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Full text of "Vocabulaire nouveau"

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VOCABULAIRE 



NOUVEAU. 



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VOCABULAIRE 

NOUVEAU, 



ou 




MALOGÎIES 

FRANÇAIS ET BllETOXS^ 

Ouvrage ires-utile à ceux qui 
sont curieux d' apprendre Vune 
ou l autre de ces deux Langues. 




A VAXXES5 

Chez J.-M. Galles , Imprîmeur-Libraîre, 



rue de la Préfecture, 




18A6. 









AVERTISSEMENT. 



Quoique ce Vocabu- 
laire Français et Breton 
puisse être également 
utile à ceux qui sont cu- 
rieux d'apprendre Tune 
ou l'autre de ces deux 
Langues , l'intention 
principale 5 en le com- 
posant, a été de fournir 
à ceux qui ne savent 
que le Français le moyen 
d'entendre et de parler 
le Breton. Il ne manque 
pas en français de livres 
qui expliquent les règles 
de cette Langue mo- 
derne , qui n est presque 
qu'une compilation du 
Celtique, du Latin, du 
Grec, &c. Mais le Bre- 
ton , qui est une des plus 
anciennes Langues de 
l'univers, n'a qu'un dic- 
tionnaire défectueux , 
qui parle souvent d'une 
grammaire qu'on ne 
trouve nulle part. 

Ce n'est pas qu'on 
prétende donner ici mé- 
thodiquement les règles 



Penaus-benac ma éel 
er Vocabulaer-men (*) 
Gallec ha Breton bout 
ingalemant pourfitable 
d'er ré e zou curius a zis- 
quein en eil pé éguilé ag 
en neu Langage-cé, en 
intantion principal, doh 
er homposein , e zou bet 
de bourvéein d'er ré ne 
houyant meit Gallec er 
moyant d'antand ha de 
gonz Breton. Ne vanq 
quet é Gallec a livreu 
péré a espliq er régleu 
ag el Langage neiié-cé , 
péhani n'en dé burhud 
meit un dastum a, Vre- 
ton, a Latin, aGrecq, 
&c. Maes er Breton , 
péhani e zou unan ag el 
Langageu anciennan ag 
er bed , n'en dès meit 
un dictionnasr carguet 
a fauteu , péhani e gonz 
liés ag ur grammaer ne 
gaver énep léh. 

N'en dé quet ma vér 
ingorto a rein amen guet 
reihtaet er régleu ag el 



* Er guir Vocahuker e sencfi dastum , lolp a îrieu. 



AVERTISSEMENT. 



de cette Langue : on 
cherche seulement à fa- 
ciliter le moyen de l'ap- 
prendre à ceux qui dé- 
sirent s'y appliquer, en 
attendant que quelqu'un 
plus savant hasarde ce 
que nous ne sommes 
pas en état de faire. On 
espère que ce livre 
pourra aussi être très- 
utile aux jeunes gens 
des campagnes, qui vont 
en ville apprendre le 
Français. Il contient pre- 
mièrement un ample 
Vocabulaire des noms 
de choses, des mots et 
des verbes les plus usi- 
tés ; ensuite plusieurs 
phrases familières et 
dialogues plaisants : en 
sorte que ceux qui ne 
savent point le Breton, 
ainsi que ceux qui ne 
savent pas le Français , 
pourront facilement et 
en peu de temps , avec 
ce livre, parvenir à l'in- 
telligence et à la pro- 
nonciation de ces deux 
Langues. 

On a été tenté de 
changer , pour quelques 



5 



Langage-cé : clasq e rér 
hemb quin aessat er 
moyant d'en disquein 
d'er ré e zesir laquât 
ou studi guet-ou , é tre- 
tan ma tei d'unan benac 
abilloh hasardein er 
péh n'en d'omb quet ni 
ér stad d'hobér. Ineorto 
ver e vou ehue pour- 
fitable bras el livr-men 
d'en dud youancq diar 
er mxzeu , péré e ya 
é kér eit disquein er 
Gallec. Ean e gompren 
de guetan un dastum 
fournis a hanhueu en 
treu , ag er guirieu ha 
verbeu impléet liessan ; 
arlerh , paud a fraseu 
familier ha deviseu 
bourdus : en ur faeçon 
ma éellou er ré ne 
houyant quet er Breton , 
just èl er ré ne houyant 
quet er Gallec , donnet 
aez hac é bèr-amzér de 
bèn, guet el livr-men , 
a gomprenein hac a bro- 
noncein erhat en neu 
Langage-cé. 

Tantet ver bet de 
changein , eit certaen 



AVERTISSEMENT. 



mots 5 l'orthographe usi- 
tée dans le peu que nous 
avons de livres Bretons; 
comme de mettre h à 
la place de u après g 
et q : ainsi au lieu de 
staguein^ manqwcin^ &c.^ 
on aurait écrit staghein^ 
manqhein y &c.; au lieu 
de qu dans les mots où 
l'usage demande qu'on 
les prononce serrés , on 
aurait mis k ; ainsi au 
lieu de quêrket^ quêt^ &c,^ 
on aurait écrit kérhet ^ 
két ^ &c. Mais quoique 
cette orthographe pa- 
raisse la plus naturelle , 
on a craint de dépayser 
les Bretons dont la plu- 
part ne lisent que par 
routine , et crieraient 
bientôt vengeance s'ils 
voyaient ici un mot 
écrit différemment de ce 
qu'ils sont accoutumés 
de voir dans les anciens 
livres. Cependant, com- 
me l'usage demande que 
ces lettres se prononcent 
quelquefois serrées et 
comme entre les dents , 
(ce qui arrive toujours 



guirieu, er faeçon d'où 
scrihue pratiquet ér pe- 
hiq hun nés a livreu 
Breton; èl m'en dé la- 
quât h é léh u arlerh g 
ha q : èl-cé é léh sca-' 
guein^ manquein^ &c. ^ 
é vehai bet scrihuet sta- 
ghein^ manqhein ^ &c.; 
é léh qu ér guirieu ma 
houlen er guis ma veint 
prononcet stert, é ve- 
hai bet laqueit k : èl-cé 
é léh quérhet^ quét^ &c.^ 
é vehai bet scrihuet 
kérket^ ket ^ &c. Maes 
penaus - benac ma se- 
blant er faeçon-zé de 
scrihue bout rêvé er reih- 
taet 5 douget a zou bet 
a zivroein er Vretonnèd 
a béré en darn-muihan 
ne leinant meit dré rou- 
tin 5 hac e griehai quênt 
pêl vanjance pe huéle- 
hent amen ur guir scri- 
huet dihaval doh er péh 
meint accourcet de hué- 
lèt él livreu coh. Neoah, 
èl ma houlen er guis ma 
vou prononcet mar-a- 
ùéh el lettrenneu-zé stert 
hac èl être en dent (er 



quand elles sont im-|péh e arrihue perpet a 



AVERTISSEMENT. 



médiatement précédées 
d'un i), on a cru qu'il 
était alors nécessaire de 
mettre cet accent ( '') 
sur Ve qui les $uit , et qui 
se prononce aussi comme 
Vé fermé des Français : 
ainsi dans ce mot groa- 
guê (on dirait mieux 
groakê) ^ le premier g 
se prononce ouvert , et 
le second se prononce 
serré 5 à cause de l'ac- 
cent qui est sur Ve, Il en 
CSX. de même dans mo- 
guêd. Ce même accent 
( '') sur e après qu , 
les fait prononcer com- 
me k devant e ^ comme 
il a été dit plus haut; 
Exemples : quént , 
qu^"/ , &c. ; prononcez 
kéni^ kéty &c. On ne 
sera pas surpris qu'on 
soit si indécis sur l'or- 
thographe bretonne , si 
Ton considère que nos 
aïeux ne nous ont rien 
transmis par écrit. 

(Foye:^^ le quatrième 
Dialogue») 

Les Bretons pronon- 
cent comme les Fran- 
çais, ai ^ au ^ eu ^ ou'^ 



pe vai un i just en ou 
raug) 5 credet zou é ma 
requis nezé laquât en 
tiraed-men ( '^) ar en e e 
vai ar ou lerh, hac e bro- 
noncér ehué èl é clos er 
Galleuèd : èl-cé ér guir- 
men groaguê ( laret ve- 
hai gùel groaké) ^ pro- 
noncein er rér digueor 
er hetan g^ hac en eil 
e brononcér stert , a 
gaus d'en tirsd e zou 
ar en e. Er memb tra-é 
é moguêd. Er memb ti- 
rasd ('') ar ^ arlerh qu , 
e ra ou frononcein èl k 
é raug e, èl mei bet 
laret ihuelloh; EXAM^ 
PLEU : quê/z/ , qu^r ^ 
&c. 5 prononcet lient , 
k^r, &c. Ne vehér quet 
souéhet ma vér quen 
arvarus a zivout er fae- 
çon de scrihue er Bre- 
ton 5 mar considérer pe- 
naus hur gourdadieuyér 
n'ou dès lausquet guet- 
n-emb nitra dré scrihue. 

( Séellet er buarvèd 
Devis,) 

Er Vretonèd e bro- 
nonce èl er Galleuèd , 
ai y au y eu y ou \ nameit 



8 



AVERTISSEMENT. 



excepté quand il y a 
cet accent ( ^ ) sur la 
première de ces lettres : 
ainsi dans ces mots , at- 
thu , gùéj &c. , pronon- 
cez attZrU^ S^'^y ^^* 

On disti-ngue en Bre- 
ton trois sortes d'e^ qu'il 
faut prononcer comme 
en Français : Vé fermé 
qui a un son aigu et 
assez approchant de Vi 
dans certains mots; on 
le connaît à cet accent 
( ') : (en Français Ve 
avant r et ;[, à la fin 
d'un mot , se prononce 
aigu , et Ton ne pro- 
nonce ordinairement la 
consonne qui termine le 
mot , que quand le mot 
suivant commence par 
une voyelle); l'è ou- 
vert, qui forme un son 
assez semblable à celui 
d'un petit veau qui beu- 
gle , se connaît à cet 
accent (^), qui se met 
aussi sur les autres voyel- 
les, soit pour les faire 
prononcer séparément 
de la voyelle qui suit , 
soit pour en allonger la 
prononciation : (notez 



a pe vai en tîraed-men 
( ' ) ar er guetan let- 
tren ; èl - ce , ér gui- 
rieu-men , auku gué , 
&c. 5 prononcet, atcà-u , 
gù'é^&c. 

DifForh e rér é Bre- 
ton tri sort e , e rinquér 
prononceinèl é Gallec : 
en é clos péhani en dès 
ur son moén ha tostic 
haval doh en i é certaen 
guirieu ; en hanàuein e 
rér doh en tiraed-men 
( ' ) : ( é Gallec en e 
é raug r ha ;[ 5 en achi- 
mant ag ur guir, e vai 
prononcet moén, ha ne 
brononcér ordinaere- 
mant er gonson e a- 
chihue er guir, nameit 
a pe gommance er guir 
arlerh dré ur voéhel ) ; 
en è digueor, péhani e 
feurmurson tostic haval 
doh hani ul lay bihan é 
vaical, e hanàuér doh 
en tirasd-men ('), e la- 
quer ehué ar er voéhel- 
leu aralj pé eit gober ou 
frononcein dijoént doh 
er voéhel e vai arlerh, pé 
eit hirrat er prononcia- 
tion : (remerquet open 



AVERTISSEMENT. 

outre cela que les Bre- 
tons prononcent lour- 
dement les voyelles); 
enfin Ve muet qui ne 
se prononce point , ou 
presque point. Malgré 
cela, les Bretons, qui 
se vantent de n^avoir 
point dans leur or- 
thographe de lettres 
inutiles , sont obligés 
d'admettre Ve muet à 
la fin de plusieurs mots, 
comme avantage ^ dou- 
ce , &c. ; car en retran- 
chant cet ^ , le g ni le c 
n'auront plus le même 
son. On trouvera peut- 
être à dire que dans les 
anciens livres on ne 
voit point ces accens : 
mais il its>x facile de ré- 
pondre que, sans cette 
distinction , il ne serait 
pas possible de déchif- 
frer le Breton. Sans par- 
ler de la remarque que 
fait le Dictionnaire à 
l'article de YE , page 



119 , il y a plusieurs 
verbes qui ont la même 
terminaison à l'impéra- 
tif , à l'infinitif et au 
participe , et qui exigent 



quement-ce, penaus er 
Vretonèd e brononce 
ponnér er voéhelleu) ; 
anfin en e mud péhani 
ne vai tam, pé quasi tam 
prononcer. Deustou de 
guement-cé , er Vreto- 
nèd , péré e hum vêl 
n'ou dès en ou faecon de 
scrihue lettren erbeî inu- 
ti), e zou obliget de la- 
quât en ^ mud en achi- 
mant a paud a irieu , èl 
mei avantage, , doucQ , 
&c. ; rac mar lamér en 
e-zé , er g^ nac er c n'ou 
dou quet mui er memb 
son. Cavet e zou marcé 
de larèt ne huélér qu:^t 
en tiraedeu-zé él livreu 
ancien ; mses œz-é res- 
cond ne vehai quet 
possible, hemb en dif- 
forh-cé , leinein erhat 
er Breton. Hemb conz 
ag er remerq e ra en 
Dictionnaer en article ag 
en E , pagen 119 , 
bout-zou calz a verbeu 
péré e achihue dré er 
memb lettrenneu en 
impératif , en infinitif 
hac ér particip , ha péré 
e houlen neoah ur son 



AVERTISSEMENT. 



10 

cependant un son final 
différent : comment par- 
venir à différencier ces 
sons, sans le secours des 
accens ? 

On avait pensé d'a- 
bord à faire ici une 
remarque relative au 
changement presque 
continuel des lettres 
initiales; maison a cru 
que cela n'aurait pas 
été d'une grande utilité, 
et qu'il suffit d'avertir 
que ces changements ont 
été exactement observés 
dans ce livre, de sorte 
qu'on trouvera les mots 
orthographiés tels qu'il 
les faut prononcer. 

Nota. Dans les Dia- 
logues , la seconde phra- 
se est presque toujours la 



dihaval ér fin : penaus 
donner de bèn a ziffor- 
hein er soneu-zé , hemb 
secour en tiraedeu ? 

Chonget oaî bet a gom- 
mance gober amen ur 
remerq a zivout er chan- 
gemant burhut dalhable 
ag el lettrenneu tâl ; mses 
credet - zou ne vehai 
quet bet pourfitable bras 
quement-cé , hac é ma 
erhoalh avertissein é 
ma bet merchet reih er 
changemanteu-zé él li vr- 
men, en ur faecon ma 
vou cavet er guirieu 
scrihuet ér mod ma rin- 
quér ou frononcein. 

Remerq. En Devi- 
seu , en eil pozen e 
zou burhut attàu er res- 



réponse à la première, jcond d'er guetan. 







-^V^, 




(^B 

O 



VOCABULAIRE 

FRANÇAIS ET BRETON. 



* •- » « >^ e ^< « < ■« ■ 



VOCABULiER 



GALLEC HA BRETOIVo 



Dieu. 

la Sainte Trinité, 
le Père , le Fils 

Saint-Esprit. 
Jésus-Christ. 
Rédempteur. 
Créateur, 
la Sainte Vierge. 
Notre-Dame, 
un Saint, 
les Saints, 
un Evangéliste. 



et le 



Doué. 

En Drindèd Santel. 
En Tad , er Mab , hac 

er Sperèd-Santel. 
Jesus-Chrouist. 
Salvér. 
Crouéour. 
er Huérhiès Santel. 
en Intron-Vari. 
ur Sant. 
er Saent. 
un Aviélour. 



12 



Vocabulaire 



les Evangéllstes. 


en 


Aviélerion. 


un Apôtre. 


un 


Apostol. 


les Apôtres. 


en 


Apostolèd. 


un Martyr. 


ur 


Martyr. 


les Martyrs. 


er 


Vartyrèd. 


un Confesseur. 


ur 


Hovézour. 


un Patriarche. 


ur 


Patriarche. 


les Patriarches. 


er 


Batriarchèd. 


un Prophète. 


ur 


Profaet. 


les Prophètes. 


er 


Brofaetèd. 


un Bienheureux. 


un 


Inean eurus. 


les Bienheureux. 


en 


Ineanneu eurus. 


rÉternité. 


en 


Éternité. 


la Nature. 


en 


Natur. 


le Paradis. 


er 


Baraouis. 


un Esprit. 


ur 


Sperèd. 


un Ange. 


un 


iEl. 


les Anges. 


en 


iElèd. 


un Archange. 


un 


Arhsl. 


Chérubin. 


Chérubin. 


Séraphin. 


Serafin. 


Trône. 


Iron. 


Limbes, 


Limbeu. 


Enfer. 


Ihuern. 


Démon. 


Diaul. 


les Démons. 


en 


Diaulèd. 


un Fantôme. 


un 


Esquèdj un Anqueu. 


les faux Dieux. 


er 


faus Douéèd. 


De rUnwers. 




Ag er JBed oL 


Le Monde. 


Er 


Bed. 


le Ciel. 


en 


Nean. 


le Ciel empiré. 


en 


Nean impérial. 


le Ciel étoile. 


.Nean er sûr pé stirèd. 



Français 
le Soleil. 

au lever du Soleil, 
la Lune. 
Nouvelle Lune. 
Premier Quartier. 
Pleine Lune. 
Dernier Quartier. 
le décours de la Lune, 
un Astre ou Étoile, 
une Comète, 
une Planète. 
Tarc-en-ciel. 
TAir. 
la Terre. 
Terre froide. 
Terre franche. 
Terre pierreuse, 
en pleine Terre. 
le Continent. 
rEau. 

de l'Eau chaude, 
de TEau bénite. 
le Feu. 
une Nuée. 
un Orage, 
le Vent. 
Vent de Nord. 
Vent d'Est. 
Vent de Sud. 
Vent d'Ouest. 
la Pluie. 
Pluie d'Orage. 
le Tonnerre, 
un Eclair. 



ET Breton. 15 

en Hiaul. 

de sàu-Hiaul. 

el Loër. 

Loër neiié pc nehué. 

Quetan Carter. 

er Hann. 

Dehuéhan Carter. 

en discar ag el Loër. 

ur Stirèn. 

ur Stirèn-lostêc. 

ur Stirèn-rid. 

er Ouarêc-glàu. 

en k\x pé Ahuél. 

en Doar. 

Doar yein. 

Doar hemb grosol. 

Doar grosolêc. 

en Argoêd. 

en Doar-bras. 

en Deur. 

Deur tuêm. 

Deur beniguet. 

en Tan. 

ur Gogussen. 

ur Bouillard. 

en Ahuél. 

Ahuél-Nord. 

Ahuél-Reitér. 

Ahuél-Sud. 

Ahuél-Cornoc. 

er Glàu. 

Glàu-Gurun pé Harnan. 

er Gurun. 

ur Vrogonen. 



a Grêle, 
e Chaud, 
e Froid. 
e Printemps. 
'Été. 

'Automne. 
"^Hiver. 

e Jour et la Nuit, 
a Lumière et les Té- 
nèbres. 

De l'Enfer. 

Lucifer , le Prince des 

Diables. 
Mort éternelle. 
Damnation. 
Tourments, 
une Ame damnée, 
un Maudit, 
les Peines éternelles, 
un possédé du Démon, 
un Excommunié. 

Des sept Péchés 
Mortels. 

L'Orgueil. 
l'Avarice. 
Luxure. 
Envie. 

Gourmandise. 
Colère. 
Paresse. 

La source de tous les 
péchés. 



Vocabulaire 

er Grésil. 



en Tuemdér. 
er Yeinnion. 
en Neiié-Han. 
en Han. 
en Dilost-Han. 
er Gouyan. 
en Dé hac en Noz. 
er Splandér hac en Ti- 
houeld^t. 

Ag en Ihuern. 

Lucifer , er Prince ag 

en Diaulèd. 
Marhue éternel. 
Dannation. 
Tourmanteu. 
uî,. Inean dannet. 
ur Miliguet. 
er Poénieu éternel, 
u." Positet guet en diaul. 
un Escommuniet. 

Ag er seih Péhed 
Manuel. 

En Orgueil. 
en Avarice. 
Paillardiah. 
Ivi. 

Gourmandis. 
Colèr. 
Parés. 

Er vamen ag en ol 
Péhedeu, 



Français e 



De la Terre. 

Du Sable. 

Sablière. 

Terre sablonneuse. 

Terre grasse. 

Terre glissante. 

Argile. 

Terre brûlée. 

bonne Terre. 

une Colline. 

une Montagne. 

des Montagnes. 

un Vallon. 

"une Plaine. 

une Plaine de Blé. 

un Rocher. 

des Rochers. 

un Caillou. 

une Pierre. 

de Pierres. 

une Caverne. 

une Fosse. 

un Etang. 

la Boue. 

Des Tailles. 

Une Ville. 
en Ville. 
les Murs. 

les Portes, 
une Citadelle, 
des Châteaux. 



ET Breton. 15 

Ag en doar. 

Sabl. 

Toul-Sabl. 

Doar graillec. 

Doar dru. 

Doar risclus. 

Pri. 

Doar losquet. 

Doar mad. 

un Devalen. 

ur Manné. 

Mannéieu. 

un Devalennig. 

ur Blacen. 

ur Maraezad-Èd. 

ur Roh pé Karrêg. 

Réhér pé Karrêg. 

ur Vilien, 

ur Mein. 

a Vein. 

ur Groh. 

ur Fozel. 

ul Lèn. 

er Fang. 

A g er Herieu. 

Ur Guér. 

é Kér. 

er Murleu pé Mangoë- 

rieu. 
en Oreu pé Doreu. 
ur Hastel a Vrezcl. 
Castelleu. 



i6 



Vocabulaire 



un Port, 
les Ports, 
une Chaîne, 
une barre de Fer. 
des barres de Fer. 
la Maison de Ville. 
le Pavé. 
une Rue. 
une Ruelle, 
un Coin, 
une Tour, 
le Rempart. 

un Pont-levis. 
un Pont de bois, 
un Pont de pierre, 
une Tranchée, 
un Marché, 
un Bourg. 
les Faubourgs. 
une Paroisse, 
un Gouverneur, 
un Maire. 

De la Justice. 

Le Parlement. 

le Palais. 

le premier Président. 

un Conseiller. 

TAvocat du Roî. 

le Procureur du Roi. 

un Juge. 

des Avocats. 

des Procureurs. 



ur Porh. 

er Perhér. 

ur Chalen. 

ur Varren-Hoarn. 

Barrenneu-Hoarn. 

en ti a Guér. 

er Paouér. 

ur Ru. 

ur Vanel. 

ur Gouignel. 

un Tour. 

er Vangoër tro-ha-tro 

d'er Guér. 
ur Pond-gùintér. 
ur Pond-coêd. 
ur Pond-mein. 
ur Foz. 
ur Marhallé. 
ur Vourh.j 
er Faubourheu. 
ur Barraes. 
ur Goarnour. 
ur Sindic pé Masr. 

Ag er Justice. 

Er Parlemant. 
er Palaes. 

er hetan Présidant, 
ur Honseillér. 
Avocad er Roué. 
Proculour er Roué, 
ur Juge. 
Avocadèd. 
Proculerion. 



Français 

Gens de Justice, 
un Sergent, 
un Notaire, 
un Clerc, 
un Archevêque, 
un Evêque. 
un Doyen, 
un Recteur, 
un Curé, 
un Prédicateur. 
un| Diacre. 

De la Campagne . 

Un Village, 
une Chapelle, 
une Eglise, 
une Tenue, 
une Métairie, 
un Métayer, 
une Ferme. 
un Fermier, 
une Fermière, 
une Grange, 
des Greniers, 
un Paysan, 
un Laboureur, 
un Journalier, 
une Journalière, 
un Domestique, 
une Servante. 
un Berger, 
une Bergère, 
une Charrue, 
une Charrette. 



17 



ET Breton. 

Tud a Justice, 
ur Serjant. 
un Notaer. 
ur Hopistr. 
un Arhescob. 
un Escob. 
un Doyan. 
ur Person. 
ur Huré. 
ur Perdégour. 
un Diacr. 

Aff er Mœzeu. 

Ur Guér ar er Maszeu. 

ur Chapél. 

un Ilis. 

ul Léh. 

ur Veiteri. 

ur Meitour. 

ur Ferm. 

ur Fermour. 

ur Fermourès. 

ur Grange. 

Granniéleu. 

ur Paisant. 

ul Labourer. 

un Déuéhour. 

un Deuéhourès. 

ur Goas pé Mehuel. 

ur Vatéh. 

ur Bugul. 

ur Vugulès. 

un Arrœr. 

ur Har. 



l8 VOCABU 

des Charrettes, 
une Roue, 
des Roues ferrées, 
une Herse, 
la Semence, 
la Moisson, 
les Vendanges, 
une Faux, 
un Pré. 
du Foin. 
de l'Herbe. 
de la Paille, 
un Champ, 
du Blé. 
du Froment, 
du Seigle, 
de rOrge. 
de l'Avoine, 
du Mil. 
des Pois. 
des Fèves, 
une Gerbe. 
les Gerbes. 
une Garenne, 
une Lande, 
des Landes. . 
un Désert, 
une Forêt. 
un Bois, 
un Taillis, 
un Chêne. 
Bois de Chêne, 
un Ormeau, 
des Ormeaux. 



LAIRE 

Kirri. 

ur Rod. 

Rodeu hoarnet. 

un Hoguêd. 

en Hadereah. 

er Vedereah. 

er Vendèn. 

ur Falh. 

ur Prad. 

Foèn. 

Guiaud. 

Plous. 

ur Parq. 

Éd. 

Gunéh. 

Segal. 

Hey. 

Quêrh. 

Mél. 

Piz. 

Fàu. 

ur Fesken. 

er Feskad. 

ur Ouarêm. 

ul Lannêg. 

Lannegui. 

un Deserh. 

ur P'orest. 

ur Hoêd. 

un Tailleris. 

un Herhuen. 

Coêd-Derhue. 

un Oulmen. 

Oulmegui. 



un Orme. 

du Saule. 

une Haie de Lande. 

une Épine. 

une Ronce. 

un Lien. 

un Fumier. 

du Fumier. 

D'un Jardin* 

Un Jardinier. 

une Jardinière. 

une Salade. 

un Oignon. 

de TAil. 

des Poreaux. 

un Chou. 

des Chous pommés. 

des Bettes. 

du PersiL 

du Cerfeuil. 

de là Laitue. 

de la Sauge. 

de rOseille. 

de TAnis. 

du Fenouil. 

du Pourpier. 

des Epinards. 

des Racines. 

des Raves. 

des Navets. 

de la Marjolaine. 

de rOrtie. 

un Melon. 



Français et Breton. 



Oulm-gùen. 

Halêc. 

un Arh-Lann. 

ur Spernen. . 

un Dreizen. 

un Arri. 

un Deilêg. 

Teile. 

A g ur Jardrin. 

Ur Jardrinour. 

ur Jardrinourès. 

ur Saladen. 

un Oignonen. 

Quignen. 

Pour. 

ur Gaulen. 

Caul-Pom. 

Baltes. 

Perzil. 

Cherfil. 

Laetus. 

Chauge. 

Trechon. 

Anis. 

Fanouil. 

Pipoul. 

Espinard. 

Gouriad. 

Riford. 

Irvin. 

Mant. 

Leinad. 

ur Sucrlnen. 



19 



20 

une Fleur. 
Fleurs des Arbres, 
une Rose, 
un Rosier, 
du Thym, 
du Laurier. ' 
un Arbre, 
des Arbres. 
un Pommier, 
un Poirier, 
un Pêcher, 
un Abricotier, 
un Amandier, 
une Vigne, 
des Vignes, 
une Branche, 
une Feuille, 
un Bouton, 
une Allée, 
une Fontaine, 
un Puits, 
des Groseilles, 
des Castilles. 
des Fraises, 
un Prunier, 
des Prunes, 
des Pommes, 
des Poires, 
un Cerisier, 
des Cerises, 
des Pêches. 
le Noyau, 
une Olive. 
un Olivier. 



' Vocabulaire 



ur Boquêt. 

Bleu. 

ur Rozen. 

ur plant-Roz. 

Tyn. 

Loré. 

ur Uèn. 

Gùé. 

un Avalen. 

ur Biren. 

ur Baschèzen. 

un Abricoden. 

un Alamanden. 

ur Uiniêg. 

Gùiniegui. 

ur Branq. 

un Deliàuen. 

ur Bouton. 

un Aie. 

ur Fetén pé Fetan. 

ur Punce. 

Grenozel. 

Castil. 

Frasz pé Sivî. 

ur Brunen. 

Prun. 

Avaleu. 

Pir. 

ur Gulrizen. 

Quiris. 

Paeschès. 

en Ascorn. 

un Olivèn. 

ur Uèn-Olivet. 



Français 

un Mûrier. 

des Mûres. 

un Figuier. 

des Figues. 

un plant de Raisin. 

du Raisin. 

un Noyer. 

une Noix. 

des Noisettes. 

un Champignon. 

un Coing. 

un Oranger. 

une Orange. 

un Citron. 

un Châtaignier. 

des Châtaignes. 

une Citrouille. 

un Concombre. 

Planter. 

Semer. 

Enter , GrefFer. 

Tailler. 

Arroser. 

Le fruit est mûr. 

Des Bêtes. 

Une Bête sauvage, 
un Lion, 
une Lionne, 
un Lionceau, 
un Eléphant, 
un Ours. 
un Cerf, 
une Biche. 



ET Breton. 

ur Vouyaren. 

Mouyar. 

ur Figuézen. 

Figues. 

ur Ressinen. 

Ressin. 

ur Uèn-Queneu. 

ur Gueneuen. 

Queneu-Calvé. 

ur Potiron. 

un Aval-stoup. 

ur Uèn-Orange. 

un Hval-Orange.- 

ur Citron. 

ur Guisténen. 

Qulstén. 

ur Citroulllen. 

ur Goucombren. 

Plantein. 

Hadein. 

Imboudein. 

Taillein. 

Arrousein. 

Aneu-é er fréh. 

Ag el Lonned. 

Ul Lon goué. 
ul Lion, 
ul Lionnes, 
ul Lionnig. 
un Holifand. 
un Ours. 
ur Harhue. 
un Héyès. 



21 



22 

un Loup, 

une Louve. 

un Sanglier. 

un Renard. 

une Martre. 

un Lièvre. 

des Lièvres. 

un Lapin. 

un Cheval, en général, 

des Chevaux. 

un Cheval , mdle. 

une Jument. 

un Poulain. 

un Ane. 

une Anesse. 

un Anon. 

un Bœuf. 

des Bœufs. 

un Taureau. 

une Vache. 

des Vaches. 

une Génisse. 

un Veau. 

des Moutons, en général. 

un Mouton. 

une Brebis. 

un Agneau. 

un Bouc. 

une Chèvre. 

un Chevreau. 

un Cochon. 

une Truie. 

un petit Cochon. 

les Chiens. 



Vocabulaire 



ur Blei. 

ur Vleyès. 

un Hoh-goué. 

ul Luhern. 

ur Maltr. 

ur Gad. 

Gadon. 

ur Goulin. 

ur Jau. 

Roncèd. 

ur Marh. 

ur Gaséq. 

un Hébêl. 

un Azèn. 

un Azennès. 

un Azennig. . 

un Éjon. 

Éhein. 

ur Hohlay. 

ur Vuoh. 

Seud. 

un Annoër. 

ul Lay. 

Devèd. 

ur Meud. 

un Avad. 

un Oén. 

ur Boh. 

ur Gavr. 

ur Mèn-Gavr. 

un Hoh. 

un Uis. 

ur Porhel. 

er Châss. 



Français 

un Chien, 
une Chienne, 
un Singe. 
un Chat, 
une Chatte. 
un petit Chat. 

Des Oiseaux. 

Un Aigle, 
un Perroquet, 
un Epervier. 
une Cigogne, 
un Cygne, 
un Héron, 
un Hibou, 
une Chouette, 
un Corbeau, 
des Corbeaux, 
une Pie. 
un Geai. 
ui> Pivert. 
un Etourneau. 
une Hirondelle, 
des Hirondelles, 
un Merle, 
les Merles, 
une Grive, 
un Mauvis. 
une Bécasse, 
une Bécassine, 
une Perdrix. 
Bande de Perdrix, 
une Caille, 
un Coq. 



ET Breton. 23 

ur Hi. 

ur Guiès. 

ur Marmous. 

ur Hah. 

ur Gahès. 

ur Hochon-cah. 

Ag en Elned. 

Un Aigl/?eSpalouër bras. 

ur Perroquèd. 

ur Spalouër. 

ur Cigoign. 

ur Cign pé Goay-goué. 

un Hiron. 

ur Gohann. 

ur Gavan. 

ur Vran. 

Breini. 

ur Biq. 

ur G^. 

ur Pilcoêd. 

un Dreidien. 

ur Uignelen. 

Gùignéli. 

ur Vouyalh. 

er Moulhi. 

un Darascl. 

ur Savellêg. 

ur Hevellêg. 

ur Guyoh. 

ur Gluyar, 

Banden Cluheri. 

ur Goail. 

ur Hoq. 



lA 



Vocabulaire 



Troupe de Coqs. 

un Chapon. 

une Poule. 

un Poulet. 

une Poularde. 

une Oie. 

un Oison. 

Dindon, mdie. 

Dindon y femelle» 

Canard. 

Canne. 

Cercelle ou Sarcelle. 

Poule d'eau. 

un Pigeon. 

une Couple de Pigeons. 

Pigeonneau. 

une Colombe. 

une Tourterelle. 

un Rossignol. 

une AUouette. 

un Linot. 

un Chardonneret. 

un Moineau. 

une Chauve-souris. 

une Plume. 

une Aile. 

des Ailes. 

un Ongle. 

une Queue. 

Pondre. 

Couver. 

un Nid. 

une Nichée. 

une Cage. 



Tolpad Queguér. 

ur Habon. 

ur Yar, plurîéry Yér. 

ur Pichon Yar. 

ur Bolès lardet. 

un Oay , pluriér^ Goei. 

ur Goayig. 

Coq-Spagn. 

Yar-Spagn. 

Quenard. 

Quenet. 

Sarcel. 

Yar-deur. 

ur Glom. 

ur houbl-Clomet. 

Pichon-Clom. 

ur Vam-Golom. 

un Druhunel. 

un iEstiq. 

un Huidér. 

ur Milloh. 

ur Chardonnèd. 

ur Golvan. 

ul Logoden-pèn-dal. 

ur Bluèn, pluriér. Plu. 

un Askêl. 

Divaskêl. 

un Ivin. 

ul Lost. 

Deuein, Dovein. 

Gorein. 

un Néh. 

un Néhiad. 

ur Gavidcl. 



Français 

une Gagée. 

Dénicher. 

Apprivoiser. 

au Marché des Oiseaux. 

Des Poissons, 

Le Pêcheur. 

ses Filets. 

Hameçon ou Ain. 

Ligne à pêcher. 

un Poisson frais. 

Poisson de mer. 

Poisson d'eau douce. 

une Sirène. 

une Baleine. 

un Dauphin. 

un Esturgeon, 

un Congre, , 

un Marsouin. 

un Chien d'eau. 

une Morue. 

de la Morue verte. 

de la Morue sèche. 

une Raie. 

un Posteau. 

une Plie. 

un Saumon. 

un Brochet. 

un Rouget. 

un Mulet. 

une Sole. 

une Alose. 

un Merlu. 

un Turbot. 



ET Breton. iç 

ur Gavidellad. 

Dinéhein. 

Donnad, Cunnad. 

é Marhad er Pichonnèd. 

Ag er Plsqued. 

Er pisquour, 

é Rudeu. 

Crog pé Héguen. 

Linnen de bisquetta. 

ur Pisq fresq. 

Pisquet-mor. 

Pisquet deur douce, 

ur Sireign. 

ur Balén. 

un Dofin. 

ur Sturq. 

ur Hongr. 

ur Morhoh. 

ur Hi-deur. 

ur Voruèn. 

Moru glaz. 

Moru séh. 

ur Ray. 

un Dravant. 

ur Bleizen. 

ur Saumon /7^' Eauq. 

ur Brochet. 

ur Rouget pé Meil-ru. 

ur Meil,/?/;^/-. Meilli. 

ur Seillen. 

un Alozen. 

ur Merlus. 

un Durbouten. 

2. 



26 

une Carpe. 

une Tranche. 

une Truite. 

une Truite saumonée. 

une Anguille. 

un Lieu. 

une Vieille. 

un Corlazeau. 

un Maquereau. 

un Hareng. 

une Sardine. 

Filets de Sardine. 

un Homard. 

Ecrevisse et Langouste. 

un Cancre. 

des Huîtres. 

Pêcher des Huîtres. 

Moules. 

des Chevrettes. 

des Bigorneaux. 

des Aiguillettes. 

Pêcher des Aiguillettes. 

(♦) ^insi des mots in- 
diqués dans cet article , et 
de plusieurs autres, le Bre^ 
ton forme des Verbes qui 
expriment tout d'un coup ce 
queVonfaiti en ajoutant ta 
à la fin des pluriels en èl j 
et ha à la fin des pluriels 
eni j enl , etc. 



Vocabulaire 

urHarp, /?///r. Carpèd. 
un Tranche, 
un Dulhen. 
ur Beccard. 
ur Silien. 
ul Leannêg. 
ur Hroah. 
ur Gourlazen. 
ur Berhel. 
un Haranken. 
ur Sardrinen. 
Rudeu-Sardrin. 
ur Gril. 
Leguest. 

ur Hangr ,/?/. Cangrèd. 
Eistr. 
Eistra. 
Meiscl. 
Chévret. 
Biguornèd. 
fAnguillèd. 
Anguilletta {*) 

(*) El'cé , ag er guirieu 
merchet en articl-men^ liac 
a haud-aral , er Breton e 
feurm Verbeupérè e exprim 
en un taul petra e rèr , en 
ur iacad ta en acliimant 
ag er pluriéreu e achihue 



drè et liac ha en ac/ii^ 
mant ag er ré e achihue 
drè i ^ drè 1 , etc. 



Français et Breton. 



Ex EMPLE : 

Des Cancres. 
Pêcher des Cancres, 
des Maquereaux. 
Pêcher des Maquereaux, 
des Moules. 
Pêcher des Moules. 

Des T^ers. 

Un Ver. 

une Fourmi. 

des Fourmis. 

une Mouche. 

Chasser des Mouches. 

un Moucheron. 

un Papillon. 

une Puce. 

un Pou. 

une Lente. 

des Chenilles. 

une Abeille. 

des Abeilles. 

du Miel. 

de la Cire. 

une Taupe. 

un Rat. 

une Souris. 

Des ^ êtes venimeuses. 

Un Serpent, 
une Couleuvre, 
une Araignée. 



^7 



EXAMPL : 



Cangrèd. 

Cangretta. 

Berhelli. 

Berhellihà. 

Meiscl 

Meiscla. 

Ag er Priixhued. 

Ur Prean. 
ur Velionnen. 
Melion. 

ur Guelionnen. 
Diguelionnein. 
un Huiben. 
ur Papillon, 
un Huénen. 
ul Leuèn. 
un Nièn. 
Chasplous. 
ur Uirénen^ 

mren. 
Mél. 
Coër. 
ur O. 
ur Rah. 
ul Logoden. 

A g el Lonned velinius . 

Ur Serpant. 

un k'w^pluricr^ Airon.. 

un Iraignen. 



28 



Vocabulaire 



un Crapaud, 
un Lézard, 
un Dragon. 

D es Métaux. 

L^Or. 

TArgent. 
de TAirain. 
du Cuivre, 
de rÉtain. 
du Plomb, 
du Fer. 
de TAcier. 
une Cloche. 
Fondre. 
Fondu. 

Des choses qui se ven- 
dent dans les bou- 
tiques. 

Du Sucre. 

du Sucre-Candi. 

du Riz. 

du Poivre. 

de la Cannelle. 

du Gingembre. 

des Clous de Girofle. 

des Noix, 

des Noix de Muscade. 

des Dragées. 

des Figues. 

des Raisins. 

des Pruneaux. 



un Tossêg. 
un Urlaz. 
un Dragon. 

Ag er Mantal. 

En Eur. 

en Argand. 

Arêm. 

Couivr. 

Stén. 

Plom. 

Hoarn. 

Dir. 

ur Hloh 5 plur. Clehér. 

laiem. 

Taiet. 

A g en treu e huerhér 
ér Souticleu. 

Suer. 

Sucr-Cantin. 

Riz. 

Pibr. 

Canel. 

Gingèmbr, 

Tacheu-Girofl. 

Queneu. 

Queneu-Muscad. 

Drage sucret. 

Figues. 

Ressin. 

Pruneau, 



Français 

du Café. 

(lu Thé. 

de l'Encens. 

de la Réglisse. 

du Savon. 

de l'Empois» 

des Sabots. 

des Œufs. 

du Fromage. 

du Lait. 

de la Crème. 

du Tabac. 

du Tabac en poudre. 

du Beurre. 

une Potée de Beurre. 

des Epingles. 

des Aiguilles. 

des Aiguilles à tricoter. 

du Fil. 

un Peloton. 

àQs Lacets. 

Padou. 

de la Soie. 

du Coton. 

un Dé. 

un Couteau. 

des Couteaux. 

un Canif. 

une Plume. 

une Ecritoire. 

de l'Encre. 

du Papier. 

des Ciseaux. 

une Bouteille. 



ET BRETOiy. 29 

Café. 

Tai. 

Ançans. 

Regalis. 

Suan. 

Ampéz. 

Botteu-Coêd. 

Uieu. 

Fourmage. 

Leah. 

Coaiven. 

Butum. 

Butum-malet. 

Amonen. 

ur Podad-Amonen. 

Spilleu. 

Nadouéyeu. 

Brochenneu. 

Nèd. 

ur Bellen. 

Nahenneu. 

Rollet. 

Sey. 

Coton. 

ur Vesquén. 

ur Gonteèl. 

Coutelleu pé Quëntel. 

ur Ganifl. 

ur Bluèn. 

ur Scritoër. 

Ancr. 

Papér. 

ur Sizail. 

ur Voutouil. 



30 

des Bouchons. 

une Epoussette. 

un Décrottoir, 

des Lunettes. 

une Agrafe. 

une Aiguillette. 

une Serrure. 

une Clef. 

un Poinçon. 

une Étrille. 

une Valise. 

un Miroir. 

une Epée. 

un Éperon. 

une Selle. 

une Bride. 

un Peigne. 

un Rasoir. 

des Boucles. 

une Cruche. 

une Lampe. 

un Chandelier. 

de la Chandelle. 

de Résine. 

de Suif, 
des Cierges, 
une Tasse, 
une Fiole, 
une Ecuelle. 
une Cuiller, 
une Cuiller à pot. 
un Bonnet, 
un Bonnet de nuit, 
un Chapeau. 



Vocabulaire 

Stanqueu. 

ur Spoucet. 

un Digrottér. 

Lunetteu. 

ur Hrochet. 

un Angùilletten. 

un Dor-Alhué. 

un Alhué. 

ur Minaouéd. 

ur Scrihuel. 

ur Mal. 

ur Miloëi^ 

ur Glean. 

ur Guêntr. 

un Dibr. 

ur Brid. 

ur Grib. 

ur Rasoër pé Auten. 

Boucleu. 

ur Pod-deur. 

ul Lampr. 

un Antulér. * 

Goleu 

Roussi n. 

Suàu. 
Goleu-Coër. 
un Tas 
ur Fiol. 
ur Scudel. 
ul Loai. 
ul Lonce. 
ur Bonnet, 
ur Bonnet-noz. 
un Toq. 



Français 

une Paire de Bas. 

un Bas de laine. 

du Drap. 

du Drap fin. 

du Damas. 

du Satin. 

de TÉcarlate. 

du Camelot. 

de TEtamine. 

Serge. 

de la Ratine. 

de la Toile. 

du Chanvre. 

du Lin. 

de la Dentelle. 

un Ruban. 

des Mouchoirs. 

des Cravates. 

du Galon. 

une Paire de Gants. 

une Echarpe. 

un Manchon. 

un Livre. 

un Chapelet. 

une Image. 

des Cartes. 

des Dés pour jouer. 

Dès Poids et Me- 
sures. 

Un Poids, 
une Livre, 
une demi-Livre, 
un Ouarteron. 



3 



ET Breton. 

ur Ré-Lerreu. 

ul Lor-glouan. 

Mihér. 

Mihér fin. 

Damaz. 

Satin. 

Scarlaq. 

Camelot. 

Eintamin. 

Charge. 

Ratin. 

Liein. 

Couarh. 

Lin. 

Dantel. 

ur Seyèn. 

Mouchasdeu. 

Moucha^deu-goug. 

Bord. 

ur Mannégueu. 

ur Squêrb. 

ur Manchon. 

ul Livr. 

ur Chapelet. 

ul Limage. 

Cartes. 

DinceUo 

Ag" er Pouiseu ha Mu- 
sulleu. 

Ur Pouîs. 
ul Livr. 
un hantér-Livr. 
ur Hartron. 



3i 



Vocabulaire 



un deml-Quarteron. 


un hantér-Cartron. 


une Once. 


un Once. 


une demi-Once. 


un hantér-Once. 


un Millier, 


ur Miller. 


un Cent, 


ur Hand. 


une Aune. 


ur Oalen. 


une demi-Aune. 


un hantér-Goalen. 


un Empan. 


ur Rohan. 


un demi-Empan. 


un hantér-Rohan. 


un Tonneau de Vin- 


un Donnel-Gùin. 


une Pipe. 


ur Bimpad. 


une Barrique. 


ur Barrequad. 


un Tierçon. 


un Terçonad. 


un BariL plein. 


ur Varrouillad. 


un Pot. 


ur Hartad. 


une Bouteille. 


ur Voutouillad. 


une Chopine. 


ur Chopinad. 


une demi-Choplne. 


un hantér-Choplnad. 


un Verre. 


ur Uirennad. 


une Pinte. 


ur Pintad. 


un Tonneau de Blé. 


un Donnel-Êd. 


une Perrée. 


ur Menad. 


une demi-Perree ou 


ur Sahad. 


Pochée. 




un Quart. 


ur Paerann/^eMinod. 


un demi-Quart. 


un Evédrann. 


une Truellée. 


un Druellad. 


une Godelée. 


ur Obedad. 


une demi-Godelée. 


un hantér-Gobedad. 


une Ruchée. 


ur Golovennad. 


une Criblée. 


ur Glouérad. 


une Lieue. 


ul Leàu. 


une Toise. 


un Taezad. 


une Corde. 


ur Gordennad. 



Français 

un Pied. 

un demi-Pied, 
un Pouce, 
une Ligne. 

de la Monnaie. 

Un Louis. 

une Pièce de vingt francs 
une Pièce de cent sous, 
une Pièce de trois livres. 
une Pièce de i francs, 
une Pièce de trente sous 
une Pièce de vingt sous 
une Pièce dequinze sous 
une Pièce de dix sous, 
une Pièce de cinq sous, 
une Pièce de deux sous. 
une Pièce d'un sou. 
une Pièce de deux liards 
un Liard. 
un centime. 

Le Breton ne compte par 
frcLTics , que quand il ne peut 
compter par reals et par 
écus» 

Neuf cents francs. 
Les Nombres. 

Remarque. Le Français 
metles mots au pluriel après 
les nombres pluriels ; niaih 
le Breton las met toujours 
au singulier. 



ET Breton. 33 

un Troserèd. 

un hantér-Troaetèd. 

ur Medad. 

ul Linnen. 

Ag er Money. 

Ul Loeis-eur. 
ur Péh a uiguênt fran. 
ur Péh a uiguênt real. 
ur Péh a scouéd. 
ur Péh a eih-real. 
ur Péh a huéh-real. 
ur Péh a uiguênt blanq. 
ur Péh a bemzêc blanq. 
ur Péh a zêc blanq. 
ur Péh a bemp planq. 
ur Péh a zeu vlanq. 
ur Péh a vlanq. 
ur Péh a zeu liard. 
ul Liard. 

ur cantim. 

<* 

Er Breton ne gont drè 
fran , nameit a pe n'étl 
conte in drè real ha dré 
scouéd. 

Tri-hand-scouéd. 
jE/z Nombreu. 

Renierq. Er G allée e 
laça er guirieu èr plurlèr 
arler/i en nombreu plurler^ 
niœs er Breton ou laq at" 
tàu ér singulier. 



34 

Un , Une. 
Deux. 

Trois hommes. 
Trois femmes. 
Quatre bœufs. 
Quatre vaches. 
Cinq maisons. 
Six cochons. 
Sept chevaux. 
Huit aunes. 
Neuf moutons. 
Dix sous. 
Onze tables. 
Douze chèvres. 
Treize pipes. 
Quatorze lits. 
Quinze chats. 
Seize rats. 
Dix-sept veaux. 
Dix-huit pouces. 

Dix- 



VOCABULAIRE 



Ving 
Vnig 
Ving 
Ving 
Ving 
Ving 
Ving 
Vnig 
Ving 
Ving 
Ving 
Ving 



euf plumes, 
écus. 
-un hommes. 
-deux francs. 
-deux filles, 
'trois fils. 
-trois mères. 
-quatre pères. 
-quatre villes. 
-cinq sacs. 
-six. 
-sept, 
-huit. 



Unan. 

Deu mal. Dihue femel. 

Tù-dén, 

lidLW'moès. 

Vu^V'éjon. 

PiiA^'n-buoh, 

Pemb-zi. 

\{\\é\\'hoh, 

StWx-marh. 

EWi'goalen. 

Nhu-avad. 

Dêc'blanq. Deu-r^/. 

Unêc-r^«/. 

Deuzêc-^^vr. 

Tnzêc-pimp. 

PucLvzêC'gulé. 

Pemiêc-cah. 

Huézêc-rah. 

Seintêc-/^y. 

Tnhuéh' me Jad. 

N^nàêc-'pluèn. 

Uguêi^t-scouéd. 

Un-^e/2-ar-n'uguênt. 

Deu-Zr^/z-ar-n'uguênt. 

Dihue-ver/z-ar-n'uguênt, 

Tri-/72û/?-ar-n*uguênt. 

Tair-z/z^/Tz-ar-n'uguênt. 

Puar-r^^-ar-n'uguênt. 

Pedair-Â:^V-ar-n'uguênt. 

Pemb-5^A-ar-n'uguênt. 

Huéh-ar-n'uguênt- 

Seih-ar-n'uguênt. 

Eih-ar-n'uguênt. 



I 



Français 
Vingt-neuf. 
Trente. 

Trente-un , ou une. 
Trente-deux fils. 
Trente-deux filles. 
Trente-trois y (?//r5. 
Trente-trois nuits. 
Quarante chapeaux. 
Quarante'cinq. 
Cinquante. 
Cinquante-un. 
Cinquante-quatre. 
Soixante. 

Soixante-une maisons. 
Soixante-neuf. 
Soixante-dix. 
Soixante-quinze. 



Qua 
Qua 
Qua 
Qua 

Cen 
Cen 
Cen 
Cen 
Cen 
Cen 
Cen 
Cen 
Cen 
Cen 
Cen 
Cen 



re- vingts, 
re-vingt-un. 
re-vingt-dix. 
re-vingt-dix-neuf. 

ccus. 

un. 

deux hommes. 

dix. 

vingt. 

quarante. 

quarante-un. 

soixante écus^ 

soixante-cinq. 

soixante-dix. 

quatre-vingts. 

quatre-vingt-dix. 



Deux cents. 



ET Breton. 35 

Nàu-ar-n'uguênt. 

Tregont. 

Unan-ha-tregont. 

Deu-v^^-ha-tregont. 

Dihue-verA-ha-tregont. 

Tri-t/e-ha-tregont. 

Tair-;2(?;j;-ha-tregont. 

Deu-uiguênt toq. 

Pemb-ha-deu-uiguênt. 

Hantér-hant. 

Unan-ha-hantér-hant. 

Puar-ha-hantér-hant. 

Tri-uiguênt. 

Un-//-ha-tri-uîguênt. 

Nàu-ha-tri*uiguênt. 

Dêc-ha tri-uiguênt. 

Pemzêc-ha-tri -uiguênt. 

Puar-uiguênt. 

Unan-ha-puar-uiguênt. 

Dêc-ha-puar-uiguênt. 

Nandêc-ha-puar-uiguênt 

Czv\à.-scouéd. 

Unan-ha-cand. 

Deu-:j;^'/2-ha-cand. 

Dêc-ha-cand. 

Huéh-uiguênt. 

Seih-uiguênt. 

Unan-ha-seih-uiguênt. 

Eih-uiguênt scouéd. 

Pemb-ha-eih-uiguênt. 

Dêc-ha-eih-uiguênt. 

Nàu-uiguênt. 

Dêc-ha-nàu-ulguênt. 

Deu-gand. 



36 

Deux cent un. 
Deux cent dix. . 
Deux cent cinquante. 
Trois cents bœufs. 
Trois cent cinquante. 
Quatre cents. 
Cinq cents. 
iMille.^ 

L'année mil huit cent. 
Deux mille. 
Dix mille. 
Cinquante mille. 
Million- 
un million d^hommes. 
Deux millions. 
Cinq millions, 
le Premier. 
la Première, 
le Second, la Seconde, 
le Troisième. 
la Troisième, 
le Quatrième, 
la Quatrième. 
le ou la Cinquième, 
le ou la Sixième, 
le ou la Septième. 
le ou la Huitième, 
le ou la Neuvième, 
le ou la Dixième. 
l'Onzième, 
le ou la Douzième, 
le ou la Treizième, 
le ou la Quatorzième. 
le ou la Quinzième. 



Vocabulaire 



Deu-gand-unan. 

Deu-gand-dêc. 

Deu-gand-hantér-hant. 

Tn-hdLwà'éjon* 

Tri-hand-hantér-hant. 

Puar-hand. 

Pemb-cand. 

Mil. 

Er blai mil-eih-cand. 

Deu-vil. 

Dêc-mil. 

Hantér-hand-mil. 

Milion. 

ur Milion a dud. 

Deu-vilion. 

Pemb-milion. 

er Hetan. 

er Guetan. 

en Eil. 

en Drivèd. 

en Dairvèd. 

er Buarvèd. 

er Bedairvèd. 

er Bemvèd. 

en Huéhvèd. 

er Seihvèd. 

en Eihvèd. 

en Nàuvèd. 

en Dêcvèd. 

en Unêcvèd. 

en Deuzêcvèd. 

en Drizêcvèd. 

er Buarzêcvèd. 

er Bemzêcvèd. 



Français et Breton. 



le ou la Seizième. 

le ou la Dix-septième. 

le ou la Dix-huitième. 

le ou la Dix-neuvième 

le ou la Vingtième. 

Vingt-cinquième. 

Trentième. 

Trente-cinquième* 

Quarantième. 

Cinquantième. 

Soixantième. 

Soixante-dixième. 

le Centième. 

la Centième. 

Cent vingtième. 

Cent quarantième. 

Cent soixantième. 

Cent quatre-vingtième* 



Dwision de rUniçers. 

La Mer. 

une Isle. 

la Terre. 

le Monde connu. 

l'Europe. 

TAsie. 

l'Afrique. 

l'Amérique. 

un Empire. 

Royaume. 

République. 

Province. 

Duché. 



37 



en Huézêcvèd. 

er Seintêcvèd. 

en Drihuéhvèd. 

en Nandêcvèd. 

en Uiguêntvèd. 

Pemvèd-ar-n-uiguênti 

Tregondvèd. 

Pemvèd-ha-tregond. 

Deu-uiguêntvèd. 

Hantér-hantvèd. 

Tri-uiguêntvèd. 

Dêcvèd-ha-tri-uiguênt. 

erHantvèd. 

er Gantvèd. 

Huéh-uiguêntvèd. 

Seih-uiguêntvèd. 

Eih-uiguêntvèd. 

Nàu-uiguêntvèd. 

Disparti al ag er Bed. 

Er Mor. 

un Inis. 

en Doar. 

er Bed hanàuet. 

en Europ. 

en Asi. 

en Afriq. 

en Araériq. 

un Ampir. 

Ranteleah. 

Républiq. 

Province. 

Duégueah. 



Principauté. 

Marquisat. 

Comté. 

Baronnie, 

Amirauté. 

Archevêché. 

Evêché. 

Pays. 

Territoire. 

Cité. 

Ville. 

la Campagne. 

Paroisse. 

Village. 

la France. 

TEspagne. 

l'Italie. 

TAngleterre, 

la Hollande. 

le Portugal. 

rirlande. 

la Flandre. 

l'Allemagne. 

Partage du Temps, 

Un Siècle, 
un An. 
deux Années, 
une demi-Année, 
un Quartier, 
une Saison, 
les quatre Saisons, 
un Mois, 
deux Mois. 



Vocabulaire 

Princeleah. 

Marquisereah. 

Comtégueah. 

Barroniah. 

Admirante. 

Arhescobti. 

Escobti. 

Bro. 

Canton. 

Keer-gloz. 

Kœr. 

er Maezeu. 

Parraes. 

Kaer-ar-er-Mszeu. 

France. 

Spagn. 

en Itali. 

Bresauz. 

Holland. 

Portugal. 

en Irland. 

Flandr. 

en Almagn. 

Partage ag en Amzér. 

Cand-Vlaiad. 

ur Blai, 

deu-Vlaiad. 

un hantér-Vlaiad. 

ur Hartér. 

ur Sassun. 

er pedair Sassun. 

ur Mis. 

deu-Vis. 



Français 

quinze Jours. 

une Semaine. 

un Jour. 

une Nuit. 

deux Jours. ^ 

Minuit. Midi. 

une Heure. 

deux Heures. 

une demi-Heure. 

un quart d'Heure. 

une Minute. 

un Moment. 

les Mois. 

Janvier. 

Février. 

Mars. 

Avril. 

Mai. 

Juin. 

Juillet. 

Août. 

Septembre. 

Octobre. 

Novembre. 

Décembre. 

les Jours. 

le Dimanche. 

Dimanche. 

le Lundi. 

Lundi. 

le Mardi. 

Mardi. 

le Mercredi. 

Mercredi, 



ET Breton. 

pemzêc Dé. 

ur Suhun. 

un Dé. 

un Noz. 

deu Zé. 

Creinoz. Creisté, 

un yEr. 

dihue-^Er. 

un hantér-iEr. 

ur hard-iEr. 

ur Minut. 

ur Momand. 

er Misieu. 

Guênvér. 

Huavrér. 

Merh. 

Imbril. 

May. 

Mshuén. 

Gourhelén. 

Mis-^st. 

Santambr. 

Gouil-Miquél. 

Calan-Gouyan. 

en Avènd. 

en Déieu. 

er Sul. 

Dissul. 

el Lun. 

Dilun. 

er Merh. 

Dimerh. 

er Merhér. 

Dimerhér, 



39 



40 VOCAB 

le Jeudi. 

Jeudi. 

le Vendredi. 

Vendredi. 

le Samedi. 

Samedi. 

Jours remarquables. 

le Jour de Noël. 

les Fêtes. 

les SS. Innocents* 

les Rois. 

la Chandeleur. 

le Mardi-f/ras. 

le Mercreai des Cendres. 

le Carême. 

la mi-Carême. 

Notre-Dame de Mars. 

le Dim. des Rameaux. 

la Semaine-Sainte. 

le Jeudi-Saint. 

le Vendredi-Saint. 

le Samedi-Saint. 

Pâques. 

Fêtes de Pâaues. 

la Quasimodo. 

la Saint-Marc. 

les Quatre-Temps. 

TAscenslon. 

la Pentecôte. 

la Trinité. 

le Sacre. 

la Saint-Jeart. 

la Saint-Pierre. 

la Sainte-Magdeleine. 



ULAIRE 

er Rieu. 
Dirieu. 

umer. 
Digùinér. 
er Sadorn. 
Dissadorn. 
Déieu remercabL 
Dé Nendelêc. 
er Gouilieu. 
Gouil en Innoçandèd. 
Gouil er Rouyèd. 
er Chandelour. 
Merh-el-lard. 
Merhér-el-Ludu. 
er Hoareis. 
hantér-Coareis. 
Gouil-Maria é Merh. 
Sul el Loré. 
Suhun er Bassion. 
er Rieu-hemb-Lid. 
Gùinér-er-Groéz. 
Sadorn-Vasq. 
Pasq. 

Gouilieu-Pasq. 
Sul Quasimodo. 
Gouil Sant Marc. 
er Hortualeu. 
Rieu en Asçansion. 
er Pantecoust. 
Sul en Drindèd. 
Gouil er Sacremant. 
Gouil- Yehan. 
Gouil-Pèr. 
Gouil er Vadelén. 



Français 

la Sainte-Anne. 

Notre-Dame d'Août. 

la Saint- Mathieu. 

la Saint Luc. 

la Saint-Michel. 

la Toussaint. 

le Jour des Morts. 

TAvent. 

la Veille de Noël. 

Appartenances de 
r Ame^ 

Ame. 

Raisonnable. 

Sensitive. 

Entendement. 

Mémoire. 

Pensée. 

Jugement. 

Volonté. 

Esprit. 

Raison. 

es Sens. 

a Vue. 

'Odorat. 

'Ouïe. 

e Goût. 

e Toucher. 

a Voix. 

a Parole. 
Discours, 
Cri. 
Soupir. 
Respiration. 



ET Breton. 41 

Gouil Santés Anna. 
Gouil Maria creis-^st. 
Sant Maheu. 
Sant Lucas. 
Gouil-Miquêl. 
'Gouil en ol Saent. 
Gouil en Ineanneu. 
en Avènd. 
Noz-Nendelêc. 

Appartenanceu en 
Inean. 

Inean. 

Ra^sonnabl. 

E éel santein. 

Antandemant. 

Mimoër. 

Chonge. 

Jugernant. 

Volante. 

Sperèd. 

Rsson. 

er Squéndeu. 

er Gùélet. 

er Flasr , er Frèn. 

er Hleuet. 

en Tanhouad. 

en Touche. 

er Voéh. 

er Gonz. 

Dévizeu, 

Huche. 

Hùannad. 

Henal. 



4i ' Vocab 

Regard. 

Ris. 

Souris. 

Larmes. 

Songe. 

Sommeil. 

Vie et Mort. 

Résurrection. 

Présence. 

Des parties du Corps 
humain. 

Le Corps. 

un Membre. 

la Peau. 

la Chair. 

un Os. 

le Gras. 

le Maigre. 

la Moelle. 

une Veine. 

la Tête. 

les Cheveux. 

une Oreille. 

les Sourcils. 

un (Eil. 

les Yeux. 

le Coin de l'CEil. 

la Prunelle de fCEil. 

le Nez. 

les Narines. 

la Joue. 

la Face. 

le Front. 



ULAIRE 

Seèl. 

Hoarh. 

Min-hoarh. 

Dareu. 

Huné. 

Cousquet. 

Buhé ha Marhue. 

Résurrection. 

Presance. 

A g er par lieu a Gor^ 
Mab-dén. 

Er Horv. 

ur Mambr. 

er Hrohèn. 

er Hig, plurïér ^ Kig. 

un Ascourn. 

el Lard. 

en Trèd. 

Mél-en-Isquern. 

ur Oahièn. 

er Pèn. 

er Bleàu. 

ur Scoharn. 

er Malhuenneu. 

ul Lagad. 

en eu Lagad. 

Corn el Lagad. 

er Mab-Lagad. 

er Fri. 

en DifFrèn. 

er Vouguên. 

er Face. 

en Tâl. 



Français et Breton. 



les Lèvres. 

la Bouche. 

l'Haleine. 

les Gencives. 

une Dent. 

le Cou derrière la Tête. 

le Cou, la Gorge. 

le Menton. 

la Barbe. 

le Cerveau. 

les Épaules. 

rÉpaule droite. 

l'Épaule gauche. 

le Dos. 

rEstomac. 

les Côtes. 

le Ventre. 

le Côté. 

le Cœur. 

le Foie. 

le Fiel. 

le Rognon. 

la Rate. 

le Poumon. 

les Boyaux. 

l'Aisselle. 

le Bras. 

le Coude. 

la Main. 

le Poignet. 

la Paume de la Main. 

les Doigts. 

le Pouce. 

le Nombril. 



( 



en Divès. 
er Bêg. 
en Henal. 
Kig en Dent, 
un Dant. 
er Pourquil. 
er Goug. 
er Maillog. 
er Barhue. 
Mél er Pèn. 
en Discoai. 
er Scoai déheu. 
er Scoai glei. 
er Hain, 
Poul er Galon, 
er Hestad. 
er Hov. 
er Hosté. 
er Galon, 
en Ahu. 
er Vistr. 
el Lehénen. 
er Faelh. 
er Squênt. 
er Boelleu. 
er Gazai, 
er Vrëh. 
er Glin-Bréh. 
en Dourn. 
en Aourn. 
Poz en Dourn. 
ter Bisièd. 
er Mèd. 
er Beguîl. 



45 



44 

les Reins. 

la Cuisse. 

le Genou, 

la Jambe. 

le gras de Jambe. 

le Talon. 

le Pied. 

un Orteil. 



Vocabulaire 

er Digroézel. 
Vqv Vorhaed. 
er Glin. 
er Car. 
Cov^ er Gar. 
er Sèl-troœd. 
en Troaed. 
ur Bis-troaed. 



JElats de VHomm 

Un Homme. 

une Femme. 

un Garçon. 

une Fille. 

un petit Garçon. 

une Petite Fille, 

un Enfant. 

un petit Enfant. 

des Enfants. 

de ma Taille. 

Savant. 

plus Savant. 

le plus Savant. 

Ignorant. 

Sage. 

plus Sage. 

des plus Sages. 

Insensé. 

Infirme. 

Méchant. 

Boiteux. 
Bossu. 
Louche. 
Borgne, Aveugle. 



e. 



Stadeu Mab-dén. 

Ur Goas pé Mal. 
ur Voès. 
ur Pautr. 
ur Verh. 
ur Pautrig. 
ur Verhig. 
ur Hroaidur. 
ur Hroaidurig. 
Bugalé. 

ar er vèn guet-n-eîgn, 
*Abil. 
Abilloh. 
en Abillan. 
Diouiêc , Ignorant. 
Parfaet, Fur. 
Parfaetcoh* 
ag er ré parfaettan. 
Disquêntet. 
Clannus. 
Didalvé. 
Cam. 
Bossu. 

Louïs, bling, Luche. 
Borin, Dal. 



Français 

Muet. 

Sourd. 

Sain. 

Malade. 

Fort. 

plus Fort. 

la plus Forte. 

Faible. 

Grand. 

plus Grand. 

le plus Grand. 

la plus Grande. 

très-Grand. 

Petit 5 petite. 

Gros, grosse. 

Mince. 

AfFable. 

Joyeux. 

Triste. 

Heureux. 

Malheureux. 

Hardi. 

Peureux. 

Soigneux^ 

Paresseux. 

Riche. 

Pauvre. 

Jeune. 

Agé. 

Beau , belle. 

Laid. 

Libéral. 

Chiche. 

Bon, bonne. 



ET Breton. 45 

Mud. 

Board. 

Yah. 

Clan. 

Crihue. 

Crihuoh. 

er Grihuan 

Goann , Vaen , Sembl. 

Bras. 

Brassoh. 

er Brassan. 

er Vrassan. 

Bras-meurbet. 

Bihan, vihan. 

Tihue. 

Trèd. 

Gracius. 

Joyus. 

Trist , Melconlus. 

Eurus. 

Maleurus. 

Hardéh. 

Eunus. 

Sourcius. 

Paressus, Yeuêq. 

Pihuiq. 

Peur. 

Youanq. 

Ouaidet, Couh. 

Bràu 5 vràu. 

Vil. 

Frontal. 

Perhuéh. 

Mad, vad. 



46. 

Meilleur, 

le Meilleur. 

la Meilleure. 

Mauvais , Malin. 

Paisible. 

Colère. 

Patient. 

Impatient. 

Laborieux. 

Lâche. 

Vertueux. 

Vicieux. 

Prudent. 

Imprudent* 

Père et Mère. 

mon Père. 

son Père. 

mon Oncle. 

ma Tante. 

Beau-Père. 

Belle-Mère. 

Beau-Frère. 

Belle-Sœur. 

Neveu. 

Nièce. 

Cousin. 

Cousine. 

Frère. 

Sœur. 

demi-Frère. 

demi-Sœur. 

Grand-Père. 

Grand'-Mère. 

Filleul. 



Vocabulaire 
Gùel. 



er Gùellan. 

er Uellan. 

Droug , Goal-béh. 

Dambonaer. 

Colérus. 

Patiant. 

Dibatiant. 

Apert. 

Lausq. 

Vertuus. 

Vincius. 

Aviset-mad. 

Diavis. 
iTad ha Mam. 

me Zad. 
|é Dad. 
ime Yondr. 

me Moëraeb. 
vjTadêg. 

Mamêg. 

Brserêg. 

Hoa^rêg. 

Ny. 

Niez. 

Canderhue. 

Queniterhue. 

Brœr. 

Hoaer. 

hantér-Vrsr. 

hantér-Hoser. 

Tad-couh pé Tadieu. 

Mam-gouh/^' Mamieu. 
IFillor. 



Français 

Filleule. 

mon Fils. 

ma Fille. 

Gendre. 

Bru. 

Serviteur. 

Servante. 

Maître. 

Maîtresse. 

Cousin-germaîn. 

Cousine-germaine. 

Tuteur. 

Curateur,' 

Mineur. 

Mineure. . 

Orphelin. 

Orpheline. 

Époux j Épouse. 

Veuf. 

Veuve. 

Gouverneur. 

Compagnon. 

Compagne. 

Compère. 

Commère. 

Parrain. 

Marraine. 

Ami, amie. 

Voisin. 

Voisine. 

Hôte. 

Hôtesse. 

Monsieur, 

Madame. 



ET Bretoît. 47 

Fillorès. 
me Mab. 
me Merh. 
Dean. 
Gouhé. 
Servitour. 
Matéh. 
Maestr. 
Msestrès. 

Canderhue-germln. 
Queniterhue-germin. 
Goard. 
iCulatour. 
Minour. 
Minourès. 
Enevad. 
Enevadès. 
Prièd. 
Intan. 
Intanvès. 
Goarnour. 
^Compagnon. 
Compagnonès. 
Compaer. 
ComcEr. 
Perxn. 
Meraen. 
Ami , amies. 
Amezég. 
Amezeguès. 
Ostis. 
Obtizès. 
Eutru. 
Madam. 



48 

Mademoiselle. 
Nourrice. 
Mort. 
Ressuscité. 



Vocabulaire 

Mademezel. 
Mâguerès. 
Marhue. 
Ressuscitet. 



Hardes d'un Homme. 

Une Perruque, 
un Chapeau, 
un Bonnet, 
une Chemise. 
une Casaque. 
un Manteau, 
une Culotte, 
des Bas. 
des Pantoufles, 
des Souliers, 
des Sabots, 
un Habit, 
des Boutons. 
Robe de Chambre. 
des Manchettes. 
un Mouchoir, 
une Cravate, 
une Épée. 
des Gants, 
des Bottes, 
un Manchon. 



Hardes d'une Femme. 

une Coiffe. 

une Coiffe de lin. 

du Taffetas. 

une Chemise. 

un Mouchoir de cout 



Dillad ur Goas. 

Ur Perruq. 

un Toq. 

ur Bonnet. 

ur Rochèd. 

ur Gasakèn. 

ur Vantel. 

ul Lavrêg. 

Lerreu. 

Pantoufleu. 

Botteu-Laer. 

Botteu-Coêd. 

un Abid. 

Boutoneu. 

Sai a Gambr. 

Manchetteu. 

ur Mouchasd. 

ur Gravaten pé Frond. 

ur Glean. 

Mannégueu. 

Hézeu- 

ur Manchon. 



Dillad ur Voes. 

UrHouif.^ 

ur Houif-lin. 

Taffetas. 

un Hiviz. 

ur Moucheed-goug, 



Français et Breton. 



un Mouchoir de poche. 

des Brassières. 

une Jupe. 

im Jupon. 

une Chemisette. 

une Cape. 

une Manteline. 

un Tablier. 

une Tresse. 

une Aiguillette. 

des Épingles. 

une Basue. 



Des Gens de Métiers, 
de leurs Instruments 
et de ce que Von 
peut attendre de cha- 
cun. 

Un Boulanger, 
une Boulangère. 

un Four. 

de la Farine. 

du Son. 

un Sas. 

un Crible. 

un Sac. 

Cuire. 

du Pain blanc. 

du Pain noir. 

du Pain bis. 

un Pain. 

du Pain rassis. 

Pain moisi. 



ur Mouchaed-poche. 

Mancheu. 

ur Vroh. 

ur Hotillon. 

un Hivizèn. 

ur Hap. 

ur Vantel-frezennêc. 

un Dantér. 

un Nahen. 

un Anguilletten. 

Spilleu. 

ur Bizeu. 



49 



Ag er V echérerion , 
ag ou Senhueguér ^ 
hac ag er péh ma 
éellér bout ingorto 
doh peb-hani. 

Ur Bolangér , ur Pobér , 
ur Volangerès , ur Bo- 

berès. 
ur Fourn. 
Blèd. ' 
Brèn. 

un Tanhouis. 
ur Hlouir. 
ur Sah. 
Pobad. 
Bara-chuèn. 
Bara-segal. 
Bara-gris. 
ur Varaèn. 
Bara diazéet. 
'Bara luannet. 



50. 

Pain peu cuit. 
Pain peu levé. 
de la Croûte, 
de la Mie, 
de la Pâte, 
du Levain. 
Mettre à lever, 
un Meunier, 
une Meunière, 
un Moulin, 
un Moulin à Papier, 
un Moulin à Blé. 
un Moulin à Vent., 
un Moulin à Mer, 
la Meule, 
le Gîte. 

Piquer le Moulin, 
Moudre. 
Mouture, 
un Cuisinier, 
une Cuisinière. 
un Plat. 

des Plats d'ttrgenf y 
d'étain , de t€rre. 
une Assiette de faïence, 
un Chaudron, 
une Poêle, 
une Marmite, 
des Bassins, 
une Casserole, 
une Broche, 
les Chenets, 
un Trépied, 
une Crémai'lère. 



Vocabulaire 

Bara bour, 
Bara cré. 
Creu. 
Mirhuig. 
Toès. 
Bihouil. 
Laquât é gô, 
ur Melinér. 
ur Velinerès. 
ur Velin. 
ur Velin-Bapér. 
|ur Velin-Blèd. 
air Velin-Ahuél. 
ur Velin-Vor. 
er Mein-Melin. 
el Lasrèn, 

Luemmein er Velln. 
Malein. 
:Meutour. 
ur Heguinour. 
ur Gueguinourès. 
ur Plad. 
Pladeu-argand , 



i 



sten , pri. 
un Assiet féïance. 
ur Chaudron, 
ur B^ron. 
ur Marmit. 
Piligueu. 
ur Gasserolen, 
ur Bir. 
el Landérieu. 
;un Trepé. 
un Tremaillér, 



Français et Breton, 

ur Gril. 



un Gril. 

un Réchaud. 

une Cuiller à pot. 

une Pelle à feu. 

des Pincettes. 

Frire des œufs, etc. 

Cuire à Ctau. 

Rôtir. 

des Saucisses. 

Cuire un Pâté. 

un Pâté de Lièvre. 

un Pâté de Poires. 

un Boucher. 

une Bouchère. 

la Boucherie. 

les Halles. 

de la Chair. 

du Bœuf. 

une Pièce de Bœuf. 

du Veau. 

du Mouton. 

de P Agneau. 

du Porc. 

du Salé. 

un Aloyau de Bœuf. 

une Epaule de Mouton 

un Gigot de Mouton. 

un Quartier d'Agneau. 

une Longe de Veau. 

une Fraise de Veau. 

un Pied de Cochon. 

une Oreille. 

un Os. 

Ronger les Os. 



5t 



ur Brazouér. 
ul Lonce. 
ur Bal-dan. 
Pincetteu. 
Frintein uieu , etc. 
Darihue. 
Rostein. 

Saucis pé Saeizig. 
Pobat ur Pasté. 
ur Pasté-Gad. 
ur Pasté-Pir. 
•ur Bocér. 
ur Vocerès, 
er Vocereah. 
er Hovu. 

Kig. 

,Behuin. 
ur péh Behuin, 
Kig-Lay. 
Kig-Meud. 
Kig~Oén. 
Kig-Hoh. 
Kig-Sal. 

un Aloyau-Behuin. 
ur Scoai-meud. 
ur Vorhasd-meud. 
ur Hartér-Oén. 
ul Longe-Lay. 
ur Frasèn-Lay. 
un Troasd-Hoh. 
ur Scoharn. 
un Ascourn 
Creignat en Esquern. 



5 



Vocabulaire 



ces 



un Cabaretler. 
une Cabaretière. 
une Auberge. 
un Cabaret. 
l'Hôte. 
l'Hôtesse, 
une Barrique, 
un Tierçon. 
une Pinte, 
une Bouteille, 
une Chopine. 
une demi-Chopine, 
un Verre. 

Si i^ous supposez 
Mesures pleines , le Breton 
vous renvoie à V article des 
Mesures , p^ge 3i. 

de FEau-de-vie. 
du Vin de liqueur, 
du Vin rouge, 
du Vin blanc, 
du Cidre, 
de la Bière, 
un Pêcheur. 

Voyez l'article des Pois- 
sons , page 25. 

un Médecin. 
Tâter le Pouls, 
une Fièvre. 
la Fièvre chaude. 
Fièvre quotidienne. 
Fièvre tierce. 
Fièvre quarte. 



un Tavarnour. 

un Davarnourès. 

un Ostaleri. 

un Davarn. 

en Ostis. 

en Ostizès. 

ur Barriq. 

un Tierçon. 

ur Pint. 

ur Voutouil. 

ur Chopin. 

un hantér-Chopin. 

ur Uiren. 

Mar laquet é ma car guet 
er MusulieU'Zé, er Breton 
hou tavai d'en articl ag tr 
Musulieu y pagen 5i. 

Audevi. 
Gùin liqueur. 

uin ru. 
Gùin gùen. 
Chistr. 
Bir. 
ur Pisquour. 

Seèllet articl er Pis" 
quet y pagen 35. 

ur Médecinour. 
Seèllet er Pomedér. 
un Derhian. 
en Derhian tuem. 
Terhian pamdiêq. 
Terhian peb eil-dé. 
Terhian peb tri-dé. 



Français 

Paralysie. 

la Peste. 

la petite Vérole. 

la Rougeole. 

la Colique. 

Flux de ventre. 

Flux de Sang. 

la Dyssenterie. 

la Pleurésie. 

Fluxion. 

Eréslpèle ou Erysipèle. 

Esquinancie. 

un Chirurgien. 

une Lancette. 

une Sonde. 

un Bistouri. 

un Trépan, 

une Spatule. 

Saigner. 

Couper^ etc. 

un Apothicaire. 

un Mortier. 

une Seringue. 

un Lavement. 

un Breuvage. 

une Médecine. 

une Potion. 

un Chapelier. 

Forme de Chapeaux. 

un Chapeau de Castor. 

Repasser un Chapeau. 

un Tailleur. 

une Lingère. 

des Ciseaux, grands. 



ET Breton. 

Paralisi. 
er Vocèn. 
er Vréh. 
er Ruel. 
er Holiq. 
Rid-cov. 
Voaid. 
er Vid. 
er Purusi. 
Catar. 
Verbl. 

Droug-goug. 
ur Barber, 
ul Lancetten. 
sur Sont, 
ur Ganifle-crom. 
un trépan, 
ul Loy-drameu. 
Goaidein. 
Trohein, etc. 
.un Dramour. 
ur Mortér. 
\\ix Strinkel. 
ul Lavemant. 
ur Breuvage, 
ur Médecin, 
un Dram. 
un Toquour. 
Mol-Toqueu. 
un Toq-Castor. 
Lihuein un Toq. 
ur Heminér. 
ul Linjourès, 
ur Ultan. 



)} 



54 



Vocabulaire 



des Ciseaux, petits. 

un Dé. 

des Aiguilles. 

une Aiguillée de fil. 

Coudre. 

un Habit. 

y^oyez r article des Ha- 
bits, page 48. 

un Tisserand, 

un Châssis. 

une Aune. 

Travailler au métier. 

un Cordonnier. 

du Cuir. 

une Forme. 

une Alêne. 

des Souliers. 

les Semelles. 

les Empeignes. 

des Escarpins. 

un Savetier. 

un Forgeron. 

un Maréchal. 

un Serrurier. 

du Fer. 

Forger du Fer. 

une Forge. 

un Soufflet. 

des Tenailles. 

petites Tenailles. 

une Masse. 

un Marteau. 

une Enclume. 



ur Cizall. 

ur Vesquên. 

Nadouéyeu. 

un Nadouéyad-nèd. 

Grouyat. 

ur Saï. 

Seèllet en art ici an en 
DLllad , pagen 48. 

un Teissér. 
ur Staern. 
ur Oalen. 
Teissat. 
ur Héré. 
Lasr. 

ur Form. 
ur Minaouéd. 
Bottea-laer. 
er Samelleu, 
en Énébeu. 
iScarpineu. 
ur Savatour. 
ur Go. 
ur Marchai, 
un Dor-Alhuéour. 
Hoarn. 
^Govêliad-Hoarn. 
ur Ovêl. 
ur Veguin. 
Quevêl. 
Turquèsr 
un Orh. 
ur Morhol. 
un Anneau. 



Français 

du Charbon de terre. 

une Lime. 

un Fer à Cheval. 

une Serrure. 

un Charpentier. 

une Hache. 

une Scie. 

une Herminette. 

un Menuisier. 

un Ciseau. 

un Maillet. 

un Établi. 

un Valet. 

des Rabots. 

une Meule. 
p Menuisier. 

un Jardinier. 
i^ une Serpe. 
fe une Bêche. 
i un Râteau, 
i une Pioche. 

une Fourche. 

une Brouette. ' 

un Arrosoir. 

Voye^l^ article du Jar- 
din page 19. 

un Imprimeur. 

un Libraire. 

une Presse. 

des Caractères. 

de l'Encre. 

du Papier. 

des Livres. 

Imprimer. 



55 



ET Breton. 

' Gleu-doar. 
ul Lim. 
un Hoarn-Jau. 
un Dor-Alhué. 
ur Halvé. 
ur Vohal. 
un Hesquên. 
un Daradur. 
ur Menusér. 
ur Gùisel. 
ur Meèl. 
ur Basset, 
ur Goas-Hoarn. 
Raboteu. 
ur Verlim. 
Munuzein. 
ur Jardrinour. 
ur Serp. 
ur Bâl. 
ur Rastel. 
ur Biguêl. 
ur Forh. 
ur Garriquêl. 
un Arroser. 

SelUtarcicl crjardrin , 
pagen, 19. 
un Imprimour. 
ul Livrour. 
ur Pressoër. 
Lettrenneu-mol. 
Ancr. 
Papér. 
Livreu. 
MoUein. 



56 VocA 

Chaudronnier. 

qui vend des Bassins. 

Vitrier. 

Gantier. 

du Chamois. 

des Gants. 

Teinturier. 

Paveur. 

Couvreur en Ardoise. 

Couvreur en Paille. 

des Echelles. 

un Tonnelier. 

des Cercles. 

un Batelier. 

un Bateau. 

une Nacelle. 

un Aviron. 

un Touret. 

une Voile. 

un Mât. 

un Gouvernail. 

un Matelot. 

Gouverner. 

Ramer. 

Hisser les Voiles. 

Carguer les Voiles. 

Border les Voiles. 

Baisser les Voiles. 

un Barbier. 

un Rasoir. 

un Charbonnier. 

du Charbon. 

une Blanchisseuse. 

du Savon. 



bulaire 

Mitour pé Mignan. 

Piliguour. 

Gùiraour. 

Mannégour. 

L^r Gavr-Goué. 

Mannëgueu. 

Lihuour. 

Pàuour. 

Touév'Meînglas. 

Touév' Flous. 

Squélieu. 

un Tonnellour. 

Quêrleu. 

un Treihour. 

ur Vag. 

un Tignol. 

ur Ruan. 

un Toulèd. 

ur GouU. 

ur Uern. 

ur Stur. 

ur Martelod. 

Leuyad. 

Ruannad. 

Hinsein er Gouilieu. 

Carguein er Gouilieu. 

Bordein er Gouilieu. 

Amen er Gouilieu. 

ur Barbéour. 

un Auten/?^'Rasoër. 

ur Gleuaër. 

Gleu. 

ur Huennourès. 

Suan. 



Français 

un Battoir. 

un Porteur de blé. 

un Porteur d'eau. 

un Portier. 

un Journalier. 

avec sa Pioche et sa Pelle 

un Valet de Chambre. 

une Fille de Chambre. 

un Maître d'Ecole. 

un Ecrivais. 

Officier de Guerre. 

Maréchal de France. 

Général. 

Lieutenant-Général. 

Amiral. 

Vice-Amiral. 

Maréchal de Camp. 

Colonel. 

Major. 

Sergent-Major. 

Capitaine. 

Lieutenant. 

Enseigne. 

Sergent. 

Caporal. 

Commissaire. 

Capitaine de Cavalerie. 

Capitaine d'infanterie. 

Cavalier. 
Dragon. 
Fantassin. 
Mousquetaire. 
Un Trompette. 



ET Breton. 57 

ur Vah-dillad. 

ur Portéour. 

ur Huerhour-deur. 

ur Porhér. 

un Deuéhour. 

guet é Dranche hac é BâI. 

ur Goas a Gambr. 

ur Verh a Gambr. 

ur Maestr a Scôl. 

ur Scrivaignour. 

Officerion a Armé. 

Marichal a France. 

General. 

Letenant-General. 

Admirai. 

Viq-Admiral. 

Marichal a Gamp. 

Couronel. 

Major. 

Serjant-Major. 

Capitén. 

Letenant. 

Ansaign. 

Serjant. 

Corporal. 

Commissaer. 

Capitén a Gavaleri. 

Capitén Soudardèd ar 

dro^d. 
Cavalier. 
Dragon. 

Soudard ar droaed. 
Mousquettour. 
un Trompet. 



«)8 VOCABU 

un Tambour. 

une Sentinelle. 

un Espion. 

une Armée. 

un Régiment. 

une Compagnie. 

un Canon» 

un Mousquet.. 

un Mousqueton. 

un Fusil. 

un Pistolet. 

une Hallebarde. 

une Pique. 

une Lance. 

un Boulet de Canon. 

une Balle. 

de la Poudre fine. 

de la Poudre à Canon. 

Faire la Guerre. 

Appartenances d'une 
Maison. 

Un Palais. 

un Château. 

un Manoir. 

une Maison. 

Chambres garnies. 

la Cave. 

la Cuisine. 

la Salle. 

la Dépense. 

l'Office. ^ 

la première Chambre. 

la seconde Chambre. 



LAIRE 

un Tambourinour. 

ur Hoard. 

un Espion. 

un Armé. 

ur Regemant. 

ur Gompagnoneah. 

ur Hannon. 

ur Mousquêd. 

ur Mousquêdig. 

un Haquebut. 

ur Pistolèd. 

un Halabarden. 

ur Piq. 

ul Lance. 

ur Bolèd-Cannon. 

ur Bolèd. 

Peudr. 

Peudr Cannon. 

Gober brizél. 

Appartenanceu 
un 1 1. 

Ur Palœs. 

ur Hastel. 

ur Mener. 

un Ti. 

Cambreu goarnisset. 

er Hàu. 

er Gueguin. 

er Sal. 

en Dispign. 

en Office. 

er Gambr quetan. 

en eil-Gambr. 



Français 

Chambre de devant. 
Chambre de derrière, 
un Cabinet, 
la Cour- 
les Commodités, 
le Puits, 
la Pompe, 
le Four, 
le Jardin, 
le Hangar, 
une Grange, 
une Écurie, 
une Érable, 
la Boulangerie, 
le Grenier, 
le Galetas. 
, une Porte, 
la Cheminée, 
la Fenêtre, 
une Fontaine, 
une Clé. 
un Lit. 

un Lit de Plume, 
un Matelas, 
une Paillasse, 
une Couette, 
une Couverture, 
un Drap. 
un Oreiller, 
des Rideaux, 
le Ciel du lit. 
la Ruelle du lit. 
une Armoire, 
un Coffre. 



ET Breton. 

Cambr é raug. 

Cambr ardran. 

ur Habinèt. 

er Porh. 

er Priouéz. 

er Punce. 

er Blomen. 

er Fourn. 

er Jardrin. 

er Hardi. 

ur Hrange. 

ur Marchaussî. 

ur Hreu. 

er Volangeri. 

er Granniel. 

er Sulér. 

un Or. 

er Cheminai. 

er Fenestr. 

er Fetasn pé Fetan. 

un Alhué. 

ur Gulé. 

ur Gulé-Plu. 

ur Matelas. 

ur Baillassen. 

ur Olhèd. 

ul Langer. 

ul Lincél. 

un Tréz-Plum. 

Tenneu-Gulé. 

Lein er Gulé. 

en Toul-plous. 

un Armenér. 

ur Houffr. 



59 



6o 

un BufFet. 

une Table. 

une Boîte. 

un Miroir. 

un Tableau. 

un Portrait. 

une Image. 

le Plancher, sous les 

pieds. 
le Plancher , au-dessus 

de la tête. 
la Tapisserie. 



Vocabulaire 

un Dressoër. 
un Daul. 
ur Vouist. 
ur Miloër. 
un Daulèn. 
ur Porteraed. 
ul Limage, 
er Plancheris. 



en Doublage. 

en Taplsseu. 
Chetu treu erhoalh. 



En voilà asse^. 

• — tO x ' I?- l ' ftffj ^ mi&m )r —n-O i . i tfi ■ ? 

MOTS FAMILIERS. 

GUIRIEU FAMILIER. 



Aujourd'hui. 
Demain. 
Après demain. 
Le lendemain. 
Demain en huit. 
Hier. 

Hier au Soir. 
Ce matin. 
Ce soir. 
Tous les jours. 
Tous les soirs. 
Tout le jour. 
Toute la nuit. 
Avant dîner. 



Hinihue, Hidihue. 

Arhoah. 

En trenoz- arhoah. 

En trenoz. 

Arhoah é pèn eih-dé. 

Déh. 

en nihour. 

Er mitin-men. 

Hineah. 

Bamdé. 

Bamnoz. 

A hèd en dé. 

Abad en noz. 

Quênt creisté. 



Français 

Après dîner. 
Avant minuit. 
Après minuit. 
Tout-à-l'heure. 

Cette Semaine. 

La semaine passée. 

La semaine prochaine. 

Ces jours-ci. 

Tautre Jour. 

Autrefois. 

Quelquefois. 

Quelques fois. 

Jamais , au pa ssé. 

Jamais , au présent. 

Jamais, au futur. 

Prenez garde. 

Dépêchez-vous. 

Taisez-vous. 

Montez. 

Descendez. 

Buvez. 

Mangez. 

Regardez. 

Laissez cela. 

Voici. 

Voilà. 

Voilà , bien loin. 

Le voici. 

La voilà. 

Les voilà, loin. 

Un peu. 

Peu-à-peu. 

Assez. 



ET Breton. 6i 

Goudé creisté. 
Quênt creinoz. 
Goudé creinoz. 
Soudén , Touchant , 

Bermen abèn. 
Er suhun-men. 
! Er suhun-aral. 
Er suhun-men e za. 
En déieu-men. 
En dé-aral. 
Gùéharal. 
Mara-huéh. 
Ur huéh-benac. 
Biscoah. 
Jamass. 
Birhuiquin. 
Dihoallet. 
Difraiet , Deouîet. 
Tàuet, Chiq. 
Montet, Crapet. 
Dischennet. 
Ivet. 
Daibret. 
Seèllet. 

Lausquet en dra-zé. 
Chetu amen. 
Chetu azé, 
Chetu ahont. 
Chetu-ean amen. 
Chetu-hi azé. 
Chetu-ind ahont. 
Un nebedig. 
A nebedigueu. 
Erhoalh, Assès. 

4 



C'est assez. . 
En -bas. 
En-haut. 
Entrez. 
Venez Ici. 
Qui est là ? 
C'est moi. 
C'est un pauvre. 
A votre service. 
A votre santé. 

Je vous remercie. 
Grand merci. 
Bientôt. 

Dépêchons-nous. 
Où est le Maître ? 
Où est-il ? 
Où est-elle ? 
Où es-tu ? 
Où sommes-nous? 
Où êtes-vous. 
Où sont-ils? 
Peut-être. 
Pourquoi. 
Une fois. 
Deux fois. 
Plus d'une fois. 
Il n'y a guère. 

Derrière. 

Rarement. 

Beaucoup» 

Moins. 

Il fait beau. 



VOCAB 



ULAIRE 

Erhoalh-é. 

D'en guêas. 

D'erhlué. 

Antréet, deit abarh. 

Deit amen. 

Pihue-zou azé ? 

Mi-é. 

Ur peur-é. 

A pe garehet. 

D'hou yehaid , d'hou 

craece-vad. 
Hou trugairéquat e ran. 
Hou trugairéquat. 
Abrest^ Imbèr. 
Deouïamb. 
Mèn é ma er Maestr ? 
Mèn é ma-ean? 
Mèn é ma-hi? 
Mèn é hous-té ? 
Mèn é homb-ni ? 
Mèn é hoh-hui ? 
Mèn é mant-ind? 
Marcé, Martezé. 
Perac. 
Ur huéh. ^ 
Dihue huéh. 
Istroh eid ur huéh. 
N'en dès chet paud. 
Ardran. 

Dibaud y pas liés. 
Paud, Calz, Hilleih. 
Bihannoh. 
Caër-é en amzér. Amzér 

ga'ér e ra. 



Français 
ïl fait mauvais temps. 
J'ai faim. 
Il a soif. 
Il est nuit. 
Il est tard. 
Il Qst déjà jour. 
Le Soleil se lève. 
Le Soleil est levé. 
Le Soleil se couche. 
Est-il couché? 
De bon matin. 
Je vais chez.... 
Je suis chez moi. 
Je viens de chez vous. 
J'ai passé chez lui. 
Avec. 
Sans. 
Contre. 
Auprès. 
Près. 

Plus près. 
Le plus près. 
La plus près. 
Ici-contre. 
Ici-près. 
Après. 
Environ. 
A peu près. 
Envers. 
Sur , Sous. 
Pour. 
A cause. 

is-a-vis. 
Bien loin. 



ET Breton. 63 

Fal amzér e ra. 
Hoand e mes. 
Séhèd en dès. 
Noz-é 

Dehuéhad'é. 
Dé-é déjà. 

É ma en hiaul é sehuel. 
jSàuet-é en hiaul. 
È ha en hiaul de guh. 
Hà cuhet-é-ean } 
A vitin mad. 
É han de di. 
É on ém zi. 
É tan ag hou tî. 
Bet-onbeténédi. 
Guet. 
Hemb. 
Harz. 
Etal. 
Tost. 
Pedost. 
En tostan. 
En dostan. 
Amen-harz. 
Amen-tost. 
'Goudé, Arlerh. 
Ardro. 

Ar en dro , Pedost. 
E quevir. 
Ar, Idan. 
Eit, Aveit. 
, A balamort. 
Dirac. 
Peèl bras 



^4 

Bien près. 

Ouvrez la porte. 

Ouvrez-moi la porte. 

Fermez la porte. 

Je n'ai point d'appétit. 

Prenez du pain. 

Avez-vous fait ? 

Non pas encore. 

Attendez. 

Demeurez un peu. 

Que faites-vous ? 

Que dites-vous? 

Qui attendez-vous ? 

Qu'attendez-vous ? 

Qu'entendez-vous ? 

Montrez-moi cela. 

Prêtez-moi de l'argent. 

Je n'en ai pas. 

En avez-vous ? 

En a-t-il ? 

En a-t-elle } 

Cela est bon. 

Cela est beau. 

Excusez-moi. 

II est vrai. 

Il n'est pas vrai. 

Il n'y a pas moyen. 

Il n'est pas possible. 

D'où êtes-vous? 

D'où venez-vous ? 

Comment cela ? 

De la part de qui ? 

Quelle heure est-il ? 

Quand vous tairez-vous? 



Vocabulaire 

Tostig. 



Digueoret en or. 
Digueoret en or d'eign. 
Chairret en or. 
Ne mes quet a hoant; 
Queméret bara. 
Groeit e hoès-hui ? 
Non pas hoah. 
Gorteit. 

Chomet un tamig. 
SPetra e ret-hui? 
;Petra e laret-hui ? 
:Pihue ehortet-hui ? 
Petra e hortet-hui? 
;Petra e gleuet-hui ? 
Discoeit d'eign en dra-zé 
Prestet argand d'eign 
Ne mes chet. 
Hà hui e hoès ? 
Hàc eanen dès? 
Hà hi en dès ? 
Mad-é en dra-zé. 
En dra-zé zou bràu. 
Escuset-mé. 

mr-e. 
N'en dé quet gùir. 
N'en dès quet a du. 
Néel quet bout. 
A beban oh-hui? 
A beban é tet-hui ? 
Penaus en dra-zé ? 
A berh pihue? 
Ped aer-é ? 
Pegource é tàuehet-hui ? 



FRANÇArS 

I! n'est pas temps. 

II n'aura pas le temps. 

Quel âge avez-vous ? 

En vérité. 

Vous vous trompez. 

Allez-vous-en. 

Revenez vite. 

Ne tardez pas. 

Dites-moi. 

Adieu. 

Pour demander nos 
nécessités* . 

Je vous prie. 

Donnez-moi- 

Apportez-moi, 

un Pain. 

un Morceau de Pain. 

un Pain de cinq sous. 

un Pain d'un sou. 

un Pain de six liards. 

un Pain de trois liards. 

une Tourte de Pain. 

une Croûte. 

de la Croûte de dessus. 

de la Croûte de dessous. 

TEntamure. 

un Gâteau , &c. 

Voyez l'article du Bou- 
langer y page ég. 

Donnez-moi. 
S'il vous plaît, 
un Plat de Viande 
Rôtie. 



ET Breton. 65 

N'en dé quet mal. 
Ne déhou quet dehou. 
Péh ouaid e hoès-hui } 
E giiirioné. 
Hun drompein e ret. 
Quêrhet d'hou ç'hènt. 
Deit bean en dro. 
Ne veaih quet peèl. 
Laret d'eign. 
Quenavou. 

£// goulen hun 
dohérieu. 

Mé hou pèd. 

Reit d'eign. 

Degasset d'eign. 

ur Varaèn. 

un Tarn bara. 

ur réalad bara. 

ur blancad Bara. 

trihuéh dinaerad Bara. 

tri-liardad Bara. 

un Dorh-Vara. 

ur Greuèn. 

Creu a z'erhlué. 

ag el laerèn. 

er Boulh. 

ur Gateàuèn, &c. 

Seèllet artlcl er Bolari'* 
gér , pagen 4g. 

Reit d'eign. 

Mar plige guet-n-oh. 

ur Pladad Kiq 

Rostet. 

4 * 



Fricassée. 

Froide. 

Bouillie, 

Chaude, 
du Bœuf gras. 
Maigre. 
du Porc. 

une Joue de cochon, 
du Cochon de lait, 
du Jambon , &c. 

Voyez V article du Bou- 
cher , page 5 1. 

Vendez-moi. 

un Veau. 

une V'ache. 

un Cochon. 

une couple de Bœufs. 



Vocabulaire 

l Frintet. 

Yein 

Berhuet. 

Tuèm. 
Behuein lard. 
Traed. 
Kig-Hoh. 
ur Jot Hoh. 
un tam Hoh-leah. 
un tam Jambon , &c. 

' Seèllet articl er Bocèr , 
pagen bi. 

Gùerhet-d'eign. 

ul Lay. 

ur Vuoh. 

un Hoh. 

ur houbl Éhén. 



Voyez l'article des Bê- 
tes ^ page 2 1. 

Faites-moi cuire. 

une Poule. 

un Coq. 

un Canard , &c. 

Voyez V article des Oi- 
seaux y p3ge 33. 

Pesez-moi. 

une livre de Beurre, 
une demi-livre, 
un quarteron. 

de Fromage. 

d'Huile. 

de Poivre. 



Seèllet articl el Lonnèd , 
pagen 2 1. 

Darrihuet-d'eign. 

ur Yar. 

ur Hoq. 

ur Henard , &c. 

Seèllet articl en Einèd , 
pareil 5i. 

Pouiset-d'eign. 
ul livr Amonen. 
un hantér-livr. 
ur Hartron. 

Four mage. 

Yvl. 

Pibr. 



Français 

de Sel. 

de Savon , &c. 

Voyez V article des cJioses 
gu i se uenden t au poids dans 
les Boutiques y page 38. 

Mesurez-moi. 
De quoi faire, 
une Culotte, 
un Habit complet, 
une Soutane, 
une Aune. 
Deux Aunes, 
une demi-Aune, 
un Empan, &:c. 

Voyez enccff'e è'article 
des BouHques, à lor fin^ 
pages 3o ^ 3». 

Donnez-moi. 
De quoi acheter, 
un Chapeau, 
une livre de Sucre, 
une aune de Toile, 
un pot de Vin. 
un quart de Seigle, 
un Journal de terre, &c. 

Voyex, V article des Poida 
et Mesures , page 5». 

Apportez-moi. 

des Confitures. 

une douzaine de Poires. 

de la Reinette. 

de la Salade, &:c. 



£T Breton. 67 

Halén. 
Suan, &:c. 

Seèllet en art ici ag en 
treii e liuerhér dré bouiz âr 
Bouticleu , pageri 2B. 

Musulet-d^eign. 

Danné. 

ul Lavrêg. 

un Habit pèn-d'er-bèn. 

ur Soutanen. 

ur Oalen. 

dihue Oalen. 

Lin hantér-Goalen. 

ur Rohan, &c. 

Seèllet hoah en articl <(^ 
,er Bo^tticleUf énacliiniam , 
pareil 5o ha 3i. 

Reit-d'eign. 
Gùerh. 
un Toq. 
ul livr Suer, 
ur oalen Lien. 
:Ur hartad Gùin. 
ur pasran Segal. 
un Déuéh-arad, &c. 

Seèllet articl er Fouizeu 
lia Musulieu , pagen 5 1 . 

Degasset-d'eign. 

Confitur. 

v\n douçaen Pir, 

Avaleu-Reinet. 

Saladen ^ &c. 



68 



Vocabulaire 



Voyez V article du Jar" 
diriy page 19. 

Fricassez-moi. 

une douzaine d'CKufs. 

du Poisson. 

un Brochet. 

des Harengs, &c. 

Donnez-moi. 

du Lieu. 

du Turbot. 

du Bar. 

de la Morue. 

une Huître, &c. 

Voyez r article des PoiS'^ 
fiO?is , page a 5. 

Versez-moi. 
du Vinaigre, 
du Vin d'Espagne, 
du Vin de Bordeaux, 
du Vin de Nantes, 
du Vin d'Anjou, 
du Vin vieux, 
du Vin nouveau, 
un verre de Vin. 
un coup de Vin, &c. 

Voyez C article du Ca- 
haretier , page 62. 

Monnoyez-moi. 

une Pièce de vingt fr. 

une Pièce de cinq francs. 



Se elle t articl er Jardrin, 
pagen 19. 

Frlntet-d'eign. 

un douç^n Uieu. 

Pisquet. 

ur Broched. 

Haranked, &cc. 

Reit-d*eign. 

un tam Leannêg. 

un tam Turbouten. 

un tam Dreinêg. 

un tam Moru. 

un Eistren, &c. 

, Seèllet articl er Pisquédy 
pagen 26. 

Dinéuet-d'eign. 
Gùin-aigr. 
Giiin Spagn. 
Giiin Bourdel. 
Gùin Nannet. 
Gain Anjeu. 
Gùin Coh. 
Gùin nehué. 
ur uirennad Gùin. 
ur huéh Gùin. 

Seèllet article en Tauar" 
nour , pagen 62. 

Monneyet-d'eign. 

ur Péh a uiguênt fran. 

ur péh a uigucnt reaL 



I 



Français et Breton. 



VoyezV article de la Mon" 
naie , page 53. 

Comptez-moi. 
dix-huit Épingles, 
seize Aiguilles, 
treize Noix, &c. 

Voyez r article des Nom- 
hre.s , page 33. 

Donnez-moi à manger. 
Donnez-moi à boire. 
A votre santé. 

de l'Eau chaude. 

de l'Eau et du Vin. 

un coup d'Eau. 

un peu d'Eau. 

une bouchée d^Eau. 

Mettez sur la Table. 

la Nappe. 

une Serviette. 

une Assiette. 

un Couteau. 

une Cuiller. 

une Fourchette. 

une Salière. 

une Poivrière. 

un Saucier. 

un Vinaigrier. 

une Écuelle. 

un Verre. 

de quoi boire et manger. 



69 



Seèl/et artlcl er IVIoney , 
pagen 35. 

Contet-d'eign. 
trihuéh Spillen. 
huézêc Nadoué. 
trizêc Queneuen, &c. 

Seèllet artlcl en Nom" 
breu , pagen 33. 

Reit-d'eign de zaibrein. 
Reit-d'eign d'ivet. 
D'hou yehaid pi d'hou 

cr^ce-vad. 
Deur tuèm. 
Deur ha Gùîn. 
ur uéh Deur. 
ur bannig Deur. 
ur bégad Deur. 
Laqueit ar en Daul. 
en Duel, 
ur Serviet. 
un Assiet. 
ur Goutel. 
ul Loy. 
ur Fourchet. 
un Haleniér. 
ur Pibrér. 
ur Saucer, 
ur Gùinaigrér. 
ur Sudel. 
ur Uiren. 
treu d'ivet ha de zaibrein 



7P 



Vocabulaire 



DES VERBES 

LES PLUS USITÉS DANS LE DISCOURS , 

Avec la façon de conjuguer , c'est-à-dfre, d'indiquer 
le temps, par combien et quelle personne un^ cho^e 
est faite ou soufferte, a été faite ou soufferte, sera 
faite ou-ioufferte. 



AG ER VERBEV 

E CHERVIGE LIESSAN EN DEVIS , 

Guet ur fœçon de zistlllein, de larèd-è , de zepls pe-* 
gource , peèd hapihue e ra pé e andur un dra, en 
dès-ean groeit pé andur et , er groeï pé en andur ou • 



Être , avoir été. 

Je suis, tu es, il ou elle 



Nous sommes , vous 
êtes, ils c?z/ elles sont. 



Avoir, avoir eu. 

J'ai, tu as, il ou elle 

a- 
J'en ai , tu en as , il ou 

elle en a. 



Bout, bout bet. 

Mé - zou , té - zou , ean 

pé hi-zou. ^ 
Autremant. E-hon, é- ;. 

hous, é-ma. \ 

^Ni-zou, hui-zou , ind- 

zou. 
Autrcmant. E-homb , 

é-hoh , é-mant. 
En devout pé en dout , 

en dout bet. 
Mé mes , té hès , ean 

en dès pé hi hé dès. 
Boud e mes , boud e hès , 

boud en dès pé boucla 

hi dès. 



Français et Breton. 



Nous avons , vous avez, 
ils ou elles ont. 

Nous en avons, vous 
en avez, ils ou elles 



7ï 
Ni hun nés , hui e hoès, 

ind ou dès. 

Bout hun nés, bout e 

hoès , bout ou dès. 



f 



en ont. 
Faire, fait, avoir fait. 1 Gober, groeit, en dout 

groeit 



Je fais, tu fais, il ou 
elle fait. 






Nous faisons, vous fai- 
tes, ils ocelles font. 



I 



I Parlez, je parle. 

Aimer, tu aimes. 
' Manger, il ou elle man- 

Dîner, nous dînons. 

Souper, vous soupez. 

Déjeuner , ils ou elles 
déjeunent. 



Aller, j'allais. 



Me ra , te ra , ean pé 

hi e ra. 
Autrcmanu Gober e ran, 

gober e rès, gober e ra. 
Ni e ra, hui e ra, ind 

e ra. 
Autrtmanu Gober e 

ramb , gober e ret , 

gober e rant. 

Indicatif. 

Préscnu 

Conz , me gonz ; pé 

conz e ran. 
Cârein , te gâr; pé câ- 

rein e rès. 
Daibrein , ean pé hi e 

zaibr;/7^'daibrein e ra. 
Mirennein , ni e viren ; 

pé mirennein e ramb. 
Coénniein, hui e goén- 

ni ; pé coénniein e rer. 
Dejunein , ind e zejun ; 
pé dejunein e rant. 

Imparfait. 

Monnet, mé yaî ; pé 
monnet e ren. 



l 



71 Vocabulaire 

Commencer, tu corn- Commance , te gom- 



ell 



e ar- 



mençais. 

Armer, il ou 
mait. 

Continuer , nous con- 
tinuions. 

Étudier, vous étudiiez. 

elles 



Profiter , ils 
profitaient. 



ou 



rier, j ai prie. 
Lier, tu as lié. 
Jouer , il ou elle a joué. 



Pleurer , nous avons 
pleuré. 

Sauver, vous avez sau- 
vé. 

Sauter, ils ou elles ont 
sauté. 



mançai ; pc comman- 
ce e rès. 

Armein , ean pi hi e ar- 
mai; pi armein e rai. 

Continuein, ni e gon- 
tinuai, /7^' continuein 
e remb. 

Studial, hui e studiai; 
pé studial e reoh. 

Profitein , ind e brofitai ; 
pé profitein e reint. 

Parfait. 

Pedein , mé mes pcdet ; 

pt pedet e mes. 
Aricin , té hès ariet ; pi 

ariet e hès. 
Hoari , ean pi hi en dès 

hoariet ; pi hoariet en 

dès pi hi dès. 
Ouilein, ni hun nés oui- 

let ; pi ouilet hun nés. 
Sauvein , hui e hoès sau- 

vet; pi sauvet e hoès. 
Saillein, ind ou dès sail- 
I let ; pi saillet ou dès. 



Pritérit. 



Danser, je dansai. 

Chanter, tu chantas. 

Ecouter , il ou elle 
écouta. 

Gagner, nous gagnâmes. 

Marcher , vous mar- 
châtes. 



Corol , mé gorollas. 
Cannein, te gannas. 
Cheleuet , ean pi hi e 

cheleuas. 
Gounit , ni e hounias. 
Quêrhet , hui e guér- 

has. 



Français 

Peser, Ils ou elles pe- 
sèrent. 

Plusque 
Louer, j'avais loué. 

Nouer, tu avais noué. 



Dénouer, il ou elle 
avait dénoué. 



N 



• / 



ler, nous avions nie. 



Délivrer , vous aviez 
délivré. 

Assurer , ils ou elles 
avaient assuré. 

Futur 
Prouver, je prouverai. 

Composer, tu compo- 
seras. 

Déchirer, W ou elle dé- 
chirera. 

Sonner , nous sonne- 
rons. 

Détourner , vous dé- 
tournerez. 

Tourner , ils ou elles 
tourneront. 



ET Breton. 75 

Pouisein ^ ind e LouIt 
sas. 

Parfait. 

' Mêlein , m*em boé mê- 
ler ; pé mêlet em boé. 

Cloumein, té poé clou- 
met ; pé cloumet he 
poé. 

Digloumein, ean pc hi 
en doé digloumet;/?^' 
digloumet en doé pé 
hi doé. 

Nahein, ni hur boé na- 
het;/?^'nahet hur boé. 

Délivrein , hui hou poé 
délivret, pé délivret 
hou poé. 

Assurein , ind ou doé as- 
suret; pé assurer ou doé. 

Simple. 
Prouvein , mé brouvou; 

pé prouvein e rein. 

Composein, te gompo- 

sou; pé composein e reî. 

Ronguein, ean pé hi e 

rongou ; pé ronguein 

e rei. 

Sonnein , ni e sonnou ; 

pé sonnein e rehemb. 

Distroein, hui e zistroei; 

/7^'distroeln e rehet. 
Troein , ind e droei ; 
\ pé troein e reint; 

5 



74 



Vocabulaire 

Futur Passé, 



Arrêter, j'aurai arrêté. 



Commander , tu auras 
commandé. 

Siipplier , 11 ou elle aura 
supplié. 

Arracher, nous aurons 
arraché. 

Tirer, vous aurez tiré. 



Voler, Ils ou elles au- 
ront volé. 

Dérober, ils ou elles au- 
ront dérobé. 

Impératif. 



Arrestein , m'em bou ar- 

rester; pé arrestet tm 

bou. 
Commandein , té pou 

commandet; pé com- 

mandet hé pou. 
Supliein, can pé hl en 

dou supliet;/;/ supliet 

en Ao\x pé hi dou. 
Diblantein, ni hur bou 

diblantet;/?^' diblantet 

hur bou. 
Tennein , hui hou pou 

tennet ; pé tennet hou 

pou. 
Laireah, înd ou dou lai- 

ret , pé lalret ou dou. 



Avaler, avale. 
Disputer, qu'il dispute. 

Raisonner , raisonnons. 
Aclieter, achetez. 
Demander , qu'ils ou 
qu'elles demandent. 



Lonquein , lonq. 
Disputai , disputcèt ; pé 

Tabutal , tabuteèt. 
Ra^sonein , ra^sonamb. 
Prenein , prenet. 
Goulen . goulenneènt. 



Subjonctif. 

Présent. 

Faites 

O Tcher, que je cherche. 
Vci jr , que tu voles. 



Grocit 

Clasq , ma clasquein. 
Neigcal , ma neigeu 



Français et Breton. 



Donner , qu'il ou qu'elle 
donne. 

Fermer , que nous fer- 
mions. 

Apporter , que vous ap- 
portiez. 

Porter , qu'ils ou qu'elles 
portent. 



Rein , ma rei. 



75 



Chairrein , ma chaîr- 

rehemb. 
Degass j ma tegassehet. 



Dou 



guem , 
gueint. 



ma tou- 



Imparfait. 
Badiner, je badinerais. [Bourdal, mévourdehai; 

pé bourdal e rehen. 



Railler, tu raillerais. 

Couper, il ou elle cou- 
perait. 

Consoler , nous conso- 
lerions. 

Envoyer, vous enver- 
riez^ 

Causer , ils ou elles cau- 
seraient. 



Farçal , te farcehai ; pé 

farçal e rehès. 
Trohein , ean pé hi e 

drohehai ; pé trohein 

e rthai. 
Consolein, ni e gonso- 

lehai; pé consolein e 

rehemb. 
Cass , hui e gassehal '^pé 

cass e reheoh. 
Devis , ind e zevisehai ; 

/?e devis e rehènt. 



Imparfait ConditionncL 



Je tie sais 

Prêcher, si je prêcherais. 

Vanter, si tu vanterais. 

Vanner, s'il ou si elle 
vannerait. ■ 

Traîner, si nous traî- 
nerions. I 

Manier, si vous ma- 
nieriez. 



JNe lîouyan quft 

Perdêg, mar perdégue- 

hen. 
Vantein , mar vantehès. 
Gùentad, mar gùente- 

hai. 
Stleigein , mar stleige- 

hemb. 
Melasstrein , mar me- 

laîstreheoh. 



76 Vocabulaire 

Camper, s'ils ou s\ elles iCampein, mar campe- 
camperaient. j hent. 

Parfait 

Il n*est pas sûr 

Décamper, que j'aie dé- 



campe. 

Enterrer , que tu aies en- 
terré. 

Déterré, qu'il o^/ qu'elle 
;ait déterré. 

Agréer , que nous ayons 
agréé. 

Complimenter^ que vous 
ayez complimenté. 

Mêler, qu'ils or^ qu'elles 
aient mêlé. 



N'en de qaei sûr 

Digampein, en e mes 

digampet. 
Interrein, en e hès in- 

terret. 
Dizoarein , en en dès pé 

en hi dès dizoaret. 
Agréein, en hun nés 

agréet. 
Complimandein , en e 

hoès complimandet. 
Caigein , en ou dès cai- 

get. 



Laver, j'aurais lavé. 

Monter, tu aurais mon- 
té. 

Grimper, il ou elle au- 
rait grimpé. 

Consulter, nous aurions 
consulté. 

Garder , vous auriez 
gardé. 

Payer , ils ou elles au- 
raient payé. 

Autrement. 

S'il fallait que 

Compter, j'eusse comp- 
té. 



P lu sque- Parfait. 



Golhein , m'em behai 
golhet. 

Montet, te pehal mon- 
tât. 

Crapein, ean en dehai 
pé hi hé dehai crapet. 

Consultein, ni hur behai 
consultet. 

Goarn , hui hou pehai 
goarnet. 

Paiein , ind ou dehai 
paiet. 

Autrcmant. 

Mar boe rcl ma 

Contein , cm bezaixrorî- 
tet. 



Français et Breton. 



Raconter , tu eusses ra- 
conté. 

Baiser , il ou elle eût 
baisé. 

Affronter, nous eussions 
affronté. 

Développer, vous eus- 
siez développé. 

Envelopper, ils outWi^s 
eussent enveloppé. 



.77 
Devis, té pezai devîset. 

Boquein , ean en dcve- 
zai pé hi hé devezai 
boquet. 

Affrontein , ni hur bezai 
affrontet. 

Dishronnein , hui hou 
pezai dishronnet. 

Gronnein , ind ou de- 
vezai gronnet. 



Plusquc-Parfalt ConditionncL 



Lever , que j'aurais levé. 

Expliquer, que tu aurais 
expliqué. 

Percer , qu'il ou qu'elle 
aurait percé. 

Travailler , que nous 
aurions travaillé. 

Considérer , que vous 
auriez considéré. 

Regarder , qu'ils ou 
qu'elles auraient re- 
gardé. 

Futur ConditionncL 

Je (lois savoir 

Saluer, si je saluerai. 
Nager, si tu nageras. 



Sehuel , ma em behai 
sàuet. 

Espliquein , ma he pehai 
espliquet. 

Toullein, ma en dehai/?/ 
ma hi dehai toullet. 

Labourad , ma hur be- 
hai labouret. 

Considérein , ma hou 
pehai considéret. 

Seèllet , ma ou dehai 
seèllet. 



Fumer, s'il o// si elle fu- 
mera. 

Acquitter , si nous ac- 
quitterons. 



Me zeli gont 



Saludein, hamesaludou. 
Neanein , hateneanou. 
Moguêdein , hac ean pé 

hi e voguêdou. 
Aqùittein, ha ni e aqùît- 

tou. 



78 



Vocabulaire 



Contempler , si vous 

contemplerez. 
Admirer , s'ils ou si elles 

admireront. 
Ranger, avoir rangé. 

Pratiquer, qui pratique. 

Effacer, qui effaçait. 

Couronner, qui a cou- 
ronné. 

Accuser ,, qui avait ac- 
cusé. 

Condamner , qui con- 
damnera. 

Damner, qui aura dam- 
né. 

Excuser, qui excuserait. 

Emprunter, empruntant. 

Prêcer, moi ayant prêté. 

Accepter , d^accepter , 

pour accepter , 
Refuser , en refusant. 

Cet lionime 

Estimer, que j^estime. 
Baptiser, que tu baptises. 
Frapper, qu'il ou qu'elle 

frappe. 
Maltraiter , que nous 

maltraitons. 



Contamplein, ha hul e 

gontamplou. 
Admirein , hac ind e 

admirou. 
Ranquein , en doui ran- 

quet. 
Pratiquein , péhani e 

bratiq. 
Diffîicein , péhani e 

ziffaçai. 
Curunein , péhani en 

dès curunet. 
Acusein , péhani en doé 

acuset. 
Condannein , péhani e 

gondannou. 
Dannein , péhani en 

dou dannet. 
Escusein , péhani e es- 

cusehai. 
Quemér é prest, e gue- 

mér é prest. 
Prestein , prestet ma em 

boai. 
Receu , de receu , eit 

receu. 
Refus, énur refus. 

Ka ilcn-zc 

Istimein y e istiman. 
Badéein , e vadéès. 
Scoein, ar béhani é sco» 

Goal-drettein , e hoal-- 
drettamb. 



Français Et Breton. 

Fréquenter , que vous 

fréquentez. 
Piquer, qu'ils ou qu'elles 



piquent. 

Celte femme 

Appeler, que j'appelais. 

Nommer , que tu nom- 
mais. 

Etouffer, qu'il ou qu'elle 
étouffait. 

m 

Etonner, que nous 
étonnions. 

Peigner, que vous pei- 
gniez. 

Friser, qu'ils ou qu'elles 
frisaient. 

La Maison 

Loger , oii je logerais. 

Hausser, que tu haus- 
serais. 

Baisser, qu'il ou qu'elle 
baisserait. 

Louer, que nous loue- 
rions. 

Priser , que vous pri- 
seriez. 

Ruiner, qu'ils eu qu'elles 
ruineraient. 

Le Mulet 

Pêcher, que je pécherai. 
Étriper , que tu étri- 
peras. 



Hantein , e hantet. 
Piquein , e biquant. 



79 



Er Toès-c« 

Galhuein , e galhuen. 
Hanhuein , e hanhuès. 

tVIouguein , e vouguai. 

Souéhein, e souéhemb. 

Cribacl , e gribeoh. 

Frisein , frisent. 

En Vf 

Logein, é péhani é lo- 

gehen. 
Ihuellad , e ihuellehès. 

Izellad , e izellehaî. 

Goprein , e hoprehemb. 

Prisein, e briseoh. 

Revinein , e reyinehènt. 

Er Mcil 

Pisquetta, e bisquettein. 
Divoellein, e zivoellei. 



8o Vocabulaire 

Saler , qu'il ou qu'elle 
salerei. 

Partager, que nous par- 
tagerons, 

Fricasser , que vous frî- 
casserez. 

Garder, qu'ils ou qu'elles 
garderont* 

Indicatif Çassif. 

Présent. 



Sallein , e sallou. 
Rannein, e rannehemb. 
Frintein, e frintehet. 
Goarn , e hoarneint. 



Geler, je suis gelé. 

Expirer, tu es expiré. 

Forcer , il ^sx forcé ; 
elle est forcée. 

Annoncer, nous sommes 
annoncés. 

Déclarer, vous êtes dé- 
clarés. 

Blâmer, ils sont blâmés; 
elles sont blâmées. 



Scorneîn , scornet-on. 
Tremén , treménet-ous. 
Parforcein, parforcet-é. 

Annoncein, annoncet- 

omb. 
Disclaeriein , disclaeriet- 

oh. 
Caréein , caréet-ind. 



Accabler, j'étais acca- 
blé. 

Proclamer, tu étais pro- 
clamé. 

Jurer , il était juré ; 
elle était jurée. 

Fréquenter , nous étions 
fréquentés. 

Plier, vous étiez plies. 

Mouiller , ils étaient 
mouillés ; elles étaient 
mouillées. 



I mparfait. 



Disconfortein , mé oai 
disconfortet ; pc dis- 
confortet-oen. 

Bannein, bannet-oès. 

Touyein, touyet-oai. 

Darempredein , darem- 

predet-oemb. 
Pléguein , pléguet-oaih. 
Glubein, glubet-oent. 



Français ET Brf.ton. 

Parfait. 



8i 



Proportionner, j'ai été 

proportionné. 
Nettoyer , tu as été 

nettoyé. 
Balayer, il a été balayé; 

elle a été balayée. 
Bénir, nous avons été 

bénis. 
Bâtir , vous avez été 

bâtis. 
Fournir , ils ont été 

fournis; elles ont été 

fournies. 

Plusqut- Parfait. 



Jaugein , mé zou bet jau- 
get ; pé jauget-on bet. 

Néettad , néetteit-ous 
bet. 

Scupein , scupet-é bet. 

Beniguein , benlguet- 

omb bet. 
Bâtissein ^ bâtisset-oh 

bet. 
Pourvaeein , pourvaeret- 

ind bet. 



Garni 



/ / 



r , ) avais ete 



garni< 



Flétrir , tu avais été 

flétri. 
Blanchir, il avait été 

blanchi; elle avait été 

blanchie. 
Noircir , nous avions 

été noircis. 
Rouir, vous aviez été 

rouis. 
Courir , ils avaient été 

courus; elles avaient 

été courues.. 

Futur Simple. 



Goarnissein, mé oai bet 

goarnisset; pé goar- 

nisset-oen bet. 
Gouivein 5 gouivet-oès 

bet. 
Gùennein , gùennet-oai 

bet. 



Dûein , dûet-omb bet. 

Eauguein , eauguet-oaih 

bet. 
Ridêc , ridet-oen bet. 



Détruire , je serai dé- 
truit. 



Distrugein , mé vou dis- 
truget; pé distruget- 
vein. 5 * 



8z Vocabulaire 

Divertir , tu seras di-l Divertissern, dlvertlssct 

verti. vei. 

Aigrir, il sera aigri; Aigrein , aigret-vou. 

elle sera aigrie. 
Polir, nous serons polis. 



Pétrir, vous serez pétris. 

Mûrir, ils seront mûris; 

elles seront mûries. 



Flourrad , flourret-ve- 

hemb. 
Méein , méet-vehait. 
Aneuein , aneuet-veint. 



Adouci 



'9 



Futur Passé. 

Quand 



f / 



adouci. 



r , j aurai ete 



Pouri 



f t 



tu auras ete 



pouri. 

Nourrir , il aura été 

nourri ; elle aura été 

nourrie. 
Avertir , nous aurons 

été avertis. 
Abolir , vous aurez été 

abolis. 
Bannir, ils auront été 

bannis ; elles auront 

été bannies. 



A pe 

Douçad , vein bet dou- 

ceit. 
Breinnein , te vou bet 

breinnet ; pc brein- 

net-vei bet. 
Mâguein , mâguet - vou 

bet. 

A vertissein , avertisset* 

vehemb bet. 
Dismantein , dismantet 

vehet bet. 
Forbannein, forbannet* 

veint bet. 



Impératif. 



Maudire, sois maudit ou 
maudite. 

Ouvrir , qu'il soit ou- 
vert; qu'elle soit ou- 



verte. 
Offrir, soyons offerts. Offrein , beèt offretr 



Milliguein, revei/?e beèt 

milliguet. 
Digueor, revou pi beèt 

digueoret. 



Français et Breton. 



Embellir , soyez em- 
bellis. 

Trahir , qu'ils soient 
trahis ; qu'elles soient 
trahies. 

Subjonctif. 

Présent. 

Plût à Dieu 

Enrichir , que je sois 

enrichi. 
Appauvrir, que tu sois 

appauvri. 
Fleurir , qu'il soit fleuri; 

qu'elle soit fleurie. 
Finir, que nous soyons 

finis. 
Eblouir, que vous soyez 

éblouis. 
Évanouir , qu'ils soient 

évanouis ; qu'elles 

soient évanouies. 

Imparfait. 



«j 



Brahuad , beaih bra- 
hueit. 



Trahissein, becnt tra- 
hisset. 



Pligect guel Doue 

Pihuiquad, ma vein pi- 

huiqueit. 
Peurad , ma vei peureit. 

Bleuein , ma vou bleuet. 

Achihue , ma vehemb 

achihuet-. 
Bâmein , ma vehaih bâ- 

met. 
Semblein , ma veint 

sembler. 



Haïr , je serais haï. 

Fouir, tu serais touî. 
Mourir , il serait mort ; 

elle serait morte. 
Salir, nous serions salis. 

Punir, vous seriez punis. 

Endurcir, ils seraient 
endurcis ; elles se- 
raient endurcies. 



Cassa d , mé vehal cas^ 
seil; /3^'casseit-vehen. 
Fogein, foget-vehès. 
Merhuel, marhuet-vehai. 

Coucîein , couciet-vc-^ 

hemb. 
Punissein , punisset-ve- 

heoh. 
Calettad , caletteît-ve- 

luut. 



84 



Vocabulaire 



Il est bon 

Refroidir, que j'aie été 

refroidi. 
Convertir , que tu aies 

été converti. 
Affermir, qu'il ait été 

affermi; qu'elle ait été 

affermie. 
Sentir, que nous ayons 

été sentis. 
Accomplir , que vous 

ayez été accomplis. 
Confire , qu^ils aient été 

confits^ qu'elles? aient 

été confites. 



Parfait. 

Mad-i? 

Yeinnein , ma on bet 

yeinnet. 
Convertisseln , ma ous 

bet convertisset. 
Sonnad , m'en dé bet 

sonneit. 



Santein , ma omb bet 

santet. 
Accomplisseln, ma omb 

bet accomplisset. 
Confitein , m'en d'int 

bet confilet. 



Plusqac" 



Apercevoir , 
été aperçu. 



J'aurais 



Croire , tu aurais été 
cru. 

Boire , il aurait été bu ; 
elle aurait été bue. 

Concevoir , nous au- 
rions été conçus. 



Recevoir, vous auriez 

été reçus. 
Savoir , ils auraient été, 

sus ; elles aur. été sues, j 



Parfait. 

Spurmanteln , mé vehai 
bet spurmantet ; pc 
spurmantet velien bet. 

Credein , credet vehès 
bet. 

Ivein pé Ivet , Ivet ve- 
hai bet. 

Conceuein , ni e vehai 
bet conceuet ; pé con- 
ceuet vehemb bet. 

Receu^ receuet veheoh 
bet. 

Goût , gouyet-vehent 
bet. 



Français et Rreton. 



«s 



Autrement. 

Flût à Dieu. 

Décevoir , que j'eusse 
ete déçu. 

Voir , que tu eusses été 
vu. 

Craindre, qu'il eût été 
craint; qu'elle eût été 
crainte. 

Contraindre , que nous 
eussions été contraints 

Joindre, que vous eus- 
siez été joints. 

Eteindre, qu'ils eussent 
été éteints ; qu'elles 
eussent été éteintes. 

Futur. 

On ne sait 

Atteindre, si j'aurai été 

atteint. 
Étreindre, si tu auras été 

étreint. 
Rendre , 

rendu. 
Rendre , si elle aura été 

rendue. 



Autremant. 



Pligeèt guet Donc'. 

Trompein , ma vezen 

bet trompet. 
Gùélèt , ma vezès bet 

gùélet. 
Dougein , ma vezai bet 

douget. 

Contraîgneîn , ma ve- 
zemb bet contraignet. 

Joéntein , ma vezeoh 
bet joéntet. 

Mouguein , ma vezènt 
bet mouguet. 



Fend 



No houyer quel 

Atrapein , ha me vou 

bet atrapet. 
Goasquein , ha te vou 

bet goasquet. 
s'il aura étéjDacor, hac ean e vou 

bet cîacoret. 
Rantein , hac hl e vou 

bet rantct. 
Feutein , ha ni e vou 

bet feutet. 
Crouguein, ha hui e vou 

bet crougUet. 
Giierhein , hac ind e vou 

bet gùerhet. 



re, SI nous aurons 



été fendus. 
Pendre , si vous aurez 

été pendus. 
Vendre, s'ils auront été 

vendus ; si elles auront 

été vendues. 



86 Vocabulaire 

Comprendre, être com-|Compreneln, bout com- 

prenet. 
Stennein , bout bet sten- 

net, 
Quemér , péhani zou 

queméret. 
Gortoz , péhani e oai 

gorteit. 
Cleuèt, péhani zou bet 

cleuet. 
Asteinneln, péhani e oai 

bet astennet, 
Diastennein , péhani c 

vou diastennet. 
Bouittat, bouitteit ma 

oen bet. 
Pœrein, laqueit-é bet de 

beerein. 
Hanàuein, en hanàuein 

e rér. 
Dishanàuein, hi disha- 

nàuein e rér, 
Disparissein , dlsparisset 

en dès. 
Cresquein,cresqueînerër 
Credein, credein e rait. 
Gober seblant , gioeit- 

zou bet seblant. 
Larèt , laret oai bet. 
Scrihue , scrihuet-vou. 
Leine, leinet-vou bet. 

Un «Ira 

Dihuen , e zlhuennér. 



pris. 
Tendre , avoir été tendu. 

Prendre , qui Qst pris. 

Attendre , qui était at- 
tendu. 

Entendre , Ouïr , qui 
a été entendu. 

Etendre, qui avait été 
étendu. 

Détendre , qui sera dé- 
tendu. . 

Repaître , moi ayant 
été repu. 

Paître , on Ta fait paître. 

Connaître , on le con- 
naît. 

Méconnaître , on la 
méconnaît. 

Disparaître , il a dis- 
paru. 

Croître , on croît. 

Croire, on croyait. 

Feindre , on a feint. 

Dire , on avait dit. 
Écrire , on écrira. 
Lire, on l'aura lu. 

Une cliose 

Défendre, qu'on dé- 
dcfcnd. 



Français et Breton. 



Permettre, qu'on per- 
mettait. 

Tolérer , qu^on a tolérée. 

S'abaisser , si on s'a- 
baisse. 

S'abstenir, si on s'abs- 
tenait. 

S'abuser , si on s'*est a- 
busé. 

S'adonner à , si on s'é- 
tait adonné à. 

S'allier , quand on se 
sera allié. 

Se consoler , quand on 
s'était consolé. 

Se moquer, on se mo- 
quait d'elle. 

Se coucher , je suis 
couché. 

Se lever, on n'est pas 
encore levé. 

Guérir, je suis guéri. 

Aimer mieux, j'airne- 
rais mieux. 

Se vouer , elle s'était 
vouée. 

Se fâcher , Ils se sont 
fâchés. 

S'éveiller , on s'est 
éveillé. 

Se lasser , il est temps 
que je me lasse. 

Ennuyer , vous m'en- 
nuyez. 

Se taire , taîscz-vous. 



«7 



Permettein , e bermet- 

tait. 
Andur,ezoubetanduret. 
Hum izellad, mar hum 

izellér. 
P'hum viret , pe hum vl- 

rehér. 
Hum drompein , mar 

bér hum drompet. 
Hum durel guet, mar be- 

hér hum daulet guet. 
Hum aliein, a pe vehér 

hum aliet. 
Hum gonsolein , a pe 

oair hum gonsolet. 
Gober goab, goab e ret 

a nehi. 
Monnet de gousquet , 

oueit-on de gousquet. 
Sehuel , ne vér quet 

hoah sàuet. 
Gùellad,gùelleit-éd'eign 
Bout gùel guet , gùel 

vehai guet-n-eign. 
Hum hloëstrein , hum 

hlëstret hi doai. 
ChiflFein, chiffet ou dès. 

Dihousq y dihousquet 

vér. 
Scuéhein, mal-é d'eign 

scuéhein. 
Annœein , annîEet-on 

d'oh. 
Tàucin, tauct. 



8S 



Vocabulaire 



PROPOS FAMILIERS 

ENTRE UNE MAÎTRESSE ET SA SERVANTE. 

Le Français doit faire attention quel est celui qui 
parle et ce dont on parle, pour bien renirirquer la 
terniinaii^on de se» mots ; et le Breton doit surtout 
remarquer le changement presque continuel des 
lettres initiales de ses mots, c*eî»l-à-dire, des lettres 
qui commencent ses mots. Grand écueil pour ceux 
qui ne sont pas nés Bretons. 

DEVIS FAMILIER 

ÊTRE UR VjESTRÈS HAC HÉ MJTÉH. 

Er Gai e zell gober aitantion pihue e gonze hac a 
betra è conzér , eii remerquein erhat en achimant 
ag é irleu ; hac er Breton e zeli , drès peh ira , 
remerquein er changemant burhat continuel ag el 
lettrenneu tâl ag é irieu , de Ictret-é , ag el lei'^ 
trenneu e gumrncmce é irieu. Goal scossel eit er^ré 
n'en dint quet gannet Breton* 



Je suis endormie. 
Laissez-moi dormir. 

Dormez-vous ? 

Etes-vous encore cou- 
chée ? 

Mon père est-il encore 
couché ? 

Eveillez-vous. EvelUez- 
le. 

Vous dormez trop. 

Levez - vous promptc- 
mcnt. 



Cousquet-on. 

Lausquet - mé de gous* 

quet. 
Çousquet oh-hui ? 
En hou culé é oh-hui 

hoah ? 
En é hulé é ma hoah 

me zad ? 
Dihousquet. Dihousquet 

ean. 
Rai é cou<:quet. 
Sàuet bean. 



Français et Breton. 



Que ne vous dépêchez- 
vous ? 

Votre sœur est-elle levée? 

Notre frère est-il levé ? 

Prenez garde; vous vous 
enrhumerez. 

Couvrez-vous et mou- 
chez-vous. 

Habillez-vous et puis 
vous me chercherez 
mes coiffes. 

Prenez cette chemie 
blanche. 

Lavez-vous les mains. 

Peignez ma fille. 

Allez tirer les vaches. 

Avez-vous fini ? 

Dites vos prières. 

Recommencez, s'il vous 
plaît. 

Dites-les posément. 

Prenez votre livre et 
lisez. 

Expliquez-moi ce mot- 
là. 

Vous ne lisez pas bien. 

Vous allez trop vite. 

Vous n'apprenez rien. 

Vous n'observez rien. 

Vous n'étudiez pas. 

Vous ,êtes paresseuse , 
et votre frère est stu- 
dieux. 



89 



Perac ne zeouict-hui ? 

Hà sàuet-é hou ç'hoér ? 
Hà sàuet-é hur brér ? 
Dihoallet ; arrumein e 

rehait. 
Hum holeit , ha huéhet 

hou fri. 
Hum husquet, ha nezé huî 

e glasquou me houif- 

feu d'eign. 
Gusquet en hévis fresq- 

men. 
Golhet hou teourn. 
Cribet pèn me merh. 
Quêrhet de hoairein er 

seud. 
Achihue oh-hui? 
Laret hou pedenneu. 
Commancet èl abèn , 

mar plige guet-n-oh. 
Laret-ind ar hou coar. 
Queméret hou livr ha 

leinet. 
Espliquet d'eign er guir- 

zé. 
Ne leinet quet erhat. 
Rai vean é het. 
Ne zisquet nitra. 
Ne spiet doh nitra. 
Ne studiet quet. 
Paressus oh liac hou prér 

e gâr er studi. 



90 VOCAB 

Pourquoi me parlez-vous 

breton ? 
Parlez toujours français. 
Que voulez-vous pour 

déjeuner ? 
Allez à votre ouvrage. 
Montrez-moi ce que 

vous avez fait. 
Cela n'est pas bien. 

Il ne vous convient pas 
de faire des grimaces 
quand je vous parle. 

Il est temps de dîner. 

Laissez votre ouvrage. 

Approchez-vous de la 
table. 

Asseyez- vous, et tirez 
votre couteau. 

Où est votre soupe } 

Faites le Signe de la 
Croix avant de com- 
mencer à manger. 

La viande n'est pas cuite. 

Voulez-vous du mouton.^ 

Voulez-vous du gras ou 
du maigre ? 

Aimez-vous le lard ? 

En voulez-vous } 

Que voulez-vous donc ? 

Dites ce que vous vou- 
driez avoir. 



ULAIRE 

Perac éconzet-hui bre- 
ton doh-eign ? 

Conzet attàu gallec. 

Petra hou pou-hui d'hou 
tejun.^ 

Quêrhet d*hou labour. 

Discoeit d'eign er péh c 
hoès groeit. 

N'en dé quet mad en 
dra-zé. 

Ne jauge quet doh-oh 
gober grimeu , a pe 
gonzan doh-oh. 

Mal-é mirennein. 

Lausquet hou labour. 

Tosteit d'en daul. 

Azéet ha tennet hou 

coutel. 
Mèn é ma hou soubèn } 
Groeit Sin er Groéz 

quênt commance dai- 

br(^in. 
N'en dé quet darrihue er 

Hà hui hou pou kig- 

meud ? 
Hani dru pé hani traed 

hou pou-hui ? 
Hà hui e gar er hig-hoh ? 
Hà hui hou pou a nehou } 
Pctra hou pou-hui enta ? 
Laret petra e gareoh hou 

pout. 



Français et Breton. 



un os 



a 



Voulez-vous 

ronger ? 
Mais peut-être vous 

n'aimez pas les os? 
Tenez, voilà un mor- 
ceau de poisson. 
Que voulez - vous à 

boire ? 
Recevez un coup de vin. 
Vous ne voulez pas y 

mettre de Teau? 
Avez-vou$ bu ? 
Mangez du fruit avec 

votre pain. 
Que voulez-vous 

vantage } 
Votre père a-t-il dîné ? 



da- 



Avez-vous assez mangé 
et hu} 

Dites les Grâces, 

A quel ouvrage voulez- 
vous que j^aille cette 
après-dînée.^ 

Allez vous amuser , mais 
n'allez pas danser. 

Allez coudre. 

Avez-vous du fil et une 
aiguille à me donner ? 

Je ne sais si vous savez 
danser; mais je vois 
que vous ne savez faire 
rien de bon. 

Levez la tête quand vous 
me parlerez. 



9ï 

Hà hui hou pou un as- 
corn de grignal } 

Mses, marcé ne vouret 
quet ag en isquern } 

Dalet , chetu un tam 
pisquèd. 

Petra hou pou-hui d'i- 
vet ? 

Receuet ur huéh gùin. 

Ne fal quet d'oh laquât 
deur abarh ? 

Ivet e hoès-hui ? 

Daibret fréh guet hou 
para. 

Petra hou pou-hui hoah.^ 

Hà daibret-é miren hou 
tad } 

Daibret bac ivet e hoès- 
hui erhoalh. 

Laret Graece. 

De béh labour é fal d'oh 
ma hein en anderhue- 
men } 

Querhet de zevaeral; mass 
ne yet quet de gorol. 

Querhet de hrouyad. 

Hà hui e hoès nèd bac un 
nadoué de rein d'eign ? 

Ne houyan quet mar 
gouzoh corol ; maes 
me huél ne houyet go- 
ber nitra a vad. 

Sàuet hou pèn a pc gon- 
zehait doh-cign. 



91 VOCAB 

Allez à Vêpres et chan- 
tez. 
Apportez votre livre. 

Revenez à la maison à 

rissue de la messe. 
Avez-vous chanté } 
Dites votre leçon. 
Vous ne la savez pas. 
Allez apprendre le fran- 
çais. 
Quel dialogue avez-vous 

lu? 
Lisez devant moî. 
Vous ne prononcez pas 

bien. 
Vous ne prenez pas de 

peine. 
Allez vous promener au 

bourg. 
Vous m'apporterez du 

tabac. 
Ne soyez pas longtemps. 
Revenez avant que le 

soleil se couche , ou 

au moins au coucher 

du soleil. 
Allons souper. 
Que mangerons-nous ? 
Pour moi , j« ne veux 

pas de lait ce soir. 
Eh bien , mangez des 

poires ou des pommes. 
Vous mangez trop de 

pain. 



ULAIRE 

Quêrhet d'er Gospereu 

ha cannet. 
Casser hou livr guet- 

n-oh. 
Deit d'er guér diar sàu 

en Overen. 
Cannet e hoès-hui? 
Laret hou leçon. 
N'hi gouzoh quet. 
Quêrhet de zisquein er 

gallec. 
Péh devis e hoès-hui 

leiner? 
Leinet dirac-on. 
Ne brononcet quet er- 

hat. 
Ne laquet quet a boën. 

Quêrhet de bourmén d'er 

vourh. 
Hui e zegassou butum 

d'eign. 
Ne veaih quet pêl. 
Deit en dro quênt ma 

cuhou en hiaul, pé 

ahoel de guh-hiaul. 

Damb d'hur hoén. 
Petra e zaibrehemb-ni? 
Eid on-mé , ne fal quet 

d'eign a leah hineah. 
Hama , daibret pir pé 

avaleu. 
Rai a vara e zaibret. 



Français et Breton. 



Vous serez malade ; j'en 
rirai, et je serai blâ- 
mée à cause de vous. 

Prions Dieu avant de 
nous coucher. 

Le sommeil m'accable. 

Déshabillez-vous et met- 
tez-vous au lit. 

Il vous faudra vous lever 
demain de bon matin , 
pour aller au marché. 

Entendes- vous bien ce 
que je dis ? 

Avez -vous compris ce 
qu'elle a dit ? 

Je vous çntcnds bien. 

Je ne comprends pas la 
moitié de ce qu'elle 
m*a dit. 

Entendîtes-vous la clo- 
che sonner.^ 

Qu'attendiez-vous donc 
après cela? 

Je ne sais cç que vous 
voulez dire. 

J'entends un je ne sais 
quoi; mais je ne com- 
prends rien. 

Qu'avez-vous appris de 
nouveau ? 

On m*a dit que votre 
père est malade, et que 
votre mère est morte. 

Que dites -vous? mon 



95 

Clan vehait; mé hoar- 
hou , ha mé vou ca- 
réet a gaus d'oh. 

Pedamb Doué quênt 
monnet de gousquet. 

Lahet-on d'er housquèd. 

Hum zihusquet ha quêr- 
het en hou culé. 

Ret-vou d'oh sehuel ar- 
hoah a vitin mad eit 
monnet d'er marhad. 

Hà hui e gleu erhat er 
péh e laran ? 

Hà hui e hoès comprenet 
er péh hi dèslaret? 

Mé hou cleu assès. 

Ne gomprenan quet en 
hanter ag er péh hi 
dès laret d^eign. 

Cleuet hou poai-hui er 
hloh é sonnein ? 

Petra e horteoh-hui enta 
arlerh quement-cé ? 

Ne houyan quet petra e 
fal d^oh larèt. 

tMé gleu n'un quet pe- 
tra ; maes ne gompre- 
nan nitra. 

Petra e hoès-hui cleuet 
a nehué ? 

Laret-zou bet d'eign é ma 
clan hou tad , hac é 
ma marhue hou mam. 

Petra e laret-hui ? me 



94 



Vocabulaire 



malade et 
f 



ma 



père 

mère morte! qui vous 

Ta dit? 

On me l'a dit , et tout 
le monde le dit ; on 
n'entend que cela. 

Ma sœur vous a-t-elle 
parlé de cela ? 

J'ai vu votre sœur pleu- 
rer à la porte. 

Quand l'avez-vous vue? 

Il n'y a pas encore un 
quart d'heure. 

Je ne vous crois pas. 

Quand cent , comme 
vous, mêle diraient, 
je ne les croirais pas 
davantage. 

Eh bien , sî vous ne 
voulez pas croire , 
allez voir. 

Je vais m'informer de la 
servante du Recteur 
si ce que vous me 
dites est vrai. 

Allez vous informer de 
la servante du Curé , 
si vous le voulez; je 
vous le donne au prix 
qu'il m'a coûté; c'est- 
à-dire, je vous dis ce 
qu'on m'a dit. 
Où est allé le domes- 
tique ? 



zad clan ha me mam 
marhue! pihueendès- 
ean laret d'oh? 

Laret-é bet d'eign, hac 
en ol el lar; ne gleuér 
meit en dra-zé. 

Me hoër ha hi hi dès con- 
zet d'oh a guement-cè ? 

Mé mes gùélet hou ç'hoér 
é ouilein é toul en or. 

Pegource en e hoès hi 
gùélet ? 

N'en dès chet hoah ur 
hard-ser. 

N'hou credan quet. 

Hac é tehai cand , èl ol , 
d'el larèt d'eign, n'ou 
hredehen quet davan- 
tage. 

Hama, ma ne garet quet 
credein , quêrhet de 
bout. 

É han de houlen guet 
matéh er Person hac 
can e zou gùir er péh 
e laret d'eign. 

Quêrhet de houlen guet 
matéh er Huré mar 
caret; m'er ra d'oh doh 
er bris mei coustet 
d'eign ; de larèt-é , mé 
lar d'oh er péh zou 
bet laret d'eign. 
Mèn é ma oueit er goas 
pc mehuel ? 



Français et Breton. 95 

' Oueit-é de zeurrad er 



Il est allé abreuver les 
chevaux. 

Quand il sera de retour , 
dites-lui de venir me 
parler. 

J'ai des nouvelles à lui 
dire. 

Si vous voyez mes frères , 
neleurdites pas que j'ai 
été volée cette nuit. 

Leur auriez -vous déjà 
dit cela.^ 

Je n'en ai encore parlé 
ni à vos frères ni à 
qui que ce soit. 

Allez chez ma tante. 

Savez-vou5 où elle de- 
meure ? 

La connaissez-vous ? 

Demandez-lui des nou- 
velles de mon oncle. 

Le connaissiez- vous au- 
paravant? 

Je les connais depuis 
long-temps , eux et 
leurs enfants. 

Vous connaissez tout le 
monde, et vous ne me 
connaissez pas moi. 

Je crois que je vous 
connais aussi bien que 
les autres. 

Que pensez-vous donc 
de moi ? 



roncèd. 
A pe vou deit en dro , 

laret dehou donnet de 

gonz doh-eign. 
Mé mes nehuétédeu de 

larèt dehou. 
Mar gùélet mem bredér , 

ne laret quet dehai é 

on bet lairet hineah. 
Laret hou pehai-hui déjà 

en dra-zé dehai .^ 
Ne mes hoah conzet ag 

en dra-zé na d'hou pre- 

dér na de zén erbet. 
Quêrhetdedimemoéreb. 
Hà hui e houair mèn é 

chom } 
Hà hui hi hanàu } 
Goulennet guet-hi en 

doairé a me yondr. 
Hà hui en hanàuai a- 

guênt } 
M'ou hanàu a hùerço , 

ind hac ou bugalé. 

Hui e hanàu en ol, ha 
n'em hanàuet quet mé. 

Mé grèd en hou ç'ha- 
nàuan querclous èl er 
réral. 

Petra e chonget-hui enta 
a han-an ? 



OÔ VOCAB 

Je pense que vous vou- 
lez être servie dès que 
vous parlez. 

Vous dites vrai. 

Nous nous connaissons 
tous. 

Connaissez - vous aussi 
rhumeur de mon 
mari ? 

Quoique je vous con- 
naisse, je n'ai jamais 
vu votre mari, ni con- 
nu son humeur. 

Comment s'appelait-il ? 

Et votre mère ^ comment 
s'appelle-t-elle ? 

Je sais qu'il s'appelait 
Jean : c'était son nom 
de baptême; mais j'ai 
oublié son surnom. 

Que feront donc les en- 
fants, si leur mère ne 
sait pas le surnom de 
leur père? 

Je commence à vieillir , 
et je ne songe plus aux 
choses de ce monde. 

Bonjour, mon enfant. 
Me connais-tu ? 
Me connaît-il ? 
Me connaît-elle ? 
Il ne me connaît plus. 



ULAIRE 

Mé chonge é fal d'oh 
bout cherviget quen- 
téh èl ma conzet. 

Er huirioné e laret. 

Ol en hum hanàuamb. 

Hà hui e hanàuai ehué 
imur me frièd? 

Deustou ma hou ç'ha- 
nàuan, biscoah ne mes 
gùélet hou prièd, nac 
hanàuet é imur. 

Péh hanhue en doai-ean } 

Hac hou mam , péh 
hanhue hi dès-hi ? 

Goût e ran é oai Yehan 
e rait a nehou : hen- 
néh-oé é hanhue-badé; 
mses ancoéheit e mes 
é lishanhue. 

Petra e rei enta er vu- 
galé , ma ne houair 
quet ou mam lishan- 
hue ou zad ? 

Commancee ran cohad, 
ha n'en dé quet mui 
me chonge guet en 
treu ag er bed-men. 

Bonjour, me hroaidur. 

Hà t'em hanàu ? 

Hàc ean em hanàu? 

Hàc hi em hanàu ? 

Dishanàuet-on dehou. 



Français et Breton. 



Elle ne me connaissait 

plus. 
Vous m'avez oubliée. 
Tu ne viens plus me 

voir. 
Autrefois nous nous 

voyions souvent. 
Tu ne vois plus. 
Nous ne nous voyons 

plus. 
Il y a long-temps que je 

ne Tai vu. 
Il y a long-temps que je 

ne l'avais vu. 
Y a-t-il long-temps que 

vous ne les avez vus ? 
On ne vous voit plus. 
C'est miracle de vous 

voir. 
II ne m'a jamais vue. 

Elle ne me verra jamais. 
Elle ne m'a vue qu'une 
fois en sa vie. 

Allez -y voir. 

Quand verrea-vous mon- 
sieur ou madame ? 

J'ai l'honneur d'être con- 
nue d'eux. 

Je les verrai cette après- 
midi. 

Je vous prie de leur faire 
mes compliments. 



Dishanàuet-oen dehi. 



97 



Ancoéheit-on d'oh. 

Ne zès chet mui d'em 
gùelet. 

Gùëharal ni e hum hué- 
lai lies. 

Ne huélès mui. 

Ne hum huélamb mui, 

Gùerço ne mes chet er 

gùélet. 
Gùerco n'em. boai-hi 

gùélet. 
Hà gùerço zou a pe ne 

hoès chet ou gùélet ? 
N'hou cuélér mui. 
Miracl-é hou cuélet, 

Biscoah n'en dès m'en 

gùélet. 
Birhuiquin n'em gùélou. 
N'hi dès m'en gùélet 

meit ur huéh en hé 

buhé. 
Quêrhet de huélèt. 
Pegource é huélehait-hui 

en eutru pé madam? 
En inour e mes de vout 

hanàuet guet-hai. 
M'ou gùéloa en ander- 

hue-mcn. 
Mé hou pèd de rein men 

gourheméneu dehai. 

6 



çS VOCAB 

Quelle heure croyez- 
vous qu'il soit ? 

Savez-vous quelle heure 
il est ? 

Dites-mol quelle heure il 
est. 

Je ne sais pas juste quelle 
heure il est. 

Je crois qu'il est une 
heure et demie. 

Il est bientôt deux heures. 

Trois heures n'est pas 
encore sonnée. 

Je n'ai pas entendu 
l'horloge. 

Il est quatre heures au 
soleil. 

Il est entre trois et quatre 
heures. 

Environ les six heures. 

Cette horloge avance ou 
retarde. 

Il n'est qu'une heure à 
ma montre. 

Les horloges ne s'accor- 
dent pas. 

Regardez au soleil , 
l'heure est passée. 

Son heure était venue. 

Sa dernière heure est 
sonnée. 

C'en est fait de lui. 

C'en était fait d'elle. 

D'ici à huit iours. 



ULAÏHE 

Ped-a^r é credet-hui-c? 

Hà hui e houair ped 

aer-é ? 
Laret d'eign ped 2er-é ? 

Nehouyan quet just ped 

cer-é. 
Me grèd é ma un asr ha 

hanter. 
Dihue aer-é imbèr. 
N'en dé quet hoah scoelt 

tair asr. 
Ne mes chet cleuet en 

horloge. 
Pedair-sr-é rêvé en 

hiaul. 
Etre tair ha pedair-aer-é. 



Ardro huéh-aer. 
Avance pé tardein e fa 

en horloge-cé. 
N'en dé rneit un asr guet 

me montr. 
En horlogeu ne hum ga- 
' vant quet de hunan. 
Sellet doh en hiaul, tre- 

meinet-é en aer. 
Deit-oai é asr. 
Scoeit'é é aer dehuéhan. 

Paré-é guet-hou. 
Paré-oai guet-hi. 
A vamen de cih-dé. 



Français 

De là à quinze jours. 
D'ici à trois mois il y a 

du temps. 
Dans un mois vous aurez 

du temps pour le faire. 
Vous viendrez me voir 

au bout de six semai- 
nes. 
Viens par ici , et toi , 

va par là. 
Allez par là, et vous, 

venez par ici. 
Passez par là -bas, et 

toi 5 reste ici. 
Allez à main droite. 

A main gauche. 

Détournez à main droite. 

Qu'elle détourne à main 
gauche à la maison qui 
est à main droite. 

Travaillez au soleil , 
mais non pas à la lune. 

Ne restez pas au soleil. 
Etes-vous marié? 
Est-elle mariée.^ 
Combien de fois a-t-il 

été marié ? 
Combien de maris a-t- 

elle eus ? 
A-t-elle encore ses père 

et mère } 
Son père est mort ; mais 

sa mère est vivante. 



ET Breton. 99 

A vazé de buemzêc dé. 
A vamen de dri-mis e 

hès amzér. 
E corv ur mis hui hou 

pou amzér d'er gober. 
Hui e zei d'em guélèt é 

pèn huéh suhun. 

« 

Dès dré-men , ha té , 

que dré-zé. 
Quêrhet dré-zé, ha hui , 

deit dré-men. 
Tremcinet dré-hont, ha 

té, chom amen. 
Quêrhet a zorn déheu 

d'oh. 
A zorn cleî d'oh. 
Distroeit a zorn déheu. 
Distroeit a zorn clei étal 

en ti e zou a zorn 

déheu. 
Labouret doh en hiaul , 

mss nonpas doh el 

loér. 
Ne chomet quet en hiaul. 
Diméet oh-hui.^ 
Diméet-é-hi ? 
Pet gùéh é ma-ean bet 

diméet ? 
Pet dén hi dès-hi bet? 

Hà bihue-é hoah hé zad 

hac hé mam ? 
Marhue-é hé zad ; maes 

hé mam e zou bihue. 



100 

Mes sœurs sont mortes; 
mais mes frères sont 
vivants. 

Il y a quatre ans que mon 
père est mort ; mais il 
n'y a que quinze jours 
que le vôtre est mort. 

Ma mère est remariée , 
et mon oncle sera aussi 
marié dans trois jours. 

Combien avez -vous 
d'enfants ? 

J'en ai quatre, une fille 
et trois garçons. 

Vos garçons sont -ils 
grands } 

L'aîné est dans ses vingt- 
cinq ans. 

Et votre fille, quel âge 
a-t-elle } 

Elle n'a que six ans et 
demi. 

Quel âge aura le cadet 
de vos garçons à la 
Toussaint ? 

Il avait neuf ans à la 
Saint-Jean. 

Le second a-t-il fait sa 
première Commu- 
nion ? 

Je m'attends qu'il la fera 
l'année prochaine. 



Vocabulaire 



• 



Me hoérezèd zou mar- 
hue ; maes mem bre- 
dér zou bihue. 

Bout-zou puar blai a 
p'en dé marhue me 
zad ; mses n'en dès 
meit puemzêc dé a p'en 
dé marhue hou ç'hani. 

Diméet-é arré me mam , 
ha me yondr e vou 
ehué diméet abèn tri dé 

Ped a vugalé e hoès- 
hui } 

Puar e mes, ur verh ha 
tri pautr. 

Ha bras-é hou pautrèd } 

Er hohan zou en é buemp 
plai ar-n'uiguénd. 

Hàc hou merh, péh ouaid 
hi dès-bi.^ 

N'hi dès meit huéh vlai 
ha hanter. 

Péh ouaid en dou er 
youanquan a hou pau- 
trèd a bèn Calan- 
Gouyan. 

Nàu vlai en doai de 
Houil-Yehan. 

Ha eroeit en dès er hrei- 
zic e guetan Commu)- 
nion ? 

Ingoito-on en hi groei 
er blai-men e za. 



Français et Breton. 



Combien avons-nous de 
vaches ? 

Nous n'en avons aucune; 
ce sont toutes des gé- 
nisses. 

Demandez à votre frère 
combien il a vendu sa 
vache, et priez notre 
voisin de nous vendre 
la sienne. 

Combien lui en ofFri- 
rai-je ? 

Combien a -t -elle fait 
de veaux ? 

Elle en a fait trois; mais 
celle que mon frère a 
vendue ^ n'en avait 
encore fait qu'un. 

Notre voisine ne veut 
pas vendre sa vache 
et veut marier sa fille : 
la fille ne veut pas se 
marier , et voudrait 
que la vache fût ven- 
due. 

Ces pauvres gens de- 
viendront fous. 

C'est de leur faute : si 
chacun d'eux faisait 
son devoir , ils n'au- 
raient pas tant de mi- 
sère. 

Portez -leur un peu de 
farine. 



lOI 

Ped a seud hun nès- 

ni? 
N'hun nés hanni; an- 

noaerezèd ind ol. 

Goulennet guet hou prér 
péguement en en dès 
gùerhet é vuoh , ha 
pedet hun amezêg de 
huerhein d'emb égani. 

Péguement e gueniguein- 
mé dehou eit-hi? 

Ped lay hi dès-hi bet ? 

Tri hi dès bet, mss en 
hani en dès gùerhet 
mem brér, n'en doai 
hoah bet meitunan. 

Hun amezeguès ne fal 
quet dehi gùerhein hé 
buoh , hac e vèn di- 
méein hé merh : er 
verh ne fal quet dehi 
diméein , h^c e gare- 
hai ma vehai gùerhet 
er vuoh. 

Follein e rei er gueih 
tud-cé. 

Ag ou goal-é : pe rehaî 
peb-unan a nehai é 
zevér, n'ou dehai quet 
quement a viser. 

Casset un nebedicg blèd 
dehâi. 6t 



102 

Vous dîtes assez ; mais 
j'ai grand froid. 

On dira ce qu'on vou- 
dra; mais il fait bien 
froid. 

Ah, qu'il fait froid î 

Le froid fait fendre les 
arbres. 

J'ai froid aux mains. 

J'ai les pieds glacés de 

froid. 
N'avez -vous pas froid. ^ 

Monsieur n'est pas fril- 
leux ; mais ma maî- 
tresse est bien frilleuse. 

Çhauffez-vous le ventre 
ati soleil. 

Approchez-vous du feu. 

Faites-lui place auprès 
du feu. 

ChaufFons-nous comme 
il faut. 

Ma fille, fais du feu. 

Faites donc bon feu. 

Soufflez le feu. 

Allumez vite le feu. 

Le feu est éteint, et la 
chandelle sera aussi 
éteinte bientôt. 

Allumez une autre chan- 
delle , et mettez du 
bois dans le feu* 



Vocabulaire 



Hui e lar erhoalh ; mars 
aneouid bras e mes. 

Laret e vou er péh e 
garehér ; mass yein 
bras-é. 

Ah, na yeinnèd-é ! 

Feutein e ra er gué guet 
er yeinnion. 

Aneouid e mes d*em 
deourn. 

Sclasset-é me zreid guet 
en aneouid. 

Ne hoès quet hui ane- 
ouid ? 

En Eutru n'en dé quet 
aneouidêg ; ma^s me 
maestrès zou aneoui-- 
dêg bras. 

Tuemmet hou cov doh 
en hiaul. 

Tosteit d'en tan. 

Groeit léh dehou étal en 
tan. 

Tuemmamb èl ma faut. 

Me merh, groa tan. * 
Groeit enta tan caër. 
Huéhet ar en tan. 
Akimet bean en tan. 
Marhue-é en tan , hac 

er goleu e vou ehué 

marhue imbèr. 
Alumet ur holeuen aral, 

ha laqueit coêd en tan.^ 



Français çt Breton. 



Mettez-y un fagot en- 
tier. 

Éteignez le feu , et al- 
lumez la chandelk. 

Il fait beau auprès du feu. 

Il fait plus beau ici que 
dehors. 

Il pleut; il fait du vent. 

II y a une tempête. 

Il gèle ; il dégèle. 

Il neige ^ il grêle. 

Il tombe du verglas. 

Gèle-t-il ? 

Neigera-t-il ? 

Fait-il aussi froid à Paris 
qu'en Bretagne ? 

Il fait plus froid à Paris 
qu'à Vannes. 

Que ce jour Qst mélan- 
colique ! 

Les jours sont fort courts 
et les nuits fort lon- 
gues. 

Bientôt les jours seront 
longs et les nuits 
courtes. 

Il n'est pas jour à sept 
heures. 

Il ne fait plus jour à 
cinq heures. 

On ne sait à quoi passer 
le temps. 

L'hiver ne me i5laît 
point. 



ICJ 



Laqueit abarh ur fago- 

den a béh. 
Lahet en tan , hac alu- 

met er goleu. 
Caër-é bout étal en tan. 
Caërroh-é amen eid ér 

maez. 
Giàu e ra; ahuéte ra. 
Tourmantal e ra en ahuél 
Scornein e ra; discornein 

e ra. 
Erh e ra; grésil e ra. 
Frim e ra. 
Hà scornein e ra ? 
Hà eobér e ra erh ? 
Hac ean zou quer yem e 

Paris èl é Bretagn ? 
Yeinnoh-é é Paris eid é 

Guénèd. 
Tristet m\ deuéh>-é hen»- 

nen ! 
Bèr bras-é en dé ha goal 

hir en noz. 

Abrest é vou hir en dé 
ha bèr en noz. 

Ne vai quet dé de seih- 

sr. 
Ne vai quet mui dé de 

buemp-aer. 
Ne houyér quet petra 

tremén en amzér. 
Ne vourran quet ag er 

gouyan. 



104 



Vocabulaire 



Parlez-moi de l'été. 
Il est bientôt nuit» 
On ne voit plus à quatre 
heures et demie. 

Il fait bien sombre. 

Il fait du brouillard. 

On ne voit ni ciel ni 
terre. 

Les jours commencent à 
croître. 

Les nuits ne sont plus 
si longues. 

Les jours sont un peu 
allongés. 

Il ne fait pas aussi froid 
aujourd'hui qu'hier. 

Il fait encore bien froid. 

Voici un hiver bien 
dur. 

Il faisait plus froid Tan- 
née passée. 

Nous verrons Tannée 
prochaine comment 
ça ira. 

Nous eûmes un rude hi- 
ver il y a deux ans. 

Vous souvient -il du 
grand hiver ? 

Je n'ai jamais vu un 
hiver si froid , et ja- 
mais je n'en verrai. 

Nous n'avons point d'hi- 
ver cette année. 



Conzet d'eign ag en han. 
Noz-é touchant. 
Tihouél vai, pénehué^ 

1er mui de bedair-asr 

ha hanter. 
Tihouél bras-é. 
Brum e ra. 
Ne huélér nac aibr na 

doar. 
Commance e ra en dé 

hirrad. 
Berreit-é paud en noz. 

Hirreit-é un tamicg en 

dé. 
N'en dé quet quer yein 

hinihue èl déh. 
Yein bras-é hoah. 
Hennen zou ur gouyan 

forh calet. 
Yeinnoh-oai arlanné. 

Ni e huélou a bèn blai 
penaus é hei, 

Ur gouyan rust hur boal 
bermenchès deu vlai. 

Chonge e hoès-hui ag er 
gouyan bras ? 

Biscoah ne mes giiélet ur 
gouyan quer yein , na 
birhuiquin ne huélein. 

Ne ra quet a houyan er 
blai-mew. 



Français et Breton. 



L'hiver est passé. 
Il fait beau temps. 
Ah , le beau jour! 
Allons nous promener. 

Il fait beau à la cam- 
pagne. 
Voilà un beau bouquet. 
I! sent bon. 
Allons à l'ombre. 

Comment s'appelle cette 
fleur } 

Les arbres sont chargés 
de fleurs. 

Tout fleurit en cette 
saison. 

Voilà de belles roses. 

Donnez-m'en une. 

Prenez -en une seule- 
ment. 

Il commence à faire 
chaud. 

Mangeons donc quel- 
ques fruits. 

J'ai déjà mangé des ce- 
rises. 

Le temps est fort doux. 

Voulez-vous que nous 
nous promenions 

après souper } 

Ah , qu'il fait chaud ! 

Il a fait grand chaud 
aujourd'hui. 



105 



Tremeinet-é er gouyan, 
Amzér gaër e ra. 
Ah, caërret un deuéh ! 
Damb de bourmén , pé 

de valé. 
Pligeadur-é bout ar er 

m^zeu, 
Chetu ur boquêt caër ; 

frondein e ra huêc. 
Damb d'en dichaul , pé 

d'er gouasquaed. 
Péh hanhue e rér ag er 

boquêt-cé.^ 
Goleit-é er gùé a vleu. 

Peb tra e vleu ér sassun- 

men. 
Chetu roz caër. 
Reit d'eign unan. 
Queméret unan hemb 

quin. 
Commance e ra tuem- 

mein. 
Daibramb enta ur fré- 

hèn benac. 
Daibret e mes déjà qui- 

ris , pé kiris. 
Amzér flour e ra. 
Coûtant oh-hui ma ye- 

hemb de bourmén gou- 

dé coén } 
Ah , na tuemmed-é ! 
Tuemmèt bras en dès 

hinihue. 



io6 



Vocabulaire 



Il a fait une chaleur ex- 
cessive. 

Les saisons sont boule- 
versées. 

On a beau travailler , 
rien ne profite. 

Tout est trop précoce ou 
trop tardif. 

Je n'aime point la cha- 
leur. 

Je ne saurais endurer la 
chaleur ni le froid. 

Je sue. 

Je suis tout en eau. 

La chaleur m'empêche 

de dormir. 
Je meurs de chaud. 

Il ne fait pas si chaud 
aujourd'hui qu'il fai- 
sait hier. 

L'air est rafraîchi. 

Je n'ai jamais senti une 
telle chaleur. 

Fait -il aussi chaud en 
Espagne qu'en 

France ? 

Il y fait bien chaud , et 
beaucoup plus chaud 
qu'ici. 

Je ne saurais rien faire 
durant la chaleur. 



Bout-zou bet un tuem- 

dér bras 

Direihet-é er sassunieu. 

Caër e zou labourad , 
nitra ne bourfit. 

Rai guêntrad pé rai ze- 
huéhad-é ol en treu. 

Ne vourran quet ag en 
tuemzér. 

Ne houyehen quet andur 
en tuemzér nac er 
yeinnion. 

Huizein e ran. 

Glub-deur-on pi huiz- 
brein-on. 

En tuemzér e vlr doh- 
eign a gousquet. 

Darihuet-on d'en tuem- 
zér. 

N'en dé quet quen tuém 
hinihue èl ma oai déh. 

Cloareit-é en air. 
Biscoah ne mes santet un 

tuemzér èl hennen. 
Hac ean e duem que- 

ment é Spagn èl é 

France ? 
Tuêm bras vai inou, ha 

paud tuemmoh eid 

amen. 
Ne fehen quet gober ur 

vad abad en tuemzér. 



Français et Breton. 



Nous avons (ibesoin de 
pluie. 

Un peu de pluie ferait 
du bien. 

Il y a abondancede fruits 
cette année. 

SI vous aimez le lait , 
nous allons à la cam- 
pagne, et nous en 
mangerons. 

Ne sortons pas; le temps 
est trop chaud. 

II tonne ; il fait des 
éclairs; il y a de To- 
rage dans le temps. 

Les grains seront gâtés. 

Nous sommes dans une 
saison critique. 

Les jours sont fort ac- 
courcis. 

Il fait froid le matin. 

L'hiver s'approche à 
grands pas. 

Les vendangessont faites. 

Il y a des vins cette 
année. 

Les vignes faisaient plai- 
sir à voir. 

Le vin sera à bon mar- 
ché ; il ne sera pas 
cher. 

Il fera beau en boire cet 
hiver auprès du feu. 



107 



Dobér hun nés a hlàu. 

Ur bannicg glàu e rehai 

vad. 
Boul-zou pillante a fréh 

er blai-men. 
Mar caret el leah , é 

hamb ar er mœzeu , 

ha ni e zaibrou. 

Ne yamb quet ér méz , 

rai duêm-éen amzér. 
Gurun e ra ; brogon e 

ra ; treboulet-é en 

amzér. 
Goastet-vou en éd. 
É omb en ur sassun 

dangerus. 
Berreit-é paud en dé. 



Yein vai de vitin. 
Tostad e ra er gouyan 

a baseu fonnable. 
Groeit-é er vènden. 
Bout-zou giiin a leih er 

blai-men. 
Ur bligeadur-oai gùélet 

er gùinegui. 
Marhad mad vou er 

gùin ; ne vou quet 

kir a nehou. 
Caër vou ivet a nehou 

er gouyan -men étal 

en tan. 



io8 



Vocabulaire 



Le feu commence à être 
de saison. 

Il ne fait ni chaud ni 
froid. 

Le froid est très-âpre, au 
contraire. 

Il fait beaucoup de neige 
aujourd'hui. 

Ah ! je bâille ; je serais 
mieux dans mon lit 
qu'ici. 

Vous ne pensez qu'à dor- 
mir. 

Vous n'avez rien fait qui 
vaille aujourd'hui. 

Si vous n'êtes pas con- 
tente de moi, payez- 
moi mes gages, et de- 
main vous serez sans 
servante. 

Je ne serais guère embar- 
rassée quand vous me 
quitteriez ; avec mon 
argent je me ferai 
servir. 

Vous vous mordriez les 
doigts, si je sortais de 
votre maison. 

Faites votre paquet , et 
demain je vous comp- 
terai ce qui vous re- 
vient. 



Commance c ra sassun 
tan. 

N'en dé na tuêm na 
yein. 

Cri bras-é er yeinnion, 
é contrel. 

Couéh e ra éerh a gue- 
guiliad hinihue. 

Ah ! badaillad e ran ; 
caërroh vehai d'eign 
ém gulé eid amen. 

E vai attàu hou chonge 
guet er housquèd. 

Ne hoès groeit nitra e 
tal er boén hinihue. 

Ma n'en d'oh quet coû- 
tant a han-an, paiet 
d'eign men gobr, hac 
arhoah é vehait hemb 
matéh. 

N'en d'on quet calz poé- 
niet hac en em huite- 
heoh; guet m'argand 
mé rei me chervige. 

Hui e zantehai hou pi- 
zièd, pe yehen ér méz 
a hou ti. 

Paquetet hou tillad, hac 
arhoah me gontou 
d'oh er péh e zigouéh 
d'oh. 



Français et Breton. 



DIALOCUES 

FRANÇAIS ET BRETONS. 

DEVISEU 

GALLEC HA BRETON. 



109 



PREMIER DIALOGUE. 

Entre deux Amis. 

QUETAN DEFIS. 

Etre deu Amu 



Bonjour, mon amî , 
ou monsieur. 

Votre serviteur. 

Comment vous portez- 
vous. ? 

A votre service. 

J*ai bien de la joie de 
vous voir. 

Je vous remercie très- 
humblement. 

Comment se porte votre 
père ? 

Mon père se porte bien , 
Dieu merci. 

Il se portait bien hier au 
soir. 



Bonjour , m'ami , pi 

eut ru. 
Servitour d'oh. 
Hà hui zou gaillard ? 

Eid hou chervige. 

Joé bras e mes doh hou 

cùélet. 
Hou trugairéquat e ran . 

humblemant. 
Hà gaillard-é hou tad? 

Me zad zou vaillant, a 

drugairé Doué. 
Yah erhoalh-oé nihour, 

7 



110 

II se portait bien la der- 
nière fois que je le vis. 

Où est-il? 

Il demeure chez mon 
frère. 

Et votre mère, comment 
se porte-t-elle ? 

Elle se porte passable- 
ment bien. 

Où est-elle ? 

Elle est à Thôpital. 

L'avez-vous vue depuis 
peu. 

Je la vis l'autre jour , et 
je vais encore la voir 
aujourd'hui. 

Vous allez donc en ville? 

J'y vais presque tous les 
jours. 

Connaissez-vous mon- 
sieur A^? 

Je ne le connais pas , ou 
je ne le connais que 
de vue. 

Vous connaissez au 
moins madame N} 

Je la connais de répu- 
tation ; mais je ne l'ai 
jamais vue. 

Ah ! si vous voyiez sa 
'fille ; j*ai Thonneur 
de connaître celle-là , 
-et d'en être connu. 



Vocabulaire 



Yah oé dehuéhan ma 
mès-ean gùélet. 

Mèn é ma-ean ? 

É ma é chom guet mem 
brér. 

Hàc hou mam , hà hi 
zou gaillard ? 

Gaillard-é ne huit quet. 

Mèn é ma-hi ? 

É ma en hospital. 

Hà gùélet e hoès-hi en 
nehué-zou ? 

Gùélet e mès-hi en dé 
aral , hac é han hoah 
d'hi gùélet hinihue. 

Ê het enta é kér ? 

Monnet e ran d'inou 
quasi bamdé. 

Hanàuein e ret-hui en 
eutru N} 

N'en hanàuan quet, pé 
n'en hanàuan meit 
a huél. 

Hui e hanàu ahoel ma- 
damA^? 

M'Iîi hanàu dré gleuet 
conz a nehi ; maes 
biscoah ne mes hi 
gùélet. 

Ah ! pe huéleheoli hé 
merh ; me mes en 
inour de hanàuein 
honnéh , ha de vout 
hanàuct guet-hi. 



Français 

Faites-lui mes compli- 
ments, si vous la ren- 
contrez. 

Vous connaît-elle ? 

C'est elle qui fait mes 
affaires. 

Vous vous trompez , 
c'est son père; elle 
n'est propre à rien. 

Oh ! je vois bien que 
vous ne la connaissez 
point. 

Peut-être bien que je 
n'ai pas l'honneur de 
la connaître comme 
vous; mais je sais.... 

Taisez -vous : vous sa- 
vez qu'il ne convient 
de médire de per- 
sonne. 

Où fûtes-vous hier ? 

A Vannes , chez mon- 
sieur * , qui arrivait 
de Rennes de voir 
son père. 

Quelles nouvelles avez- 
vous apprises de lui ? 

Il ne m'a rien appris de 
nouveau , si ce n'est 
que la paix est signée. 

D'ailleurs je ne sais au- 
cune nouvelle. 

Où allâtes -vous en 



ET Breton. m 

Reit men gourheméneu 
dehi , mar hi havet. 

Hà hi hou ç'hanàu ? 
Hi-é e ra m'afFisrieUn 

Hum drompein e ret , 
hé zad-é; hi n'en dé 
mad de nitra. 

Oh ! me huél erhat n'hi 
hanàuet quet, 

Marcé erhat ne mes 
quet en inour d'hi 
hanàuein èl-oh; maes 
me houair.... 

Tàuet : hui e houair ne 
jauge quet goal-gonz 
a zén. 

Mèn é hoaih-hui bet 

' déh? 

E Gùénèd , é ti en 

eutru * , péhani e 

ariihuai a Ruan a 

huélct é dad. 
Péh nehuétèd e hoès-hui 

cleuet guet-hou } 
N'en dès laret d'eign 

nitra a ^ehue , nameit 

é ma sinet er peah. 
A hènd-aral ne houyan 

nehuétèd erbet. 
Mèn é hoaih-hui oueit 



m 



Vocabulaire 



sortant de chez ma- 
dame ** ? 

J'allai au cabaret boire 
une chopine de vin 
en mangeant un pain 
d'un sou que j'avais 
acheté chez Jean 
Blanc. 

Où allez-vous à présent ? 

Je vais finir un ou- 
vrage que j'ai com- 
mencé il y a quinze 
jours. 

Quand viendrez - vous 
chez moi ? 

Je ne pourrai aller chez 
vous que Dimanche; 
mais ce jour-là je n'y 
manquerai point. 

Il est temps que je me 
mette en route. 

Au revoir. 



en ur sorti a di ma- 
dam ** ? 

Me yas d'en davarn 
d'ivèt ur chopinad 
gùin en ur zaibrein 
ur blancad bara em 
boai prenet é ti Ye- 
han Giien. 

Mèn é het-hui bermen? 

E han d'achihue ul la- 
bour e mes comman- 
cet puemzêc dé-zou. 

Pegource é tehalt-huî 
d'em zi ? 

N'éellein monnet d'hou 
ti meit Dissul ; mses 
en dé-cé ne vanquein 
quet. 

Mal-é d'eign hum la- 
quât en hèut, 

Quenavou. 



m»»' 



SECOND DIALOGUE. 
Entre deux petites filles. 

EIL DEFIS. 

Etre dihue Verh çihan. 



Ah , ah ! je t'ai trouvée. 
Tu m'as trouvée, parce 

que je voulais bien 

être trouvée. 



Ah, ah ! cavet-ous d'eign 

Cavet-on d'id , rac cou- 

tant-oen a vout cavet. 



Français et Breton. 



Te portes-tu bien ? 

Je me porte assez bien ; 
mais mon père et ma 
mère sont incom- 
modés. 

Qii 'est-il donc arrivé à 
ton père ? Je le vis bien 
portant hier matin. 

Mon père a souvent le 
gosier sec ; il avait 
trop bu hier au soir, 
et aujourd'hui il a mal 
à la tête. 

Mais , misérable î tu ne 
devrais pas découvrir 

^ ainsi les défauts de ton 
père. 

Ne va pas lui dire ce 
que tu as entendu de 
moi, car ilme battrait. 

Et ta mère, qu'a-t-elle? 

Ma mère regrette ses 
jeunes années. 

Mais tu parles de tes 
parents sans aucune 
considération; il sem- 
blerait que tu as oublié 
ce que tu leur dois. 

Hé bien, je vais te dire 
la vérité : mon père 
a fait tant danser ma 



11? 



Hà te zou gaillard } 
Me zou mé yah assès ; 

mass me zad ha me 

mam zou clan. 

Petra zou enta arrihuet 
guet ha dad ? m'er 
gùélas vaillant déh- 
vitin. 

Me zad é vai liés séh é 
houg ; ivet en doai rai 
en nihour , ha hinihue 
ean en dès droug-pèn. 

Maes , misérables ! ne 
zeliehès quet disolein 
èl-cé sieu ha dad. 

Ne yès chet a laret de- 
hou er péh é hès cleuet 
guet-n-eign , rac ean 
em foettehai. 

Hàc a vam , petra e ouair 
doh-t-hi ? 

Me mam en dès quae 
d'hé youanquis. 

Mss te gonz ag ha dud 
hemb istim erbet : ha- 
val-vehai en e hès an- 
coéheit er péh e zeliès 
dehai. 

Hama ^ é han de laret 
d'id er huirioné ; me 
zad en dès groeit d'em 



d'unt 



114 

mère au son 

houssine , qu'elle est 

obligée de garder le 

lit aujourd'hui. 
Où est-elle, que j'aille 

la consoler ? 
Elle est couchée; mais 

elle ne veut parler à 

personne. 
J'irai la voir malgré toi. 



Madame, ou mademoi- 
selle , ow N , je suis 
votre très-humble ser- 
vante. 

Je suis la vôtre. 

Comment vous trouvez- 
vous } 

Qui êtes-vous } 

Quoi ! vous ne me con- 
naissez pas ? 

Je peux vous connaître 
sans savoir dans ce 
moment qui vous êtes. 

Je suis Françoise , la 
fille de votre voisine. 

Comment, mon enfant, 
tu es venue me voir ! 
Viens m'embrasser : 
tu fais voir que tu 
m'aimes infiniment. 
Qui est-ce qui t'a dit 
que j'étais malade ? 

Votre fille Catherine 



Vocabulaire 

mam corol quement 

dohersonaurhuialèn 

m'en dé ret dchi chom 

en hé gulé hinihue. 
Mèn é ma-hi, ma hein 

d'hi honsolein. 
É ma en hé gulé; maes 

ne fall quet dehi conz 

doh dén. 
Me yei d'hi gùélèt en 

drespet d'id. 
Madam ^/Jtfmadamesèl , 

pé N. , me zou servi- 

tourès d'oh. 



Me zou d'oh ehué. 

Penaus en hum gavet- 
hui? 

Pihue oh-hui ? 

Petra ! n'em hanàuet 
quet ? 

Eeilein e ran hou ç'ha- 
nàuein , hemb goût ér 
momand pihue-oh. 

Me zou Franciq, merh 
hou ç'amezeguès. 

Penaus, me hroaidur, 
deit-ous d'em gùélèt ! 
Deès d'em boquein : 
te zisco en em hârès 
hilleih. Pihue en dès 
laret d'id é oèn clan-? 

Hou merh Cathelin en 



Français et Breton. 



vient de me le dire. 

Ne ressemble pas à ma 
fille; et si jamais tu 
te maries, ne prends 
pas un ivrogne sem- 
blable à mon mari. 

Hélas ! on sait que vous 
êtes très-malheureuse; 
mais on ne peut qu'y 
faire. 

Tiens, ne m'en dis pas 
davantage : va dire à 
ta mère de venir me 
parler. 

J'y vais de suite. 

Ha ha, mon étourdie! 
j'ai vu ta mère, et il 
ne paraît pas qu'elle 
soit contente de ta 
conduite. 

Que t'a-t-elle dit ? 

Elle m'a recommandé 
de ne pas te ressem- 
bler. 

Ah, grande sotte I ne 
vois-tu pas bien que 
ma mère ne sait plus 
ce qu'elle dit. 

Que tu respectes bien 
peu tes parents ! 

Je suis aussi bonne Chré- 
tienne que toi , sans 
me vanter. 



1^5 



dès -ean laret d'eign 

touchant. 
Ne veès quet haval doh 

me merh ; ha mar di- 

méès jamaes , ne gue- 

mérès quet un ivraign 

haval doh men dén. 
Allas ! goût e rér é oh 

forh - mateurus ; m^s 

n'éellér quet gober 

quin. 
Ché , ne lares quet quin 

d'eign ; quei de larèt 

d'ha vam donnèt de 

gonz doh-eign. 
É han a bèn c^ër» 
Ha ha , mem bey ! gùé- 

let e mes ha vam , ha 

ne seblant quet é ma 

coûtant a ha gompor- 

temant. 
Petra hi dès-hi laret 

d'id? 
Gourheménet hî dès 

d'eign non pas bout 

haval doh-id. 
Ah, piquôl sodel ! ne 

huélès quet té erhat 

ne houair mui me mani 

petra e lar. 
Na disterret-é er respet 

é hès aveid ha dud. 
Querclous Crechénès- 

on èl ous, hemb hum 

vantein. 



ii6 



Vocabulaire 



Si ton père n'avait pas 
besoin de dormir , 
j'irais lui faire la ré- 
vérence, et je lui re- 
commanderais de te 
corriger. 

Je ne crains pas tQS me- 
naces. 

Où est ta sœur ? 

Elle est allée au marché. 

Où iras-tu après midi ? 

J'irai te trouver, et nous 
jouerons aux cartes. 

Je ne saurais jouer avec 
toi ; je suis, toujours 
malheureuse au jeu. 

La raison en est que 
tu ne sais ni mentir 
ni friponner. 

Oh ! j'aimerais mieux 
perdre toujours que de 
faire le moindre men- 
songe pour gagner. 

Ainsi tu perdras tou- 
jours. 

Non , parce que je ne 
jouerai plus. 

A quoi donc passeras-tu 
le temps ? 



Pe n'en dehai quet ha 
dad dobér agousquet, 
me yehai d'hobér er 
révérance dehou , ha 
me hourheménehai 
dehou ha gorrigein. 

Ne zougean quet ha ve- 
naceu. 

Mèn é ma ha ç'hoër.^ 

Oueit-é d'er marhad. 

Mèn é hei - té goudé 
creisté ? 

Me yei d'ha cavouet, ha 
ni e hoariou er hartès. 

Ne houhen quet hoari 
guenid; jamaes chance 
n'em bai en hoari. 

Er raeson a guement-cé 
e zou ne houiès na la- 
ret gueu na friponein. 

Oh ! gùel vehai guet- 
n-eign col attàu , eit 
larct en disterran gueu 
aveit gounid. 

Èl-cé te gollou perpet. 

Non pas , rac ne hoa- 

riein mui. 
Guet petra enta é tre- 

ménei-té en amzér ? 



L'homme n'est pas fait Mab-dén n'en dé quet 



pour jouer, mais pour 
travailler. 
Eh] bien ! travaille qui 



groeit eit hoari , mses 
eit labourât. 
Hama ! laboureèt en 



«»7 



Français et Breton. 

voudra; pour moi je n*emb e garou ; eicl 
jouerai tant que je on-mé me hoariou 

être eellein. 



pourrai. 
Que tu as la tête légère ! 

Il y a plus à perdre 

qu'à gagner dans ta 

compagnie. 
En vérité, tu feras une 

belle bigote. 
Pour toi tu ne feras , 

comme bien d'autres 

enfants, que beaucoup 

de chagrin à ton père 

et à ta mère. 
Je m'ennuie à entendre 

tes Sermons. 
Tu ne les entendras plus : 

Adieu. 



Na scannet ous-té a 
bèn ! Bout-zou mui de 
gol eit de hounid en 
ha gompagnoneah. 

E gùirioné , te rei ur 
bigot caër. 

Eid ous-té 5 ne rei , èl 
paud a vugalé ara! , 
meit calz a chagrin 
d'ha dad ha d'ha vam. 

Scùéhein e ran é cleuèt 

ha Berdégueu. 
N'ou hleuet quet mui : 

Quenavou. 



TROISIÈME DIALOGUE. 

Enlre un Gentilhomme et un Écolier qui 

apprend le Français. 

TRIFÈD DEVIS. 

liire un Duchentil , Jiac ur Scolaer e zou 

é tisquein er G allée. 



Bonjour, jeune homme. 

Monsieur , j'ai l'honneur 

de vous saluer. 
Que fais-tu là ? 



Deuéh mad d'id, dén 

youanq. 
Eut ru , en inour e mes 

d'hou saludcin. 
Pctra e rès-téazé? 7* 



ii8 Vocabulaire 

Je ne sais trop ce que je Ne houian quet rai petra 



fais. 
Qu'étudies-tu ? 
Une langue qui ne me 

plaît guère. 

Mais tu te moques, je 



e hran. 
Petra e studiès-té ? 
Ui langage péhani ne 

hait quet paud guet- 

n-eign. 
Mses, goab e rès, me 
crois : le français est , f grèd : er gallec e zou , 



a mon avis , la plus 
belle langue du mon- 
de. 
Je ne pense pas comme 
vous, monsieur. 

Les commencements 
sont toujours difficiles. 

Il y a trois mois que je 
rétudie, et je ne fais 
nul progrès. 

Il ne faut pas perdre cou- 
rage , mon ami ; avec 
le temps et un peu 
d'application on vient 
à bout de tout. 

J'aimerais bien mieux 
être chez mon père à 
la queue de la char- 
rue, que d'être en ville 
à apprendre à faire des 
compliments. 

Mais tu n'as pas perdu 
tout ton temps, parce 
que tu parles français 
passablement ; tu le 
prononces bien. 



d'em chonge,erhaër- 
ran langage ag er bed. 

Ne mes chet er memb 
chonge guet-n-oh , eu- 
tru. 

Er hommancemant e vé 
attàu diaez. 

Tri mis zou a p'er stu- 
dian ha n'en d'on quet 
tam irrauquet. 

Ne faut quet coll calon , 
m'ami ; guet amzér 
hac un tamicg studi é 
ter de bèn a guement 
tra-zou. 

Paud e vt^hai giiel guet- 
n-eign bout é ti me 
zad doh lost en ar- 
rser , eit bout é kér 
é tisquein gober com- 
plimanteu. 

Mass ne hès chet collet 
ol ha ç'amzér, rac te 
gonz gallec ne huit 
quet ; t'er prononce 
rcih. 



Français 

]c ftrais encore mieux , 
si je voulais m'appli- 
quer. 

D'où t'S-tu ? 

Je suis natifde la paroisse 
de FdlU , chat ; et 
j'ai été élevé dans le 
bourg de prends garde, 
souris^ 

Comment s'appelle ton 
maître d'école ? 

Les uns l'appellent mon- 
sieur toi^e chaud'^ d'au- 
tres , monsieur tout 
froid ; mais moi , je 
l'appelle monsieur g'o- 
sitr see, 

A quelle heure vas-tu à 
l'école? 

Je n'ai point d'heure fi- 
xée pour l'école ; j'y 
vais tantôt à huit heu- 
res, tantôt à dix, tan- 
tôt à midi. 

En quel temps étudies- 
tu ? 

En tout temps. 

iMais tu joues aussi quel- 
quefois ? 

Je joue plus souvent que 
je n'étudie. 

Ton maître ne doit pas 
te faire bonne mine, 
quand tu ne sais pas 
ta leçon. 



£T Breton. 119 

Me rehai hoah gùel pe 
garehen studial. 

A beban ous-té ? 

Guénédig-on a barraes 
Ehuéh^ cah ; ha des- 
sàuet on bet é bourh 
DihoaL^ logodcn. 

Péh hanhue e rér a ha 
vaestr scôl ? 

Lod en hanhue en eutru 
tueni'Scaud ; lod-aral , 
en eutru yàn-sclassi; 
mdes en eutru goug^ 
séli e ran-mé a nehou. 

De fced sr é hès-té d'er 
scôl ? 

Ne mes aer erbet arres- 
tet eit me scôl ; me 
ya gùeh de eih-a^r , 
gùéh de zéc , gùéh de 
greisté. 

Pegource é studiès-té ? 

De bep cource. 

Macs te hoari ehué mar- 

a-huéh ? 
Me hoari liessoh eit ne 

studian. 
Ha vasstr ne zeli quet 

gober m.inmad dohid, 

a pe ne houiès qut t ha 

leçon. 



Vocabulaire 



120 

Mon maître s'embarrasse 
fort peu, pourvu qu'il 
soit payé au bout du 
mois. 

T'explique-t-illes règles 
de la langue française ? 

Que vous importe, mon- 
sieur? Je vous trouve 
trop curieux. 

Sache, mon fils, que 
les gens de mon rang 
n'aiment point être 
refusés. 

Eh bien, pour vous plai- 
re, je vous dirai que 
mon maître me casse 
la tête de mots barba- 
res de nom substantif 
et adjectifs de pro- 
nom y de verbe , de 
temps , de participe , 
ai adverbe ^ depréposi- 
lion , de conjonction , 
ai interjection , â^ arti- 
cle , de degrés de com- 
paraison , de nombre , 
de singulier , de plu- 
riel^ de personne , de 
nominatif y de cas ou 
régime du verbe.*.. Et 
quoi encore ? de genre 
masculin et féminin : 
en un mot, le diable 
et ses cornes, n,. 



Me maestr ne ra quet 
paud a gas , melt ma 
vou paiet é pèn er 
mis. 

Espliquein e ra-ean d'id 
er régleu ag er gallec ? 

Petra e vern d'oh, eu- 
tru ? M'hou cav rai 
gurius. 

Goui, me mab, penaus 
en dud ag er rang 
guet-n-eign ne vour- 
rant quet bout refuset. 

Hama, eit pligein d'oh , 
me larou d'oh é ter 
me maestr me fèn guet 
guirieu barbar a nom 
substantif hac adjec" 
tif^ a pronom^ a verb , 
a tems ^ di participa a 
adverb^ a préposition , 
a conjonction , a inter- 
jection , a article a ba- 
[enneu a gomparage y 
a nombr y a singulier , 
a pluriér , a person , 
a nominatifs a cas pé 
regim er verb.... Ha 
petra hoah ! a geanre 
masculin ha féminin : 
en ur guir, en diaul 
hac é guern., 



'• t« 



Français et Breton. 121 

Tu me ferais presque ri- 1 T'em laquehai quasi de 



re : pense donc bien 
qu'à toute parole que 
nous prononçons , 
nous nous servons de 
quelqu'un de ces mots 
que tu appelles bar- 
bares. Je vais t'expli- 
quer en peu de mots 
ce que tout cela signi- 
fie» 
Le nom désigne la chose 
ou la qualité de la 
chose : ainsi , il y a 
le nom substantif et 
le nom adjectif. 

Le nom substantif dési- 
gne une chose , et ne 
convient qu'à cette 
chose, comme homme^ 
maison ^église y livre ^ 
tabU^ chapeau^ &c. 

Le nom adjectif désigne 
la qualité ou la façon 
d'une chose , et con- 
vientà plusieurssortes 
de choses ; comme 
grand , petit , noir , 
haut y blanc ^ &c. ; 
parce qu'on peut dire 
un homme grand^ une 
femme grande^ une 
petite église , un petit 



hoarhein : chonge en- 
ta erhat en hum cher- 
vigeamb de guement . 
conz e brononçamb , 
a unan-benac ag er 
guirieu-zé e hanhuès 
barbar. E han d'es- 
pliquein d'id é bèr- 
guirieu petra e senefi 
ol quement-cé. 

En nom (en hanhue) e 
verche en dra pé ca- 
lité en dra : èl-cé bout- 
zou en hanhue subs- 
tantif hac en hanhue 
adjectif 

En hanhue substantif e 
verche un dra, ha ne 
jauge meit doh en dra* 
zé , èl mei dén^ ti ^ 
ilis , livr , taul y toq , 
&c. 

En hanhue adjectif e ver- 
che er galité pé er fau- 
con ag un dra , hac e 
jauge doh istroh eid ur 
sort treu, cl mei bras^ 
bihan , du ^ ihuel ; 
gàen^ &c. ; rac éel- 
lein e rér larèt un dén 
bras ^ ur voès vras , 
un ilis vihan , ul livr 
bihan ; hac èl-cé ag 



111 



Vocabulaire 



livre ; et ainsi des au- 
tres. 
Tout substantif est mas- 
culin ou féminin ; et 
c'est ce qu'on appelle 
genre. Ainsi, deman- 
der de quel genre est 
un nom substantif, 
c'est demander s'il est 
masculin ou féminin. 
Le nom adjectif doit être 
aussi masculin ou fé- 
minin , suivant que le 
substantif auquel il se 
rapporte est masculin 
ou féminin : ainsi on 
dit un hon homme , 
une ^0/2 /7é; femme, &c. 
En breton raccord de V ad- 
jectif avec le substantif nest 
usité quen quelques mots , au 
singulier seulement; et toute 
la différence consiste dans la 
lettre initiale de V adjectif 
Vojez r exemple ci- dessus. 

Nombre singulier et nom- 
bre pluriel^ c'est com- 
me si l'on disait un et 
plusieurs : par exem- 
ple, un homme ^ une 
maison , le chapeau , 
la table ^ 6cc. ; voilà 
des noms singuliers : 



er réral. 

Peb substantif e zou mal 
pé femèl ; ha que- 
ment-cé e hanhuér 
geanre. Raccé , gou- 
len a béh geanre vai un 
hanhue substantif, e 
zou goulen hac ean 
zou nuit pé ftmeL 

En hanhue adjectif ezeli 
bout ehué mal pé fe- 
mèl, rêvai ma vai mal 
pé femèl er substantif 
guet péhani en hum 
hroa : èl-cé larein er 
rér un dén mad ^ ur 
yoès vad^ &e. 

E breton er jauge ag en 
adjectif guet er substantif n en 
dé pratiquet nameit en ur ré- 
benac a irieu , ér singulier 
hemb quin ; hac ol er guemb 
e gonsist él lettreu tâl ag en 
adjectif. Seèllet en exampl 
amen d^erhlué, 

Nombr singulier ha nom- 
br pluriér e zou èl pe 
larehér unan hac hil^ 
leih : par exampl , un 
dén ^ un ti y en toq , 
en daul, &c.; chctu 
hanhueu singulier : 
tudy lier y en toqueu y 



Français et Breton. 



des hommes , des mai- 
sons , Us chapeaux , 
Us tabUs , &c. ; voilà 
des noms pluriels. 

En français y d^un substan- 
tif singulier on fait facilement 
un pluriel , en ajoutant ordi- 
nairement une s à la fin du 
mot : mais il serait •bien dif- 
ficile de donner une règle gé- 
nérale pour former les plu- 
rids bretons. 

En français , l'adjectif 
s'accorde avec son 
substantif en nombre : 
en breton, Tadjectif 
au pluriel est presque 
toujours masculin , et 
n'augmente pas d'une 
lettre au pluriel plus 
qu'au singulier. 

Le pronom ^st un mot 
qui se met souvent à 
la place du nom de 
celui dont on parle; 
comme /^, te^ U^la^ 
(jui^ &c. Ainsi quand 
je dis, je le loue, je 
la méprise , le et \a 
sont là à la place du 
nom de quelqu'un, de 
quelqu'une ^ que je 
loue , que je méprise. 

l^Q pronom possessif n*^si 



en dauUuy &c ; chetu 
hanhueu pluriér. 



E galle c , ag ur substantif 
singulier é rér œz ur pluriér , 
en ul laquât ordinœremani un 
s en achimant ag er guir; mœs 
diœz bras vehai mer c hein ur 
règle gênerai eit Jorgein er 
pluriéreu é breton. 

É gallec, en adjectif e 
hum jauge é nombr 
guet é substantif : é 
breton , en adjectif ér 
pluriér e vai quasi at- 
tàu mal , ha ne hirra 
quet ag ul lettren ér 
pluriér mui eid ér sin- 
gulier. 

Er pronom Qzou ur guir 
e laquer liés é léli han- 
hue en hani a béhani 



e conzer; 



er 



èl 



me 



he , 



hé ^ péhani^ &c. 
Raccé a pe laran , 
\\\\r mél, vrChi dis- 
prise; er hac hi e zou 
azé é léh hanhue 
unan-benac e vêlan, 
e zisprisan. 

Ex pronom possessif n\n 



114 



Vocabulaire 



autre chose que mon , 
ma , mts ; notre ^ nos ; 
ton , ta , tes ; votre , 
vos ; son 9 sa y ses ; 
leur , /^z/r5. 

En français 5 le pronom 
possessif est masculin 
ou féminin , au singu- 
lier ou au pluriel , sui- 
vant le substantif qui 
le suit; mais en breton 
on n'a égard qu'à la 
lettre initiale du subs- 
tantif après /72(?/2, 720- 
trc ; exemples , mon 
père , mon Dieu , mon 
frère, notre maison, 
72c?5 jardins, nos tra- 
vaux. 

Les Bretons pour dire son 
ou sa , n'ont point 
aussi égard au substan- 
tif qui suit, mais à celui 
auquel il appartient ; 
exemples , monsieur 
est dans son lit; ma- 
dame est dans 50/2 lit; 
monsieur est dans sa 
chambre ; madame est 
dans sa chambre. 

Un verbe est un mot qui 
exprime quelque ac- 
tion ; comme aimer ^ 
lire , être battu , &c. 



dé quin melt me , 
{men , mem) ; hun , 
{^hur , hul) , é ^ 
hou eid ur mal, hé ^ 
eid ur femèl; ou. 
Ê gallec , er pronom 
possessif e vai mal pé 
femèl , ér singulier 
pé ér pluriér , rêvé er 
substantif e vai ar é 
lerh ; maes é breton ne 
seèllér meit doh el 
lettren tâl ag er subs- 
tantif arlerh me^ hum; 
exampleu , me zad , 
men Doué, mem brér , 
hun ti, hur jardrinieu, 
hul labourieu. 

ErVretonèd eit larèt é 
pé hé y né sellant quet 
ehué doh er substantif 
e vé arlerh, maes doh 
en hani er bieu; exam- 
pleu ^ é ma en eutru 
en é hulé; é ma ma- 
dam en A^'gulé; é ma 
en eutru en é gambr ; 
é ma madam en hé 
hambr. 

Ur verb e zou ur guîr 
péhani e verche un 
action benac; èl mei 
cdrein , leine , bout 
foêttQt^ &c. 



Français et Breton, 



Le verbe actif QxprhnQ 
une action tendante à 
quelqu'un , ou à quel- 
que chose, comme mé- 
priser quelqu^un , tra- 
vailler la terre , &:c. 

Le verbe /^^ii//' exprime 
une action soufferte; 
comme être battu , 
être méprisé , &c. 

Le verbe neutre exprime 
une action sans rela- 
tion à autre chose ; 
comme dormir , mou- 



rir ^ &c. 



Le verbe auxiliaire^ ou 
de secours, sert à con- 
juguer les autres ver- 
bes ; comme avoir , 
être. En breton il y 
en a un troisième ; 
qui est faire. 

Dans un verbe il faut 
considérer le mode , 
le temps^ la personne^ 
le nombre. 

y a quatre modes : 
1 infnitifrmvque sim- 
plement Faction ou 
la passion ; exemple , 
aimer , être aimé^ &c. 
\J indicatif marque 
clairement le temps 
présent, passé et futur. 



Il 



115 

Er verb actifs verche 
un action é quevér 
unan-benac, pé un 
dra-benac; èl mei dis^ 
prisein unan-benac , 
labourad en doar^ &c. 

Er vQvh passif e verche 
un action anduret ; 
èl mei bout foêttet , 
bout dispriset , &C- 

Er verb neutre e verche 
un action hembseèl- 
let nitra quin; èl mei 



cousquet , 
&c. 



merhuel 



Er verb auxiliér ^ pé a 
secour, e chervige de 
zistillein er verbeu- 
aral ; èl mei en dout , 
bout. É breton bout- 
zou un drivèd péhani 
zou gober. 

En ur verb rèd-é con- 
sidérein er mod , en 
am:^ér pé er hource , 
tï person^ en nombr. 

Bout -zou puar mod : 
en infinitif e verche 
hemb quin en action 
pé er souffrance ; 
exampl, cdrein^ bout 
caret ^ &c. En indica^ 
tif^ verche splann en 
amzér presant, tremé- 



Il6 VOCAB 

U impératif SQVt à com- 
mander, comme fais ^ 
purL:^ , travaillons , 
&CC. he subjonctif mzx- 
que aussi le temps pré- 
sent, passé et futur; 
mais avec un doute , 
une crainte ou un 
souhait que la chose 
arrive ou n'arrive 
point. 

Les temps du verbe sont; 
Le présent ^ qui mar- 
que qu'une chose se 
fait ou est soufferte 
actuellement ; par 
exemple y Je lis y /e suis 
méprisé ^ &c. 

\J imparfait , qui marque 
qu'une chose passée se 
faisait en même temps 
qu'une autre se faisait 
aussi ; par exemple , 
tu dormais quand jt 
travuUIais, 

he parfait ^ qui marque 
simplement qu'une 
chose est passée; par 
exemple, il a lu , elle 
a écouté. 

Quand on raconte une 
chose passée dans un 
temps où l'on n'est 



ULAÏRE 

net ha de zonnèt. En 
impératif e chervige 
d'ordrénein ; èl mei , 
groa ^ con^et ^ labou- 
ramb ^ &c. Er sub- 
jonctif e verehe ehué 
en amzér presant, tre- 
ménet ha de zonnèt ; 
maes guet un arvar , 
un eun pé un désir ma 
arrihuou en dra pé ne 
arrihuou quet. 

Am'^érieu er verb e zou : 
er presant , péhani e 
verehe é ma giocit pé 
anduret un dra ber- 
men ; par exampl , me 
Uine pé leinein e ran ^ 
dispriset-on , &c. 

En imparfcety péhani e 
verehe é hroait un dra 
treménet d'er mtmb 
cource ma hroait ehué 
un aral; par exampl , 
te gousquai a p^ la- 
bour en. 

Er parfcet , péhani e 
verehe hemb quin é 
vai treménet un dra; 
par exampl, leinet en 
des , cheleuet hi des. 

A pe vér é tevis un dra 
treménet en un amzér 
ne vér quet mui , 



Français e 

plus , on se sert du 
parfait qu'on appelle 
aoriste ; par exemple, 
je quictai mon ouvrage 
dès qu'ils arrivèrent. 

Le plusque-parfalt , qui 
marque qu'une chose 
a été faite avant 
qu'une autre soit ar- 
rivée ; comme vous 
avie^ soupe quand la 
pluie commença. 

Le futur , qui marque 
qu'une chose se fera 
dansun temps qui n'est 
pas encore; comme 
je lirai , vous aime- 
re[ , &c. 

Lq futur passé ^ qui mar- 
que qu'une chose aura 
été faite avant qu'une 
autre chose à venir 
soit arrivée ; comme 
ils auront soupe avant 
que vous aye:^ dîné. 

Il est inutile de parler du 
subjonctif , on trouve assez 
d exemples de ceci à V article 
des verbes , ci devant p. 83. 

Chaque temps du verbe 
a deux nombres^ corn- 



T Breton. 127 

hum chervige e rér ag 
er parfaet e hanhuér 
aorist ; par exampl , 
me lausquas me labour 
quentéh ma arrihue^ 
^ant. 
Er plusque-parfcet y pé- 
hani e verche é vai bet 
groeit un dra quênt 
ma vai arrihuet un 
aral ; èl mei, coéniet 
hou poai a pe gom^ 
manças er g/âu. 
Er futur ^ péhani e ver- 
che é vou groeit un 
dra en un amzér n'en 
déquet hoah; èl mei, 
me leinou , hui e gd' 
rou , &c. 
Er futur treménet , pé- 
hani e verche é vou 
bet groeit un dra quênt 
ma vou arrihuet un 
dra aral e zou de zon- 
net; èl mei coéniet ou 
dou quênt ma hou pou 
mircnner. 

Ne chervige quel conz ag 
er subjonclif ; cavein e rér 
exampleu erhoalh a guement- 
men en articl ag er verbeu 
amen é raug , page 83. 

Peb amzér ag er verb en 
dès deu nombr , èl er 



Il8 VOCAB 

me les substantifs , le 
singulier et le pluriel; 
et quoiqu'en parlant 
à une seule personne , 
on lui dise vous par 
respect , c'est toujours 
un singulier. 

Chaque temps a encore 
trois personnes : 

La première personne QSt 
celle qui parle, et se 
connaît pary^ou moi 
pour le singulier, et 
par nous pour le plu- 
riel. 

La seconde personne est 
celle à qui l'on parle, 
et se connaît par tu 
ou toi pour le singu- 
lier , et par vous pour 
le plurieL 

La troisième est celle 
dont on parle, et se 
connaît par il ou elle 
pour le singulier , et 
par ils ou elles pour 
le pluriel. Exemple : 

Singulier. 

Première personne , 

je suis. 
Seconde personne , 

tu es. 
Troisième personne , 

il ou elle est* 



ULAIRE 

substant i veu , er singu- 
lier hac QT pluriér\ ha 
penaus-benac en ur 
gonz doh un dén é hu- 
nan, ma larér dehou 
hui dré respet , ur sin- 
gulier vai perpet, 

Peb amzér en dès hoah 
tri pcrson : 

Er hetan person e zou 
en hani e gonz, hac 
en hanàuein e rér doh 
me eid er singulier , 
ha doh ni eid er plu- 
riér. 

En eil person e zou en 
hani doh péhani é 
conzér , hac e ha- 
nàuér doh té eid er 
singulier, ha doh hui 
eid er pluriér. 

En drivèd e zou en hani 
a béhani é conzér, hac 
e hanàuér doh tan pé 
hi eid er singulier, ha 
doh ind eid er pluriér, 
Exampl : 

Singulier. 

Quetan person , 

772^' zou. 
EH person , 

té zou. 
Trivèd person , 

ean pé hi zou» 



Français et Breton. 



129 



' Pluriel. 

Première personne , 

nous sommes. 
Seconde personne , 

vous êtes. 
Troisième personne , 

ils ou elles sont* 

Il ne faut pa^ oublier 
que quand , à une 
seule personne, on dit 
vous , ce n*est que par 
respect ; car , à la ri- 
f^ueur , on devrait lui 
dire tu ou toi. 

Dans un verbe actif, on 
appelle nominatif ce 
qui fait l'action , et 
on appelle cas ou ré- 
gime du verbe ce qui 
souffre l'action : au 
contraire , dans le 
verbe passif , on ap- 
pelle /2c?/7/i/2<2///ce qui 
souffre l'action , et 
on appelle c^5 du ver- 
be ce qui fait l'action : 
ainsi dans cette phra- 
se , Dieu punit le pé- 
cheur^ et cependant 
le pécheur est aimé de 
Dieu ; dans le pre- 
mier membre , Dieu 
est le nominatif, et 



Pluriér. 

Quetan person , 

ni zou. 
Eil person, 

hui zou, 
Trivèd person , 

ind zou* 

Ne faut quet ancoéhat 
penaus, a pç hrér kui 
d'un dén é hunan , 
quement-cé n'en dé 
meit dré respet , rac , 
guet er sterd , deliet 
vehai larèt dehou té. 

En ur verb actif, han- 
huein e rér nominatif 
er péh e ra en action , 
hac hanhuein e rér cas 
pé regim er verb er péh 
e andur en action : é 
contrel, ér verb pas- 
sif, hanhuein e rér no- 
minatif tï péh e an- 
dur en action , hac 
hanhuein e rér cas er 
verb er péh e ra en 
action : raccé ér fraz- 
men , Doué e buniss 
er péhour^ ha neoah er 
péhour e ^ou caret guet 
Doué ; ér hetan 
mambr. Doué e zou 
nominatif, hac er pé" 



130 VOCABU 

U pécheur est le cas 
ou le régime du verbe 
punir ; dans le second 
membre, U pécheur 
est le nominatif, et 
DuuQsi le cas du ver- 
be aimer. 

Le verbe a souvent deux 
régimes, celui de la 
personne et celui de 
la chose : ainsi dans 
cette phrase , le Bap- 
terne lave fâme du pé- 
ché originel; le Bap- 
tême ^ voilà le nomi- 
natif; lave y voilà le 
verbe ; Câme^ voilà le 
cas de la personne ; du 
péché orginel ^ voilà 
le cas de la chose , &c. 

hç participe est un vrai 
adjectif formé du ver- 
be ; comme lisant , 
lu , aimant , aime , 
travaillant j travaillé^ 
&c. Le premier s'ap- 
pelle participe du 
présent, et le second 
participe du passé, 
lequel, avec les temps 
des verbes auxiliaires, 
sert à conjuguer les 
temps passés du verbe 
actif, et tous les temps 



LAIRE 

kour zou cas pé regim 
er verb punissein ; en 
eil mambr, er péhour 
zou nominatif , ha 
Doué zou cas er verb 
cdrein. 

Er verb en devai lies deu 
regim , hani er person 
hac hani en dra : rac- 
cé ér fraz-men : er 
Vadimt e holh en inean 
ag er péhed originel; er 
Padient^ chetu en no- 
minatif; e holh , chetu 
er verb ; en inean , 
chetu cas er person ; 
ag er péhïd originel ^ 
chetu cas en dra,&c. 

Er particip e zou ur gùir 
adjectif formet ag er 
verb; èl mei é leine , 
Icinet , é cdrein , caret ^ 
é labourât^ labouret ^ 
&c. Er hetan e han- 
huér particip er pre- 
sant, hac en eil parti- 
cip en treménet, pé- 
hani , guet en amzé- 
rieu ag er verbeu au- 
xiliaer , e chervige de 
zistillein en amzérieu 
treménet ag er verb ac- 



Français et Breton. 



du passif où il suit tou- 
jours les règles de Tad- 
jectif, en français , 
s'accordant en genre 
et en nombre avec son 
nominatif; ce qui n'a 
pas lieu en breton. 



Uadverhe Qst un mot qui 
se joint ordinairement 
à un verbe ; comme 
souvent , beaucoup , 
b'un y grandement ^ or^ 
dinairtment , coura- 
geusement ^ &c. 

La préposition est un mot 
qui se met avant les 
autres , comme pour , 
dans , sur , environ , 
par ^ au-dessus^ &c. 

La conjonction sert à 
joindre deux ou plu- 
sieurs mots ou mem- 
bres de phrase ; com- 
me et , av^c , ensem* 
bU , &c. 

\J interjection est ah ! 
eh ! ha ! oh ! hélas ! 
&c. 

\J article est un petit mot 
qui se met ordinaire- 
ment avant un subs- 
tantif avec lequel il 



MI 



tif hac ol amzérieu er 
verb passif é péh léh é 
héli attàu , é gallec , 
régleu en adjectif , 
doh hum jaugein é 
geanre hac é nombr 
guet é nominatif; que- 
ment-cé ne hum gav 
quet é breton. 

En adverb e zou urguîr 
e joéntér ordinaere- 
mant guet ur verb; èl 
mei lies^ hilleih ^ er* 
hat y forh , ordinœre- 
mant , guet courage , 
&c. 

Er préposition e zou ur 
guir e laquer é raug er 
réral ; èl mei avàt , 
en , eV, ar ^ ardro , 
dré^ drts , &c. 

Er conjonction e chervige 
de joéntein deu pé is- 
troh eit deu guir pé 
mambr a fraz ; èl mei 
ha ^ hac ^ guet ^ as- 
sambl ^ &CC. 

En interjection e zou ah! 
eh ! ha ha ! oh ! al- 
las ! &c. 

En article zou ur guirig 
e laquer ordinaere- 
mant é raug ur subs- 
tantif guet péhani en 



131 



Vocabulaire 



s'accorde , en fran- 
çais, en genre et en 
nombre comme Tad- 
jectif; car en breton 
l'article ne connaît ni 
genre ni nombre : et 
si la lettre finale est 
tantôt r , tantôt n , 
tantôt /, c*est la lettre 
initiale du mot qui le 
suit qui occasionne 
ce changement. (On 
trouve des exemples 
de tout cela au com- 
mencement de ce Li- 
vre.) 

L'article du nominatif 
et de V accusatif est 
un , une , des y le y la ^ 
les y exemples , un 
taureau, une génisse, 
un veau , des bêtes , 
le taureau , la génisse , 
le veau, les bêtes. 

L'article du génitif et de 
V ablatif tst d'un , ^'/z- 
ne y de y du y dey la y 
des ; exemples , d^un 
pré , d'une porte , 
d^une lande, de fruit, 
du jardin, de la na- 
ture, des travaux. 



hum jauge , é gallec , 
é geanre hac é nombr; 
rac é breton en articl 
ne hanàu na geanre 
na nombr : ha mar 
bé el lettren dehuéhan 
a nehou gùéh r, gùéh 
72, gùéh /, el lettren 
tâl ag er guir e vai ar 
hé lerh e zou caus 
d'er changemant-cé. 
(Cavein e rér exam- 
pleu ol a guement-cé 
ér hommancemant ag 
• el livr-men. 

Articl en nominatif h^c 
en accusatifs zou un , 
wr, ul y en y er y el ; 
exampleu , ur hoh- 
lay, un annoër, ul 
lay , lonnèd , en hoh- 
lay , en annoër , el 
lay , el lonnèd. 

Articl er genetif hac en 
ablatif e zou ag ur , 
ag un y ag ul y a y 
ag ery ag en y ag el ; 
exampleu, ag ur prad, 
ag un or, ag ul lan- 
nêg , a fréh , ag er 



jardrin, ag en natur , 
ag el labourieu. 
L'article du^^r//est ^,1 Articl en datif e zou 



Français et Breton. 



au ^à la^ aux^ à des ; 
exemples, i D'ievu^au 
père, à la mère, aux 
livrés, à des animaux. 

Souvent en breton Tar- 
ticle ne s'exprime pas 
ainsi , au lieu de la 
maison de mon père , 
le breton dit tout 
court ^ maison mon 
père^ &c. 

Les degrés de comparai- 
son sont: le positif ^ 
le comparatif et le 
superlatif. 

Le /?05iri/ marque seule- 
ment la qualité de la 
chose ; comme bon , 
mauvais y grand ^ pe- 
tit j beau^ &c. 

Le comparatif 2L\xgxr\tn{t 
la qualité de la chose, 
en la comparant avec 
une autre ; comme 
meilleur , pire , plus 
grand , plus petit , 
plus beau que , &c. 

Le Superlatif porte la 
qualité de la chose 
au suprême degré ; 
comme le meilleur^ 
trh'bon , le pire , trei- 
mauvais , le plus 
grand y très-grand , 



735 



dey £er^ cCen^ d\l ; 
exampleu, de Zoué, 
d en tad , d\r vam , 
^Wlivreu , de lonnèd. 
Liés é breton ne ver- 
chér quet en articl ; 
raccé, é léh en ti a. 
me \ad ^ er breton 
e lar gronce, ti me 
[ad , &CC. 

Er pa^enneu a gompa* 
rage e zou : gx positif y 
er homparatif hac er 
superlatif 

Et positif e verche hemb 
quin calité en dra; 
èl mei mad y fal y 
bras y bihan , bràu , 
&c. 

Er homparatif Q gresq 
calité en dra , doh 
er homparagein guet 
un aral ; èl mei gùely 
falloh y brassoh^ bi- 
hannoh , bràuok 

eit, &:c. 

Er superlatifs zou calité 
en dra d'en ihuellan 
pazen ; èl mei er 
gàellan , mad mar-bety 
er fallan , fal mar- 
bct y cr brassaUy forh 
vras ^ er bihannan , 

8 



134 Vocabulaire 

le plus petit ^ le plus tr bràuan y &c. 
beau , &c. 
Pardonnez-moi , mon 



sieur 5 SI je vous in- 
terromps ; mais il est 
temps que j'aille dîner. 

Tu ne penses donc pas à 
aller à l'école aujour- 
d'hui ? 

Vous savez que je n'ai 
point étudié ma le- 
çon ; et de plus il est 
trop tard. 

Au revoir, monsieur^ 



Pardonnet d'eign,eutru, 

mar dan ar hou conz; 

mses mal-é d'eign mo- 

net d'em mirèn. 
Ne chongès quet enta 

monnèt d'er scôl hi- 

nihue ? 
Goût e ret ne mes chet 

studiet me leçon ; 

hac open rai zehué- 

hat-é. 
Quenavou , eutru. 



QUATRIÈME DIALOGUE. 

Entre un Précepteur et son Écolier. 

PUARFÈD DEFIS. 

JLiré ur Mœstr a scôl hac é Scolaer. 



Hé bien , grand mon- 
sieur , pourquoi ne 
vîntes- vous pas hier 
à récole? Étiez-vous 
malade } 

Je vous demande ex- 
cuse , mon Maître ; 
je n'étais pas plus ma- 
lade qu'aujourd'hui. 

Qu'aviez-vous donc? 



Hama , piquôl eutru , 
perac ne hoaih-hui 
deit déh d'er scôl i 
Ha clan hoaih-hui ? 

Escus e houlennan guet- 
n-oh, me Msestr , ne 
oen quet clannoh eit 
hinihue. 

Petra hou poai-hui enta ? 



Français et Breton! 



Je me disposais à venir 
chez vous à neuf 
heures, quand je ren- 
contrai monsieur de 
ker-fraud , surnom- 
mé léger d^argent , 
qui allait se prome- 
ner à la campagne. 

Que vous dit-il ? 

Il me loua beaucoup la 
langue française , et 
m'engagea de toute sa 
force à l'apprendre. 

Il avait raison; le fran- 
çais tst une belle lan- 
gue, et tout le monde 
est curieux aujour- 
d'hui de le savoir. 

Pour moi on aura beau 
me dire , je ne m'en 
soucie pas. 

Cependant toutes les 
personnes de qualité 
parlent français. 

Je sais qu'on parle fran- 
çais dans toutes les 
Cours de l'Europe; 
mais que m'importe ? 
jamais je n'irai à la 
Cour. 

Ne perdez pas courage, 
mon ami : vous êtes 
jeune ; et si vous ne 
vous mettez pas à pré- 



oen don hum zispo- 
sein de zonnèt d'hou 
ti de nàu ser , a pe 
gavezan en eutru kér^ 
fraud , lishanhuet 
Scan a argand , péha- 
ni e yai de bourmén 
ar er maezeu. 

Petra e laras-ean d'oh ? 

Ean e vêlas d'eign hllleih 
er gallec, hac em in- 
gageas ag é ol nerh 
d'en disquein. 

Raeson en doai; er gallec 

e zou ul langage ca'ér, 

hac en ol zou curius 

hinihue en dé ag er 

.goût. 

Eid on-mé , ca'ér e vou 
larèt d'eign, ne hum 
sourcian quet a nehou. 

Neoah ol en dud a ga- 
lité e gonz gallec. 

Me houair é conzér gal- 
lec é Courd quement 
Roué zou en Europ ; 
ma2s péh forh e ran- 
mé ? jamais ne yein 
de Balass er Roué. 

Ne gollet quet calon ^ 
m'ami : youanq-oh ; 
ha ma ne hum laquet 
quet bermen ér stad 



136 



Vocabulaire 



sent en état de faire 
vous-même vos affai- 
res dans la suite , vous 
vous en repentirez. 
Pour mes affaires, je 
n'aurai besoin que de 
la langue que ma mère 
m'a apprise sans tant 
de cérémonies. 

Vous voulez apparem- 
ment me vanter vo- 
tre breton ; mais jus- 
qu'où irez-vous avec 
ce jargon qui n'est 
usité que parmi des 
paysans ? 

Qu'appelez-vous jargon, 
monsieur ? Ce nom 
convient mieux à vo- 
tre français , que je 
compareàun habit fait 
d'un échantillon de 
chaque pièce d'étoffes 
qui se trouvent dans 
une grande boutique. 

J'en conviens; mais ce- 
pendant le français est 
devenu la langue uni- 
verselle. 



d'hobér hui-memb hou 
ç'affasrieu en amzér de 
zonnet, hui hou pou 
qua^. 

Eit m'affaerieu, n'em bou 
dobér meit ag el lan- 
gage en dès me mam 
disquet d'eign hemb 
quement-cé a céré- 
monieu. 

Merhat é fal d'oh mêlein 
d'eign hou preton ; 
maes bet mèn é he- 
hait-hui guet er gre- 
gage-cé péhani n'en 
dé pratiquet meit é 
mesq paysantèd ? 

Petra e hanhuet-hui gre- 
gage , eutru ? En han- 
hue-zé e jauge gùel doh 
hou callec , e gom- 
paragean doh ur sai 
groeit ag ur retaillen 
a bep péh mihér e 
hum gav en ur vou- 
ticle bras. 

Me avoué quement-cé ; 
maes neoah er gallec 
e zou deit de vout el 
langage gênerai. 



Parce qu'on court tou- Rac ridêc e rér attàu 

> 1 11. 1 ' 



jours après la nou- 
veauté. 
Vous croyez donc que le 
breton est ancien. 



arlerh en treu nehué. 

Hui e grèd enta é ma 
ancien er breton. 



Français et Breton. 



J'ai ouï dire à mon grand 
père , qui avait étudié 
dans sa jeunesse, et 
qui se plaisait à lire les 
vieux livres, que le 
breton est une des plus 
anciennes langues de 
Tunivers. 

Votre grand-père aura 
trouvé cela dans quel- 
que histoire fabuleuse. 

Il ne se contentait pas de 
le dire; il citait des 
gens savants et dignes 
de foi 5 particulière- 
ment saint Isidore de 
Séville, et Joseph, 
historien Juif. 

Et que disent ces gens 
respectables ? 

Ils disent que Gomer , 
fils aîné de Japhet , fils 
de Noé , Qst le père 
des Celtes qui , après 
le déluge, ont peuplé 
une partie de l'Asie 
et toute l'Europe. 

Mais si cela était vrai , 
tous les peuples de ces 
contrées devraient en- ' 
core parler Breton ; 
et cependant cette lan- 
gue n'est plus connue 
que dans certains coins 
de la Bretagne. 



HT 
Me mes cleuet guet me 

zadieu, péhani en doai 

studiet en é yonan- 

quis , ha péhani e 

vourrai é leine er hoh 

livreu, é ma er breton 

unan ag el langageu 

cohan ag er bed. 

Hou tadieu en doai ca- 
vet quement-cé en un 
histoër-benac forget. 

Ne gavai quet guet-hou é 
oai erhoalh el larèt ; 
ean e hanhuai tud abil 
hac e vérit bout cre- 
det , é spécial Sant Isi- 
dor a Se vil, ha Jojeb, 
histo'ériour J'uif. 

Hà petra e lar en dud 
respectabl-hont? 

Ind e lar penaus Gomèr, 
mab cohan Japhet , 
mab de Noé , e zou 
tad er Vretonnèd péré, 
goudé en déluge , en 
dès poblet lod ag en 
Asi hac ol en Europ. 

Mces pe vehai gùir que- 
ment-cé, quementpobi 
zou ér hantonieu-zé e 
zeliehai hoah conz bre- 
ton ; ha neoah n'en dé 
tnui hanàuetel langage 
ce meit é mar-a-gornad 
a Vretagn, 8 * 



ns 



Vocabulaire 



Il est vrai qu'origînaire- 
ment ils avaient tous 
la même langue , les 
mêmes lois et les mê- 
mes coutumes ; mais 
les établissements qu'ils 
ont formés dans des 
régions éloignées les 
unes des autres , et le 
commerce avec les au- 
tres peuples qui se mê- 
lèrent avec eux, ont 
introduit insensible- 
ment dans plusieurs 
cantons des dialectes 
différents qui ont tous 
conservé quelques 
traits de la langue pri- 
mitive. 

Vous voudriez donc me 
persuader que toutes 
les langues de l'Eu ropc 
ont hérité du breton. 

Oui , monsieur , mon 
grand-père me l'a as- 
suré , et il ajoutait 
que plusieurs savants 
ont perdu leur temps à 
chercher Tétymologie 
de beaucoup de mots 
de ces langues , faute 
de savoir le breton. 

Pensez-vous que le latin 



Gùir-é en ou doai ol a 
gommance er memb 
langage, ermemb lé- 
zenneu hac er memb 
custumeu; maes en é- 
tablissemanteu ou dès 
formet é broïeu pêl 
en eil doh éguilé , hac 
en daremprèd guet er 
pobleu aral péré e 
hum gaigeas en ou 
misq, en dès a nebedi- 
gueu dcgasset é paud 
a gantonieu fa?çonieu 
dishaval de gonz péré 
en dès ol conservet 
un dréh-benac ag el 
langage quetan. 

Falein e rehai d'oh enta 
me laquât de gredein 
en en dès quement lan- 
gage zou en Europ hé- 
ritet d'er breton. 

Ya, eutru, mezadieuen 
dès en assuret d'eign, 
hac ean e larai hoah 
en en dès calz a dud, 
abil collet ou amzér é 
clasqerhourienabaud 
a irieu ag el langageu- 
cé , manq a bout er 
breton. 

Hà hui e chonge en en 



Français et Breton. 



et le français soient 
aussi redevables au 
breton ? 

Oui , j*ai entendu dire 
qu'il y a en latin beau- 
coup de mots qui ont 
leur étymologie dans 
le breton; et quoique je 
ne sache pas beaucoup 
de français , je m'a- 
perçois déjà qu'une 
grande partie de ses 
mots a été empruntée 
du breton , et que les 
Français sont redeva- 
bles au breton de Van- 
nes surtout, de leur ai- 
mable prononciation 
sans mauvais accents. 

Vous mettez donc une 
différence entre le bre- 
ton de Vannes et le 
bas-breton ? 

Oui , on regarde, avec 
raison, le breton de 
Vannes comme le 
meilleur, comme l'an- 
cienne et véritable 
langue celtique : les 
Bretons des autres 
quartiers n'en sont 
que des dialectes. 

Ils ont cependant plus 

y de livres que vous 
n'en avez. 



^Î9 

dehai ehue el latin 

hac er gallec obliga- 
tion d'er breton ? 

Ya , cleuet e mes larèt 
é hès é latin paud a 
irieu e zou er hourien 
a nehai ér breton; ha 
penaus-benac ne hou- 
zan quet calz a gallec, 
mé spurmant déjà é 
ma bet queméret ul 
lod vad ag er guirieu 
a nehou ag er breton , 
hac en en dès er Gal- 
leuèd obligation de 
vreton Gùénèd drès 
peb-tra, ag ur fasçon 
amiabi de zevis hemb 
ton erbet displeit. 

Hui e laq enta quêmb 
itré breton Gùénèd 
hac er babreton ? 

Ya , sellèt e rér , guet 
raeson, Breton Gùé- 
nèd él er gùellan , èl 
er hoh ha gùir lan- 
gage breton : er Bre- 
ton ag er hantonieu- 
aral n'en dé meit lan- 
gageu troeit, 

Ind ou dès neoah mui 
a livreu eit ne boès- 
hui. 



140 



Vocabulaire 



Il y a eu un temps où ils 
n'en avaient aucun, 
non plus que nous ; et 
c'est peut-être l'envie 
d'en avoir qui a été le 
principe de cette al- 
tération de la langue 
primitive parmi eux. 

Comment! vos ancêtres 
ne vous ont pas, com- 
me les autres peuples, 
transmis leur histoire 
par écrit? 

Non; avant l'établisse- 
ment du Christianis- 
me, ce peuple était 
dans la coutume de 
ne rien écrire : les 
Prêtres mêmes des 
Idoles , qu'on appelait 
Druides^ ne croyaient 
pas qu'il fût permis de 
mettre par écrit les 
dogmes de leur cruelle 
religion. 

Mais comment ce quar- 
tier de la Bretagne 

, a-t-il conservé seul la 
langue celtique? 

Ce peuple, situé et com- 
me relégué à l'extré- 
mité de la Gaule occi- 
dentale, s'est presque 
toujours soustrait à la 



Bout-zou bet un amzér 
n'ou doai hanni, na 
ni ehué; ha marcé é 
ma en hoant d'en 
devout ezou bet pèn- 
caus d'er fallahèn-zé 
ag er hetan langage 
en ou misq. 

Petra! houcourdadieuér 
n'ou dès chet, èl er po- 
bleu aral , laqueit être 
hou teourn ou histo'ér 
dré scrihue ? 

Naren ; quênt en éta- 
blissemant ag er Gre- 
chéneah, er bobl-zé 
n'en doai quet custum 
de scrihue nitra : Bê- 
lean-memb en Idolèd, 
e hanhuait Drtiid , 
ne gredent quet é ve- 
zai permettet scrihue 
en articleu a ou reli* 
gion cruel. 

Mass penaus en en dès 
er hanton-men a Vre- 
tagn é hunan conser- 
ver er breton ? 

Er bobl-zé, diazéethac 
èl forbannet ér pèn ag 
er Gai doh er huh- 
hiaul, en dès quasi 
attàu hum dennet a 



Français h 

domination des Ro- 
mains et des Francs , 
qui se sont successi- 
vement emparés des 
Gaules, et y ont ré- 
pandu leur langue et 
leurs coutumes. 

Comment pensez- vous 
que les Bas -bretons 
aient altéré la langue 
celtique ? 

En voulant l'astreindre 
aux règlesetaux tour- 
nures de la langue 
française, ils ont ha- 
billé à la bretonne 
une infinité de mots 
française 

Ne craignez- vous pas 
que la même chose ne 
vous arrive ? 

Nous nous en aperce- 
vons déjà : les auteurs 
parmi nous ne cher- 
chent qu'à se faire 
entendre , et quand 
ils trouvent un mot 
usité parmi le peuple, 
ils l'emploient sans 
examiner s'il est ori- 
ginairement breton 
ou non. 



T Breton. 141 

zan berh er Roma^nèd 
hac er Francision , 
péré en dès lerh-oh- 
lerh hum lancet ér 
broïeu Gai , hac en 
dès streàuet én-hai ou 
langage hac ou hus- 
tumeu. 

Penaus é chonget-huî 
en en dehai er Va- 
bretonnèd goaheit er 
breton ? 

E clasq er pléguein de 
règleu ha de droyeu 
er gallec , ind ou 
dès gusquet é kis bre- 
ton un afin a irieu 
gallec. 

Ne zouget-hui ne arri- 
huehai er memb tra 
guet-n-oh ? 

Déjà é spurmantamb 
quement-cé : er ré e 
scrihue Livreu en hur 
misq , ne glasquant 
meit ma veint antan- 
det , hac a pe gavant 
ur guir pratiquet é 
misq er bobl, ind en 
impie hemb exami- 
nein hac ean zou bre- 
ton ér hourien pé 
n'en dé quet. 



14^. 



Vocabulaire 



L'autre jour j'entendis 
deux marins discou- 
rir ensemble, et j'au- 
rais presque deviné ce 
qu'ils se disaient l'un 
à l'autre. 

Vous avez raison ; les 
gens de pays mariti- 
mes se glorifient de 
mieux parler que ceux 
de pleine terre , et 
pour étaler leur bâ- 
tarde éloquence , ils 
mêlent, par je ne sais 
quelle vanité , tant 
de mots français dans 
leurs discours, qu'on 
aura de la peine bien- 
tôt à savoir quelle lan- 
gue ils parlent : c'est 
la mode surtout à 
Rhuis, à l'Ile-d'Arz-, 
à rile-aux-Moines , 
à Pennerf , &c. 

Mais si votre langue Qst 
si ancienne que vous 
le dites, vous êtes sou- 
vent obligé de recou- 
rir au français pour 
exprimer bien des ob- 
jets qui n'étaient pas 
connus des anciens. 

Oui, monsieur, il n'y 
a point de doute que 



En dé aral me gleuas 
deu vartelod é tevis 
assambl, ha m'em be- 
hai burhut divinet er 
péh e lareint en eil- 
d'éguilé. 

Raison e hoès; en ar- 
voris e hum hlorifi é 
conzant gùel eid en 
argoaedis, hac eit dis- 
pléguein ou loquance 
bastard, ind egaige, 
dré n'un quet péh va- 
nité , quement a irieu 
gallec en ou devis, ma 
vou poén abrest é bout 
péh langage égonzant: 
er mod-é surtout é 
Rhuis, en Arh , en 
Izenah , é Pèn-arh , 
&:c. 



Mœs mar dé quer coh 
hou langage èl ma 
laret, requis vai d'oh 
liés goulen secour guet 
er gallec eit larèt calz 
a dreu péré ne oent 
quet hanàuet guet en 
dud coh. 

Ya , eutru , n'en dès 
chet a arvar n'en dé 



Français 

notre langue ne soit 
très ancienne, et qu'il 
n'existe dans le grand 
monde bien des choses 
dont nos pères, tous 
élevés dans les cam- 
pagnes, n'avaient pas 
la moindre teinture ; 
mais quel mal trou- 
vez-vous que nous em- 
pruntions des Fran- 
çais des mots nou- 
veaux pour nous , 
dont nous leur avons 
peut-être fourni les 
étymologies ? 

Je ne comprends pas , 
mon ami, comment 
vous avez pu me dire , 
quand je vous de- 
mande compte de vos 
leçons , que vous n'a- 
vez point de mémoire; 
vous n'avez pas oublié 
ce que vous avez ap- 
pris de votre grand- 
père. C'est apparem- 
ment la volonté qui 
vous manque. 

Vous n'êtes point un 
flatteur, monsieur. A 
dire le vrai , l'ortho- 
graphe française me 
répugne au cœur. 



Et Breton. 143 

forh coh hul langage , 
ha n'en dé é misq en 
dud vras paud a dreu 
a béré hun tadeu , ol 
dessàuet ar er maezeu , 
n'ou doai quet en 
disterran hanàuedi- 
gueah; maes péh droug 
e gavet-hui ma quemé- 
rehemb guet er Gal- 
leuèd guirieu nehué 
eid omb , a béré en 
hun nés marcé pour- 
vaiet dehai er gou- 
riad ? 

Ne gomprenan quet , 
m'ami , penaus en e 
hoès éellet larèt d'eign 
a pe houlennan guet- 
n-oh cont a hou le- 
çonieu, ne hoès chet 
a vimoër ; ne hoès 
chet ancoéheit er péh 
e hoès disquet guet 
hou tadieu. Merhad 
é ma er volante e 
vanq d'oh. 

Nen d'oh quet ur flouret- 
tour, eutru. Eit gùir 
larèt , er f^con de 
scrihue er gallec e ra 
dongér d'em halon. 



144 



Vocabulaire 



Que trouvez-vous de ré- 
pugnant dans l'ortho- 
graphe française. 

Par exemple, je suis fâ- 
ché que vous épeliez 
d'une façon, et que 
vous prononciezd'une 
autre. Combien de fois 
devant /2 et m pronon- 
cez-vous Vc comme 
s'il y avait un a ? Pour 
quoi, dans les verbes , 
à la troisième person- 
ne du pluriel, trouve- 
t-on un /z et un / 
que vous ne pronon- 
cez jamais ? 

L'orthographe bretonne 
est donc moins em- 
barrassante ? 

Oui, il n'y a pas une 
lettre inutile , et nous 
prononçons tout com- 
me en latin, excepté 
r« que nous rangeons 
en trois classes, com- 
me vous, et que nous 
distinguons par des 
accens. 

Vous me donneriez pres- 
qu'envie d'apprendre 
le breton; mais vous 
avez des mots qui cho- 
quent les oreilles : j'en- 



Petra e eavet-hui don- 
geruserfaeçon de scri- 
hue er gallec? 

Par exampl, fâche-é 
gueneign ma hapellet 
en ur mod , ha ma 
prononcet en un aral. 
Pèd gùéh é raug n 
hac m é prononcet- 
hui en t èl pe vehai 
un ^ ? Perac , ér ver- 
beu , en drivèd per- 
son pluriér , é cavér 
attàu un n hac un / , 
ne brononcet jamses ! 



Er fasçon de scrihue er ^ 
breton e zou enta di- 
louyoh ? 

Ya , n'en dès chet ul 
lettren ne chervige , 
ha ni e brononce just 
èl é latin, nameit en ' 
c e laquamb é tri rang i 
èl-oh , hac e zifFor- 
hamb dré tiraedeu. 



I 



Quasi ne reheoh d'eign 
hoant de zisquein er 
breton ; maes hui e 
hoès guirieu péré é 
oiFance en discoharn ; 



Français 

tends ma servante dire 
souvent , couchUt , 

couchUt J'aurais 

honte de vous dire 
quelle idée cela me fait 
naître dans l'esprit. 
Aidez-moi un peu, s'il 
vous plaît , monsieur. 

Je ne demande pas mieux 
que de vous rendre 
service. 

Je m'en prends à votre 
beau verbe louer : 
changez IV en in ; 
que trouvez-vous? 

Je trouve loucin. 

Au lieu à^ein^ mettez 
amb , et ajoutez -y 
Dieu ; que trouverez- 
vous ? 

Je trouve louamb Dieu, 

Mes frères^ dit ce Pré- 
dicateur semi-breton 
bourde à la fin d'un 
beau sermon , les 
Saints le louent aussi. 
Qu'en pensez -vous? 

Je pense qu'il avait bien 
dit. 

'Il pensait comme vous; 
et cependant les bon- 
nes gens qui l'enten- 



ET Breton. 145 

me gleu me matéh é 
larèt liés , ceuchiet , 
couchiet.... Méh em 
behai é larèt d'oh péh 
chonge e zegasse que- 
ment-cé ém sperèd. 

Secouret-mé un tamicg, 
mar plige guet-n-oh, 
eutru. 

Ne houlennan quet gùel 
eit gober pligeadur 
d'oh. 

Mé hum guemér doh 
hou verb caër louer : 
changet en r en in ; 
petra e gavet-hui ? 

Mé gav loudn. 

È léh ein laqueit amb ^ 
ha guet-hou laqueit 
hoah Doué ; petra e 
gavehait-hui ? 

Mé gav louamb Doué. 

Mem bredér ^ e laras er 
Predégour-hont han- 
tér-breton bourdet en 
achimant ag ur Pre- 
dêg caër , er Sœnt cl 
lou ehué, Petra-é hou 
chonge ? 

Mé gav guet-n-eign en 
en doai laret mad. 

Ean e chongeai èl oh ; 
ha neoah en dud vad 
péré er cheleuai e oai 

9 



146 



Vocabulaire 



daicnt en furent scan- 
dalisés. 

Mais qu'y avait-il de 
scandakux dans ce 
qu'avait dit ce Pré- 
dicateur ? 

Rien du tout pour un 
Français, et beaucoup 
pour un Breton. 

Le mot loui^r a donc une 
signification choquan-; 
te pour les oreilles 
d'^un Breton? 

C'est plutôt pour son 
nez : ce mot , traduit 
à la lettre en breton , 
signifie lâcha (sans 
bruit) dcsjlatuosités , 
puer. 

Ainsi ces bonnes gens 
devaient penser que 
le Prédicateur voulait 
leur dire des sottises. 
Ma mcre, qui ne sait que 
k» breton^ s'imagina 
qu'il disait : lâchons 
d<ùs jldtus À Dieu , 
mes frcrcSf Us Saint\ 
€n lâchent aussi. 



Maïs , vous me ferler 
presque croire que 
votre mère n'est i)as 
beaucoup spirituelle.} hou mani. 



bet scandalet a gue- 
ment-cé. 

M^s petra e oai a scan- 
dalus ér péh en doai 
laret er Predégour- 
hont ? 

Nitra agrén eid ur Gai, 
hac hilleih eid ur Bre- 
ton. 

Er guir louer en dès en- 
ta ur senefication of- 
fançus eit discoharn 
ur Breton } 

Eid é fri-é quéntoh : cr 
guir-zé laqueit lettrcn 
ha lettren é breton , e 
senefi lausquein loueu^ 
fal vla^ein. 

jEl-cé er gueih tud-hont 
e zeliai chongeal é fal- 
lai d'er Predégour la- 
rèt sottisseu dchai. 

Me mam , péhani ne 
l^ouair meit er breton , 
e çhongeas guet-hi é 
larai ; lausquarîib 
louiu guet Doui^ mem 
bredér , er Scène e lausq 
ehué. 

Mœs , hui em laquehai 
quasi de giedein n'cii 
dé quçt paud ispridct 



Français et Breton. 



Ma mère en pourrait 
direautanr d'un Fran- 
çais qui serait choqué 
du mot couchUin (sa- 
lir). 

Je vois que vous êtes 
un bon drôle : vous 
savez déjà rétorquer 
l'argument , (se ser- 
vir du raisonnement! 
d-un autre contre lui). \ 
Quel est donc le mot 
breton qui répond à 
louer ^ qui a une si 
belle signification en 
français? 

C'est mèUin^ monsieur; 
et si notre Prédica- 
teur s'en tût rappelé, 
il n'aurait pas gâté son 
Sermon. 

Allcz-vous-en , mon a- 
mi ; vous êtes un ba- 
billard. 

Ah , mon maître ! à 
bon chat , bon rat. 
Je m'en vais donc. A 
demain. 



M7 



Me mam e ellehai larèt 
quement-aral ag ur 
Gai péhani e vehai 
ofFancet ag er guir cou^ 
chïàn. 

Me huél é oh ur pautr 
mad : goût e ret déjà 
hum chervige a zevis 
un aral inemb dehou. 
Péhani-é enta er guir 
breton e rescond de 
louer ^ péhani en dès 
ur senefication quer 
bràu é gallec. 



MêUin-é^ eut ru; hac a pe 
vezai bet deit chonge 
d'hur Predégour a ne- 
hou , n'en dehai quet 
couchiet é Bredég. 

Quêrhet hou ç'hènt , 
m'aml ; ur haquêt- 
tour-oh. 

Ah , me maestr ! de gah 
mad , rah haval. E 
han enta me hènt. 
Bèd arhoah. 



^»^ 



14» 



Vocabulaire 



^«>HtS5= 



so&xos. 



CINQUIÈME DIALOGUE. 
Entre un Hermite et un Berger. 

PUEMFÈD DEFIS. 

JLtré un Hermit hac ur BuguL 

Petra e ret-hui azé , 
mem brér é Jesus- 
Chrouist ? 



Que faites-vous là , mon 
frère en Jésus-Christ ? 



Je m'amuse un moment , 
mon père. 

Je vous souhaite le bon 
jour. 

Je vous en remercie ; 
mais îe n'ai jamais eu 
de mauvais jour. 

Vous m'étonnez : com- 
ment, depuis que vous 
êtes au monde vous 
n'avez à vous plain- 
dre d'aucun mauvais 
jour ! Votre état est 
cependant bien triste. 

Je vous réponds que j'ai 
été toujours heureux; 
et jusqu'à présent , 
grâces à Dieu , rien 
n'a troublé la paix de 
mon âme. 



È on é teverral ur mo- 
mand, me zad. 

Deuéh mad d'oh e zesi- 
ran. 

Houtrugairéquad e ran; 
maes biscoah goal 
zeuéh ne mes bet. 

Souéhet-on d'oh : pe- 
tra^ a houdé ma oh 
ér bed ne hoès de hum 
glêm a hoal zeuéh er- 
bet J Forh trist-é neoah 
hou vacation. 

Me rescond d'oh é on 
bet attàu eurus ; ha 
bet bermen, trugairé 
Doué, nitra n'en dès 
troublet er peah ém 
inean. 



Que faites -vous pour! Petra e ret-hui eit con- 



Français et Breton. 

* 1 



conserver constam- 
ment une paix si pré- 
cieuse ? 

Voici ce que je me dis 
à moi-même : le bon 
Dieu règle tout en ce 
monde ; il est notre 
maître et notre père ; 
il ne nous veut que 
du bien. Ainsi , dans 
tout ce qui arrive, 
je regprde sa sainte 
volonté, et je m'y 
conforme en tout; et 
en conformant ainsi 
ma volonté à celle de 
Dieu, je suis toujours 
heureux. 

Mais si Dieu voulait 
en ce moment vous 
précipiter dans Ten- 
fer, que feriez-vous ? 

J'ai deux bras; je le sai- 
sirais si étroitement , 
que je le tirerais avec 
moi ; et si j'étais avec 
Dieu , )e serais en Pa- 
radis, 

Qui êtes -vous y mon 
ami? 

Je suis Roi. 

Et où Qst votre Royau- 
me? 

II est au fond de mon 
cœur. 



149 

servem dalhmad ur 
peah quer précius ? 

Chetu er péh e laran 
d'eign me hunan : en 
Eutru Doué e règle 
tout ér bed-men ; ean 
é hur ma^str hac hun 
tad; q,uin meit vad ne 
zesir d'^emb. El-cé, é 
quement-tra e arri- 
hue, me sell volante 
Doué, ha mé hum 
hroa doh-t-bi é peb- 
tra , hac é jaugein 
èl-cé me volante doh 
hani Doué , me zou 
perpet eurus. 

Maes pe falehai de Zoué 
hou flastrein bermen 
en ihuern , petra e 
reheoh-hui ? 

Me mes dihue-vréh; me 
groguehai én-hou quer 
sterd, m'en tennehen 
guet-n-eign ; hac a pe 
vehen guet Doué^ me 
vehai ér Baraouis. 

Pihueoh-hui, m'ami? 

Me zou Roué. 

Hà mèn é ma hou Ran-^ 

teleah ? 
É ma en don a me ha- 
' Ion. 



>u'est-ce quç régner ? 
.égner c'est dominer 
Scfs sujets. 

Et quels sont vos sujets? 

Ce sont mes passions; 
je tâche de les com- 
battre et de les assu- 
jétir en tout à la Loi 
de Dieu. 

Ah ! mon ami, que vous 
êtes heureux ! 

Que chacun fasse son 
devoir , et tout le 
monde sera heureux. 

J*ai cru longtemps qu'il 
n'était pomt de bon- 
heur dans cette vie : 
je vois que je me suis 
grandement trompé. 
Dites- moi en quoi 
vous lefaites consister. 

Dans la paix avec nous- 
mêmes et avec les 
autres , et dans la 
santé. 

Pour être heureux , il ne 
suffit donc pas d'être 
bien riche ? 

Non ; les richesses empê- 
chent souvent d'être 
heureux. Les riches 
ont presque tous la 
folie d'être toujours 
mécontents. 



Vocabulaire 



Petra-é bout Roué? 

Bout Roué e zou maes- 
troniein é sujité. 

Hà péré-é housujité? 

Men goal inclinationeu- 
ind; me assai com- 
battein inemb dchai 
hac ou laquât de blé- ^ 
guein é peb-tra de 
lézen Doué. 

Ah ! m'ami , nac eu- 
russet oh-hui ! 

Groéet peb-unan é ze- 
vér 5 hac en cl e vou 
eurus. 

Mé mes credet pêî am- 
zér ne oai quet a le- 
huiné ér vuhé-men : 
me huél en e mes 
hum drompet a vras. 
Laret d'eign é petfa é 
laquet-hui é consist. 

Èr ptah guet-n-emb hun 
hunan ha guet er ré- 
ral, hac ér yehèd; 

Eit bout eurus , ri*en 
dé quet erhoalh enta 
bout pihuiq-bras ? 

Naren; en danné e vir 
liés ne vér eurus. 
Quasi ol en dud pi- 
huiq en dès er folleah 
de. vout attàu mal- 
goutant. 



Français et Rreton, 



Quand j'étais jeune , il 
me semblait que, si 
j'tusse été riche, j'au 
rais bien mangé et 
bien bu , je me serais 
bien diverti, et qu*ain* 
si j'eusse été heureux 

Vous vous trompiez ; 
api es un divertisse- 
ment on en désire un 
autre; on désire tou- 
jours, et jamais on 
n'est content. 

Il m'a toujours semblé 
que c'est un grand 
malheur que d'être 
pauvre. 

Non ; ce n'est pas un 
grand malheur; mais 
c'est un erand mal. 

Quelle différence trou- 
vez-vous entre un 
grand malheur et un 
grand mal ? 

Un grand mal ne dit 
qu'un seul mal ; au 
lieu que le mot mal- 
heur dit un ensemble 
de maux. 

Mais , être contraint de 
travailler est , a mon 
avis , un des plus 
grands malheurs ; et 
les pauvres sont tous 



151 

A peoènyouanq, haval 
oai guet-n-eign,peve- 
zen het pihuiq , en em 
behai daibret hac ivet 
men goalh, hum zi- 
vertisset a vod, hac ë 
vezen bet eurus èl-cé. 

Hum drompein e reoh : 
goudé un devaerrance 
é tesirér un aral ; desi- 
rein e rér attàu, ha ja- 
maes coûtant ne vér. 

Haval-é bet guet-n-eîgn 
perpet é ma ur mal- 
heur bras bout peur. 

Non-pas, n'en dé quet 
ur malheur bras, mass 
un droug bras-é. 

Péh quêmb e gavet-hui 
être ur malheur bras 
hac un droug bras ? 

Un droug bras ne ra d'an- 
tand meit un droug 
é hunan; é léh ma 
sentfierguir malheur 
un tolp a zrougueu. 

Maes , bout contraignet 
de labourât e zou , 
d'em chonge , unan 
ag er rnalheurieu bras- 
sa n ; hac er beurerion 



152 



Vocabulaire 



condamnés au travail. 

Il n'y a au monde per- 
sonne qui ne soit tenu 
de travailler de quel- 
que façon ; et quicon- 
que ne travaille pas , 
ne doit pas manger , 
dit Saint Paul. 

Quoique tout le monde 
doive travailler , je ne 
vois pas que tout le 
monde travaille. 

Ceux qui ne s'occupent 
point sont dévorés de 
Tennui qui les fati- 
gue plus qu'un tra- 
vail bien réglé. 

On dit que ce ne sont pas 
ceux qui travaillent le 
plus qui mangent les 
meilleurs morceaux. 

Et moi je dis que ce ne 
sont pas ceux qui tra- 
vaillent le moins qui 
sont les plus vertueux. 

Allez-vous quelquefois 
en ville ? 

Je ne fréquente les gens 
de ville que le moins 
que je puis. 

Qu'en pensez- vous ? 
J'aurais envie de con- 



e zou ol condannct 
d'el labour. 

N'en dès ér bed dén 
n'en dé obliget de la- 
bourât en ur mod be- 
nac ; ha pihue-benac 
ne labour quet, ne zeli 
quet daibrein , emé 
Sant Paul. 

Deustou mei deliet d'en 
ol labourât, nehuélan 
quet é labour en ol. 

Er ré ne hum laquant 
d'hobér nitra e zou 
daibret guet en annae , 
péhani ou fatig mui 
eid ul labour réglet 
mad. 

Larein e rér n'en dé 
quet er ré e labour er 
muihan e zaibr en 
tameu gùellan. 

Ha mé me lar n'en dé 
quet er ré e labour 
bihannan e zou er ré 
vertuussan. 

Monnet e ret-hui mar-a- 
huéh é kér? 

Ne hantan en dud a 
guér meit bihannan 
ma éellan. 

Petra-é hou chonge ? 
Hoant em behai de 



Français 
seiller à votre père de 
vous envoyer au col- 
lège , c*est-à-dire, à 
l'école publique. 

Je ne demande pas mieux 
que d'apprendre le la- 
tin; mais je craindrais 
de devenir un fai- 
néant, et peut-être 
un libertin , comme 
bien d'autres. 

Vous croyez donc que 
le commerce des villes 
est dangereux pour les 
jeunes gens de la cam- 
pagne ? 

Oui sûrement, j'en suis 
persuadé ; et je sais 
que de soixante qui 
courent la même clas- 
se , à peine y en a- 
t-il dix qui ne perdent 
pas le temps à jouer , à 
se promener , à cou- 
rir les rues , et à faire 
les grands messieurs 
en ville. 

Mais si Dieu vous ap- 
pelait à la Prêtrise , 
il vous faudrait bien 
aller au collège pour 
faire vos études. 



ET Breton. 15 j 

gonseillein d*hou tad 
hou cass d'er hoUége , 
de larèt-é , d'er scôl 
public. 
Ne houlennan quet gùel 
eit disquein el latin ; 
mss me zougehai a 
zonnèt de vout ur fé- 
neant, ha marcéul li- 
bertin, èl paud aral. 



Hui e grèd enta é ma 
dangerus en darem- 
prèd ag er hérieu eid 
en dud youanq diar 
er mœzeu ? 

Ya sur, me grèd que-- 
ment-cé ; ha goût e 
ran penaus a dri- 
uiguênd péré e rid er 
memb sclass , a boéii 
é vai dêc péré ne gol- 
lant quet en amzér é 
hoari, é pourmén , é 
ridêc dré er ruyeu, 
hac é taillein en du- 
chentil vras é kér. 

Mass pe zehai Doué 
d'bou calhuein d'er 
stad a Vélôg, ret-mad 
vehai d'oh monèt d'er 
hollége eit gober hou 
studi. 






Si Dieu m*appelait à un | P'em galhuehai Doué 



154 VOCAB 

état si saint , Je sau- 
rais , avec le secours 
de *a grâce , me sau- 
ver de ce déluge de 
vices qui empoisonne 
les villes. 

Prenez courage, mon a- 
mi ; j'espère que Dieu 
ne vous oubliera pas, 
voyant que vous ne 
cherchez que cette 
chose qui est la seule 
nécessaire. 

Dieu n'oublie personne 
en ce monde -ci; il 
nous a tous créés pour 
le connaître, Taimer 
et le servir, et par ce 
moyen acquérir la vie 
éternelle; et il nous 
fournit à tous les se- 
cours nécessaires pour 
parvenir à cette fin. 

Je souhaite que vous per- 
sévériez dans ces senti- 
ments jusqu'à la mort. 

Ainsi soit-il. 



ULAÎRE 

d'ur stad quer santel, 
me houiehai , guet er 
sccour ag é hra^ce , 
hum sauvein ag en dé- 
luge-cé a vinceu péha- 
ni e bussuni er hérieu. 

Queméret courage , 
m'ami : ingorto-on 
n'hou ç'ancoéhei quet 
Doué , é huélet ne 
glasquet meit en dra- 
hont péhani zou é hu- 
nan necessa^r. 

Doué ne ancoéha c\én 
ér btd-men ; ean en 
dès hur hrouéet ol eid 
en hanàuein , er hâ- 
rein hac er chervige^ 
ha dré er moyand • ce 
gounit er vuhé éter- 
nel; hac ean e bour- 
vai d'emb ol er secou- 
rieu requis eitl arrihue 
ér fin-zé. 

Me zesir ma talhehait 
mad ér santimanteu- 
zé bet er marhue. 

Èl-cé revou groeit. 



#bv^ 



Français et Breton. 155 

SIXIÈME tHALOGUE. 

Entre un Jeune hcmitie et une Demoiselle. 

EVÉHFÈD DEFIS. 

Etre îir Patitr youanq hue un Damc:(cl. 

Mademoiselle , excusez 

la liberté que )'ai prise 

de venir vous faire la 

révérence. 
Monsieur, soyez le bien 

venu ; vous m\)bligez 

sensiblement : d'où 

vient que Ton ne Vous 

voit plus ? 
Pourquoi voudriez-vous 

que je perdisse le temps 

à vous faire ma cour, 

puisque je sais que 

vous ne pensez plus à 

moi ? 
Si mon amitié pour vous 

s'est refioidie, ne vous 

en prenez qu'à votfe 

mauvaise conduite. 



Que trouvez -vous de 
, blâmable dans ma 

conduite ? 
Vous n'avez point de re- Ne hoèsqueta rtrgicn; 



Madamezél , escuset el 
liberté e mes quemé- 
ret de zonnet d'hobér 
d'oh er révérance. 

Eutru, deit mad reve- 
hait ; pligeadur bras e 
ret d'eign : petra zou 
caus n'hou cuélér mui? 

Perac é falehai d'oh ma 
collehen en amzér é 
taillein el lis d'oh , 
a pe houyan n'en dé 
mui hou chonge guet- 
n-eign ? 

tMar dé yeînnet me ha- 
ranté doh-oh, ne hum 
gueméret meit doh 
hou fal gomporte- 
mant. 

Petra e gavet-hui e vé- 
rit bout blamet ém 
homportemant ? 



1^6 



Vocabulaire 



llgion ; vous mécon- 
naissez vos parents ; 
vous faites une dépen- 
se exorbitante ; on 
vous prendrait pour 
un grand monsieur , 
tandis que vous n'êtes 
que le filsd'un paysan. 

Pourquoi me reprochez- 
vous de n'avoir pas de 
religion ? Je vais à la 
Messe comme les au- 
tres. 

C'est justement là où j'ai 
remarqué que vous fai- 
tes peu de cas de Dieu 
et de sa loi : vous al- 
lez à l'Eglise comme 
les autres, c'est-à-dire, 
pour y rire , pour cau- 
ser, pour voir et erre 
vu; en un mot, parce 
que c'est la coutume. 

Si vous cherchez un ma- 
ri qui soit un Saint à 
l'Eglise , vous ne le 
trouverez pas sitôt. 

J'en veux un qui soit 
saint partout» 

En quoi trouvez -vous 
que je méconnaisse 
mes parents? 

L'autre jour vous vîtes 



hui e zishanàu hou 
quérènt; hui e ra un 
dispign divusul; que- 
méret veheoh eid un 
eutru bras , durant 
n'en d'oh meit mab 
d'ur paysant. 



Perac é temallet - hui 
d'eign ne mes chet a 
religion } Mé ya d'en 
Overen èl er réral. 

Azé just en e mes re- 
merquet é ret bihan 
a gas a Zoué hac a é 
lézen : hui e ya d'en 
Ilis èl er réral , de 
larèt-é, eit hoarhein 
inou, eit devis, eit 
gùélèt ha bout gùélet; 
en ur guir , rac m'en 
dé er gustum. 

Mar clasquet ur prièd 
péhani e vou ur sant 
en Ilis, n'er havehait 
quet quentéh. 

Mé fal d'eign unan pé- 
hani e vou santel par- 
tout. 

É petra é cavet-hui é 
tishanàuan-mé me 
hérènt ? 

En dé aral hui e huélas 



Français 

votre père et votre 
frère venir au-devant 
de vous dans une rue; 
et parce qu'ils n'é- 
taient pas si bien ha- 
billés que vous , vous 
détournâtes du che- 
min , pour n'être pas 
obligé de les saluer 
publiquement. 

Le reproche que vous me 
faites n'est point sans 
fondement; mais vous 
devez penser qu'il se- 
rait honteux pour moi 
de faire voir à tout le 
monde que j'appar- 
tiens à de pauvres 
campagnards. 

Voilà une chose que je 
ne puis pas supporter , 
qu'un homme, parce 
qu'il demeure en ville, 
ait honte de la profes- 
sion de ses parents , 
parce qu'ils demeu- 
rent à la campagne. 
Vous devriez plutôt 
avoir honte d'être ha- 
billé autrement qu'eux 

Voulez-vous que je me 
morfonde parmi un 
tas de gens grossiers , 
qui ne sont pas plus 



ET Breton. 157 

hou tad hac hou prér 
é tonnèt en arben a 
han-ah en ur ru; ha 
rac ne oènt quet gus- 
quet quer bràu èl oh , 
hui e zisîroas ag en 
hènt , eit ne veheoh 
quet bet obliget d'où 
saludein é public. 



En temal e ret d'eign 
n'en dé quet hemb 
raeson ; mses hui e ze- 
li chongeal é vehai 
méhuseidon discoein 
d'en ol é on sàuet 
a gueih tud diar er 
maezeu. 

Chetu un dra n'éellan 
quet andur , m'en 
dès un dén , rac ma 
chom é kér, méh a 
vacation é guérènt , 
rac ma chômant ar 
er maezeu. Hui e ze- 
liehai quêntoh hou 
pout méh ma oh gus- 
quet dishaval doh- 
t-hai. 

Hà falein e ra d'oh ma 
hum vorfontein é 
misq ur yoh tud rus- 
taud 5 péré n'en d'int 



1,8 



Vocabulaire 



polis que les animaux 
avec lesquels ils vi- 
vent. 
Voilà la ironnaie dont 
les faquins paient or- 
dinairement ceux qui 
ont eu la peine de les 
élever. Ils ne consi- 
dèrent pas que la pro- 
fession des laboureurs 
est la plus noble de 
toutes , et que c'est 
elle qui nourrit les or- 
gueilleux habitants 
des villes. 

Si vous les estimez tant 
que n'allez-vous vous 
établir à la campagne ? 

Si j'avais à m'établir , 
j'aimerais mieux don- 
ner la main à un 
honnête journalier , 
qu'à un gros monsieur 
comme vous, car qui 
n'est pas bon fils , ne 
sera pas aussi bon mari- 

Vous ne pensez donc pas 
à vous marier? 

J'ai déjà assez de maux 
sans en chercher da- 
vantage. 

Le Mariage est-il un si 
grand mal ? 



quet graciussoh eid el 
lonnèd guet péré é 
vihuant ? 
Chetu er monney guet 
péhani é pai ordmae- 
remant en haillevau- 
dèd er ré en dès bet 
er boén d'où dessàu. 
Ne gonsiderant quet 
é ma vacation el la- 
bourision en noplan e 
zou tout , hac é ma 
hi e vâsiue en habi- 
tandèd orgueillus ag 
er hérieu. 

Mar ou istimet quement- 
cé, perac ne yethui de 
ziméein ar er m^aezeu } 

P'em behai:de ziméein, 
gùel vehai guet-n-eign 
rein men dorn d'un 
déuéhour honest, eit 
d'ur piquôl eutru èl oh; 
rac en n'emb n'en dé 
quet mab mad, ne vou 
quet ehué prièd mad. 

N'en dé quet enta hou 
chonge diméein? 

Erhoalh a boénieu e mes 
déjà, hemb clasq da- 
vantage. 

Hàc ean-zou er Briéde- 
reah un droug quer 
bras ? 



Français et Breton. 

C'est même un malheur' ^^ 

pour ceux qui s'enga- 
gent dans un état si 

saint par caprice et 

sans consulter Dieu. 
Que faudrait- il faire 

pour éviter ce maU 

heur ? 
Faire la guerre aux 

pompes et aux vanités 

du monde, observer 

les Commandements 

de Dieu et de l'Eglise, 

et vivre en vrai Chré- 



ï59 



Pou 



tien , comme nous 
l'avons promis sur les 
Fonts du Baptême ; 
et c'est à quoi la plu- 
part des jeunes gens 
ne pensent jamais. 



r moi , ] avoue que 



je n y ai jamais pen- 
sé ; et cependant , 
coûte qu'il coûte , je 
veux me marier. 

Hé bien mariez- vous : 
chacun fait pour soi 
dans ce monde -ci. 
Mais, savez-vous vo- 
tre Catéchisme.^ 

Pour cela je n'ai point 
besoin de Catéchis- 



Ur malheur-é memb eid 
er ré e hum ingage 
en ur stad quer s:qnrel 
drébennad hac hemb 
consultein Doué. 

Petra e vehai ret gober 
eiî dihoal doher mal- 
heur-zé.^ 

Gober brizel de voban- 
ceu ha de vanitéeu er 
bed , mirèt Gourhe- 
méneu Doué ha ré en 
Ilis , ha bihuein èl ur 
gùir Grechén^ èl ma 
hun nés grateit ar er 
Fonce a Vadient;hac 
hennéh-zou un dra é 
péhani el lod-muihan 
ag en dud youanq ne 
chongeant jamaes. 

Eid on-mé, nié avoué 
ne mès»biscoah chon- 
get é quement-cé ; ha 
neoah , coustct e gous- 
tou , mé fal d'eign di- 
méein. 

Hama , diméet : peb- 
unan e ra eit-hou ér 
bed-men. Maes , hà 
hui e houair hou Ca- 
techén } 

Eit quement-cé ne mes 
chet dobér a Gâte- 



me; je n'ai besoin quel chén ; ne mes dobér 



i6o 



Vocabulaire 



de trouver une per- 
sonne qui veuille ni'é- 
pouser. 

Mais se marier n'est 
point un jeu d'enfants; 
il s'agit de recevoir un 
Sacrement ; et pour 
le recevoir digne- 
ment, il faut être ins- 
truit des principaux 
mystères de notre sain- 
te religion et des de- 
voirs de l'état dans 
lequel on s'engage. 

On se marie avec moins 
de cérémonies : notre 
Recteur ne regarde 
pas de si près, et pour 
faire un mariage, il ne 
demande qu'un hom- 
me et une femme qui 
veuillent bien s'allier. 

Que votre Recteur fasse 
son devoir ou non , 
peu m'importe : je 
me garderai toujours 
d'oublier les instruc- 
tions que j'ai reçues 
dans ma jeunesse. 

Si vous étiez homme, je 
croirais que vous au- 
riez été à l'école d'un 
certain philosophe , 



meit a gavouet unan 
péhani e vou coûtant 
a me haeredein. 
Maes diméein n'en dé 
quet un hoari bugalé; 
question-é a receu ur 
Sacremant ; hac eid 
er receu èl ma faut , 
red-é goût er mysté- 
rieu principal a hur 
religion santel hac 
en devérieu ag er stad 
é péhani en hum in- 

Diméein e rér guet bi- 
hannoh a cérémo- 
nieu : hur Person ne 
seèl quet quen tost-zé, 
hac eit gober un di- 
méein , ne houlen a 
nehou meit un dén 
hac ur voès péré e vou 
coûtant a hum aliein. 

Groéet hou Person é ze- 
vér pé ne reèt, ne ran 
quet paud a forh ; me 
zihoallou perpetaan- 
coéhat en instructio- 
neu e mes recçuet ém 
youanquis. 

Pe veoh un dén, me 
gredehai é veheoh bet 
ér scôl guet ur certsen 
filosof, péhani e gavai 



Français et Breton. 



qui trouvait toujours 
des prétextes pour ne 
point se marier. 

Et que disait ce philo- 
sophe ? 

Quand sa mère lui de- 
mandait s'il ne vou- 
lait pas se marier, pro- 
mettant de lui trouver 
une femme accom- 
plie , il branlait de la 
tête et ne lui répon- 
dait rien ; mais étant 
pressé de lui répon- 
dre , il lui dit qu'il 
était trop jeune. 

Quand il fut plus avan- 
cé en âge, que di- 
sait-il? 

Il disait qu'il était trop 
vieux. 

Cet homme était plus 
délicat que vous en 
matière de mariage. 
Que disait-il pour ses 
raisons ? 

Voici comme il raison- 
nait : si j'épousais une 
femme bien riche , elle 
voudrait être la maî- 
tresse; si Je me mariais 
à une laide, je ne l'ai- 
merais pas; si elle était 
belle , elle se laisserait 



i6i 
perpet digaréeu eit ne 
vezai quet diméet. 

Hà petrae laraierfilosof- 
hont ? 

A pe houlennai é vam 
guet-hou hà ne falai 
quet dehou diméein, 
hac é cavezai dehou 
ur voès parfaet, ean e 
heigeai é bèn ha ne 
rescondai nitra dehi ; 
maes dré ma pouisai 
ar nehou de rescond 
dehi, ean e laras dehi 
é oai rai youanq. 

A pe oai bet avancettoh 
énouaid, petra e laré- 
ean ? 

Ean e larai é oai rai goh. 

En dén-hont e oai dé- 
licatoh eid'oh a fèd 
diméein. Péh sort rae- 
sonieu e larai-ean? 

Chetu penausé rsesonai: 
pe ziméehen d'ur voès 
pihuiq bras, falein e 
rehai dehi bout eHvaes- 
très; pe ziméehen de 
unan vil , n'em behai 
quet a garante doh-t- 
hi ;|pe vehai ur ,vràu 



i6i Vocabulaire 

ptut-étre corrompre. I hi e lau.^quchai marcc 



A votre avis , cet hom- 
me était fou ? 

Oui , et son humeur ca- 
pricieuse ne m'empê- 
chera pas de me 'ma- 
rier : une femme est 
toujours soumise à son 
mari , quoiqu'elle soit 
belle et riche. 

Je ne voudrais pas vous 
détourner de votre 
dessein ; mais je plains 
beaucoup la pauvre 
femme qui Sera obligée 
de vivre dans votre 
comp;ignie. 

Celle que je dois épou- 
ser est cependant la 
plus belle et la plus 
aimable demoiselle du 
monde : voyez com- 
me je suis h^^ureux ! 

Je vous souhaite à tous 
deux toutes prospéri- 
tés imaginables. 

Adieu , jusqu'à l'hon- 
neur de vous revoir. 

Plût à Dieu que cet adieu 
fût pour toujours! 



d'hi horromplein. 

D'hou chonge-hui , en 
dén-hont e oai fol? 

Ya , hac é imur pen- 
nadus ne virou quet 
doh-eign a ziméein : 
ur voès e zou perptt 
sujet d'hé frièd , hac 
é vehai-hi bràu ha 
pihuiq. 

Ne garehen quet hou tîs- 
troein a hou tessein ; 
maes truhé bras e mes 
doh er gueih vocs e 
vou obli^tt de vi- 
huein en hou compa- 
gnoneah. 

En hani ma telian di- 
méein dehi , e zcni 
neoah er vràuan hac 
en amiaplan dameztl 
e zou ér bed : scèlUt 
péh quen eurus-on ! 

Mé zesir d'oh hou teu 
quement sort chanche 
e fehai bout maginet. 

Adieu , qucnevou en 
inour d'hou ciiéltt 
arré. 

Pligcèt guet Doué ma 
vou eit maden adieu- 
ze ; 



Français et Breton. 165 

SEPTIÈME DIALOGUE. 

Entre deux Frères» 



SFAHVÈD DEVIS. 

Etre dcu yrér. 



Hé bien , mon frère ! 
qu'avez - vous appris 
en quittant la maison 
paternelle pour aller 
courir le pays ? 

Je n'ai appris rien qui 
vaille; j'étais un âne 
(juand je vous ai quit- 
té , et je suis revenu 
âne. 

Comment diable avez- 
vous pu retourner chez 
des gens que vous mé- 
prisiez autrefois.^ 

Le malheur m'a toujours 
suivi ; la fortune m'a 
toujours fui ; la mi- 
sère m'a toujours ac- 
compagné ; le cha- 
grin m'a accablé; la 
honte m'a fait rou- 
gir ; le repentir m'a 
fait penser , et l'es- 
pérance m'a fait re- 



Hama, mem brér ! pe- 
tra e hoès-hni disquet 
é quittât ty hun tad , 
eit monnet de ridcc 
bro? 

Ne mes disqutt nitra e 
tal er boén : un azèn- 
oènapemèshou quit- 
tent, hac azèn on deit 
en dro. 

Penaus diaul en e hoès- 
hui credet retorn de- 
vat tud e zispriseoh 
gùéharal ? 

Er malheur en dèsattàu 
me héliet ; er fortun 
en dès perpet téhet 
ém rang; er miser en 
dès attàu quérhet guet- 
n-eign; er chagrin en 
dès men disconfortet; 
er mëh en dès groeit 
d'eign rûein ; er har en 
ikks, me laqueit de 



164 

venir. 



Vous êtes arrivé deux 
jours trop tard ; nous 
venons d'enterrer no- 
tre père qui est mort 
de chagrin de vous 
avoir laissé trop de 
liberté dans votre jeu- 
nesse. 

A-t-il fait son testament 
avant sa dernière ma- 
ladie ? 

Qui n'a rien en propre , 
est exempt de tester. 

Notre père avait cepen- 
dant du bien; qu'en 
a-t-il donc fait? 

Il en a dépensé la plus 
grande partie; et il 
a laissé plus de dettes 
que vous ne lui avez 
vu de bien. 

Que ferai-je donc au- 
jourd'hui? Je n'ai pas 
le sou ni aucun moyen 
pour vivre : que je suis 
malheureux 1 

C'est ordinairement le 
sort de ceux qui ai- 
ment mieux courir le 



Vocabulaire 

chongeal; hac en espé- 
rance en dès men dou- 
guet dezonnetén dro. J 

Arrihuet-oh deu zé rai 
zehuéhat ; é tamb a 
interrein hun tad pé- 
hani zou marhue guet 
chagrin en dout laus- 
quet guet-n-oh rai a 
liberté en hou youan- 
quis. 

Groeit en dès-ean é des- 
tamant quênt é ze- 
huéhan clinhuèd? 

En n'emb n'en dès nitra 
dehou é hunan , e zou 
qiiit a destamandein. 

Hun tad en doai neoah 
danné ; petra en des- 
ean groeit a nehai? 

Dispignet en dès en darn 
muihan a nehai , ha 
lausqueten dès mui a 
zélé eit ne hoès gùélet 
a zanné dehou. 

Petra e rein-mé enta hi- 
nihue? Ne mes quet 
ur blanq na moyant 
erbet eit bihuein : na 
malheurusset on-mé ! 

Hennéh-é ordinseremant 
partage er rée vai gùel 
guet-hai ridêc bro eid 



pays qu'assister leurs* assistein ou zad hac 



Fp.ançais et Breton. 
père et mère dans leur 



vieillesse. 

Ayez du moins pitié de 
moi; logez-moi chez 
vous , et je tâcherai 
de travailler. 

Je crains que vous ne res- 
sembliez à beaucoup 
de jeunes gens que je 
connais, lesquels, a- 
près avoir fait les pe- 
tits maîtres dans les 
villes , sont revenus à 
la campagne avec des 
manières hautaines , 
scandaleuses et dan- 
gereuses pour ceux qui 
les fréquentent. 

Ne craignez rien ; si j'ai 
imité l'enfant prodi- 
gue dans SQS égare- 
ments, je veux aussi 
l'imiter dans sa péni- 
tence : ainsi je m'at- 
tends que vous n'au- 
rez pas à vous plain- 
dre de moi. 

Si cela est, parlons d'au- 
tres choses : racontez- 
moi un peu les aven* 
tures de votre voyage. 

J'allai d'abord à Nantes, 
de là à la Rochelle , | 



i6î 



ou mam , a pe vemt 
coh. 

Hou peèt ahoel truhé 
doh-eign ; reit d'eign 
logeris en hou ty , ha 
mé assaiou labourât. 

Dougein e ran ne hava- 
leoh doh paud a dud 
youanq e hanàuan , 
péré, goudé ou dout 
taillet ou ma^str ér hé- 
rieu , e zou retornet 
ar er maezeu guet mo- 
deu randonnus, scan- 
dalus ha dangerus eid 
er ré ou hant. 



Ne zouget nitra ; mar e 
mes héliet er mab pro- 
dig en é dauleu-fol- 
leah, me vèn ehué 
quemér scùir ar é bé- 
nigen : èl-cé me zou 
ingorto n'hou pou 
quet de hum glêm a 
han-an. 

Mar dé èl-cé-é , con- 
zamb a dreu aral : 
deviset d'eign un ta- 
rnig en avanturieu a 
hou voyage. 

Me yas de guetan tout 
de Nannèd, a vazé 



i66 



Vocabulaire 



et enfin a Bordeaux , 
où je demeurai trois 
mois. 

Vous avez donc été dans 
le cas de boire d'ex- 
cellent vin ? 

Quand on a de Targent, 
on est bien servi par- 
tout. 

Quelle route prîtes-vous 
en sortant de Bor- 
deaux ? 

L'envie de voir faire du 
savon me fit pren- 
dre la route de Mai- 
seille. 

Dans votre place , je se- 
rais plutôt allé voir le 
port de Toulon. 

J'y pensais bien ; mais 
ma bourse était déjà 
bien légère, et je com- 
mençais à sentir que 
dans peu j'aurais éié 
gueux comme un rat. 

D'où aviez-vous eu cet 
argent que vous avez 
dépensé çà et là mal 
à propos ? 

Hélas ! j'ai beaucoup 
contribué à ruiner 
notre patrimoine ; je 






• d'er Rochel, hac an- 
fin de Vourdel, mèn 
é chomezan tri mis. 
Bct oh bet enta é léh 
d'ivèt gùin excellant ? 

En n'emb en dès ar- 
gand e zou cherviget 
mad partout. 

Péh hènt hou poai-hui 
queméret en ur sorti 
a Voufdel. 

En hoant de huélèt go- 
ber suan, e ras d'eign 
quemér en hènt de 
Varseil. 

En hou léh, me vehai 
oueit quentoh de hué- 
lèt porh Toulon. 

Me chongeai erhoalh é 
quement-cé ; ma^s goal 
scan oai déjà me yalh , 
ha commance e ren 
santcin é vchen bet 
imbèr peur èl ur rah. 

A beban en hou poai- 
hui bet en argant- 
hont e hoès dispignet 
dibropos duhont ha 
dumen ? 

Allas ! me mes secouret 

hilleih revinein hun 

héritage légitim; me 

volai six cents francsl lairasdeugand-scouéd 



Français et Breton. 



à mon père avant de 
partir, sans compter 
les tours que j'ai joués 
depuis pour avoir 
quelque argent. 

Resiâtes-vouflong-temps 
à Marseille ? 

C'est là que je me suis 
le plus diverti. 

Est-ce une ville bien 
peuplée ? 

Je n'en sais rien , car 
j;:^ ne m'y suis guère 
promené ; mais je sais 
qu'elle n'est pas aussi 
peuplée que Lyon , 
par où j'ai passé en 
allant à Paris. 

Paris doit être une ville 
immense. 

Paris est la plus belle 
ville que j'aie vue , 
quand on a de l'ar- 
gent , on n'y manque 
de rien ; mais il ne 
faut pas y aller cher- 
cher l'île de la vertu. 

Voukz-Vjus dire qu'on 
fait peu de cas de la 
piété dans une ville 
si célèbre ? 

A dire le vrai , Paris , 
comme presque toutes 



167 



d'em zad quênt par- 
ti, hcnib contein en 
troycu e mes hoariet 
a houdé eit m'cm bout 
un dina?r- benac. 

Chomet oaih-hui pêl é 
Marseil? 

Ahont-é en e mes de- 
vaerreit muihan. 

Hà calz a dud zou ér 
guér-zé? 

Ne houyan quet , rac ne 
mes quct pourménet 
calz inou; ma^s goût 
e ran n'en dès chet 
quement a dud én-hi 
avel é Lyon , dré béh 
léh é on treménet en 
ur monnèt de Baris. 

Paris ezeli bout ur guér 
forh vras? 

Paris zou er guér caër- 
ran em behai giiélet ; 
ne vanq nitra inou 
d'en n'emb en dès ar- 
eand ; m^s ne faut 
quet mon net d inou de 
glasq iniser vertu. 

Hà hui e vèn laret ne 
rér quet paud a gas 
ag en dévotion en ur 
guér quer mêlet ? 

Eit gùir larèt , Paris , 
cl quasi ol er hérieu , 



I 



l68 VOCAB 

les villes , est le séjour 
du libertinage et du 
luxe. 

Qu'entendez-vous par 
ce mot luxt. 

J'entends toutes sortes 
de dépenses au-delà 
de la vie simple et 
honnête ; comme de 
se nourrir splendide- 
ment , de se vêtir su- 
perbement, et de se 
piquer de suivre les 
nouvelles modes. 

Si cela est 5 tout le luxe 
n'est pas dans les vil- 
les ; il y en a aussi à 
la campagne. En vé- 
rité 5 on ne sait plus 
à quel Saint se vouer. 

J'ai bien remarqué je ne 
sais quel changement 
parmi le peuple, en 
arrivant en Bretagne. 

Vous serez surpris bien- 
tôt de voir des enfants 
de bonne famille cou- 
rir de Paroisse en Pa- 
roisse , habillés com- 
me des seigneurs, fai- 
néants comme des 
chiens , jurant comme 
des possédés , s'en 



ULAIRE 

e zou dameurance el 
libertinage hac el lux. 

Petra e antandet-hui dré 
er guir-zé lux ? 

Mé antand peb sort dispî- 
gneu mui eid er vuhé- 
gueah simpl hac ho- 
nest, èl mei hum vâ- 
guein guet train ha 
dispign ca'ér ; hum 
husquein manific, ha 
bout jalous a héll er 
modeu nehué. 

Mar dé èl-cé-é , n'en dé 
quêt ol el lux ér hé- 
riei:; bout-zou ehuéar 
er maezeu. É gùirioné, 
ne houyér mui de béh 
Sant hum brovein. 

Mé mes erhat remerquet 
n'un quet péh chan- 
gemant é misq er 
bobl, en ur arrihue é 
Bretagn? 

Souéhet vehait quênt 
pêl é huélèt buplé 
a diegueah mad e ri- 
dée ag en eil Parr^s 
d'éguilé , gusquet èl 
tuchentil, féneandèd 
èl châss, é touyein èl 
ré positet ; doh hum 
guemér doh en ol , 



Français et Breton, 



prenant à tout le mon- 
de , corrompant les 
personnes du sexe , 
sans aucun respect 
pour la religion dont 
ils parlent à tout mo- 
ment, &c. 

Comment les pères et 
mères peuvent-ils 
souffrir cela ? 

Nous sommes dans un 
temps où les pères et 
mères ne sont plus les 
maîtres. 

Et les personnes du sexe , 
comment se condui- 
sent-elles ? 

Ah , mon ami ! quoi- 
qu'en dise le Catéchis- 
me , la fréquentation 
des jeunes gens de dif- 
férent sexe n'est plus 
regardée comme une 
occasion prochaine de 
péché , qu'on soit 
absolument tenu d'é- 
viter. 

Bon Dieu ! que de Chré- 
tiens sans Christianis- 
me ! 

Cela est bien vrai : on 
ne voit plus dans les 
cabarets que des jeu- 
nes garçons et des 



169 

é couchi er merhèd , 
hemb respeterbet eid 
er religion a béhani é 
conzanr de bep mo- 
niant , &c. 



En tadeu hacermameu, 
penaus é éellant-ind 
andur quement-cé? 

E omb en un amzér é 
péhani en tadeu hac 
er mameu n'en dinc 
qutt mui er vistr. 

Hàc er merhèd , penaus 
en hum gomportant- 
ind ? 

Ah, m'ami ! deustoud'er 
péh e lar cr Hatechén, 
en hantis a dud you- 
anq pautrèd ha mer- 
hèd n'en dé quet mui 
seèllet èl un occasion 
tostan a béhèd, doh 
péhani é vehér abso- 
lumant obligée de 
bêllat. 

Doué a vadeleah ! na 
guet a Grechénion 
hemb Crechéneah! 

Gùir erhoalhé quement- 
cé : ne huélér mui en 
tavarneu meit pautrèd 
ha merhèd youanq ; 
10 



iyo 



Vocabulaire 



jeunes filles : les vieil- 
larcîsn'y trouvent plus 
de place. 

En ce cas-là, les auber- 
gistes devraient faire 
fortune aux dépens 
des sots et des sottes. 

Les marchandsde draps, Er varhadision mihér , 



en dud coh ne gavant 
quet mui a léh énhai. 

Er gont-zé, en davar- 
nision e zeliehai gober 
fortun diar goust cr 
sodèd hac cr sodcllèd . 



d'indiennes, de den- 
telleset de mousselines 
n'en font pas moins : 
à présent nos jeunes 
filles ne s'étudient qu a 
enchanter par leur pa- 
rure ; c'est à qui bril- 
lera le plus, et il 
n'est pas rare de voir 
des servantes sacrifier 
leurs gages pour s'ha- 
biller à la mode, tan- 
^ dis que leurs pères et 
mères mendient leur 
pain de porte en porte. 

Je croyais que j'avais été 
le 5eul à faire des sot- 
tises ; mais j'ai lieu de 
me consoler. 

Repentez-vous des vô- 
tres, et ne vous ré- 
jouissez pas de celles 
des autres... Il est mi- 
di : allons dîner. 



indien , dantel ha 
mousselin ne rant quet 
bihannoh : bermen 
hur merhèd youanq 
n'ou dès quin studi 
meit a chalmein guet 
ou bragueris ; é mant 
par-ivi pihue e zifFx- 
dou muihan, ha n'en 
dé quet gloaihue gùé- 
lèt matéhion é laquât 
ou eobreu de hum hus- 
quem reveer guis, du- 
rant m'en de ou zad 
hac ou mam é clasq ou 
zameu a zor-de-zor. 

Me gredai ne oai meit 
on en doai groeit so^ 
tisseu; mses léh e mes 
de hum gonsolein. . 

Hou peèt quae a hou ce- 
ré, ha ne hum rejoeis- 
set quet a ré er ré- 
rai... Creisté-é : damb 
d'er viren. 



Français et Breton, 



171 



HUITIÈMR DIALOGUE. 

i 

Entre un Seigneur et un de ses Vassaux. 

EIHFÈD DEFIS. 

Etre un Eutru hac unan a g c Sujité 



Monsieur, je suis 
votre très-humble 
serviteur. 

Tu as bien feit de venir 
me parler de bon ma- 
tin , car je comptais 
t'envoyer une signifi- 
cation avant midi. 

Vous savez quej les tra- 
vaux pressent actuel- 
lement ; et je n'ai pas 
eu plus tôt le loisir de 
venir vous voir. 

Je n'ai pas oublié que tu 
m'es reliquataire de 
Tannée dernière et 
que nous sommes à 
l'échéance de cette 
année : que penses-tu 
faire ? 

Si VOUS m'obligez de 
vous payer , cette an- 
née, tout ce que je 



Servirour d'oh hum- 
blemant, eutru, 

Mad e hès groeit donnèt 
de gonz doh-eign a vi- 
tin mad, rac ingorto- 
oen a gass d'id un inti- 
mation quênt creisté. 

Goût e ret é ma presset 
el labour bermen; ha 
n'en dès chet téhet 
d'eign donnèt quên- 
toh d'hou cuélet. 

Ne mes quet ancoéheit 
é ous hoah deléour 
d'eign ag un dra-be- 
nac ag er blaiad-aral 
hac é omb en termén 
de baiein eid er blai- 
men. : petra-é ha 
chonge-té gober? 

Mar em hontraignet de 
baiein d'oh er blai- 
mcn ol er pch e 



ITX VOCAB 

vous doîs , je vous 
proteste qu'il ne me 
restera pas de quoi 
ensemencer vos terres 
Tannée prochaine. 

Tu n'as donc pas fait 
une bonne récolte ? 

C'est le tout si j'ai rentré 
ma semence. 

Moins de babil, mon a- 
mi, il faut que je sois 
payé: voilà mon der- 
nier mot. 

Vous dites assez, mon- 
sieur; il faut payer les 
rentes au seigneur ; il 
faudra en outre payer 
les impôts ; et si après 
cela je n'ai pas de quoi 
vivre, il me faudra 
aussi aller tendre la 
main de porte en por- 
te ; en seriez-vous 
bien aise ? 

Vraiment c'est un grand 
déshonneur pour un 
seigneur , quand sqs 
vassaux sont toujours 
à court; mais, il faut 
avouer que la plupart 
ne sont pauvres que 
parce qu'ils sont pa- 
resseux. 



ULATRE 

zelian d'oh , me res- 
cond d'oh ne chomou 
quet guet-n-eign a had 
de hquat en hou toar 
er blai e za. 

Né hès quet enta chair- 
ret un aest-caër } 

En ol-é mar e mes ten- 
net me had. 

Bihannoh a gaquêt , 
m'ami; rèd-é ma vein 
paiet : hennéh-é men 
guir dehuéhan. 

Hui e lar erhoalh , eu- 
tru ; rèd-é paiein é 
ranteu d'en eutru ; ret 
vou open paiein en 
drougueu : hac arlerh 
quement-cé, ma n*em 
bai quet er moyant de 
vihuein, ret vou d'eign 
ehué monnèt d'astèn 
men dorn a zor-de- 
zor : coûtant veheoh- 
hui ag en dra-'^é.^ 

E gùirioné un disinour 
bras-é eid un eutru , 
a pevai attàu berrêc 
guet é sujité ; ma^s 
rèd-é avouéein pe- 
naus en darn-muihaa 
n'en dint peur meit 
rac m'en dint pares- 
sus. 



Français et Breton. 



Pour inol, je travaille 
jour et nuit , et au 
bout du compte, il 
ne me reste point le 
sou. 

Tout beau, mon Jean: 
• s'il s'agissait de ma- 
rier tes filles , tu ne 
te mettrais pas si bas ; 
tu trouverais bien de 
, Targent pour les do- 
ter : quand tu n'au- 
rais point cinq sous 
valant , tu ferais 
retentir le cabaret que 
tu donnes six cents 
francs à chacun de 
tes enfants. 

Pardonnez-moi , mon- 
sieur ; je ne suis pas 
homme à mentir : je 
parierais cent contre 
un que je suis le plus 
misérable de vos mé- 
tayers. 

Que dis-tu ? misérable ! 
Je ne connais point 
dans le canton de filles 
qui donnent dans le 
grand ton comme les 
tiennes les Diman- 
ches et les Fêtes : ce 
n'est pas là un signe 
que leur père soit dans 
la misère. 



Ï7Î 



Eid on-mé, me labour 
dé ha noz, hac é pèn 
er gont , ne chom 
quet un dinaer guet- 
n-eign. 

Doucig, me Yehan : pe 
vehai question a zimé- 
eiai ha verhèd , ne hum 
laquehès quet quea 
izellêc-cé; te gavehai 
arganderhoalheid ou 
argouvrein : ha n'hé 
pehai quet talvouédi- 
gueah puemb planq , 
te rehai d'en davarn 
dassonein é rès deu- 
gand scouéd guet peb 
hani ag ha vugalé. 

Pardonnet d'eign,eutru; 
n'en d'on quet capabl 
de larèt ur gueu : me 
laquehai é coustelé 
cand doh unan é on 
er miséraplan a hou 
meiterion. 

Petra e larès-té , mise- 
rabl ! Ne hanàuan 
quet ér hanton a ver- 
hèd e vrag èl ma ra 
ha ceré d'er Sulieu ha 
d'er Goullieu : que- 
ment-cé n'en dé quet 
ur merche é ma oa 
zatl é miser. * 



'74 



Vocabulaire 



A votre avis , ce n'esi 
pas une marque de 
. misère ; et je vous 
assure que c'est le 
principe de tous mes 
maux. 

Comment cela ? 

L'envie d'élever mes en- 
fants au-dessus de leur 
condition , m'a fait 
contracter des dettes 
que je ne pourrai ja- 
mais rembourser. 

Que j'ai pitié de toi ! il 
faut que tu sois fou. 
Pauvre imbécille ! et 
à quel rang veux-tu 
donc élever tes en- 
fants ? 

Si je parvenais à bien 
les établir, je m'assu- 
rerais mon bonheur 
pour ma vieillesse. 

Tu t'abuses , mon ami : 
un enfant mal élevé 
est toujours ingrat. 

Mes enfants ne peuvent 
se plaindre d'avoir été 
mal élevés; je ne les 
ai jamais contrariés ; 
et quand je voyais 
que leur mère vou- 
lait les corriger, je 
prenais leur dcfcnse^^ 



D'hou cbonge, n'en dé 
quet quement-cé ur 
merche a viser ; ha 
mé assur d'oh é ma 
er pèn-caus a me cl 
poénieu. 

Penaus en dra-zé ? 

En désir de sehuel mem 
bugalé ihuelloh eid ou 
stad, en dès me laqueit 
de guemér delé ne 
vein capabl birhui- 
quin d'aqiiittein. 

Guet a druhé e mès-mé 
doh-id! red-é ma ous 
fol. Queah amoused ! 
ha de béh rang é fal 
d'id enta sehuel ha 
vugalé ? 

Pe zehen de bèn a hobér 
chanceu mad guet-hai, 
me vehai sur a vout 
eurus ém houhoni. 

Hum drompein e rès, 
m'ami : ur hroaidur 
fal-zessàuet e vai attàu 
ingrat. 

Mem bugalé n'éellant 
quet hum glêm é mant 
bet fal-zessàuet : bis- 
coah ne mes inembet 
doh-t-hai ; hac a pe 
huélen é falai d'où 
mam ou horrigein, me 
sàuai a du guct-hai. 



Français f 

Voilà justement ce qui 
gâte bien des enfants : 
quand un des parents 
veut les châtier, l'au- 
tre prend leur parti ; 
et par ce moyen on 
les enhardit à con- 
tracter de mauvaises 
habitudes. 

J'aimerais mieux cent 
fois être maltraité , 
que d'entendre quel- 
qu'un leur dire le 
moindre mot de tra- 
vers. 

C'est le moyen d'ap- 
prendre aux enfants à 
être brutaux, querel- 
leurs, oisifs, ivrognes, 
libertins..» Des peu^ 
cic cette espèce ront 
tôt ou tard la honte 
de leur famille. 

léserai donc encore plus 
malheureux dans la 
suite, que je ne le suis 
à présent } 

Tu peux bien t'y îttten- 
dre , suivant toutes les 
apparences. 

Je vais plutôt les rom- 
pre tous à coups de 
bâton , et les mettre 
hors de chez moi. 



T Breton'a 175 

Hennéh just-é er péh e 
gouchi calz a vugalé : 
a pe fal de unan ag 
ou zud ou hastiein , 
en aral e hum laq en 
tu guet-hai ; hac ou 
hardéat e rér dré er 
moyant-céde guemér 
goal accustumanceu, 

Gùel vehai guet-n-eign 
cand giiéh bout goal- 
drettet , eit cleuèt 
banni é larèt dehai 
en distérran guir a 
dréz. 

Hennéh-é er moyand 
de zisquein bugalé de 
vout brutal , tabut- 
terion , diberdér , 

ivraign , libeitin 

Er sort tud-cé e ra 
méh d'où ligné abret 
pé dehuéhat. 

Malhurussoh vein hoah 
enta en amzér de zon- 
net , eit n'en d'on 
bermen } 

A guement'cé é celles 
erhat bout ingorto, 
rêvé ol en apparance. 

É han quêntoh d'où 
zorrein ol a dauleu- 
bah , ha d ou laquât 
cr masz a me zi. 



176 



Vocabulaire 



Crains qu'ils ne t'ôtent 
eux-mêmes le bâton , 
et qu'ils ne t'en don- 
nent sur les épaules. 

Quoi ! des enfants s'en 
prendraient à leur pè- 
re, parce qu'il vou- 
drait les corriger ! 

Tu ne serais pas le 
premier à qui cela est 
arrivé. Un enfant qui 
ne craint point d'of- 
fenser Dieu 5 ne res- 
pecte guère ses parens 



Il n'est donc pas tou- 
jours temps d'avertir 
l'homme de ses de- 
voirs ? 

Non , il n'y a qu'un 
temps pour cela , qui 
est celui de l'enfance. 

Je crois qu'on peut se 

corriger à tout âge. 
La chose est possible; 

mais on en voit peu 

d'exemples. 
Enfin , coûte qu'il coûte, 

je veux réformer ma 

maison. 

Commence par te réfor- 
mer toi-même ; parce 



Douge nelamehcnt incî- 
memb er vah guet- 
lî-id , ha ne scoéhènt 
guet-hi ar ha ziscoai. 

Peira ! bugalé e hum 
guemérehai doh ou 
zad, rac ma falehai 
dehou ou horrigein! 

Ne vehès quet er hetan 
guet péhani é ma ar- 
rihuer quement-cé. Ur 
hroaidur péhani ne 
zouge quet offancein 
Doué, ne respetquet 
paud é dud. 

Ne vai quet enta perpet 
é cource avertissein 
mab-dén ag é zevé- 
rieu } 

Naren , n'en dès meit ur 
hource eit quement- 
cé , péhani -zou en 
ouaid a groaidur. 

Megrèd é ellérhum gor- 
rigein de bep ouaid. 

PossibUé en dra-zé; mass 
exampleu a nehou ne 
huélér quet paud. 

Anfin, falein e ra d'eign, 
coustet e goustou , 
laquât reihtsed ém 
ziegueah. 

Commance dré hum 
gorrigeiti té-memb; 



Français et Breton. 



que tu auras beau re- 
commander aux au- 
tres de s'amender, si t\i 
leur donnes toujours 
mauvais exemple. 
Mais, il serait de votre 
honneur de me remet- 
tre quelque chose de 
ce que je vous dois. 

Je le ferais volontiers , 
si tu étais un honnête 
homme ; mais je suis 
impitoyable pour Cf^s 
mauvais Chrétiens , 
qui savent tout et qui 
font tout, excepté 
leur devoir. 

S^ns me vanter, je crois 
être aussi bon Chré- 
tien que vous : je ne 
manque pas d'aller à 
la Messe les Diman- 
ches et les Fêtes ; je 
fais mes Pâques tous 
les ans... 

Tant pis : il vaudrait 
mieux pour toi ne les 
avoir jamais faites; tu 
aurais moins de comp- 
te à rendre à Dieu. 

Vous me prenez donc 
pour un ennemi de 
Dieu? 



177 
rac arbad vou d'id 

gourheménein d'cr 

réral donnèt de vout 

gùel , mar rès attàu 

tal exampi dehai. 

Mses , hou ç'inour e hou- 
lennehai ma pardon- 
neheah d'ei^n un dra- 
benac ag er péh e 
zelian d'oh. 

M'er groéhai a volante 
vad , pe vehès un dén 
afaeçon; mses didru- 
hé-on doh er fal Gre- 
chénion-zé péré e 
houair tout hac e ra 
tout nameit ou de- 
vér. 

Hemb hum vantein me 
grèd é on querclous 
Crechén èl-oh : ne 
vanquanquet a mon- 
nèt d'en Overen d'er 
Sulieu ha d'er Goui- 
lieu; mé ra me Fasq 
peb plai 

Goah arzé : gùel vehai 
d'id n'hé pehai bis- 
coah er groeit ; bi- 
hannoh a gont hé 
pehai. de rantein de 
Zoué. 

Hui em hemér eTita cid 
un anemis de Zoué ? 



178 



Vocabulaire 



Je te prends pour ce que 
tu es , cVst-à-dlre , 
un homme qui n'a 
que le nom de Chré- 
tien, qui se moque 
de la religion , qui 
ne cherche qu*à trom- 
per son prochain , qui 
a plus de soin de ses 
bestiaux que de l'é- 
ducation sainte de ses 
enfants ; en un mot , 
un homme que Je ne 
veux plus pour mon 
métayer. 

Mais, si je vous payais 
sur- le - champ ^ ne 
changeriez-vous pas 
de langage? 

Je ne changerai de lan- 
gage que quand tu 
auras changé de con- 
duite. Va-t'en. 



M'ha quemér eid er péh 
ma ous ; de larèt-é , 
un dén n'en dès meit 
en hanhue a Grechén, 
e ra goab ag er reli- 
gion , ne glasq meit 
trompein é Nessan ,, 
en dès mui a sourci 
ag é lonnèd , eid a 
zessàu santélemant é 
vugalé; en ur guir , 
un dén ne fal quet 
d'eign ma vou quin 
meitour d'eign. 

M<es p'hou paiehen ar 
en tache, ne chang.e- 
heoh quet hui a lan- 
gage ? ^ 

Ne changem a langage , 
meit a p'hé pou chan- 
get a gomportemant. 
Quai ha ç'hent. 




Français et|Breton. 



179 



NEUVIÈME DIALOGUE. 

Entre deux compères. 

NAUFÈD DEFIS. 

Être deu Gompar. 



D'où venez -vous com- 
père ? On dirait à 
votre minc^ que vous 
venez d'un enterre- 
ment. 

Si vous voulez me met- 
tre en train de jaser , 
51 faut que vous payiez 
bouteille^ 

Nous voici justement à 
la porte de PaTaberge : 
entrons-y. 

Nous ne sommes pas de 
coterie Thôte de cette 
maison et moi : allons 
au Cheval-blanc. 

Comme c'est aujourd'hui 
un jour de marché , 
je crains qu'il y ait 
beaucoup de monde. 

Ne craignez rien ; je suis 
connu de l'hôtesse , et 
on nous donnera une 
chambre à part , où 



A beban é tet-hui , com- 
paer ? Laret e vehai, 
doh hou min, é tet 
ag un interremant. 

Mar fal d oh me laquât 
en imur de gaquêttal,, 
rèd-é d'oh paiein 
bouteillad. 

Chetu-ni just é toul dor 
en davarn : damb a- 
barh- 

N'en d^omb quet can- 
sortèd en hostis ag eri 
ti-zé ha mé : damb 
d'er Marh-gùen. 

El mei hinihue un dé 
marhad , me zouge 
ne vehaupaud a dud 
inou. 

Ne zouget nitra; hanà- 
uet-on guet en osti- 
shs , ha reit e vou 
d'emb ur gambr a cos- 



Vocabulaire 



180 

nous serons à notre 
aise. 

Dans quelle rue est cette 
hôtellerie ? 

C'est auprès de Thôpital. 

Y serons-nous bientôt 
rendus ? 

Nous n'avons environ 
que cinquante pas à 
faire . 

Ah ! je vois l'enseigne. 

Je vais avertir la ser- 
vante de venir nous 
ouvrir cette chambre 
dont 5e vous ai par- 
lé. 

Dites-lui de nous ap- 
porter en même temps 
une bouteille du meil- 
leur vin qu'il y ait 
dans la maison. 

Et quelque chose à man- 
ger ; car je n'ai pas 
encore déjeuné. 

Faites comme vous l'en- 
tendrez : je vais rin-i 
cer des verres en at- 
tendant. 

Voici tout ce qu'il nous 
faut. 

Buvons chacun un coup. 

Je veux manger ayant 
de boire. 

de ce 



Que dites-vous 

vin-là ? 



té, é péhani é vchemb 
en hun aez. 

E péh ru é ma en osta- 
ieri-zé ? 

È ma étal en hospital. 

Rantct vehemb-ni a- 
brest inou ? 

N'hun nés ardro meit 
un hantér-hant pas 
d'hobér. 

Ah! me huéler brandon. 

Êhan d'avertisseinerva- 
téh de zonntt de zial- 
huéein d'emb er gam- 
br-hont a béhani en 
e mes conzct d'oh. 

Laret dehi degasse d'emb 
d'er memb taul ur 
vouteillad ag er gùel- 
lan gùin e zou en ti. 

Hac un dra-benac de 
zaibrein ; rac ne mes 
quet hoah déjunet. 

Groeit d'hou chonge : 
é han de rincein gùi- 
renneu é trctant. 



Bout hun nés ol er péh e 

fal d'emb. 
Ivamb peba huéh. 
Me vèn daibrein quênt 

ivet. 
Petra e laret-hul ag er 

gùin-zé? 



Français et Brf.ton. 



i8 



Il est excellent. 

Puisque nous y sommes , 
et que le vin est si bon, 
il vaut autant dîner : 
qu'en pensez-vous ? 



Hé bien I dînons , et 
régalons-nous en maî- 
tres. 

Je veux qu'il ne manque 
de rien sur cette table. 

Il faut nous faire servir 
en gras et en maigre. 

Commençons par la sou- 
pe : donnez -moi un 
peu de bouillon dans 
une assiette. 

Voulez -vous du mou- 
ton ? 

Tout ce qu'il vous plaira. 

Le trouvez-vous bon ? 
Il est bien tendre et bien 

roti. 
Notre bouteille de vin 

est finie. 
Il faut en faire venir 

une autre. 
A votre santé. 
Vous me faites beaucoup 

d'honneur. 
A la santé de tous nos 

bons amis. 



1 



Mad-é, n'éel quet bout 

giiel. 
Quênt ha goudé ma 

omb, ha mei quer 

mad er gùin, quer- 

clous-é d'emb miren- 

nein : petra-é hou 

chonge ? 
Ama ! mirennamb, ha 

groamb chervad èl 

mistr. 
Me vèn ne vou faut a 

nitra ar en daul-men. 
Red-é gober degass 

d'emb kig ha pisquèd. 
Com.mançamb dré er 

subèn : reit d'eign ur 

bannig bouillon ém 

asfiet. 
Hà hui hou pou un tam 

kig-meud ? 
Er péh e bligeou guet- 

n-oh. 
Mad en er havet-hui ? 
Tinér bras-é ha rostet 

mad. 
Paré-é hur bouteillad 

gùin. 
Red-é gober degass un 

aral. 
D'hou yehaid. 
Hilleih a inour e ret 

d'eign. 
De yehaid ol hur giiir 



amie 



d. 



II 



î8i 



Vocabulaire 



Un peu d'eàu dans ce 
vin n'y ferait pas de 
mal. 

Je ne mêle jamais de Teau 
avec du vin. 

Ne craignez-vous pas de 
vous soûler? 

Je me soûle plus souvent 
que le Dimanche. 

C'est une chose hon- 
teuse pour un honnête 
homme, et qui ruine 
bien des familles. 

Je sens bien que c'est 
une folie *, mais je nt 
saurais gagner sur moi 
de sortir d'un caba- 
ret avant qu'on me 
mette dehors. 

Quelle triste vie vous 
menez ! Que je m'es- 
timerais heureux , si 
je pouvais vous en 
inspirer de l'horreur ! 

Vous fendriez un très- 
grand service à ma 
femme et à mes en- 
fants. 

Qu'ils doivent avoir à 
souffrir de votre mau- 
vaise conduite ! 



Ur bannig deur e misq 
er gùin-men ne rch.ii 
quet a zroug. 

Jamais ne gaigean deur 
guet gùin. 

Ne hoès quet hui eun 
a veàuein ? 

Liccssoh é veàuan eid er 
Sul. 

Hennéh zouun dra mé- 
hus eid un dén a fse- 
çon, hac e revin paud 
a digueaheu. 

Me sant assès é ma ur 
folleah quement - ce ; 
mass ne houhen quet 
gouni ar-n-an de sorti 
ag un davarn, beèt 
que n'em bouttér ér 
maez. 

Tristet ur vuhé e gon- 
duyet-hui ! Eurusset 
en hum gavehen-mé, 
pe éellehen hou toug 
de guemér caz doh- • 
t-hi ! 

Hui e rehai ur blijadur 
goal-vras d'em moès 
ha d'em bugalé. 

Guet e zeliant-ind ou 
dout d'andur diarbèn 
hou fal gomporte- 
mant ! 



Français 

S'ils ont du pain à man- 
ger, ils peuvent bien 
dire quMsnem'en ont 
point d'obligation. 

Vous êtes donc le meur- 
trier plutôt que le père 
de vos enfants ? 

Je les ai si souvent don- 
nés au diable, que je 
puis dire qu'ils ne 
sont plus à moi. 

Je frémis à vous en- 
tendre ! 

Je fais comme les co- 
chons : je ne pense 
qu'à mon ventre ; 
je grogne sans cesse 
quand il est vide ; 
mais je ne dors pas 
toujours quand il est 
plein : je parle par- 
faitement le langage 
des damnés; le vin 
est mon Dieu; le dé- 
mon de la volupté est 
mon plus proche voi- 
sin ; le travail est mon 
plus grand ennemi , à 
moins qu'il ne verse 
à boire ; mon occu- 
pation la plus pénible 
est de me gratter et 
de courir de maison 



ET Breton. 185 

Mar ou dès bara de zai- 
brein, ind e eél larèt 
erhat n'ou dès chet 
obligation d'eign a 
guement-cé. 

Hui-zou enta multrér 
quêntoh eit tad d'hou 
pugalé ? 

Me mes ind reit quel lies 
d'en diaul , ma éel- 
lan larèt n'en dé quet 
mui mé ou bieu. 

Hirrissein e ran doh hou 
cleuèt ! 

Me ra èl er moh : ne 
mes chonge meit a 
me horv ; me hro- 
gnon dalhmad a pe 
vai goulihue; niaes ne 
gousquan quet attàu 
a pe vai carguet ; me 
gonz jam^s gùel lan- 
gage er ré dannet ; 
er gùin e zou men 
Doué; en diaul a 
baillardiah e zou m'a- 
mezêg tostan ; el la- 
bour e zou m'anemis 
brassan , a vihannoh 
ne zineu d'ivèt ; me 
michér calettan e 
zou hum grahuad ha 
ridêc a di de di ; 
en ur guir , me zou 



184 • VOCABU 

en maison; en un mot, 
je suis un ivrogne. 

Mais on ne vit point 
chez vous de l'air du 
temps; il faut quelque 
chose de plus solide. 

Ma maison ressemble à 
une caserne; on n'y 
trouve rien de fait ni 
rien à faire ; il n'y a 
ni table, ni armoire, 
ni pareils meubles ; 
ils n'y seraient d'au- 
cun usage; il y a des 
sentinelles à chaque 
côté de la porte qui 
avertissent de bien re- 
garder où mettre les 
pieds ; il n'y a point 
de haillon où il ne 
loge un bataillon du 
régiment des Gardes 
du corps,... 

C'est-à-dire que votre 
femme ne vaut pas 
plus que vous. 

Ma femme , qui était di- 
gned'unmeilleur sort, 
ressemble aujourd'hui 
à ces coureuses qui 
suiveilt les armées ; 
elle est souvent crottée 
jusqu'à l'échiné ; sa 
jupe est bordée d'une 



LAIRE 

un ivraign. 

Mses ne vihuér quet en 
hou ti guet ahuél ; 
red-é cavouet un dra- 
benac fsetissoh. 

Haval-é me zi doh ur 
gasern ; ne gaver én- 
hou nitra groeic na 
nitra d'hobér ; n'en 
dès abarh na taul , 



nac armenasr 



na 



meubl èl-cé ne cher- 
vigehent de nitra ; 
bout-zou a bep'tu 
d'en or goardeu péré 
e avertiss de sellèt 
erhat mèn laquât en 
treid; é peb tam pillo- 
teu é hès loget ur va- 
taillon a regemant 
a Hoard er horv. 

De larèt-é hou moès 
n'en dé quet gùel 
eid oh. 

Me moès, péhan! e vé- 
ritai ur chanche gùel , 
e haval hinihue en 
dé doh er ridouresèd- 
hont e vai é héli en 
arméieu; straquet-vai 
liés bet hé darn- 
greis ; bordet - é hé 



Français 
frange qui lui bat les 
talons; elle est chaus- 
sée comme au mo- 
ment qu'elle vint au 
monde; elle sent la 
vermine à dix pas à 
la ronde, et il n'est 
pas nécessaire de l'exa- 
miner de près pour 
juger qu'elle est femme 
d'un ivrogne. 

Et vos enfants , quel mé- 
tier ont-ils? 

Le métier des Moines- 
quêteurs : tendre la 
main aux passants jet 
demander à chaque 
porte : monsieur , vo- 
tre chien mord-il? Ils 
ont la même religion 
que leur père; ils sont 
à charge à tout le 
monde; ils rapinent 
à droite et à gauche ; 
ils insultent jusques 
aux vieillards; que di- 
rai-je encore ? ils se- 
ront bientôt la peste 
du quartier , comme 
les enfants de la plu- 
part des ivrognes. 

J'ai de la peine à rete- 
nir mes larmes , tant 
votre situation est à 
plaindre. 



ET Breton. l'o^ 

broh guet pen-pilfe 
péré e fouet doh hé 
sélieu-treid; bottet ha 
loret-é cl ér momand 
ma tas ér bed ; hi 
santein e rér é louein 
d'en astu a zêc pas 
tro-ha-tro, ha i n'en 
dé quet requis hi sel- 
lèt a dost eit jugein é 
ma moèsd'un ivraign. 

Hàc hou pugalé , péli 
michér ou dès-ind? 

Michér er venéh-ques* 
terion : astèn ou dorn 
d'er bassanderion , ha 
goulen étal peb dor : 
eutru y hou ki hàc ean 
c :^ant ? Er memb 
religion ou dès guet 
ou zad ; geinet-é en ot 
guet-hai ; ind e rapin 
a ziheu hac a glei ; 
ind e insuit bet en 
dud coh; petra e la- 
rein- mé hoah ? quênt- 
pêl é veint er vocèn 
ager hartér , èl bugalé 
en darn-muihan ag en 
ivraignèd. 

Poén e m.ès é arrest 
men dareu, quen tru- 
héus-é hou stad. 



l86 VOCAB 

C'est de ma faute ; si 
j'avais été un honnête 
homme, j'aurais cou- 
pé pied à tous ces 
maux, en m'acquit- 
tant des devoirs de 
mari et de père. J'ai 
quelquefois des re- 
mords à ce sujet ; 
mais je sais y remé- 
dier , en les noyant 
de suite dans une ou 
deux pintes de vin , 
et puis ça fait quitte. 

Ça, il faut que vous 
ayez quelque trésor 
caché, ou que vous 
travailliez au clair de 
la lune , pour avoir 
toujours de l'argent ; 
car les cabaretiers ne 
sont pas gens à donner 
souvent a crédit. 

Compère , taisons-nous 
sur cet article : c'est 
le grand mystère de la 
religion des ivrognes, 
qui ne font guère à 
Dieu d'autre prière 
que celle des Nor- 
mands : mon Dieu , 
je ne vous demande 
pas de bien ; mette{- 



ULAIRE 

I A men goal-é : pe vezen 
bet un dén honest , 
m'ern behai trohet é 
raugol en drougueu- 
zé , doh hum aqùit- 
tein a zevérieu ur 
prièd hac un tad. MVm 
bai mar-a-huéh rebrei- 
cheu a eouciance diar- 
ben quement-ce; maes 
me houair remaedein 
doh-t-hai , doh ou bai- 
ein quentéh en ur pin- 
tad giiin pé deu , ha 
qiiit arlerh, 
Arca , red-é ma hoès 
un tresol benac cuhet, 
pé ma labouret doh 
el loër, eit hou pout 
attàu argand : rac en 
davarnision n'en dint 
quet tud e ra liés é 
crédic. 

Compœr , tàuamb ar 
en artici zé : hennéh-é 
er mister bras a reli- 
gion en ivraignèd , 
péré ne rant liès-mad 
de Zone quin peden 
meit hani en Nor- 
mandision:/72e;z Doué^ 
ne houUnnan quet a 
lanné guet-n-oh'^ la- 



Français et Breton. 



moi uukrmnt où il y 
en a ^ et je nen man- 
querai point. 

Finissons : payons notre 
écot , et que chacun 
aille de son côté. 

Nous en aller ! il fait 
trop beau ici. Versez- 
moi un coup de vin 
rouge. 

En vérité , je n'ai pas 
le temps de rester da- 
vantage. Restez ici 
tant que vous vou- 
drez ; pour inoi je 
décampe. Bonsoir. 

Bonne nuit. 



'^7 

queit-mc hcmb quin 
él lih ma hes , ha ne 
vanquou quel d\ign. 

Achihuamb : paiamb 
hun escod, hac heèt 
peb-unan d'é du. 

Monnet hun hènt ! rai 
gaër-é bout amen. 
Dineuet -d'eign ur 
huéh gùin ru. 

E gùirioné ^ ne mes 
chet a hoar de chom 
pêlloh. Chômer - hui 
amen être garehait^ 
eid on-mé mezigamp. 
Bonsîsr. 

Nozeoh-vad. 




^ •i^^^* 'Jf^***^* -a^'y^i^ _,^9!!3fie ^SB»-^ 



DIXIÈME DIALOGUE. 

Entre un Paysan et un Bourgeois. 

DECVÈD DEVIS. 

Être ur Paysant hac ur Bourhis. 

Ah , Français ! nehué* 
tasd-é hou cùélet : 
ancoéhat e ret hou 
ç'amièd. 

Pardonnet d'eign,eutru; 
mss balh^quet bras- 
on ur mis zou.^ 



Ah , François ! c'est 
nouveauté de vous 
voir : vous négligez 
vos amis. 

Pardonnez - moi ^ mon- 
sieur ; mais je suis fort 
c*mbarrassé depuis un 
mois. 



i88 Vocabulaire ' 

Quelle afFaire avez-vousl Péh afFaer e hoès-hui 



qui vous empêche de 
nous visiter quelque- 
fois ? 

J'ai un procès de la der- 
nière conséquence , 
qui prend tout mon 
temps. 

Vous êtes-vous réconci- 
lié avec votre frère? 

Point du tout ; nous 
sommes même fort 
brouillés ensemble. 

Il ne marque pourtant 
que du respect pour 
vous : il dit toute 
sorte de bien de vous. 

Néanmoins il Qst mal 
intentionné pour moi, 
et il me donne bien 
du chagrin. 

En quoi , mon ami ? 

C'est contre lui que je 
plaide. 

Accordez- vous : vous 
êtes frères, et ne vous 
ruinez point l'un et 
Tautre. 

Je le voudrais bien; mais 
il n'est pas raison- 
nable : il me demande 
des choses qu'il ne 
dépend pas de moi de 
lui céder. 



hac e vir doh-oh a 

hur visitein mar-a- 

huéh ? 
Ur proçass e mes a gon- 

séquance mar dès ^ 

guet péhani é ha me 

ol amzér. 
Deit oh-hui de vout 

amièd hou prér ha hui? 
Tam erbet ; fâchet bras 

omb memb en eil 

doh éguilé. 
Neoah ne zisco a nehou 

nameit respet aveid 

oh ; n'en dès vad ne 

lar a han-ah. 
Neoah ean e gar droug 

d'eign, hac ean e ra 

d'eign calz a chagrin. 

É péh faeçon , m'ami } 
Doh-t-hou é proçaesan. 

Hum accordet : bredér- 
oh , ha ne hum re- 
vinet quet en eil hac 
éguilé. 

Me garehai erhat ; mxs 
ean n'en dé quet rae- 
sonnabl : ean e houlen 
guet-n-eign treu n'en 
dé quet é dalh guet-n- 
eign dilezel guet-hou. 



Français et Breton. 



Si 



Je suis bien mortifié de 
votre différend. 

Je suis pressé , et je 
vais prendre congé de 
vous. 

Attendez un petit ino- 
ment; ma femme sera 
bien aise de vous voir. 
Avez - vous déjeuné ? 

Pas encore. 

Donnez -vous la peine 

de vous asseoir. 
Je n'ai pas encore fait 

assez de route pour ê- 

tre beaucoup fatigué. 
Voulez-vous boire du 

vin rouge ou du vin 

blanc ? 
J'aime mieux , le matin, 

du blanc que du rouge. 

Buvons donc du vin 
blanc. 

Je le veux bien. 

Voulez - vous manger 
quelque chose? 

Qu'avez-vous? 

J'ai le restant d'un ra- 
goût de lapin d'hier 
au soir. 

Apportez-le. 

Le voilà; maneez-en: 



Displigeadur bras e ra 
d'eign en débat e zou 
être d'oh. 

Ne mes chet a ounr , 
hac é han d'hou quit- 
tât. 

Gorteit ur momandig; 
me moès e vou joé 
bras guet hi hou cué- 
let. Dejunet e hoès- 
hui? 

Non pas hoah. 

Queméret er boén d'a- 
zéein. 

Ne mes quet hoah groeit 
hènt erhoalh eit ma 
vehen fatiguet bras. 

Pé gùin rû pé gùin 
gùen hou pou-hui 
d'ivèt } 

De vitin é vai gùel guet- 
n-eign hani gùen eit 
hani rû. 

Ivamb enta gùin gùen. 

Coutant-on. 

Hà hui hou pou un dra- 

benac de zaibrein ? 
Petra e hoès-hui ? 
Wq mes en damorand 

ag ur ragoût -couiin 

a nihour. 
Degasset-ean. 
Chetu-can azé , daibrct 

11^ 



IÇO VOCAB 

il doit être excellent. 

Vous n*en mangez pas , 
vous ? 

Quand je mange dès le 
matin , je n'ai plus 
d'appétit tout le jour. 
Voulez - vous dîner 
avec nous ? 

Je ne le puis pas ; car 
j'ai des affaires. 

N'importe ; vous les fe- 
rez une autre fois. 

Je vous prie de m'excu- 
ser; je suis forcé de 
m^en aller. 

Ne croyez point qu'on 
sorte de chez moi , 
quand on veut, com- 
me d'une Eglise. 

Je vous reviendrai voir 
demain. 

Demain comme demain, 
et aujourd'hui comme 
aujourd'hui : il faut 
tuer le ver, puisque 
nous y sommes. 

Pour cela il faudrait un 
bon coup d'cau-de- 
vie. 

On va nous en apporter. 

Où fûtes-vous hier? 



Je fus à la maison de 
ville. 






ULAIRE 

a nehou : rînquein e 
ra bout excellant. 

Ne zaibret quet hul a 
nehou } 

A pe zaibran doh er mi- 
tin y n'em bai mui tam 
hoant abad en dé. 
Coutant-oh-hui a vi- 
rennein guet-n-emb ? 

N'éellan quet, rac affas- 
rieu e mes. 

Ne vern quet, hui ou 
groei ur huéh aral. 

Mé hou pèd d'em escu- 
sem ; contraign-é 
d'eign monèt me hènt. 

Ne gredet quet é sortiér 
a me zi, a pe garer , 
èl ag un Ilis. 

Me retornou arhonh 

d'hou cuélet. 
Arhoah èl arhoah , ha 

hinihue èl hinihue : 

red-é lahein er prean 

quênt ha goudé ma 

omb. 
Eit quemiCnt-cé é vehai 

rinquct ur huéh vad 

a audevi. 
È hér de zegass d'cmb. 
Mèn é hoaih-hui bet 

déh ? ^ ^ 
Bct-ocn en ti a guér. 



Quand y 

vous ? 
Après demain. 
J'aurais envie 

avec vous. 
Je serais bien 



Français et Rr.eton. 



retoumerez- 



d'aller 
aise de 



votre compagnie. 
Tiendrez - vous votre 

parole ? 
Je vous le promets. 
Où avez -vous été ce 

matin ? 
Je n'ai été nulle part. 
Où irez-vous demain? 



Hors de la ville? 
Quand reviendrez-vous? 

Demain au soir. 
Avez- vous été à Paris? 
Non; je n'y ai jamaisété. 

QutUe ville est-ce que 
Paris? 

Paris est ce qui se pré- 
sente sur la terre à 
l'esprit de l'homme, 
de plus beau , de plus 
noble, de plus spiri- 
tuel , de plus riche. 

Où comptez-vous aller 
cette après-midi ? 

J'irai où bon me sem- 
blera. 



Pegource é hchait-hui 

arré d'inou? 
Abarh'deu-zé. 
Hoant em behai de mon- 

net guet-n-oh. 
Joyus vehen ma veheoli 

guet-n-eign. 
Derhele rehait-hui d'hou 

kir? 
M'er promet d'oh. 
Mèn é oh'hui bet er mi- 

tin-men ? 
N'en d'on bet énep léh. 
Mèn é hehait-hui ar- 

hoah ? 
Ér m^z a guér. 
Pegource é tehalt-huiL 

en dro? 
Arhoah de noz. 
Bet oh-hui é. Paris ? 
Nonpas ; biscoah n'en 

d'on bet inou. 
Péhsort kér é Paris? 

Paris e zou er péh e hum 
bresant ar en doar 
de sperèd mab-dén , 
caërran , noplan , 
ablUan , pihuiquan. 

Mèn é chonget-hui mon- 
net en anderhue-men ? 

Me yeiélléh masoulo3 
guct-n-eign. 



Ici 



Vocabulaire 



Tout le monde n*est pas 
libre d'aller ainsi où 
bon lui semble. 

Le dîner est prêt; met- 
tons-nous à table. 

Le couvert n'est pas en- 
core mis. 

Je vais le faire mettre. 

Qu'avez-vous à dîner ? 

Nous avons un dindon , 

, et quelqu'autre chose 
encore. 

Attendez- vous de la 
compagnie ? 

Non ; je n'attends que 
ma femme, qui n'est 
point encore rentrée 
depuis ce matin. 

Madame votre épouse 
est dans sa chambre. 

A-t-on sonné la cloche ? 

Je ne Tai point entendue. 

Vous l'entendrez tout à 
l'heure. 

C^est vrai ; je l'entends. 

Que mangerez-vous ? 

Je ne saurais manger ; 
je n'ai point de faim. 
A quoi pensez -vous ? 
Vous paraissez cha- 
grin. 
Je pense que je devrais 
être ailleurs , et je 



En ol n'en dint quet libr 
de monnèt èl-cé él léh 
ma soûl guet-hai. 

Prest-é er viren; chou- 
quamb doh taul. 

N'en dé quet hoah après- 
tet en daul. 

É han d'hobér hi aleîge. 

Petra hoès-hui de viren ? 

Un dindon hun nés , 
ha treu aral hoah. 

Hàc ingorto oh-hui a 
gompagnoneah ? 

Nonpas; ne hortan meit 
me moès, péhani n'en 
dé quet hoah deit d'er 
guér ag er mitin-men. 

É ma madam hou prièd 
en hé hambr. 

Hà $onnet-é bet er hloh ? 

Ne mes chet er bleuet. 

Touchant hui er hleuou. 

Gùir-é; m'er hleu. 
Petra e zaibrehait-hui ? 
Nehouhen quetdaibrein; 

ne mes chet a hoant. 
Guet petra é ma hou 

chonge ? Hui e zisco 

bout chagrin. 
Me chonge é teliehen 

bout é léh ara! ., ha 



vous prie de mcper-J me hou pèd d'cm lausr 



Français 
mettre de m'en aller. 

Je suis fâché que vous 
soyez si pressé. 

Je suis bien aise d'être 
en votre compagnie; 
mais je me rappelle 
qu'il faut que je mt 
trouve à onze heures 
et demie chez mon 
avocat. 

Voulez- vous m'accor- 
der un plaisir ? 

De tout mon cœur, s'il 
est en mon pouvoir. 

C'est de revenir ici sou- 
per. 

En vérité, je ne le puis 
point. 

J'aime mieux me priver 

' de ce plaisir que de 
vous causer aucun 
préjudice dans vos 
affaires. 

Ce qui est différé n'est 
pas perdu; et je trou- 
verai assez souvent 
l'occasion de vous 
importuner. 

Ne craignez rien; vous 
me trouverez toujours 
prêt à vous servir. 

Vous me convainquez 
par votre civilité ; 



ET Breton. 195 

quein de monnèt me 
hènt. 

Fache-é guet-n-éîgn ma 
oh quer presset-cé. 

Joé bras é guet- n-eign 
bout en hou compa- 
gnoneah; maeschonge 
e za d'eign é ma ret 
d'eign hum gavouet 
de uinêc asr- hanter 
é ti m'avocad. 

Coûtant oh-hui a accor- 
dein ur blijadurd'eign ? 

A greis me halon, mar 
bai édalh guet-n-eign. 

De retorn amen de goén- 
nieino 

E gùirioné, n'éellan quet. 

Giael-é guet-n-eign dio- 
vir er blijadur-zé, eit 
bout caus d'oh de 
goust erbet en hou 
ç'affasrieu. 

Er péh zou dersenet 
n'en dé quet collet ; 
ha me gavou lies assès 
en tu d'hou néhan- 
cein. 

Ne zouget nitra ; hui em 
havou perpet prest de 
zaccor chervige d'oh. 

Forcet-on d'oh de b!é- 
gijcin 5 drc hou coin- 



194 



VOCAT^ULAIRF. 



[)ortcz-vous bien. 



porteinam gracius ;. 
ydiaid niad ù'oh. 



ONZIÈME DIALOGUE. 

Entre un Avocat et un Chicaneur. 

LNECJÈD DEFIS. 

Être un Avocad hac tir Ch'icannour^ 



Qui est-ce qui est là ? 

C'est un client qui de- 
mande audience. 

Donnez -vous la peine 
d'entrer. 

Excusez-inoi, inonsieur, 
SI ]e vous dérange de 
vos occupations. 

Ne vous en inquiétez 
poHit , mon ami; pre- 
nez une chaise et as- 
seyez-vous. 

Mon devoir m'ordonne 
de me tenir debout. 

Quelle affaire vous a- 
mène ici } 

Je voudrais savoir si les 
lois m'autorisent à in- 
tenter un procès à un 
insolent qui m'a in- 
sulté publiquement. 



Pihue-zou azé } 

Un dén en dès ur proça^s 
e houlenaudiance. 

Queméret er boén d'an- 
tréein. 

Escuset-mé , eutru , mar 
hou tivarchan a hou 
labourieu. 

Ne hum laquet quet é 
poén , m'a mi ; que- 
méret ur gadoér hac 
azéet. 

Men devér e ordren 
. d'eign chom ém sàu. 

Péh affaer hou tegass-hui 
amen } ' 

Me garehai goût hac cl 
lézenneu em autorise 
d'hobér ur proça^s 
d'un devergond péha- 
ni en dès m'insuhet é 
public. 



Français e 

Le mieux serait de lui 
pardonner , quoique 
les lois permettent de 
demander réparation 
(\ts torts que l'on nous 
a faits. Il est toujours 
bon de faire plus d'u- 
ne réflexion avant de 
porter sa plainte en 
justice. 

Je veux le signi^fier à 
comparaître pour ren- 
dre raison des sottises 
qu'il m'ii dites. 

Un accommodement à 
l'amiable convien- 
drait mieux que ces 
voies de rigueur. 

Ne me parlez point d^ac- 
commodément ; je 
veux plaider. 

Quoique je subsiste aux 
dépens des sots, je ne 
puis pas regarder le 
meilleur procès com- 
me une bonne affaire. 

Si vous n'avez que de 
pareils conseils à don- 
ner à tout le monde, 
vous ne devez pas es- 
pérer que vos enfants 
aillent jamais en car- 
rosse. 

Vous trouverez 5 si vou^ 



T Breton. 19*^ 

Er gùellan vehai pardon- 
nein dehou , penaus 
benac ma permet el 
lézenneu goulen répa- 
ration ag er gueu e vaî 
bet groeit doh-emb. 
Mad-vai perpet gober 
istroh eid ur réflexion 
quênt monnètdehum 
glêm é justice. 

Me vèn en intimein de 
hum bresanteineit da- 
cor cont ag er sottis- 
seu en dès laret d'eign. 

Un accomodation dré 
gaër e vehai jaugea- 
ploh eid er moyan- 
deu'zé a rustoni. 

Ne gonzet quet d'eign 
a accomodation ; me 
vèn proçeesein. 

Deustou ma vihuan diar 
goust er sodèd , n'éel- 
lan quet séeilet er 
gùellan proçass èl un 
affer vad. 

Ma ne hoès meit con- 
seilleu èl-cé de rein 
d'en ol 5 ne zeliet quet 
bout ingorto é hei 
jamœs hou pugalé é 
carroche. 

Hui e gavou , mar ca- 



196 VOCAB 

le voulez, cks avo- 
cats et des procureurs 
qui ne demandent pas 
mieux que de voir les 
gens se chicaner et se 
ruiner. 

Ce sont de pareilles gens 
qu'il me faudrait. 

Ils se divertiraient bien à 
vos dépens; et , après 
avoir mangé l'huître, 
ils vous donneraient 
une écaille , et réser- 
veraient Tautre à vo- 
tre adversaire. 

Que vous importe , 
pourvu que voussoyez 
payé. 

Il importe toujours à un 
homme de probité de 
ne pas se risquer à 

• perdre son honneur et 
sa réputation. 

Quel risque y a-t-il pour 
vous de perdre votre 
honneur , en vous 
déclarant pour moi ? 

Il arrive ordinairement 
que le consultant ca- 
che avec soin à l'hom- 
me de loi tout ce 
qu'il y a de vicieux 
dans son affaire, et j 



U LAI RE 

ret, avocadèd ha pro- 
culerion péré ne hou- 
lennant quet gùel elt 
gùélèt en dud doh 
hum chicannalha doh 
hum rtvinnein. 

Er sort tud-cé e faute- 
hai d'eign. 

Ind e zeverrehai bras 
ar hou coust, ha gou- 
dé ma ou dehai dai- 
bret en eistren , ind e 
rehai d'oh ur gloren , 
hac e hoarnehai en 
aral d'en hani zou 
inemb d'oh. 

Petra e vern d'oh , meit 
ma vehait paiet, 

Verneîn e ra perpet d'un 
dén léal nonpas hum 
risclein de gol é inour 
hac é réputation. 

Péh riscl e zou eid oh 
a gol hou ç'inour , 
doh hum laquât a du 
guet-n-eign ? 

Arrihue e ra ordinsere- 
mant ma euh perhuéh 
en hani e hoiilen con- 
seil ol er sieu ag é 
affer doh en dén a 
lis, ha ne bresant de- 



Français 

qu'il ne la lui expose 
que sous le jour le plus 
favorable. 

Quel mal trouvez-vous 
à cela ? Il est permis 
de faire sa cause bonne 
autant qu'on le peut. 

Oui ; mais au lieu de 
rendre sa cause bonne 
on se blouse ainsi, et 
on perd un procès 
dans lequel on ne se 
serait point engagé , 
si d'abord on avait 
eu soin de mettre l'a- 
vocat au fait de l'af- 
faire. 

Je suis cependant assuré 
qu'il y en a plusieurs 
qui croient que quand 
un procès est perdu , 
c'est toujours par la 
faute de l'avocat.. 

Cette opinion , si com- 
mune parmi le peuple, 
devrait nous rendre 
plus circonspects vis- 
à-vis de ceux qui vien- 
nent nous consulter. 

J'ai une fois dît mille 
sottises à un homme 
de loi , parce qu'il 
m'avait conseillé d'en- 



ET Breton. 197 

hou nameit en tu brà- 
huan a nehi. 

Péh droug e gavet-hui 
é quement-cé? Per- 
miettet-é hum gaërrat 
a guement ma éellér. 

Ya ; m'des é léh hum 
gaërrat, en hum gau- 
hér èl-cé, ha col e 
rér ur proçass é péhani 
ne vehér quet bet hum 
ingaget, pe vehér bet 
sourcius a gommance 
de zisclaeriein d'en 
avocad en affaer just 
èl ma oai. 

Me zou neoah sur é hès 
paud hac e grèd pe- 
naus a pe vai collet 
ur proçaes, é vai perpet 
dré hoal en avocad. 

Er greden-zé , quer eu- 
mun é misq er bobl, 
e zeliehai hul laquât 
de vout perderiussoh 
ar er péh e laramb 
d'er ré e za d'hun 
honsultein. 

Me mes ur huéh laret 
mil sottis d'un dén a 
lis , rac m'en doai con- 
seiller d'eign gober ur 



19^ VOCAB 

treprendre quelqu'un 
contre toute justice. 

Quelle raison aviez-vous 
d'injurier cet homme ? 
Si vous lui eussiez dit 
la vérité , il ne vous 
aurait pas conseillé 
de plaider, et si vous 
n'aviez pas eu tort , 
vous n'auriez pas été 
condamné. 

Je sais que j'avais tort; 
mais je voulais avoir 
raison. 

Mon ami, je n'ai qu'un 
avis à vous donner : 
allez, avec votre par- 
tie adverse, trouver 
votre Recteur : expli- 
quez-lui l'un et l'autre 
vos raisons, et il ter- 
minera votre diffé- 
rend. 

Mais, mon Recteur me 
regarde toujours de 
travers 

Parce qu'il sait que vous 
êtes un chicaneur , 
que je vais mettre à 
la porte. 



ULAîRE 

proçaes d'un araf 
inemb d^er gùir ha 
rasson. 

Péh raeson hou poai-hui 
d'anjulial en dén- 
hont ? Pé hou pehai 
laret er huirioné de- 
hou , n'en dthai qutt 
conseillet d'oh pro- 
çœsein : ha pe ne ve- 
hai quet bet er gueu 
guet-n-oh , ne veheoh 
quet bet condannet. 

Me houair é oai er gueu 
guet-n-eign;massfalcin 
e rai d'eign m'em bout 
raeson. 

M'ami, ne mes meit un 
avis de rein d'oh : 
quêrhet, guet en hani 
zou inemb d'oh , de 
gavouet hou Person ; 
espliquet dehoueneil 
hac éguilé hou rae- 
sonieu , hac ean hou 
ç'accordou. 

Maes, me Ferson cm 
scèl attàu a drès 

Rac ma houair é oh 
ur chicannour , e yan 
de laquât ér mœz a 
me zi. 



l^^S 



Français et Breton. içq 



i^.*^^ 



DOUZIÈME DIALOGUE. 

Étant dans une Auberge. 

DEUZECVED DEFIS. 

A pe vér en un Ostakri. 
Avez-vous des chambres! Bout e hoès-hui cam^ 



garnies à louer? 

Oui, îîionsieur. 
Combien en avez-vous? 
Nous en avons deux. 
Montrez-les-moi. 
Entrez , s'il vous plaît. 

Combien prenez - vous 
par semaine? 

Trente francs par mois 
de chacune. 

C'est bien cher : je puis 
en trouver à meilleur 
marché ; je vous en 
donnerai vingt -un 
francs. 

Je ne saurais les prendre. 

Nous accommoderons- 
nous? 

Oui, si vous le voulez. 

Ne prendrez-vous pas 
moins ? 



breu goarnisset de fer- 

mein ? 
Ya , eutru. 
Peèd e hoès-hui ? 
Bout hun nés dihue. 
Discoeit-ind d'eign. 
Deit en ti , mar plige 

guet -n -oh. 
Péguement e gueméret- 

hui ér suhun? 
Dec scouéd ér mis eit 

peb hani. 
Kir bras-é : mé éel ca- 

vouet a huel marhad; 

me rei d'oh seih 

scouéd. 

Ne houhen quet ou he* 

mér. 
Hum accomodein e re- 

hemb-ni ? 
Ya , mar caret. 
Ne guemérehait quet 

hui bihannoh? 



lOO 

Non, Monsieur, quand 
vous seriez mon frère. 

Hé bien, je vous don- 
nerai ce que vous me 
demandez. 

Où sont vos hardes ? 

On va les apporter. Vos 
lits sont-ils bons? 

Voyez-les. 

Faut-il que je vous paie 
d'avance } 

Comme il vous plaira. 

Je vous paierai quand 
vous le voudrez. 

Il n'y a rien qui presse. 

Servante , faites mon 
lit, et me donnez des 
draps blancs. 

Monsieur, ceux qui y 
sont furent blanchis 
hier. 

Apportez- moi d'autres 
draps, vous dis -je; 
ceux-ci ne sont point 
nets. 

Excusez-moi ; ils n'ont 
point servi depuis 
qu'ils ont été blan- 
chis. 

Je vous donnerai quel- 
que chose , si vous 
m'en donnez de blancs 

En voici d'autres. 



Vocabulaire 



Naren, eutru , hac é 

veheoh mem brér. 
A ma , me rei d'oh er 

péh e houlennet guet- 

n eign. 
Mèn é ma hou tillad ? 
È hér d'où degasse. Hou 

culieu hàc ind zou 

mad? 
Seèllet-ind. 
Hà rinquein e ran-mé 

hou paiein é raug? 
El ma pligeou guet-n-oh. 
Mé hou paiou a pe ga- 

rehait. 
N'en dès nltra presset. 
Matéh, groeit men gu- 

lé, ha laqueit d'eign 

lincellieu fresq. 
Eutru, er ré zou abarh 

e oai bet golhet déh. 

Degasset d'eign lincel- 
lieu aral e laran d'oh; 
er ré -men n'en dint 
quet neèt. 

Escuset-mé; n'en dint 
quet bet é chervige a 
houdé meint bet gol- 
het. 

Me rei d'oh un dra-be- 
nac , mar ret d'eign 
ré gùen. 

Chetu amen réral. 



iii 



Français 

Quand part le coche de 
Vannes pour Rennes ? 

Il part demain à quatre 
heures. 

Je voudrais parler au 
maître du coche : 
combien faut -il que 
je lui donne ? 

Ne voulez-vous pas sou- 
per ici ? 

Je le veux bien. Qu'a- 
vez-vous à souper ? 

Nous avons de quoi 
vous régaler. Voulez- 
vous souper en com- 
pagnie ? 

Combien prenez - vous 
par tête ? 

Je ne prends que trente 
sous. 

Je ne pense pas que je 
couche ce soir chez 
vous. 

Voilà le maître du co- 
che. 

Etes-vous prêt à partir ? 

Nous partirons dans une 
heure» 

Où irons-nous coucher ? 

Nous irons jusqu'à... 
Donnez-moi une bonne 

place. 
Vous en aurez une des 

meilleures. 



ET Breton. 201 

Pegource é parti er hoche 
a Huinèd eit Ruan } 

Parti e rei arhoah de be- 
dair xr. 

Me garehai conz doh 
maestre er hoche : pé- 
guement e rinquan- 
mé rein dehou? 

Ne fal quet d*eign coé- 
niein amen ? 

Courant -on. Petra e 
hoès-hui de goén } 

Treu erhoalh hun nés 
eid hou coutantein. 
Hà hui e vèn coéniein 
é compagnoneah? 

Péguement e gueméret- 
hui eit peb dén ? 

Ne gueméran meif huéh- 
real. 

Ne gredan quet é cous- 
quein hineah en hou 
ti. 

Chetu azé masstre er ho- 
che. 

Prest oh-hui de barti ? 

Parti e rehemb é pèn un 
ccr. 

Mèn é hehemb-ni de lo- 
gein } 

Ni e yei beèd 

Reit d'eign ul léh aez. 

Hui hou pou unan ag 

er ré gucllan. 



201 VoCABU 

Je vous en remercie. 

Monsieur, il faut se le- 
ver : tout le monde 
est déjà debout, et on 
n'attend plus que vous 

Je vais donc m'habiller; 
adieu , mon hôte ; 
voilà ce que je vous 
dois. 

Monsieur , je suis à vo- 
tre service : j'espère 
en repassant que vous 
reviendrez me voir. 

Quand arriverons-nous 
à Rennes? 

Après demain. 

Quelle maison est-ce là ? 

C'est Ja maison de mon- 
sieur de Kcrfou. 

Où dînerons -nous au- 
jourd'hui ? 

Au bourg de Cendrillon. 

Nous y voilà : dépê- 
chons-nous de dîner. 

Serons -nous bientôt à 
Rennes? 

Nous y serons demain 
à midi. 

J'en serai bien aise. 

Voilà Rennes? 

Sont-ce là les tours de 

la citadelle ? 
Oui, les voilà. 
Nous en sommes bien 
près. 



LAIRE 

Hou trugairéquat e ran. 

Eutru , rèd-é sehuei ; 
sàuet-é en ol déjà , ha 
ne hortér mui meit oh. 

É han de hum husqueîn ; 

quenavou , m'ostis ; 

chetu azé er péh e ze- 

lian d'oh. 
Eutru, me zou en hou 

chervige ; ingorto-on 

en ur dremén é tehait 

hoah d'em gùélèt. 
Pegource é arrihuehemb- 

ni é Ruan ? 
Abarh- deu-zé. 
Ti pihue-é hennont? 
Ti en eutru Kœrfol-é. 



Mèn é vîrennehemb-nî 

hinihue ? 
É bourh Candrillon. 
Chetu- ni arrihue : mi- 

rennamb pront. 
Abrest é vehemb-ni é 

Ruan ? 
Arhoah de greisté é ve- 

hemb inou. 
Coûtant bras vein. 
Chetu Ruan ahont. 
Ha toureu er hastel-é 

er ré-hont ? 
Ya, chetu-ind ahont. 
Tosti^-omb dehai. 



Français 

Descendez sans cérémo- 
nie , messieurs; nous 
sommes arrivés. 

Il était temps que nous 
arrivassions. 

Hé bien^ nous y sommes. 

Voilà votre argent, me- 
nez-moi chez mon- 
sieur Fer-blanc, 

Je ne sais pas où il de- 
meure. 

Dites à cet aveugle de 
vous y conduire. 
^ Ne vous moquez pas de 
moi. 



ET Breton. 203 

Dischennet hemb céré- 
moni, tuchentil; ar- 
rihue-omb. 

MaUoai d'emb arrihue. 

Ama, é omb inou. 
Chetu azé hou ç'argand : 

casset-mé de di en eu- 

tru Hourri'gùen. 
Ne houyan quet mèn é 

chom. 
Laret d'en dal-zé hou 

condui d'inou. 
Ne ret quet goab a han- 

an. 



TREIZIÈME DIALOGUE 

Parlant à un ouvrier. 



TRIZECFED DEVIS. 

En ur gon:^ doh ur Mechérour. 



Tailleur , pouvez-vous 

me faire un habit pour 

Dimanche? 
Oui, monsieur, je târ 

cherai de vous servir. 
Ne me le promettez pas , 

si vous ne pouvez pas 

le faire. 
Soyez sûr qu'il sera fait : 

de quelle étoffe le vou- 






vous 



! 



Queminér, hà hui e éel 

gober d'eign un abid 

abèn Dissul } 
If a, eutru , me assaiou 

hou chervige. 
N'ergratet quet d'eign, 

ma n'éellet quet er 

gober. 
Beaih sur é vou groeit : 

a béh sort mihér en 

er fal d'oh } 



204 VOCAB 

De drap de Hollande. 

C'est à présent la mode, 
et nous allons ensem- 
ble le lever. 

Combien m'en faut -il 
d'aunes ? 

Il vous en faut quatre. 

Il ne m'en faut pas tant, 
à mon avis. 

Allons chez le marchand 
et il vous le dira tout 
comme moi. 

Prenez ma mesure avant 
que je m'en aille. 

Quelle garniture souhai- 
tez-vous ? 

Je veux des boutons de 

soie- 
Ce sont les meilleurs et 
les plus à la mode. 

Quand aurai-ie mon. ha- 
bit? 

Vous l'aurez après de- 
main sans faute. 

Ne le faites pas trop é- 
troit ni trop court. 

N'appréhendez pas; je 
vous ferai de bon ou- 
vrage, et j'espère que 
vous serez content de 
moi. 

Combien me prendrez- 
vous pour le faire .^ 



ULAIRE 

A vihér Holland. 

Er mod-é bermen; hac 

é hamb assambl de se- 

huel en danné a nehou. 
Peèd goalen e rinquan- 

mé ? 
Rinquein e ret pedair. 
Ne rinquan quet que- 

ment-cé, d'em chonge. 
Damb de di er marha- 

dour, hac ean el la- 

rou d'oh just èl-on. 
Mollet-ean d'eign quênt 

ma hein me hènt. 
Péh sort goarnissadur e 

zesiret-hui ? 
Boutoneu sey e fal d'eign 

Èr ré huellan-ind hac er 

ré muihan d'er guis. 
Pegourceen em bou-mé 

m'abid ? 
Hui hou pou-ean abarh 

deu zé hemb manq. 
N'er groet quet rai stréh 

na rai vèr. 
N'hou peèt quet eun ; 

me rei d'oh labour 

mad, hac ingorto-on 

é vehait coûtant a 

han-an. 
Péguement e guemére- 

het hui guet-n-eign eid 

er gober ? 



Français kt Breton. 



Je ne prendrai pas plus 
de vous que d'un au- 
tre. 

Serez-vous de parole? 

Jamais je n'ai manqué 

à ma parole. 
C'est le moyen d'acha- 

lander une boutique. 

Que vous faut-il , mon- 
sieur ? 

Faites-moi des souliers 
qui me durent plus 
que ceux que vous 
m'avez faits il y a six 
mois. 

Comment, vos souliers 
sont déjà usés ! 

Ils ne m'ont duré que 
six semaines. 

Pour quand vous les 
faut-il? 

Pour demain : ainsi pre- 
nez vite ma mesure, 
et commencez-les de 
suite. 

Voilà vos souliers tels 
que vous les avez de- 
mandés. 

Ils sont trop longs, et 
pas assez pointus du 
bout. 

C'est la mode. 



205 



Ne guemérein quet mui 

guet-n-oh eit guet un 

aral. 
Derht! e rehait -hul 

d'hou quir ? 
Biscoah d'em guir ne 

mes manquet. 
Hennéh-é er moyand 

de dennein ostision 

d'ur vouticl. 
Petra e fal d'oh , eutru? 

Groeit d'eign ur ré bo- 
teu-lasr hac e badou 
doh-eign pêlloh eid 
er ré e hoès groeit 
d'eign huéh mis-zou. 

Ptîtra, paré-é déjà hou 
poteu ! 

N'ou dès padet doh-eign 
meit huéh suhun. 

Abèn pegource en ou 
rinquet-hui ? 

A'bèn arhoah : raccé 
mollet -ind d'eign 
bean, ha commancet- 
ind aben. 

Chetu azé hou poteu ér 
mod ma hoès-ind gou- 
lennet. 

Rai hir-ind, ha n'en 
dint quet moén er- 
hoalh a vêgueu. 

Er guis-é (er mod-é), 

21 



io6 VoCAB 

Je sais mieux la mode 
que vous. Ils ne me 
plaisent pas : faites- 
m'en d'autres. 

En voici qui vous seront 
propres : essayez-les. 

De quel prix seront-ils ? 

Us valent trois francs. 
C'est le prix ordinai- 
re ; chacun m'en paie 
autant ; le prix en est 
fait. 

Je ne vous crois pas. 

Vous pouvez me croire; 
je ne voudrais pas 
vous tromper. 

Menuisier , où est la ta- 
ble que vous avez fait 
marché de me faire 
pour aujourd'hui ? 

Elle n'est pas encore 
faite. 

Si vous ne la faites pas 
pour Samedi, vous ne 
Travaillerez plus pour 
moi. 

Il ne m'est pas possible. 

Ne me l'aviez-vous pas 

promise dans huit 

jours ? 
Promettre et tenir sont 

deux choses. 
Pourquoi promettiez- 

vous donc ? 



ULAIRE 

Gùel é houyan er guis 
eid oh. Ne haittant 
quet guet-n-eign ; 
groeit d'eign réral. 

Er ré-men e vou mad 
d'oh; assaiet-ind. 

A béh pris veint-ind ? 

Ur scouéd é talant. Er 
bris ordinaer-é ; peb 
unan e bai d'eign que- 
ment-cé; groeit-é er 
bris a nehai. 

N'hôu credan quet. 

Hui e éel me hredein ; 
ne garehen quet hou 
trompein. 

Munuzér , mèn é ma 
en daul e hoès groeit 
marhad d'hobér d'eign 
aben hinihue? 

N'en dé quet hoah 
groeit. 

Ma n'hi groet quet aben 
Dissadorn, ne labou- 
rehait quet mui eid on. 

N'en dé quet possible 
d'eign. 

Ha n'hou poai quet hi 
grateic d'eign aben 
eih dé ? 

Grat^^ah ha fournissein 
e zou deu dra. 

Perac é hrateoh-hui en- 
ta .^ . 



Français 

Les autres veulent être 
servis aussi bien que 
vous. 

Mon argent est aussi bon 
que le leur. 

On ne saurait conten- 
ter tout le monde. 

L'aurai-je pour Diman- 
che ? 

Je vous le promets très- 
sûrement. 

Si vous y manquez , je 
serai fort fâché contre 
vous. 



ET Breton. 207 

Er rérale fal dehaî bout 

cherviget querclous èl 

oh. 
Quement e tal m'argand 

èl ou hani. 
N'éellér quet coutantein 

en ol. 
Hà m'em bou-hi aben 

Dissul ? 
M'er promet d'oh assu- 

ret. 
Mar manquet, mé vou 

chiffet bras doh-oh. 



QUATORZIÈME DIALOGUE. 

Étant dans une Boutique. 

PUAMZECFÈD DEFIS. 

A pc vér en iir Voutlcl. 

Marhadour, dobér e mes 
a hum husquein. 

Deit mad revehait : me 
mes danné eid hou 
chervige. 

Discoeit d'eign ag er 
haérran mihér e hoès. 

Chetu azé hani caër. 

Ne hait quet hennen 
guet-n-eign : discoeit 
d'eign hani crihuoh» 



Marchand , j'ai besoin 

de m'habiller. 
Soyez le bien-venu : j'ai 

de quoi vous servir. 

Montrez- moi de votre 

plus beau drap. 
En voilà de fort beau. 
Celui-ci ne me plaît pas : 

montrez- en- moi de 

plus fort. 



208 ^ 

Voici une autre pièce 
qui sera peut-être de 
votre goût. 

Vous vous trompez lour- 
dement : montrez-moi 
du meilleur. 

Voici la meilleure pièce 
que j'ai dans ma bou- 
tique. 

Combien vendez - vous 
l'aune de celui-ci. 

Je le vends quatre francs 
et dix sous l'aune. 

C'est trop cher; en vou- 
lez-vous quatre francs. 

Je souhaiterais pouvoir 
le faire ; mais, en vé- 
rité , il me coûte da- 
vantage. 

Dites -moi le dernier 
prix. 

En un mot , il vous 
coûtera quatre francs 
et cinq sous. 

Coupez - en - moi huit 
aunes. 

Il vous en faut neuf, si 
je ne me trompe, ou 
du moins huit et de- 
mie. 

Avez-vous de bons cha- 
peaux } 

Quel chapeau voulez- 
vous ^ un castor ? 



Vocabulaire * 

Chetu amen ur péh aral 
péhani e haittoumar- 
ce guet-n-oh. 
Hum drompein e ret a 
vras, discoeit d'eign 
ag er gùellan. 
Chetu amen er gùellan 
péh e mes ém bouticL 






Péguement e huerhet-hui 

er hoalen a hennen } 
M'er giierh trihuéh real 

er hoalen. 
Rai guir-é : hàhui e gue- 

mér puar livr. 
Me garehai bout él léh 

d'er gober ; maes é 

gùirioné , davantage 

e goust d'eign. 
Laret-d'eign en dehué- 

han pris. 
En ur guir, seintec real 

e goustou d'oh. 

Trohet d'eign eih goalen 

a nehou. 
Nàu e rinquet, ma ne 

hum drompan , pé eih 

ha hantér-d'er bihan- 

nan. 
Bout e hoès-hui toqueu 

mad } 
Péh sort toq e fal d'oh? 

unan castor } 



J 



Français et Breton. 209 



e n en ai jamais porte 
crautres. 

En voici un bon, qui ne 
vous coûtera qu'une 
pistole. 

Plutôt que de vous en 
donner tant, j'aime- 
rais mieux me passer 

- dix ans de chapeau. 

Je vois bien que vous ne 
connaissez pas la mar- 
chandise. Combien en 
donnerez-vous } 

Je ne sais que vous of- 
frir, parce que vous 
demandez trop. 

Mais , il vaut quelque 
chose, et vous ne l'au- 
rez pas pour rien. 

Je ne vous en donnerai 
pas un liard en sus de 
huit francs. 

En vériré , j'y perdrais ; 
je ne saurais le don- 
ner à ce prix. 

Je suis fâché que nous 
ne puissions pas nous 
accorder. 

Et moi aussi; mais regar- 
dez bien le chapeau ; 
je ne vous en deman- 
de pas trop. 



I 



Bi.scoah meit er sort-zé 
ne mes douguet. 

Chetu amen unan mad, 
péhani ne goustou 
d'oh meit ur pistol. 

Quêntoh eit rein que- 
ment-cé d'oh eit-hou , 
gùel vehai guet-n-eign 
ûiovir dêc vlai hemb 
toq erbet. 

Mehuélerhat nehanàuet 
quet er varhadoureah» 
Péguement e rehait- 
hui eit-hou ? 

Ne houyan quet pégue- 
ment quenig d'oh ; 
rac rai e houlennet. 

Ma2s, talvouet e ra un 
dra-benac, ha n'hou 
pou quet ean eit quet. 

Ne rein quet d'oh eit- 
hou ul liard open eih 
livr. 

E gùirioné, col e rehen 
ar nehou : ne fehen 
quet er rein doh er 
bris-cé. 

Fachet - on n'éellamb 
quet hum accordein. 

Ha mé ehué; maes con- 
sideret erhat en toq ; 
nehoulennan quet rai 
gutt-n-oh eit-hou. 
îi ^ 



110 

Si vous en voulez neuf 
francs, je le prendrai. 

Vous n'en trouverez pas 
un meilleur dans toute 
la ville à ce prix. 

J'ai encore besoin de 
toile pour me faire 
des chemises. 

Voici de la toile telle 
qu'il vous en faut. 

Combien l'aune ? 

Cinquante sous. 

Je n'en veux point à 
ce prix-là, c'est trop 
cher. 

Vous n'en trouverez pas 
de pareille à meilleur 
marché dans aucune 
boutique. 

Mais ce n'est pas là de 
la toile de cinquante 
sous l'aune ? 

Elle m'a coûté quarante- 
cinq sous, aussi vrai 
que vous voilà. 

N'^avez-vous qu'une pa- 
role ? est-ce votre der- 
nier mot ? 

Vous savez que je n'ai 
que faire de tenir bou- 
tique, si je ne gagne 
quelque cho;e. 

Je prends tou^e la pièce, 
si vous me donnez 



Vocabulaire 



Mar caret er rein eit tri 

scouéd, m'er hemérou. 
Ne gavehet quet énep 

léh ér guér unan gùel 

doh er bris-cé. 
Dobér e mes hoah a 

lien eit gober roché- 

deu d'eign. 
Chetu amen lien èl e 

jauge doh-oh. 
Péguement er hoalen? 
Dec real. 
Ne fal quet d'eign a ne- 

hou doh er bris-cé ; 

rai guir-é. 
Ne gavehait quet èl 

d'hou a huel-marhadé 

bouticl erbet. 

Maes , n'en dé quet 
hennéh lien a zêc real 
er hoalen ? 

Coustet-é d'eign nàu 
real , quer gùir èl ma 

• oh azé. 

Ne hoès-hui meit ur 
gonz ? hà hennéh -é 
hou tehuéhan guir? 

Goût e ret ne mes chet 
affsr a zerhel bouticl, 
ma ne hounian un dra- 
benac. 

Me guemér ol er péh , 
mar reit d'eign er hoa- 



Français et Breton. 



l'aune à quarante-sept 
sous et demi. 

Elle esta vous. 

Je vais vous compter dt 
l'argent pour tout ce 
que j'ai pris dans vo- 
tre boutique. 

Si vous pouviez me pa- 
yer en or, vous me 
rendriez un grand 
service. 

Je vais vous satisfaire. 

Que cette monnaie jaune 
fait plaisir à voir ? 

Et encore plus à possé- 
der. 



II I 

len doh nàu real ha 

hanter. 
D'oh-é. 
E han de gontein d'oh 

argand eid ol er péh 

e mes queméret éii 

hou pouticl. 
Pe éelleoh me faiein 

en eur, hui e rehai ur 

blijadur vras d'eign. 

Ê han d'hou coutantein. 
Guet a blijadur-zou é 

huélet er money mi- 

lin-zé ! 
Ha hoah mui doh er pos- 

sedein. 



QUINZIÈME DIALOGUE. 

Entre un Gentilhomme et son Laquais, 

ou 
Entre un Maître et son Domestique. 

PUEMZECFÈD ^DEVIS. 

Etre un Duchmtil hac é laqués , 

pé 
Être ur Mcestre hac é Serviteur. 



Allez de ma part chez 
madame Tête de lu- 
rnent^ et lui faites mes 
compliments. 



Quêrhet a me ferh de di 
madam Pèn casèq ^ ha 
groeit dehi men gour- 
hcméneu. 



Vocabulaire 



211 

Oui 5 monsieur , j'y vais 
de suite. 

Y avez-vous été ? 

Je ne saurais vous déso- 
béir. 

Est-elle levée? 

Non pas encore. 

A qui avez-vous parlé? 

A sa fille de chambre. 
Que vous a-t-elle dit ? 

Elle m'a dit que sa maî- 
tresse vous remercie. 

Savez -vous des nou- 
velles ? 

Votre perruquier est 
mort ce matin au le- 
ver du soleil. 

Depuis quand était-il 
malade ? 

Je le vis encore hier ma- 
tin travailler dans sa 
boutique. 

De quelle maladie est-il 
mort ? 

D'une fièvre chaude , 
dit-on. 

Quand sera-t-il enterré? 

Demain matin à sept 
heures. 

Avait-il beaucoup d'en- 
fants ? 



Ya, eutru, é han aben 

caër. 
Bet oh-hui? 
Ne houhen quet dissen- 

tein doh-oh. » 
Sàuet-é hi ? 
Nonpas hoah. 
Doh pihue en e hoès- 

hui conzet ? 
Doh hé matéh a gambr. 
Petra hé dès-hi laret 

d oh } 
Laret hi dès d'eign en 

hou trugairéqua hé 

ma^strès. 
Goût e ret-hui nehuéièd 

erbet ? 
Marhuet-é hou perru- 

quour er mitin-men 

de sàu-hiaul. 
A begource é oai-ean 

clan ? 
M'er gùélas hoah déh 

vitin é labourât en é 

vouticl. 
Guet péh clinhuèd é ma 

ean marhue ? 
Guet en derhian tuom, 

e larér. 
Pegource é vou-ean in- 

terret ? 
Arhoah vitin de seih aer. 



Paud a vugalé en doal- 

caii? 



Français et Breton. 



Il en avait; mais ils sont 
tous morts» 

Que deviendra sa pauvre 
femme? 

Je pense qu'elle sera mor- 
te de chagrin avant la 
nuit. 

Peignez ma perruque. 

Laissez-moi dormir un 
instant, ou je ne ferai 
rien qui vaille de la 
journée. 

Que ne vous levez-vous ? 

Je vous entends; je me 
lève. 

Pourquoi ne me répon- 
dez-vous pas quand je 
vous appelle ? Vous 
dormez aussi dur 
qu'une roche. 

Monsieur , la blanchis- 
seuse est venue appor- 
ter votre linge. 

Payez -la 5 et donnez- 
moi du linge blanc } 

Vos mouchoirs n'ont pas 
été bien blanchis. 

Vous n'avez pas soin de 
moi. Où sont mes sou- 
liers ? les avez - vous 
décrottés? 

Je n'ai eu le temps que de 
nettoyer votre habit. 



i*3 

maes 



Bout en doai ; 

marhue-ind ol. 
Petra-vou ag é gueih 

voès ? 
Chongeal e ran é vou 

marhue guet chagrin 

quênt en noz. 
Cribet me ferruq. 
Lausquet-méde gousquet 

ur momant , pé ne 

rein nitra e talvou er 

boén abad en deuéh. 
Peiac ne sàuet-hui ? 
Mé hou cleu ; é on é 

sehuel. 
Perac ne rescohdet-hui 

d'eign a pe hou cal- 

huan? Hui e gousq 

quer calet èl ur har- 

rêg. 
Eutru, deit-é er huen- 

nourès de zegass hou 

liennage. 
Paiet-hi, ha reit d'eign 

liennéige fresq. 
Hou mouchasdeu u'en 

dint quet bet golhet 

mad. 
Ne hoès quet soign a 

han-an. Mèn é ma 

mem boteu-lasr? hà 

digrottet e hoès-ind ? 
N en dé téhet d'eign meit 

neèttad hou c'abid. 



214 VOCAB 

Apportez-moi de Teau , 
et. dites au cocher de 
mettre les chevaux au 
carrosse. 

S'il vient quelqu'un vous 
demander, quelle ré- 
ponse aurai -je à lui 
faire ? 

Vous me trouverez chez 
le citoyen Barbc-blcue. 

Faut -il que j'aille à la 
poste ce matin? 

Oui, et en même temps 
portez-y cette lettre; 
mais ne soyez pas 
long-temps. 

Vous voyez qu'aujour- 
d'hui je ne me suis pas 
amusé à boire avec 
mes camarades. 

Y a-t-il des lettres pour 
moi ? 

Il y en a deux , pour 
lesquelles j'ai payé 
cinq sous. 

Portez cela là-haut, et 
appelez- moi à deux 
heures. 

A quelle heure me fau- 
dra-t-il vous éveiller 
demain ? 

Je ne me lèverai qu'en- 
viron les sept heures. 



ULAIRE 

Degasset d'elgn deur, ha 

laret d'er hocher sta- 

guein er roncèd doh 

er haroche. 
Mar da unan-benac 

d'hou coulen , péh 

rescond e rein-më 

dehou ? 
Hui em havou é ti er ci- 
toyen Barhue-gla:!^. 
Rinquein e ran-mé mon- 

nèt d'er post er mitin- 

men ? 
Ya , ha dré er memb taul 

casset d'inou el Hhér- 

men ; mass ne veaih 

quet pêl. 
Huiehuél n'en d'onquet 

hum abuset hinihue 

d'ivèt guet me han- 

sortèd. 
Hà bout-zou liéreu eid 

on } 
Bout-zou dihue , eit 

péré en e mes paiet 

puemb plane. 
Casset en dra-zé d^er- 

hlué , ha galhuet-mé 

de zihue sr. 
De beèd aer e rinquein- 

mé hou tihun arhoah ? 

i 
Ne sàuein meit ardro^ 

soi h eer. 



.Français et Breton. 

Avez-vous quelqu 'autre 
chose à me recom- 
mander ? 

Déchaussez-moi , désha- 



billez-moi ; douce- 
ment.... c'est assezr 

Monsieur , il est six 
heures et demie. 

Bridez mon cheval , 
sellez-le aussi. 

Je crois qu'il lui manque 
un fer. 

Menez-le chez le maré- 
chal. 

Il n'a pas encore mangé 
son avoine. 

Ètrillez-le en attendant. 

Il serait bon de le me- 
ner boire. 

Faites comme vous l'en- 
tendrez, et me laissez 
dormir encore une 
heure. 



215 

Un dra bepac e hoès- 

hui hoah de hourhe- 

ménein d'eign ? 
Dihusquet mem botteu ; 

dihusquet men dillad ; 

doucig.... erhoalh-é. 
Eutru, huéh aer ha han- 

ter-e. 
Bridetme marh; dibret- 

ean ehué. 
Me grèd é vanq \xvi 

hoarn idan-d'ou. 
Casset-ean de di er 

marchai. 
N'en dé quet hoah dai- 

bret é guêrh dehou. 
Scrihuellet-ean é tre- 

tant. 
Mad vehai er hass d'en 

deur. 
Groeit èl ma carehait : 

ha lausquet-mé de 

gousquet hoah un 

seriad. 




2l6 



Vocabulaire 



SEIZIÈME DIALOGUE. 

Entre deux Amies. 

HUÉZECFÈD DEFIS. 

Être dihue Amies. 



Vous êtes bien venue, 
ma bonne amie ; j'al- 
lais vous voir. 

J*ai voulu vous épar- 
gner cette peine, par- 
ce que j'ai su que vous 
êtesun peu indisposée. 

Je ne sais comment vous 
remercier dignement 
de la bonté que vous 
avez pour moi. 

Où avez-vous mal? 

A la tête. 

Pourquoi sortez- vous 

donc ? 
Je voulais vous parler. 

Et moi je viens vous 
apprendre une nou- 
velle qui vous sur- 
prendra. 

Qu'y a-t-il donc de 
nouveau dans notre 
village.^ 



Deit mad-oh, m'amlès 
douce, é hen d'hou 
cùélet. 

Falet-zou d'elgn isper- 
gnein d'oh er boén- 
zé , rac ma mes gouyet 
é hoaih un tamig clan. 

N'un quet penaus hou 
trugairéquat èl ma 
faut ag er vadeleah e 
hoès aveid on. 

De betra en e hoès-hui 
droug? 

D'em pèn. 

Perac enta é het-hui ér 
maez ag en ti ? 

Falein e ré d'eign conz 
doh-oh. 

Ha mé me za de larèt 
d'oh un nehuétèd pé- 
hani hou laquei soué- 
het. 

Petra zou enta a nehué 
en hur hér ? 



Français et Breton* 



Notre amie et compa- 
gne Rosette a rompu 
avec le monde , et 
elle est allée se faire 
Religieuse. 

Serait-il possible ! Quel 
exemple pour nous 
qui ne pensons qu'à 
nous divertir! 

C'est bien vrai ; et son 
parrain, qui a dix mille 
francs de rente, se pro- 
pose de payer sa pen- 
sion pendant qu'elle 
sera au noviciat. 

Quel âge a-t-elle ? 

Elle est dans ses vingt- 
deux ans; car ma 
mère m'a dit qu'elle 
est plus âgée que moi 
de dix mois , et j'aurai 
vingt et un ans de- 
main. 

Qui aurait pensé cela 
d'une fille qui ne s'é- 
tudiait qu'à s'attirer 
les regards de tout le 
monde ? 



Telles sont les opéra- 
tions de la grâce de 
Dieu dans certaines 



îimes. 



217 
Hun amies ha cansortès 
Rosette en dès troeit 
cain d'er bed , ha 
oueit-é de vout Léan- 
nès. 

Hà possible vehai ! Péh 
un exampl eid omb- 
ni , péré ne chon- 
geamb meit a hum 
zivertissein ! 

Gùir erhoalh-é; hac é 
faerein, péhani en dès 
dêc mil livr a rant, 
e zou ingortoa baiein 
hé fansion durant ma 
vou en noviciat. 

Péh ouaid hi dès-hi ? 

E ma en hé deu vlai 
ar-n-uiguênd; rac me 
mam en dès laret 
d'eign é ma dêc mis 
cohoh eid-on , hac 
arhoah en em bou ur 
blai ar-n-uiguênd. 

Pihue en dehai chonget 
quement-cé ag ur 
verh , péhani n'en 
doai quin studi meit 
de dennein ar nehi 
seèlleu en ol ? 

El -ce é labour graece 
Doué é certain inean-^ 
neu-zou. 

13 



2l8 

Je serais contente de 
faire comme elle, si 
j'en avais les mêmes 
moyens. 

La volonté manque plus 
souvent que les moyens 

J'ai aussi une nouvelle à 
vous apprendre. 

«Quoi donc ? 

Je vais demeurer quel- 
que temps à Vannes. 

Vous vous moquez. 

Point du tout. 

Qui y va avec vous ? 

Mes père et m.ère. 

Qu'y allez-vous taire? 

Mon père y va pour 
ses affaires ; ma mère 
va en Retraite ; et 
moi je vais au Cou*- 
vent. 

Je serais bien aise de 
vous accompagner. 

Venez ; vous ne serez 
pas de trop dans la 
compagnie. 

Combien de temps y se- 
rez- vous? 

Un an ou deux, peut- 
être trois. 

Ce temps me semblera 
bien long. 

Vous m'oublierez bien- 
tôt. 



Vocabulaire 

Coutant-vehen a hobér 
èl-d'hi j p'em behal 
er memb moyandeu. 



Er volante evanq liessoh 

eid er moyandeu. 
Mé mes ehué un nehuc- 

tset de larèt d'oh. 
Petra enta ? 
E han de chom un het^ 

rad de Huénèd. 
Gober goab e ret. 
Tam erbet. 

Pihue e ya guet-n-oh ? 
Me zad ha me mam. 
D'hobër petra é het-hiri 

d'inou ? 
Me zad e ya d'inou eid 

é afFaerieu ; me mam 

e ya d'er Retraed ; ha 

mé me ya d'er Hou-- 

vand. 
Coutant-vehen a mon- 

nèt ehué guet-n-oh. 
Deit ; ne vou quet rai 

a han-ali ér gompa- 

gnoneah. 
Péguehèt a amzér c ve- 

hait-hui inou ? 
Ur blai pé deu , marcc 

tri. 
En amzér-zé e seblantou 

d'eign hir bras. 
Prest en em ancoéhc- 

hait. 



Français et Breton. 



Jamais je ne vous ou- 
blierai , quand vous 
seriez à cent lieues de 
moi. 

Je vous enverrai de temps 
en temps quelque chose 
de Vannes, pour vous 
prouver aussi que je 
me souviendrai tou- 
jours de vous. 

Tiendrez - vous votre 
promesse ? 

Oui , s'il plaît à*Dieu. 

Je le verrai. 

Mon mal îde tête me 
force de vous quitter 
dans ce moment. 

Reviendrez -vous nous 
voir avant de partir? 

Oui , s'il m'est possible ; 
adieu. 



219 






Jamaes n'hou ç'ancoé- 
hein , hac é veheoh 
cant ieàu doh-cign. 

Me zavaiou d'oh a huë- 
hieu un dra-benac a 
Huénèd 5 eit discoein 
d'oh ehué sur en em 
bou attàu chonge a 
han-ah. 

Hà hui e zalhou mad 
d'hou promesse ? 

Ya, mar plige guet Doué. 

Me huélou. 

En droug pèn e mes 
em hontraign d'hou 
quittât er momant- 
men. 

Donnèt e rehait -hui 
d'hur gùélèt quênt 
parti } 

Ya , mar bai possible 
d'eign ; quenavou. 



DIX-SEPTIÈME DIALOGUE. 

Entre un Breton et un Parisien. 

SEINTECVÈD DEFIS. 

Etre ur Breton hac ur Parisien. 

D'où ^ êtes -vous, mon j Abebanoh-hui,m'ami, 
ami, et où allez-vous ? l hà mèn é hct-hui ? 



Vocabulaire 



220 

Je suis Breton, et je vais 
à Paris. 

J'ai affaire à un cocher 
breton qui ne sait pas 
un mot de français : 
si vous fKDUviez m'ex- 
pliquer ce qu'il me 
dit , vous me rendriez 
un grand service. 

Monsieur, cet homme 
est mécontent de vous: 
vous lui avez fait faire 
plus de route que vous 
n'étiez convenu , et à 
présent vous ne vou- 
lez lui rien donner. 

Je le paierai en deux 
termes ; l'un est passé , 
et l'autre ne viendra 
pas. 

Il faut que vous soyez 
normand ou parisien, 
pour être de si mau- 
vaise foi. 

Qu'il vienne avec moi à 
la maison de ville, et 
nous verrons qui de 
nous est de mauvaise 
foi. 

Pour moi j'ignore quelles 
sont vos conventions; 
je ne fais que rappor- 
ter les raisons que cet 
homme croit avoir de 
se plaindre de vous. 



Me zou Breton , hac é 
han de Baris. 

Me mes affiser doh ur ho- 
cher breton péhani ne 
ouair guir gallec : pe 
éelleheoh espliquein 
d'eign er péh e lar 
d^'eign , hui e rehai 
d'eignurblijadurvras. 

Eutru, en dén-men e 

zoumalgoutantahan- 
ah : hui e hoès groeit 
dehow gober mui a 
hènteit ne oai accord, 
ha bremen ne fal d'oh 
rein nitra dehou. 

M'er paiou être deu der- 
mén : unan zou tre- 
ménet , hac en aral 
ne zei quet. 

Rèd-é ma oh normand 
pé parisien, eit bout 
quen diléal-zé. 

Deèt guet-n-eign d'en ty 
aguér, haniehuélou 
péhani a han-amb e 
zou diléal. 

Mé ne houzan quet péh 
marhad zou étré-z-oh ; 
ne/ ran meit devis er 
rassonieu e grèd en 
dén-men en dout de 
hum giem a han-ah. 



Français et Breton. 



Ayez un peu de patien- 
ce, et je vous démon- 
trerai que je ne suis 
tenu de le payer que 
quand nous serons à 
Lorient. 

Votre affaire ne me 
regarde nullement ; 
mais, monsieur, êtes- 
vous Français ? 

Oui , du centre de la 
ville de Paris. 

J'ai été sur le point de 
croire que vous étiez 
Anglais. 

J'en serais bien fâché. 

Y a-t-il long-temps que 
vousêtesen Bretagne ? 

II y a aujourd'hui huit 
jours que j'arrivai à 
Rennes, vers le cou- 
cher du soleil. 

Que dites-vous de cette 
Province , si renom- 
mée dans l'histoire de 
France ? 

C'est le plus beau pays 
du monde. 

Ce que vous avez vu 
n'est rien en compa- 
raison de ce que vous 
verrez , si vous allez 
jusqu'à Brest, et de là 
à Saint-Malo. 



221 

Hou peèt un tamig pa- 
tiantst , ha me zis- 
coei d'oh sclser n'en 
d'on obliget d'er pai- 
ein meit a pevehemb 
arrihuet en Oriant. 

Hou ç'affcer ne sèll ni- 
tra d'eign ; ma^s , eu- 
tru , hà hui zou a 
France } 

Ya , a greis er guér a 
Baris. 

Burhud n'em behai cre- 
det é hoaih Sauz (An- 

rache vehaiguet-n-eign. 

A huerço é oh-hui é 
Bretagne? 

Eih dé zou hinihue a pe 
oen arrihuet é Ruan y 
ardro cuh-hiaul. 

Petra e laret-hui ag er 
Brovince-men , quer 
brudet en histoér a 
France ? 

Er gaërran bro ag er 
bed-é. 

Er péh e hoès gùélet 
n*en dé nitra é com- 
parage doh er péh e 
huélehait mar det bet 
Brest , hac a vahonfe 
de Sant-Maleu. 



ni 



VoCABULAIRt 



J'ai été enchanté à.Ren- 
nes de la politesse des 
bourgeois. 

La ville de Rennes n'est 
florissante que quand 
les États de Bretagne 
s'y tiennent. 

Combien y a-t-il d*É- 
vêchés dans cette pro- 
vince ? 

Il y en a neuf, dont un 
était jadis Métropole. 

Avez-vous beaucoup de 
négocians dans cette 
ville .> 

Il y a plus de gentils- 
hommes que de né- 
gocians. 

Cette malheureuse guer-' 
re n'a-t-elle pas fait 
faire banqueroute à 
plusieurs ? 

Les enfants de nos en- 
fants même se ressen- 
tiront des pertes que 
nous occasionne cette 
guerre ruineuse. 

Comment cela } 

Dans les autres guerres , 
il y avait des vais- 
seaux armés exprès 
pour protéger le com- 
merce; mais aujour- 



Chalmet-on bet é Ruan 
a gomportemant gra- 
cius er vourhision. 

Er guér a Ruan ne vai 
en hé bleuèn nameit 
a pe vai inou er Sta- 
deu a Vretagn. 

Peèd Escobti a zou ér 
Province-men? 

Bout-zou nàu , a béré 

unan a oai gùéharal 

Arhescobti. 
Paud a drafiquerion e 

hoès-hui ér guér- 

men ? 
Bout-zou mui a duchen- 

til eid a drafiquerion. 

Er brizél maleurus-men 
n'en dès chet ean la- 
queit paud d'hobér 
banquerout ? 

Bugalé hur bugalé-ni 
memb e hum santou 
ag er holleu e occasion 
d'emb er brizél revi- 
nus-men. 

Penaus en dra-zé? 

Ér brizélieu aral, bout 
e Joai laestrl armet es- 
près eit dihuen er 
hommerce; mses hi- 
nihue en dé n'en dès 



Français 

criiui il y en a fort 
peu. 

Ne perciez pas courage , 
cela ne durera pas : 
bientôt nous regagne- 
rons le vent sur cet» 
ennemi. 

Tout cela est beau; mais, 
en attendant, ceux qui 
sont ruinés n'en se- 
ront pas plus avancés. 

On ne peut qu'y faire ; 
il faut prendre pa- 
tience. Adieu. 



ET Breton. 

chet paud. 



225 



Ne gollet quet calon ,. 
en dra-zé ne badou 
quet : quênt pêl ni e 
houniou arré en ahuél 
ar en anemis-cé. 

En dra-zé zou ol bràu; 
niss, étretant, er ré 
zou revinet,nej,veint 
quet sàuettoh a gue- 
ment-cé. 

Arbad-é; rèd-é que- 
inér patianta^t. Quc- 
navou. 



*^' 



DIX-HUITIÈME DIALOGUE. 

Entre deux Commères. 

TRlfiUÈHFÈD DEFIS. 

Être dihuc Gommccr. 
Que faites-vous là, malPetra e ret-hui azé, me 



commère } 

Je fais la guerre à une 
bande de poux qui 
cherchent à se loger 
dans les cheveux de 
mon petit garçon , 
comme une troupe de 
voleurs dansune forêt. 

Que vous avez de jolis 



ho m m se r ? 
É on é hobér brizéPd^ur 
vanden leu péré e 
glasq logein é misq. 
bleàu me fautr bihan, 
avel un tolpad lairon 
en ur forest, 

Na bràuet bugalé e 



2.24 



Vocabulaire 



enfants ! ils font plai- 
sir à voir. 
Ils doivent leur santé au 
soin que j'ai de les ga- 
rantir de la vermine, 
et de les entretenir 
toujours propres. 

Les miens, outre qu'ils 
sont tous malëfîciés , 
excepté un , sont tou- 
jours malades et lan- 
guissants. 

Vous en êtes vous-mê- 
me la cause. Dans le 
temps que vous êtes 
enceinte , vous ne pre- 
nez aucune précau- 
tion, et on vous voit, 
comme auparavant , 
à la tête des travaux 
les plus pénibles. 

Mais on vous voit tra- 
vailler aussi comme 
les autres , dans le 
temps même que vous 
êtes enceinte. 

Il est vrai que je tra 
vaille , mais toujours 
avec une grande pré- 
caution. 

Dès que vos enfants sont 
nés, comment les trai- 
tez-vous ? 



hoès-hui ! ur bligea- 
dur-é ou gùélèt. 

Obligation ou dès ag ou 
yehaid d'er sourci e 
mes d'où goarantein 
doh en anstu , ha 
d'où derhel attàu 
prop. 

Me ré-mé, open m'eri 
dint ol mahignet , 
nameit unan , e vai 
perpet clan hac é lan- 
guissal. 

Hui-memb zou caus de 
guement-cé. En am- 
zér ma veoh brazès , 
ne laquet éliuéh er- 
bet, hac hou cuélein 
e rér , èl quênt , é 
pèn el labourieu ca- 
lettan. 



I 



Macs hou cuélein e rér, 
en amzér memb ma 
veoh brazès, é labou- 
rât ehué èl er réral. 

- Giiir-é é labouran, maes 
attàu guet un éhuéh 
perderius. 

Quentéh èl ma vai gan- 
net hou pugalé , pt;- 
I naus ou zraettet-hui ? 



Français et Breton. 



Je les fais laver soigneu- 
sement et doucement 
avec de l'eau tiède , 
dans laquelle je fais 
mettre un peu de vin. 

J'ai ouï dire qu'il n'est 
pas bon de faire té- 
ter un enfant aussitôt 
qu'il est né. 

Cela est vrai, aussi on 
ne donne aux miens ^ 
pendant vingt-quatre 
heures , que du vin 
dans lequel on met un 
peu de sucre. 

Comment les couchez- 
vous pendant qu'ils 
sont petits } 

Toujours sur le côté droit 
ou sur le dos, la tête 
un peu élevée , de fa- 
çon qu'ils reçoivent 
le jour en plein , ou 
point du tout. 

Moi je n'y regarde pas 
de si près : je garrotte 
étroitement les miens 
dans leurs maillots , 
et je les jette dans leur 
berceau sans tant de 
cérémonies. 

Quelle sottise ! garrotter 
des enfants comme de5 



225- 



Me ra ou golhein soi- 
gnus ha doucig guet 
deur-mingl, é péhani 
é ran laquât ur ban- 
nig gùim 

Me mes cleuet n'en dé 
quet mad rein d'ur 
hroaidur de zinein 
quentéh èl ma vai 
gannet^ 

Gùir-é quement-cé ;. 
ehué ne rér d'em ré- 
mé, durant pedair xr 
ar-n-uiguênd, nameit 
gùin é péhani é laquer 
un nebedig suer. 

Penaus en ou laquet-hui 
de gousquet durant ma 
vent bihan.^ 

Attàu ar ou zu diheu pé 
ar lein ou hain, guet 
un tamig sàu idan ou 
fèn, en ur faeçon ma 
huéleint en dé a leih , 
pé ne huéleint tam. 

Ne seèllan quet mé quen 
tost-zé : me liam sterd 
me ré en ou mailhu- 
renneu , ha m'ou zaul 
en ou havel hemb 
quement-cé a céré- 
monieu. 
Péh sottis ! liammein bu- 

j gale avel sclavèd ! ou 



ii6 



Vocabulaire 



çsclavcs ! les mettre à 
la gêne comme des 
criminels ! 

Vous n'emmaillottez 
donc pas les vôtres? 

Dieu m'en préserve : je 
serais fâchée de leur 
ôter la liberté que la 
nature réclame sans 
cesse pour eux. 

Vous leur laissez donc 
les bras et les jambes 
libres ? 

Oui; je me contente de 
les étendre dans leur 
berceau sur du son 
bien sec , que je cou- 
vre d'un linge blanc; 
ensuite je les couvre 
légèrement pour les 
tenir chauds, et je 
les laisse libres de faire 
ce qu'ils veulent de 
leurs Jambes et de 
leurs bras. 

Pourquoi ne faires-vous 
pas comme les autres ? 

C'est que je trouve cette 
méthode moins pé- 
nible, outre que mes 
enfants s^cn trouvent 
mieux. 

Voulez -vous dire que 
vous avez moins de 
peine à les nettoyer? 



zourmantein avel cri- 
minélèd ! 

Huinevailhurennetquet 
enta hou ceré? 

Doué re-vireèt; fâche 

vehai guet-n-eign le- 

mel guet-hai el liberté 

e houlen hemb cessen 

. natur aveit-hai. 

Hui e lausq enta ou di- 
vréh hac ou divar 
libr guet-hai? 

Ya ; ne ran meit ou 
astèn en ou havel ar 
bren séh e holan guet 
ul lien fresq; arlerh 
m'ou golo Scan eid 
ou derhel tuêm , ha 
m'ou lausq libr d'ho- 
bér er péh e garant ag 
ou divar hac ag ou 
divréh. 



Perac ne ret-huî èl er 
réral ? 

Rac ma cavan er mod- 
cé diboéniussoh, open 
ma hum gav mem 
bugalé gùel a nehou. 

Hà hui e vèn larèt en 
e hoès bihannoh a 

bocn doh ou néctfad? 



Français 

Oui, quand ils ont be- 
soin d'être changés , 
je n'ai qu'à ôter le 
son mouillé et y re- 
mettre un autre linge, 
et tout mon ouvrage 
est fait. 

C*est la même chose : 
en changeant de lin- 
ges aux miens, j'en 
suis quitte aussi. 

Cela est vrai : mais 
comme il faut du 
temps pour les enve- 
lopper et les démail- 
iotter, la paresse les 
fait souvent laisser 
pourir dans leurs or- 
dures, ce qui est très- 
pernicieux. 

Oh ] je les berce alors 
jusqu^à ce quMs s'en- 
dorment. 

Voilà encore une cou- 
tume que je ne puis 
point supporter ; je 
n'ai jamais été obli- 
gée de bercer mes 
enfants pour les faire 
dormir. 

Dans quelle source avez- 
vous trouvé cette 
méthode d'élever des 
enfants? 



ET Breton. 227 

Yâ -, a p'ou devai dobér 
a veut changet ,^n*em 
bé meil lemel er bren 
glubet ha laquât ul 
lién aral idan-d'hai ,. 
hac é vai groeit ol me 
labour. 

Er memb tra-é : en ur 
changein lienneu me 
lé , é vèn qùit ehué. 

Gùir-é quement-cé ; maes^ 
èl ma rinquér amzér 
eid ou gronnein hac 
ou divailhurein , er 
parés e ra liés ou 
lausquein de vrein- 
nein en ou lousteri ; 
er péh zou drouguêa- 
hus bras. 

Oh ! m'ou lusquen nc- 
zé beèd que ne gous- 
quant. 

Chetu hoah ur gustum 
n'éellan quet an dur : 
biscoah n'en d'on bet 
obliget de lusquennat 
mem bugalé eid ou la- 
quât de gousquet. 

É péh mamen en e hoés- 
hui cavet er règl-zé de 
zessàu bugalé.»^ 



ii8 



Vocabulaire 



Dans le Magasin spiri- 
tuel des Pauvres , où 
vous trouverez bien 
d'autres choses. 

Je vous en remercie ; 
je vous promets de 
le lire. 



E Magasin spirituel er 
Beurerion^ é péhani 
é cavehait paud a 
dreu-aral. 

Hou trugairéquat e ran; 
me bromet d'oh en 



j el leinein. 

DIX-NEUVIÈME DIALOGUE. 

Entre un Chirurgien jet un Malade. 

NANDECFÈD DEFIS. 

Être UT Barber hac ur Hlan. 



Monsieur , je vous ai en- 
voyé chercher , parce 
qu'on n'a pas trouvé 
le médecin chez lui. 

Qu'avez-vous ? 

J'ai mal à la tête et au 
cœur. 

Avez-vous reposé cette 

nuit? 
.Non, je n'ai pas fermé 
les yeux toute la nuit. 

Vous sentez -vous de 

l'appétit ? 
Point du tout. 
Montrez-moi la langue; 

que je tâte votre pouls; 

vous avez la fièvre. 



Eutru, casset e mes d'hou 
clasq, racn'endéquet 
bet cavet er médeci- 
nour ér guér. 

Petra e hoès-hui ? 

Droug 



mes 



pen 



e mes em 

hac ém halon. 
Cousquet e hoès-hui en 

noz-men ? 
Nonpas , ne mes chet 

chairret men deulegad 

a haed en noz. 
Santein e ret-hui en hou 

pehai apétlt? 
Tam erbet. 
Discoeit-d'eignhou téad, 

ma huélein hou préh; 

en derhian e hocs. 



Français e 

Je iT)e sens une pesanteur 
par tout le corps, 

Vous avez besoin d'une 
saignée. 

Vous me saignâtes il n'y 
a pas encore huit jours. 

N'importe; demain vous 
prendrez aussi une mé- 
decine. 

Que faut-il que je boive 
pour me disposer à 
cette médecine ? 

Faites-vous faire quelque 
tisane rafraîchissante , 
comme de chicorée 
sauvage. 

Mais si je ne bois que de 
l'eau, je vais me dé- 
grader l'estomac. 

Vous prendrez aussi quel- 
ques œufs frais et du 
bouillon. 

Si j'allais me promener, 
si je prenais un peu 
de vin , croyez-vous 
que cela me ferait du 
mal? 

Le vin vous est absolu- 
ment contraire : au 
lieu de vous prome- 

- ner , tenez -vous au 
lit. 

Je me trouve mieux de-, 



T Breton. 229 

Me sant ur bonnérda^t 
partout dré me horv. 

Dobér e hoès a vout 
goaidet. 

Hui em goaidas n^en dès 
chet hoah eid dé. 

Ne vern quet ; arhoah 
hui e guemérou ehué 
ur médecin , pé un 
dram. 

Petra e rinquan-mé ivèt 
eidhumbrepareind'en 
dram-hont ? 

Groeit gober d'oh un 
tizén-benac a rafresq, 
èl mei guet chicoré 
huerhue. 

Mxs ma n'ivan quin 
meit deur, é han de 
zizolhein me halon. 

Hui e zaibrou ehué un 
ui fresq-benac hac e 
ivou bouillon. 

Pe yehen de bourmén, pe 
ivehen banniguêu- 
giiin, ha hui e grèd 
é rehai quement-cé 
droug d'eign ? 

Er giiin n'en dé quet 
mad a-grén eid-oh : 
él léh monnèt de bour- 
mén, chomet en hou 
culé. 

Me gav é ma aesseit 



230 



Vocabulaire 



puis que vous m avez 
saigné. 

Ce ne sera rien; vous 
n'êtes pas en danger. 

Vous reviendrez me voir 
demain. 

Je n'y manquerai pas ; 
ayez soin, deux heu- 
res après que vous au- 
rez pris votre méde- 
cine, de boire de temps 
en temps de Teau tiè- 
de, et continuez de 
boire tandis que la 
médecine opérera. 

Si je pouvais dormir 
cette nuit!... Ah, que 
j'ai bien dormi! 

Faites-vous mieux au^ 
jourd'hui? 

Je suis faible on ne peut 
plus. 

Vous n'avez plus de fiè- 
vre. 

Je me trouve un peu sou- 
lagé, excepté que je 
suis faible. 

Où ei:t le sang que je 
vous ai tiré hier. 

II est à la fenêtre. 
Vous avez besoin d'une 
autre saignée ; votri.^ 



d'eign a houdé ma 
hoès men goaidet. 

Nitra-vou quement-cé ; 
n'en d'oh quêté danger 

Hui e zei arré d'cm gùé- 
let arhoah. 

Ne vanquein quet : hou 
peèd soign , dihue aer 
goudé m'hou pou que- 
méret hou médecin, 
a ivèt a huéhieu deur 
mingl , ha dalhet-mad 
d'ivèt durant ma cas- 
sehait guet hou mé- 
decin. 

Pe ellehen cousquet hi- 
neah!.. Ah, na hué- 
quaed en e mès-mé 
cousquet ! 

Gober e ret-hui gùel 
hinihue? 

Fal-on ne houhér quet 
bout quin. 

Ne hoès quet mui a zer- 
hian. 

Me hum gav un draïc- 
benac soulager , na- 
meit ma on fal. 

Mèn é ma er goaid em 
boai tennet déh a han- 
ah?^ 

É ma ér fenestr. 

Dobér e hoès hoah a 
vout goaidet ; tucm- 



Français et Breton. 



sang est échauffé et 

corrompu. 
Il y a un peu de ma 

faute. 
Votre purgation a-t-elle 

opéré ? 
J'ai été à la selle au moins 

un dizaine de fois, 

La tête vous fait-elle 
encore mal ? 

Je n'ai plus aucun mal. 

Dans deux jours vous 
prendrez une autre 
médecine. 

Je ferai tout ce que vous 
m'ordonnerez. 

Ce midi vous pourrez 
manger une petite 
soupe avec une cou- 
ple d'œufs mollets. 

Vous ne m'avez pas dit 
ce que je dois boire. 

Au lieu de la tisane que 
je vous ai conseillé , 
vous boirez beaucoup 
de petit lait. 

Ma femme se boude , 
parce que je ne veux 
pas boire de vin. 

Laissez-la se bouder, et 
croyez que le vin nuit 
plus à la santé qu'on 
ne le pense. 



231 

met ha corromplet-c 

hou coaid. 
A men goal-é un ta- 

micg. 
Casset e hoès-hui guet 

hou purgemant? 
Groeit e mes a me horv 

un dêc gùéh d'er bi- 

hannan. 
Droug e hoès-hul hoah 

en hou pèn.^ 
Ne mes mui droug erbet. 
Abarh deu-zé hui e gue- 

mérou un dram aral. 

Me rei ol er péh e ordré- 

nehait d'eign. 
Er hreisté-men hui e el- 

lou daibrein ur banicg 

subèn hac ur houblat 

uieu bouillet. 
Ne hoès chet laret d'eign 

petra e zelian ivèt. 
E Ich en tizén e mes 

conseillet d'oh , hui 

e ivou leah-tro a leih. 

Me moès e vouh , rac 
ne td\ quet d'eign ivèt 
gùin. 

Lausquet-hi de vouhein, 
ha credet é ra er gùin 
mui a naez d'eryehaid 
eit ne chongér. 



131 VOCAB 

Voilà déjà deux visites 
que ce chirurgien m'a 
faites.... Si je ne re- 
couvre pas bientôt la 
santé, il allégera ma 
bourse.... 

Tout va-t-il bien au- 
jourd'hui ? 

Je me porte beaucoup 
mieux. 

Vous n'aurez plus de 
fièvre; dans deux ou 
trois jours vous pour- 
rez sortir. 

Avez-vous bon appétit 
à présent ? 

J'ai grand faim. 

Je viens de voir votre 
voisin , pour lequel 
il n'y a plus d'espé- 
rance. 

Quelle maladie a-t-il? 

Il est pulmonique. 

Tant pis. 

J'espère que je ne serai 
pas obligé de venir 
vous voir davantage. 

Tant mieux. 

Vous me devez quatre 
francs dix sous pour 
mes visites , et trois 
francs pour les deux 
saignées. 

Voilà votre argent. 



ULAIRE 

Chetu déjà deu visit en 
dès groeit er barber- 
zé d'eign... Ma ne re- 
couran quet imbèr er 
yehaid, ean e scan- 
nei me yalh.... , 

Hà monnèt e ra mad ol 
en treu hinihue? 

Hum gavouet e ran calz 
gùel. 

N'hou pou quet mui a 
zerhian; abèn deu pé 
tri déhui eellou sorti. 

Hà huiehoèsapétit har- 
déh bermen ? 

Hoant bras e mes. 

É tan a huélèt hou ç'a- 
rnesêg , eit péhani 
n'en dès quet mui a 
espérance. 

Péh sort clinhuèd en 
dès-ean ? 

Pouimoniq-é. 

Goah arzé. 

Ingorto-on ne vein quet 
obliget de zonnèt quin 
d'hou cuélèt. 

Gùel arzé. 

Deliein a ret d'eign tri- 
huéh real eit men ihue 
visit, hac ur scouéd 
eid en ihue huéh ma 
mes hou coaidet. 

Chctuazc hou ç'argand. 



Français et Breton. 233 

VINGTIÈME DIALOGUE. 

Entre un Médecin et un Convalescent. 

VIGUÉNDFÈD DEFIS. 

Etre ur Médecinour kac un dén sàuct a glinhued. 



Ah! Monsieur! je m'at- 
tendais à vous trouver 
au lit, et non à table : 
j'ai ouï dire que vous 
étiez malade ? 

J'ai réellement été me- 
nacé de faire le voya- 
ge de l'autre monde ; 
mais j'en ai été quitte 
pour la peur cette fois. 

C'est, à mon avis, la 
chose qu'on doit re- 
mettre à faire le plus 
tard possible. 

Tôt ou tard il faudra ce- 
pendant la faire. 

Hé bien, que le plus 
pressé aille le premier; 
je resterai volontiers 
jusqu'au dernier. 

Monsieur , voilà une 
chaise, donnez-vous la 
peine de vous asseoir. 

Que croyez-vous avoir 



Ah, eutru! ingorto-oen 
a hou cavouet en hou 
culé, ha nonpas doh 
taul; cleuet e mes é 
hoaih clan. 

Menacet on bet en ef- 
f^t a hobér er veige 
ag er bed-hont; mses 
qùit on bet guet en 
eun eid er huéh-men. 

Hennéh-é, d'em chon- 
ge, en dra e zeliér de- 
raenein d'hobér dehué- 
hatan ma ellér. 

Abret pé dehuéhat , ret- 
vou nehoah er gober, 

Hama , er pressettan eèt 
er hetan ; me chomou 
a volante vad bet en 
dehuéhan. 

Eutru , chetu azé ur ga- 
doér; queméret er boén 
d'azéein, pé de chou- 
quein. 

Petra e gredet-hui c ve- 



^34 



Vocabulaire 



été la cause de votre 
maladie ? 

J'ai gagné ma maladie 
en dormant dans une 
chambre nouvelle- 
ment crépie. 

Il est dangereux dMiabi- 
ter une maison nou- 
vellement construite, 
ainsi que les maisons 
situées auprès d'une 
boucherie ou d'un ci- 
metière. 

Trouvez-vous saine cet- 
te maison où nous 
sommes ? 

Je ne voudrais pas y de- 
meurer; je n'aime pas 
les habitations auprès 
desquelles on laisse sé- 
journer des fumiers , 
des mares d'eau crou- 
pie ; c'est la cause de 
beaucoup de maladies 
incurables. 

Vous voyez que je ne 
peux pas transporter 
ma maison ailleurs. 

Non; mais vous pouvez 
éloigner ce fumier , 
combler ces mares de 
sable ou de terre , de 
manière que l'eau ne 
reste pas à croupir au- 1 



hai bet caus dMiou 
clinhuèd ? 

Me mes chalrret me 
hlinhuèd é cousquet 
en ur gambr fresq 
raèt. 

Dangerus-é chom en 
un ti bâtisset neu- 
flam , just èl en tiér 
e zou tost d'ur vo- 
cereah pé d'ur vé- 
naed. 

Hà hui e gav é ma yah 
en ti-men ma omb 
abarh ? 

Ne garehen quet bout é 
chom en -hou ; ne 
vourran quet ag en 
tiér étal péré é laus- 
quér ur harrad teile- 
gui, pouUeu deur-an- 
ho; quement -ce zou 
caus de galz a glinhué- 
deu diremacd. 

Huie huél n'éellan quet 
doug me zi él léh aral. 

Naren; maes hui e éel 
cass en teil-zé péel- 
loh , carguein er poul- 
leu -zé guet sabl pé 
doar, en ur faeçon ne 
chomou quet en clcur 



Français 

tour de votre maison. 

Remarquez - vous aussi 
chez moi quelque cho- 
se qui puisse nuire à la 
santé ? 

Vraiment je ne vois pas 
que vous soyez plus 
propre qu'il ne faut ; 
pourquoi, au lieu de 
faire laver prompte- 
ment vos hardes sales, 
les laissez-vous entas- 
sées dans un coin de 
votre chambre? 

Ces vêtements sont de 
laine ; il n'y a rien à 
craindre. 

C'est ce qui vous trom- 
pe : la laine qui n'est 
pas tenue proprement 
est un foyer de ma- 
ladies. 

Je vois bien que vous 
n'avez pas tort , parce 
que toutes les fois que 
j'ai laissé des hardes 
mouillées sécher sur 
moi , je ne m'en suis 
pas mieux trouvé. 

Il est moins dangereux 
pour l'homme de se 
tenir nu, que de lais- 



ET Breton. 235 

de vreinnein tro-ha- 
tro d'hou ti. 

Remerquein e ret-hui 
ehué ém zi un dra 
benac hace ellehai go- 
ber naez d'er yehaid ? 

E gùirioné, ne huélan 
quet é oh propoh eit 
ne faut : perac, é léh 
gober golhein aben 
hou tillad lous, en ou 
lausquet-hui en ur 
yoh en ur horn a hou 
cambr ? 

Dillad gluan-ind ; n'en 
dès nitra de zougein. 

Er péh hou tromp-é: 
gluan ne zalhér quet 
neèt ha prop e zou 
ur fournel a glin- 
huédeu. 

Me huél erhat n'en dé 
quet er gueu guet-n- 
oh; rac quel liés gùéh 
mamèslausquet dillad 
glub de séhein ar me 
hain , n'en d'on quet 
hum gavet gùel a gue- 
ment-cé. 

Bout -zou bihannoh a 
zangér eit mab-dén é 
chom en é nuah , eid 



236 ^ VOCAB 

ser sécher sur soi des 
vêtements mouillés. 

Mes domestiques se plai- 
gnent que Teau n'est 
pas saine dans ce 
canton dans le temps 
des chaleurs. 

Il est bon , surtout 
dans le fort de Tété, 
de mettre un morceau 
de soufre dans les 
cruches , ou de mêler 
un peu de vinaigre 
avec Teau que Ton 
boit. 

Il m'arrive aussi de les 
gronder quand je les 
trouve assis la nuit à 
la porte, après avoir 
beaucoup sué pen- 
dant le jour. 

Il est de votre devoir 
de leur défendre abso- 
lument de rester assis 
à la porte pour respi- 
rer Tair frais, après 
avoir été tout le jour 
sous la chaleur. 

Quand les foins sont 
ramassés , j'ai beau 
leur prêcher , il ne 
m'est pas possible de 
les faire coucher dans 
leurs lits. 



ULAIRE 

é lausqueîn dillad glub 
de séhein doh é gain. 

Me serviterion e hum 
glêm n'en dé quet yah 
en deur ér hanton- 
men a pe vai tuêm 
en amzér. 

Un dra vad-é, surtout 
é creis en han , la- 
quât un tam chouffr 
ér podeu-deur , pé 
caigein ur bannicg 
gùin-aigr guet en deur 
e ivér. 

Arrihue e ra ehué guet- 
n-eign ou noézein a 
p'ou havan chouquet 
de noz étal en or , 
goudé en dout huizet 
hilleih durand en dé. 

Deliet-é d'oh dihuen ab- 
solumant doh-t-hai a 
chom chouquet étal 
en or eit quemér en 
œr clouar, goudé ma 
veint bet abad en dé 
idan en tuemzér. 

A pe vai chairret er 
foèn , caër em bai 
predêg dehai , ne vai 
quet possibl d'eign ou 
hass de gousquet d'où 
gulieu. 



Français et Breton. 



ri» 



II n'y a cependant rien 
de plus dangereux que 
de coucher sur du foin 
nouvellement coupé. 

Monsieur , c'est dom- 
mage que vos affaires 
vous appèlent ailleurs, 
j'avais encore à vous 
interroger sur beau- 
coup de choses. 

Et moi je vous aurais 
parlé de beaucoup 
d'abus que je remar- 
que parmi le peuple ; 
mais il faut que je 
m'en aille. 

Adieu. 



N'en dès neoah nitra 
dangerussoh eit cous- 
quet é mesq foèn fresq 
falhet. 

Eutru, dommage-é ma 
hou calhue hou ç'af- 
fasrieu é léh aral ; 
m'em boai hoah d'hou 
ç'ateice ar paud a 
dreu. 

Ha mé , m'em behai 
conzei d'oh a galz a 
abusanceu e remer- 
quan é mesq er bobl ; 
mxs rèd-é d'eign 
monnèt me hènt. 

Quenavou. 



FIN. 












v-' 



Deacidified using the Bookkeeper process. 
Neutralizing agent: Magnésium Oxide 
Treatment Date: August 2006 

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