .WueW É'ins, I '*■ t - L 

E>ESTt'ARTf. Svlvie l'-r. rtr. 1 .J. jf.r,ilurjm> J J'SMJ.fîîJ 1-,'iiir 

ma h ndllurf airtisll^iw an R*flirrfaJ •„ Irmpj Jt l'tlwutuw l'arti, Fun- 

dacao CakuHie Cnîbeminin l'T7 

IH A/ Y DIAZ, Manuel i ! ai primens gJ, ;• - ■ pian i Hartelon i L nl- 
v-meJail Awétttma, l'Os 

I>1EZTAB0AI')A | M -l.aûrdni-anondeksRiiiJVLJr(iubtJvo A,i«.ii- 
t'o Beuj-aer tri ArJfli Jr,' V Y *i. • e L. 'iyrr- Irrrniu. .'.via, 1 Jr /f, -a—: 
ra- Nirmeiten. Instuuro \ Hpjsusl ,i': la Un lu rndad Je Nmi.--.’i l'v." 
UÜMINGUEZ HORIH lN A Joui El lu^ulo dr U Rit , Jr lk% 
quet ■ En firri-u Jt fjf.ifiipia C-pJiInfa, X. 192A 

DOMf NOUEZ IDOKIX >NA. Jrtiii. lïakCi'iy dr anawusu-'i 1 ! rai; au ri 
j> la ffiArwVfi.; \unwiaf Madrid, I'J Al 
D0W2NGDEZ UOHUONA, Jcviis. tifisrinm* .le rsifrer.* mmiàh ispu- 
" s f.arai'ego Madnd SoodeJ EipxnnL ,î< Am ICO 5 Je! Ane 
IVM 

EWMINCUEZ BORE ION A Jecus ► Libins rpmiademen Avim -i pu. 

don Jiaan Fernindrî dr Heredii- Eu A/u.eraMj. VI. IWl 

l ; OMJN .. 1/ ÜORIHTNA, jwui Vf • . J M dr : 

Ccrirr" Je Eiliadu* FiiUtirici». l'VH 2 v 

DOMINGUI Z ElORTJONA |i>.ir -Mmisi.irj En I* lAu. 

V iEUII Madrid. ITulrUhu. \'*X, pp I7-2C 

3Î0MINGUEZ JïOHIXiNA. F-i'- 1.; i.,,:- 

Lie.. Rantheon. -cIl , |Ë95*iJ, 2 v 

! XI” 'SR ION H .' : : .' Tm ;> : iV: T:'!. | 

ixe Lpaiij Madnd. Miiiavmin Je EJii.jrn<i; NanoruE. l'W 
EXPOSIOON i/r l.spt it \ Vga Madrid, Bibliurrea Nmh 

rai, 17.IÔ 

LXIAïYK ION -V l'a ftk'i cria Jr Lfruiva i,.' Jir , ;r."-\i.' . . y*'.- \E 
Madrid, l'Kt 

LXKÜSOCION varfe-.T:'ûl rn .‘a rr-.a dr U- - 1 '- •.:■'!!.■ JVN Ma¬ 
drid, Bitfiûftfi Nitumil. ! '"J 

EXHOSKilON tfOlrii' ■*:'a W:E i'Nia.Viii.'*:u X’jlal**c-*i Madfid. Nli- 
iiiireri" .le t ulrçii. ÈW 

E X IXISrTlON dr v.-jtirr.'iirrr, r r> ,, Hu *r l'.'H* v.- rl * ■ fw st 

rraarniJiksiui 1 Madrid, i jvj lâ-i hnew JeJ Ahui :innrnr. I'n ; SNtp 
I EU (rAHtl.A | iiLii: , (tme eifindm de "ïï (lé™" de Graeiàii'* tr- /G 
itiiir Jf I 'iri'fr.'.ljj'jr Sjir.',jf. j> CinnpiH.ir,'j. M-52. l'J-W. pi' ’ 1 -A 
i I RNANOr/ Mi ■NTr.SlNG'S [ 0fe . , 2 ■ MadnC.l 

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IIRNANEO NA S'ARRETE, Martin fi*K a *^nir*a : 

M.dnd. imp Ji N Vida rkCahno 1HA|, 2 ■, 

FERNANDEZ N Al ARRETE Martin Dt-rfaoen rh, uhmiidrU 
tuamrd f Je lit . 'rntid njiequuui gur lua rpWnJur^e a mi pnvw e rir- 
arr |n> rjpur.-.'r Madrid. Vinnh de Calr'Vr ItW* 

FERNANDEZ Pt : sA U_rauin ms»? ■ v- • :• : E> -.-v j 

\j,iijnji Madnd. -s p 

FERNANDEZ DE RETASA Lui « '.*. . . MadrO lmp 
CLittfi Lipaikila. l')29-l , VSi | ]h 

RUJLOIE-DELBDÜC, Ravmond. £ina;ri< * r ■ engfnr. Stl flfttuvi- 
,-r,' MadrvJ I' FVî-rj ,1e Vebio.i, PD 
K>UL( HE-DELBOSC, R*vnmn,i -N.-m sur trois nuiWKrr.v iSeï 
ucuvreipoetiqimdrGongma iVinfHr?pdniaur VII, 1**» p H* 
K>ULCKE-l)EUiO$C. Raemoisd *Lj plusintienne mcntHan i'Arna- 
dii- Rei'vr Hupjwiaur. XV !■*' 2 p Hl £ 

FUENTE, Vitentf de L HieliWn’at l’im'fTuiidr v,.". • . arma t- 
üUmWmr.:. if n? 'rr::i r- i. r.‘ ,: a MkBJ h t I . • M’-r 
|wu*'( i ', 


HSSK K. M L ..." *•• .• : .-ra: yiuJr Jr l'dmaieur J< .. 

"'pni'T m Bffgiflur ir«i (f VÎ 'fiV"' >jf,Jr Pan-. Bruselkn (i 
S a n Osrw, ]S]ii 

GALLAHIK> Banoloinr 1>>>c tHujr,’ Jr u« éiéfiereta tfaMj Jr frire 
ur, i iiiri,- Madnd Emp-renu M ftiva-lneavu lKAi i . 
GARCIA DIEGO, loir A J 1 «urmuntf arniuriifl 4 juara..* Tumani' Jr 'a 
Bsb'irtru Xuiieiuf Si,', 1 :. Rtv, <E Inhrada apaRrde »fei <t~- 
h'iif r-.f j".’ a lire ,u ’iierv La rremrM m Eipaûa mitt J"Vr j.tsS || 
CülMîieHi Je la VxKiiad Eipai: Ja Jr I Lmüh de Ui Lieutmi p; 
447-44,1 

GARCI A LOP£Z, jusnQllIina. tjuàjfO j( nuu Jipitg.rjrra r.-rniplMiotir Ma- 
dnd. lmp Jr Manuel Telle- Hifit? 

GARCIA M IRAN! VA M . SAN/, R ü r:': ..: ibuiural ; 

l-jiïj Madnd. tail Audcmia Je Ckntus Exanai, ! s ■..■■ • Nitu- 
tjlev. I RM 

CARCl.A TAPIA, Nlfoüs "I w 21 lifcwi Je Im injenuiv . Je Lai nu- 
qumai -fj.'.'rr,*: Jr, Nf" ie.jr.'n A Eilirdio N Am ,- VgureliYu '4 
[ Wnr 'iaJ Jt 1 j'!iaVi‘m J . L, t'JW pp 4.%4-JAft) 

FiAÜTHlÉR. Andic iiào. MaJnd, Lîpau ( aJpe JS)7S 
GAYÀNGO. Pjwuj] i.ih. i >lr ,aSll>-a- MaJnJ, Rtvidriir, ta IHî~ 
CIL. I" -Los Mu iFrmudui Je tmecitreuuin- en fkuwr a Fjjh.i . 

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GONZALEZ PALENCIA, Angel (j- adriirerrn ifiJftpiTjf id ■> 

Madrid, R A. B M i'*4‘ 

GU I I L EN HOlSlbS. F : .-rv.vJ, f,'-: uurNutris’ arjnr- rjjiwnrn n- -a 
fliWwftffil .Sâwwffdi' J, .UaJrid Madrid JSS'J 
GUI LIEN TATO, juin* Fmiando. tunrpv apmiit j iMn$*r nrféw n- 
pjiîtdfj Baififkmj: lustitulo Gratii..- Oliva dr Vilain *u 4 
GU1ÎI E.N TATO. jfullO hmarnlû Êf \■ t:- Jr f >1 r.T-j 1 f , ,- Ma¬ 
drid, Instituas! HistiMiiH- iîr Alarma, 

GULLON Gerniiii «Uatilad de "El Josior Coan v 

pdfiiViwrruiw, f'V7rV’?, fp JJB-J.ï]. 

HAZANOE Y LÀ RUA, J aqui i ■ . ■■■■ ■ 

Jr fut ifflprr.M’W! doit u ikWl'Jui W jV: .irrr sr *•' m- * nr r i . . 11 

u fi igfi* SIX Sci :lk l inü drl hrnMitfo drl AkFih v i:. ci* 11 
de INHilKhuilh d: la iLpistaciof Pi vu « 'O- *i 

HEREDlA. RkjuJo. (karufitpar Jr le ^Wuefiruur Jt .11 RitdttA 1 Htuéit. 

E'jro Em l'ul, L Huard et Guillenun lA'rï • , 7 •. 
HERNANlKl OttTEGA, Ifohln rv.:_- f>.v.. V 1 .-:■•■ M 

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HORRÊNT I Hlili'nj r.PiViie fwJeni ' \ ., ■ ■ 

IONIUES •([jrtir's AstroïKimv* fl*.T' L'/V, 

IACO.BY. tFjvhl >Qurlt)'ar:. (kmiJrrainn:, mr lo veivimn. Ir L 1 - 
ntqLK if Matee. En Jeunuf Jo V:i," |uiDri lepmnFi ’ 

J AM BOU. Ltwis (Ineurei du nnrae. i'ins. < N ; 198 1 

JEAN-AUBRY, (retard /«JJ ükiuc ,'*ir hum,; tuur ■ 
JEAN-AUBRY, Gcrani Lt mem itktaém Piriv, I 1 ».. 

KkAMM Hmr'.'h EJena- L J /1 nJ 

nîjsti, yiij krf.;nHjiii-ii AYndHir. rai ( i.V!Hrtf.itean A'a * Wrp ". 
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LECLERC. Lucien /fcf.V“i» dV /d itirJmnr jmih 11 I'j-.i. ' <’-■> 

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LOPIZ PlftERO J*nê Maria £7 jrir '..t, : 1 , 0 

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LI.ABBE.S. G. Cmijenfr JfL .l'mlr Or,.' Bar. r i, iu "*e. 

MARCEL, (itbriel «Elgw>guri T.mu 1 th;h : «bra Ëismvi .! 
(iliogrilii V fan-istralîa- ni K iVjiit 'a J/rui A.a j j B 
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MATEU Y LLOUS, Fcbpc. CaltStfû Je fe /aipvsrriüAt 

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MKul* T U AiiA-JW!. SrUrmwd | Ifiw , V i 1 :»"! pp 
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iKiftil- Sri-ntt Jr Ar«*lr. frFJiwa- y Uinf-s XL. 1^*4 pp 

437-1411 

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SM ITH, Djnd E îhia snimiiui [• jfifhmrJi. Ji ft-.-é- N ev. Yen Chel- 
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THOMAS, Henrj Sfunrj^ jni portii^rerr p.;«> y ■ njr.'jr; *. -inbnj» 
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